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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 01:22


" Si vous essayez d'attraper la lune dans la rivière, vous ne pouvez pas la saisir."

Yoka Gengaku


J'ai en mémoire le souvenir de Oui-Oui en train d'essayer de pêcher la Lune avec une épuisette dans une rivière. (Oui, j'ai une culture très éclectique!). Il est à noter que les enfants visionnant cette scène le prennent spontanément et naturellement pour un idiot, car tout le monde sait bien que l'on ne peut pas attraper la Lune dans une rivière, il n'y a là que son reflet...
Même les enfants le savent bien... Alors, pourquoi devenus grands, continuent-ils à confondre non pas la Lune et son reflet, mais les buts avec les illusions, les sentiments avec ce qu'ils en projettent, les choses avec leur prix, le courage avec la survie, les gens avec le reflet qu'ils en perçoivent ?

Nous nous perdons souvent en chemin car nous confondons ce que nous sommes et ce que nous croyons être, ce que nous croyons désirer et ce qui nous est imposé, ce que nous croyons aimer et ce que nous désirons vraiment...
Nous avons la capacité de réfléchir, et pourtant, fréquemment nous l'économisons. Pourtant, c'est une source infinie qui jamais ne peut se tarir, et se nourrit d'elle-même.

Oui-Oui a l'air idiot avec son épuisette à la main, mais nous ? De quoi avons-nous l'air,
quand chaque jour qui se lève, on se débat avec une réalité qui nous engloutit : se lever, partir travailler, être en retard peut-être, jongler avec des chiffres, des données, des idées, prendre une pause pour déjeûner vite fait, s'y remettre en attendant l'heure de la libération, rentrer, prendre une bonne douche, s'affaler dans son canapé en savourant un baby whisky "on the rocks", se détendre, et goûter enfin... au bonheur... de ne rien faire d'autre que de se laisser exister...

Je sais bien, que pour la plupart, nous ne faisons pas ce choix délibérément, mais avouez que la vie ... c'est autre chose quand même.
Notre actuelle façon de vivre vaut bien celle de Oui-Oui.
Nous pêchons avec notre épuisette, ce que nous croyons être la vie, mais la vie, ça ne peut pas être ça.


D'aucuns me rétorqueront : "Mais... il faut bien gagner sa vie ! Pas d'argent, pas de vie possible!"
Et je serai d'accord avec eux sur cette affirmation. Mais c'est l'époque qui veut ça, il y eut des époques où l'homme n'était pas réduit à sa condition de "machine à monnayer", dans de telles conditions de stress et d'exploitation.
Il est déraisonnable de penser qu'un tel monde puisse jamais nous épanouir et nous rendre heureux. L'essence de l'être humain réside en d'autres dimensions, j'en suis convaincue. Ce n'est pas parce que nous sommes victimes consentantes de cette société de consommation, que nous devons la trouver normale, logique, légitime et respectable...

Quelle alternative je propose ? ...
Hum...

Aucune. Je n'ai pas de miracle en ma possession, pas de baguette magique qui nous libérerait de ces systèmes pervers où l'homme se retrouve enfermé, de son plein gré bien qu'à son corps résistant... mais fatigué. Ce n'est pas dans ces rivières boueuses que sont les sociétés libérales que nous pêcherons jamais, ne serait-ce que le reflet de la lune...

Mais même si je n'ai pas de baguette magique, j'ai le droit d'être énervée, non ? ...


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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 23:52


" Dans un échange les mots ne sont que les cailloux, ils ne sont pas le chemin. "

Jacques Salomé


Dans un échange, dans cette démarche de s'adresser à l'autre, nous utilisons les mots pour éclairer, pour en quelque sorte "matérialiser" notre pensée, et la rendre accessible à l'autre.
Nous disposons toutefois d'autres moyens, la gestuelle, les expressions faciales et corporelles, les silences, etc... Dans une communication en face à face, seuls 10% de ce que l'on perçoit vient des mots , d'après les études effectuées dans le domaine de la communication relationnelle, alors même que nous croyons ressentir les mots comme étant l'élément le plus important, dans un échange relationnel !

Les mots sont des véhicules importants néanmoins.

Ils transmettent ce que l'on veut dire, mais également nos émotions, et se font peinture de notre façon de concevoir le monde.
Dans un échange relationnel, on peut vouloir éclairer l'autre sur certains aspects, sur lesquels il ne se serait pas penché si on ne l'avait pas amené sur ce terrain. Qu'il s'agisse d'injonction ou de conseil, de confidence ou de constat, les mots créent un passage, un couloir d'idées, une passerelle pour se rencontrer.


Mais les mots qui jalonnent l'échange relationnel ne sont que ce qu'ils sont : un moyen de se guider dans la communication, dans la relation, dans l'interrogation.
Ils sont passerelle entre deux points, entre deux points de vue et peuvent s'ouvrir sur tous les possibles dans une réflexion ultérieure.

Ils peuvent sembler constituer un chemin... mais ils ne sont pas ce chemin-là... juste le moyen par lequel on peut s'y engager... si on le souhaite.

Les mots sont cependant nécessaires pour définir, revendiquer, indiquer, orienter. Leur usage et leur écoute sont rarement des actes passifs.
" La parole agit ". La parole guide les actes aussi dans l'échange relationnel fructueux. Les mots n'indiquent pas de direction obligatoire, ils nous laissent le choix de mener nos réflexions dans la direction qui nous conviendra.
C'est en cela que les mots ne sont que les cailloux, et non le chemin....

Encore faut-il savoir ce qui est le plus important, du chemin ou des cailloux qui nous servent de repères... pour le continuer ou pour se retrouver.
Le Petit Poucet doit bien sa vie aux petits cailloux blancs semés sur le chemin...
A-t- on besoin nous aussi de recevoir des cailloux, que nous sèmerons pour ensuite, reconnaître notre chemin ?
Ou bien faut-il les trouver tout seul, puis les ramasser soi-même ?
Est-ce qu'on sème, nous aussi des petits cailloux sans nous en rendre compte ?
Doit-on prendre en compte que nos mots seront peut-être, à leur tour, transformés en cailloux ?
Et qu'ils pourraient par là même, contribuer à faire un chemin ?...

C'est finalement plus compliqué qu'il n'y parait, cette histoire de mots, de cailloux et de chemin...

Je m'interroge : Est-ce que je suis, moi aussi, en train de semer des cailloux ici ?...


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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 02:39


" Pour qu'une intelligence soit reconnue, il ne suffit pas qu'elle soit mesurée, il faut qu'elle serve."

auteur inconnu


Nous naissons tous libres et égaux en droits selon le manifeste des Droits de l'Homme. Certes, mais nous ne naissons pas tous avec les mêmes potentialités.

Sorte de données, attribuées par on ne sait quelle loterie à notre naissance, nos capacités intellectuelles nous constituent sans pour autant devoir nous identifier.
Nous n'en sommes pas responsables à proprement parler, et faisons avec, satisfaits de notre état ou insatisfaits... De toute façon, nous n'avons pas prise sur ces neurones constitutionnels de notre être.

Nous appartenons à une société qui exige de nous de plus en plus de compétences, d'adaptation et de connaissances, et cette composante devient presque comme un enjeu dès lors qu'il s'agit de la tester, de la mesurer, comme si elle pouvait permettre de nous ranger dans un certain ordre, voire même de nous identifier, de forger les bases d'une reconnaissance.
Mais cette reconnaissance d'un état de l'être ne représente pas ce que nous sommes, et ne peut d'ailleurs rien représenter par elle-même.

L'intelligence est un cadeau précieux car elle libère, tacitement, le champ de tous les possibles. Néanmoins, l'intelligence pour l'intelligence, même reconnue, n'amène rien, tant qu'elle ne prouve pas son utilité, tant qu'elle n'est pas mise en service.
En parallèle, nous pouvons y mettre notre propre vie : la vie en elle-même ne représente rien, c'est ce que l'on en fait qui lui donne son sens, sa valeur, et l'attachement qu'on lui porte.

La définition du QI, et donc de l'intelligence, au sens psychologique du terme correspond à peu près à cela : "Le QI, c'est ce que les tests permettent de mesurer", d'où la tendance à mesurer essentiellement les capacités de raisonnement logique, de compréhension et de rapidité, pour lesquels il est plus facile de mettre au point des tests plus ou moins fiables, et d'analyser ensuite selon des critères précis, la valeur des réponses fournies. On peut ainsi établir un barème chiffré, échelonné...
Or, ce n'est qu'une facette de l'intelligence. Celle-ci bénéficie d'un champ bien plus vaste, au-delà de la pure intellectualité. D'ailleurs, on entend de plus en plus parler du QE : le quotient émotionnel.

 On s'est effectivement aperçus que les dimensions créative, humaine, artistique, etc... étaient également des éléments importants, et peut être plus constitutionnels de la personnalité que le QI brut auquel on faisait sans cesse référence auparavant.

Ainsi donc après l'époque des surdoués du QI, on passe à une autre mode, c'est celle des surdoués du QE...
On a l'impression d'avoir progressé un peu dans une vision qui se veut moins réductrice. Néanmoins, qu'on parle de QI, de QE ou de NTQAI (Nouveau Type de Quotient A Inventer), si l'on ne bâtit rien avec ces caractéristiques-là, à quoi sert-il de les mettre en valeur ? Est-ce comme un tableau que l'on accrocherait au mur ... à côté de son diplôme de judo ou de bon conducteur ? Est-ce un ornement que l'on pourrait exhiber comme une marque distinctrice et de ce fait, nous positionnerait, nous classerait sur l'échelle de la vie ?

Non... Toutes ces mesures ne servent à rien...
La valeur d'une personne, à nos yeux ne peut jamais être mise en équation, ou tout simplement chiffrée. La valeur d'une oeuvre, d'une invention, quand elle tend à servir le bien-être ou le mieux-être de tous
-- ce vers quoi tend généralement une invention que l'on peut qualifier de "géniale"-- n'est pas non plus mesurable avec des chiffres.

Par contre, elle peut servir à la reconnaissance de celui qui la produit, non du fait de sa position dans les échelles de tests, mais par la mise au service des autres de ses capacités, partageant ainsi sa "richesse" intérieure enfin dévoilée en place publique, et prouvant son utilité.


Et si on se l'inventait notre NQAI... Quel quotient aimeriez-vous voir mesurer ?...


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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 01:48


" Je ne peux pas recevoir car ce serait trop devoir."

Jacques Salomé


Qu'on le veuille ou non, nous savons que toute chose a un prix.
Par exemple, le prix d'un travail bien fait, c'est le temps qu'on y aura consacré ; le prix d'une relation réussie, c'est l'investissement personnel en sincérité et en écoute qu'on y aura donné ; le prix d'un bon repas, c'est le temps passé dans sa cuisine à le mitonner ; le prix d'un gros contrat, en dehors del'aspect financier, c'est l'argumenttaion de qualité qu'on aura travaillé et la valeur même du produit, etc...
Toute chose a la valeur de l'investissement qu'on y consacre, et demande en retour une reconnaissance de cette valeur par un moyen de troc quelconque.



Ainsi, si l'on ramène cette phrase au champ humain et plus précisément relationnel, on peut s'apercevoir que nous avons tendance à fonctionner sur le même système, qui est rarement celui du don gratuit, mais celui de l'échange. Cet état de fait nous entrave sans que nous nous en rendions toujours compte.
Même si nous pensons donner gratuitement, et que nous sommes sincères dans cette aspiration, nous ne pouvons pas cependant écarter tout à fait l'idée, du droit que cela est susceptible de nous donner.
Ce "droit" inconsciemment fantasmé peut être de nature diverse : on peut en attendre une sympathie, une reconnaissance, ou bien des effets plus pernicieux peuvent aussi voir le jour, à savoir attendre un "retour d'ascenseur" comme on le formule parfois....
De ce fait, dans le "recevoir", on projette sur l'autre ces attentes supposées du don, dont il serait susceptible de nous demander remboursement ou dédommagement.



Cette composante de la relation, que l'on ne peut pas nier totalement, nous incite aussi, dans nos comportements à refuser de recevoir pour ne pas se sentir redevable de quelque chose.
On peut refuser un service de peur d'avoir à rendre la pareille, on peut refuser d'entrer dans une relation amicale avec quelqu'un par peur de l'engagement que l'autre pourrait y voir, et dont il pourrait exiger une plus grande proximité.
On peut refuser d'être aimé par peur de l'implication et du sentiment que l'autre pourrait demander en retour. Et nous croyons que ces refus de recevoir nous maintiennent dans une sphère de liberté élargie.


Or, il faut admettre que le "devoir" que l'on peut ressentir exister, peut aussi n'être qu'une projection de notre esprit, et que ce sentiment de devoir que l'on peut éprouver, peut être complètement infondé.
La différence entre les marchandises ou le savoir faire et les relations humaines, c'est que la qualité et le bénéfice de ces dernières, ne sont pas quantifiables, ne sont pas à proprement parler comptabilisables, monnayables.
Le "devoir" qu'elles exigent si elles en exigent un, pointe leur intention tronquée dès le départ. On ne peut, et on ne doit, humainement parlant, donner que gratuitement, sinon il ne s'agit pas de don.
Ce que l'on peut humainement donner, nous engage consciemment dans un processus altruiste, qui doit nécessairement émaner de la conscience de l'autre, que l'on reconnaît en demande ou en carence.

L'hypocrisie, le mensonge, l'insincérité, le manque d'authenticité, le "calcul" relationnel entretiennent cette "peur du recevoir". On a peur de recevoir, parce qu'on a peur de ce que l'on pourrait exiger de nous en contrepartie. On ne veut pas recevoir le sentiment de l'autre, parce qu'on a peur d'y perdre quelque chose en échange.
L'ambiguïté de l'image sociale et de l'image privée contribue aussi à accentuer le phénomène. La peur de recevoir, au-delà de la peur de devoir, est aussi la peur d'être déçu, trahi. Recevoir n'est pas non plus un acte anodin, mais un acte impliquant important.

La peur du recevoir, ce peut être aussi la peur de ne pas être à la hauteur du don, la peur d'être débiteur sans pouvoir rendre, la peur d'accepter un "marché" sous-jacent que l'on ne pourrait pas honorer...


Bzzzzz...Crrrrrr........Allô... Papa, Tango, Charlie... Me recevez -vous ? ...


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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 02:54


" Le bonheur on ne le trouve pas, on le fait. Le bonheur ne dépend pas de ce qui nous manque, mais de la façon dont nous nous servons de ce que nous possédons."

Arnaud Desjardins


Quand on écoute de part et d'autres les aspirations de chacun au bonheur, on se rend compte aisément que l'état de non-bonheur est souvent associé à un manque dans sa vie, qu'il suffirait de combler pour se sentir plus heureux. Nous avons tous tendance à croire que posséder certaines choses, être dotés de certains talents ou qualités, rencontrer des personnes susceptibles de nous apporter quelque chose que l'on recherche, réaliser certaines actions, etc.... nous apporteraient cet état de béatitude que nous projetons sur le bonheur. "Ah si j'avais....", "Ah, si j'étais....". Fréquemment, nous soumettons notre idéal de vie à des conditions qui nous échappent au moment où nous parlons, projetant ainsi sur un mur en devenir les peintures de nos rêves.


Toutefois, nous négligeons l'essentiel, qui est de faire une sorte d'état des lieux de tout ce que nous sommes et possédons déjà, avant de penser à mesurer l'écart entre nos rêves et notre réalité.
 La réalité est subjective d'un individu à l'autre, et ce que l'on peut considérer, de son propre point de vue, n'est que le reflet de notre façon de toiser le monde, et non la réalité effective de la situation. Nous élaborons, par ailleurs, nos désirs et aspirations en se servant de cette base tangible comme points de repères de la mesure de nos attentes.

Mais si nous modifions, ne serait-ce que légèrement, notre conception même de la réalité, et l'envisageons sous un autre angle de vue, tout peut alors prendre une autre dimension. Il n'existe aucune définition du bonheur. Nous avons tous la capacité à nous autoriser le bonheur en appliquant un principe simple : savoir tirer parti de ce que l'on a.
Cela paraît facile à première vue, faire le constat est relativement aisé, mais appliquer ce principe à sa vie quotidienne relève presque du défi permanent, car pour ce faire il faut accepter l'idée de l'imperfection des choses et des êtres, mais également notre propre imperfection et nos propres incapacités, mais qui font de nous ce que l'on est aussi.

Voir le positif en toute situation est une discipline ardue à pratiquer au début,
mais si l'on s'y soustrait de façon volontaire et continue, elle finit tôt ou tard par porter ses fruits. On accepte alors plus facilement les enseignements que chaque situation est à même de nous délivrer. On accepte que ce que l'on qualifie de problèmes ou impossibilités ne sont que des challenges passagers qui peuvent nous porter plus haut et plus loin.
De cette acceptation naît l'idée que le changement est un état naturel de l'être, et de la vie en général,
et que c'est ce mouvement en dynamique perpétuel, qui véhivule déjà en lui-même l'essence de notre bonheur.

On comprend alors que c'est toujours de nous, de notre puissance d'adaptation aux évènements que surgissent nos émotions et nos ressentis... et donc par extension... notre bonheur ou notre malheur, qui sont déjà présents en nous dans ce que nous sommes et dans le regard que l'on porte sur soi, sur le monde et les évènements de la vie en général.


Nous sommes les météorologues de notre vie : nous choisissons de faire pleuvoir, à innonder tout sentiment de plénitude ou juste à rafraîchir d'une ondée bienfaisante un projet qui se déssèche, ou bien de faire se déployer un immense soleil qui nous fait chaud au coeur, et nous conforte dans notre transat par la tièdeur de ses rayons...
Les prévisions météo ne signifient pas que le temps prévu sera celui exposé sur la carte, mais seulement ce que nous pensons qu'il sera au vu des éléments dont nous disposons.
Mais d'autres éléments échappent à toute prévision, notamment la direction précise, l'intensité et la durée des vents qui souffleront, s'il advenait qu'ils se lèvent... sans parler des catastrophes naturelles qui peuvent s'abattre sans aucun signe annonciateur.


Alors... Quel est le temps qui correspond le mieux à vos envies pour demain ? ...


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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 02:00


" Le vrai miroir de nos discours est le cours de nos vies."

Montaigne


La parole, la verbalisation de nos pensées n'est pas toujours en totale adéquation avec nos comportements et nos façons de réagir à la vie.
C'est un constat évident que nous sommes tous amenés à faire, et que l'on résume parfois par "Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais...".
Il existe souvent un décalage entre ce que nous exprimons et ce que nous faisons concrètement, et ce n'est pas pour autant un mensonge ou une trahison, mais le seul fait qu'il est plus facile de parler que d'agir.
Ainsi donc, seuls nos actes peuvent porter à jugement quant au décalage éventuel possible entre la parole et l'action.

Nous ne sommes pas tous des orateurs nés, certains auront tendance à dire plus qu'ils ne pensent ou font, là où d'autres, plus laconiques, penseront que seul l'acte vaut par lui-même,
et que la parole n'est que perte de temps, justifiant par là le dicton "Plus on en dit, moins on en fait..."
La parole sert aussi à se conforter soi-même dans son idée des choses
, comme une sorte d'auto-persuasion qui renforcerait notre point de vue, en y faisant adhérer les autres.

Mais en définitive, quelque soient les mots que nous employons, s'ils ne sont suivis d'aucun effet, ils subsistent pour ce qu'ils sont : des mots jetés au vent, sans existence ancrée dans le réel. L'ancrage se fait sur les actes, pas sur l'air brassé par nos souffles qui murmurent ou invectivent...

On peut professer toutes sortes de choses :
recommandations, conseils, injonctions... On peut se raccrocher à de nombreux préceptes et tenter des les faire partager ou adopter, mais si l'on n'y apporte pas de preuves concrètes, susceptibles d'être reconnues par l'écoutant auquel on s'adresse, cela ne peut rien signifier.

On peut être d'accord dans l'idée sans pour autant en valider l'effectivité dans le réel. Et à quoi cela peut-il servir de transmettre des mots que l'on ne peut pas reconnaître soi-même comme véritables ? On y perd de sa stature, quand on veut exposer sur le devant de la scène, des savoir-faire que l'on ne maîtrise pas du tout.

Ceux qui, par contre, ayant mis en oeuvre certaines pratiques, idées ou façons de penser,
et ce faisant, qui en ont constaté dans le réel la faisabilité, l'efficacité ou l'importance, et qui essaient de les transmettre via la parole sont beaucoup plus crédibles, puisqu'au poids des mots s'ajoutent les preuves tangibles sous-jacentes au concept.

Le cours de nos vies est comme un ruisseau sauvage, tantôt torrent furieux qui s'abat de la montagne, tantôt rivière paisible qui chemine au milieu des prairies.
Nous ne décidons pas de tous les détours qu'empruntera ce cours. Il peut nous arriver, par exemple, d'en pressentir quelques uns et de les anticiper par la parole... mais au final, c'est par le lit creusé qu'on pourra juger nos prédictions, nos efforts et notre part de sincérité et de crédibilité.

La parole est un outil fabuleux, qui nous ouvre les portes de bien des univers.
Encore faut-il en maîtriser la fougue, et ne pas se laisser emporter par un torrent verbeux, qui loin d'abreuver l'auditoire pourrait bien tout éclabousser et recouvrir de boue ...
La parole est l'apanage des humains, et nous la considérons à ce titre, comme une part de notre identité...

Ainsi faut-il veiller à l'utiliser aussi comme représentation de ce que nous sommes, de ce que nous faisons, et de ce que nous voulons transmettre, plutôt que comme étant un outil de communication comme un autre servant à manipuler notre image, et à masquer notre véritable intériorité.

Miroir, mon beau miroir.... A quoi réfléchis-tu quand je te jette tous ces mots ? ...


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4 août 2007 6 04 /08 /août /2007 02:27


" Rien de plus agaçant que de constater que l' autre aime précisément en nous ce que nous détestons nous-même."

Patrick Estrade


Force est de constater que l'on est souvent mauvais juge de soi-même.
Que l'on ait tendance à trop ou trop peu d'auto-critique, nous sommes les principaux détracteurs de nous-même.

Nous mettons peut-être aussi, la barre un peu trop haut en ce qui concerne nos devoirs et obligations d'être...
Nous pouvons être sujet à trop de remises en questions, trop de doutes, trop d'empathie aussi, ce qui peut se révéler être nuisible, malgré toute la louabilité de cette démarche quand elle est bien menée.
S'il est nécessaire de savoir être à l'écoute des autres, il est aussi nécessaire d'être à l'écoute de soi, et d'y employer la même force de compassion, d'écoute active et de compréhension.


Nous ne sommes pas des êtres parfaits, et c'est ce qui fait aussi toute notre humanité, notre force et notre ... charme. Même si c'est rarement pour ses défauts qu'une personne nous plaît, il convient d'admettre qu'une fois le lien amical établi , on en arrive souvent à occulter les défauts originellement identifiés, voire même à les accepter comme faisant tellement partie intégrante de la personne, que non seulement ils ne nous dérangent plus, mais parfois même nous émeuvent ou nous font sourire.

Toutefois, il nous est parfois difficile d'accepter, que l'autre en face de nous, puisse trouver touchant ou agréable, un aspect de notre personnalité que l'on a de cesse de reffréner ou de combattre.
De façon identique, nous avons tous des imperfections physiques qui nous complexent, ou simplement qui nous dérangent.
L'exemple typique est le nez : peu de gens sont réellement satisfaits du nez qu'ils possèdent, alors même que personne n'y prête attention.
Quand on discute avec une personne, même si on la regarde dans les yeux, du fait de notre vision élargie, on voit aussi son nez... généralement on peut au départ, en penser quelque chose, mais rapidement notre attention se défocalise du nez pour rester au niveau des mots...
Et très certainement qu'en quittant cette personne, on ne gardera aucun souvenir de son nez, alors même qu'on aura retenu quelque chose de la discussion... à moins d'avoir véritablement un nez hors norme bien sûr !!!

Il arrive même que ces choses que nous n'aimons pas en nous, soient reconnues comme des qualités ou des atouts par d'autres, qui ne placent pas leurs valeurs tout à fait aux mêmes endroits que nous...

Il convient donc de ne pas s'alarmer outre mesure de ce que les autres aiment ou détestent en nous et de nous accepter dans nos imperfections. Je ne sais plus qui a dit : " Ce que les autres détestent en vous : cultivez-le ! C'est vous !"... Mais l'inverse par contre n'est pas à appliquer. Ce que les autres aiment en vous, et qui vous épanouit, gardez-le !!


Entre nous...
Qu'est-ce que vous détestez le plus chez vous ? (moralement et/ou physiquement ) ...


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3 août 2007 5 03 /08 /août /2007 01:01


" L'homme mérite qu'il se soucie de lui-même car il porte dans son âme les germes de son devenir."

Carl Gustav Jung


Si l'on n'adhère pas à la thèse fataliste concernant la vie, alors doit-on accepter notre part de
choix, de libre arbitre et donc... de responsabilité personnelle tout au long de notre existence. Et si l'on accepte ce point de vue, alors il devient essentiel, voire fondamental, de chercher à se connaître, car qui ne se connaît pas, ne peut guère progresser et s'améliorer...


Les pensées sont elles-mêmes créatrices de réalité, et portent en elles les semences de nos actions futures. L'inconscient étant quelque chose de très sensible et réactif à la suggestion, nous devons prendre soin des pensées que nous entretenons en général, mais plus particulièrement des pensées que nous entretenons à notre encontre.
En effet, si sans arrêt on se dénigre ou on se culpabilise, il devient difficle, impossible même d'avoir une bonne estime de soi.
Ainsi doit-on apporter un soin particulier à la qualité de nos pensées, de façon à élaborer une image de nous-mêmes la plus positive possible.

Les mots sont les principaux vecteurs de communication et de conceptualisation qui nous sont accessibles, ainsi est-il également nécessaire de bien choisir les mots que l'on emploie.
Même si deux synonymes décrivent dans les grandes lignes la même chose, chacun a ses particularités propres qui en font l'unicité, l'importance et l'existence même.

Prendre le soin de bien choisir ses mots, c'est prendre soin de ses pensées, et par là-même de sa conception du monde, et de l'orientation de sa vie...
On peut déplorer à l'heure actuelle, une pauvreté dans le langage parlé qui réduirait notre dictionnaire quotidien au petit Larousse version simplifiée...
Même s'il faut bien admettre que le langage parlé n'est pas toujours propice à des constructions de phrases élaborées, il n'en reste pas moins que l'on peut faire l'effort de bannir au maximum la vulgarité et l'emploi de termes trop génériques pour nous exprimer. Ce soin apporté à la communication rend les relations plus agréables et plus riches.

Se soucier de ce genre de détails, c'est se soucier de la qualité de sa vie, et par un effet "boule de neige", se soucier du monde qui nous entoure.
Nous avons le tort de penser que notre bien-être, notre sentiment d'adéquation ou non avec le monde, dépend des autres ou des évènements qui interviennent dans notre vie...
Rien n'est plus faux, c'est en cherchant à l'intérieur de soi ce que l'on peut améliorer qu'on améliore le monde. Le monde ne nous améliorera pas sans notre consentement...


Et vous croyez que je pourrais faire quoi pour améliorer la communication sur ce blog ? ... ...



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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 02:32


" Le sens de la vie, c'est ce qui reste quand on se débarasse de tout ce qui est absurde."

Juli Zeh


Les phrases courtes sont souvent aussi les plus riches, débarassées qu'elles sont de tout adjectif ou adverbe encombrants, pour ne garder que la justesse de quelques mots bien pensés...
On peut vivre sa vie en l'entourant de plein de possessions ou d'activités qui ne font finalement que masquer le manque de sens profond qu'elle possède.
Parfois, au nom du progrès on invente de nouveaux objets, de nouvelles technologies, et quand on nous les présente, l'ingéniosité de la chose ou le côté surprenant, nous font penser "C'est génial !"... Mais en se penchant un peu plus sur la question, après ce constat d'inventivité tout à fait extraordinaire, et même louable, on peut se poser la question : "A quoi ça sert ?"

Je me souviens qu'il y a quelques temps, dans la page "actualités" de Yahoo, rubrique Insolite (celle que je préfère), il y avait un article sur des scientifiques qui avaient réussi après bien des manipulations génétiques à intégrer un gène qui rendait les cochons fluorescents la nuit...
Je ne me rappelle pas dans quel but, mais il y avait une photographie de ces cochons qui brillaient d'un éclat verdâtre dans le noir... Quoique cela puisse être du plus bel effet, surtout au moment des fêtes de Noêl, après tout, cela anime la porcherie, je me suis demandé ce que ces pauvres animaux pouvaient bien en retirer, et à quoi cela pouvait bien être utile d'avoir des cochons fluo ???... Je dois être trop terre à terre pour bien apprécier la poésie de la chose sans doute !...

N'empêche que, quoi qu'on puisse en dire, nous vivons dans une société trop matérialiste, trop consommatrice, trop individualiste aussi... et si l'on faisait le tri de toutes ces choses qui peuplent nos vies, et meublent nos intérieurs...
Si on dressait un inventaire des choses nécessaires de façon vitale
en parallèle.... Et qu'on comparait les deux... peut-être qu'on arriverait enfin à comprendre jusqu'où on va trop loin ... dans la bêtise, l'inutile et l'absurde...


Le pire dans tout ça, c'est qu'on élève nos enfants dans un monde qui n'existe pas, fait de super héros dotés de pouvoirs incroyables, de réussites médiatiques totalement manipulées... ils finissent par croire que quand ils seront grands, ils feront soit Zidane, soit Staracadémicien comme s'il s'agissait de métiers nouveaux...
Ce qui est en quelque sorte vrai... à leurs yeux...
Et pour leur anniversaire, on peut leur offrir un nouveau jeu vidéo très épanouissant où ils pourront tuer plein d'ennemis plus vrais que nature en gesticulant comme des fous, la wi-i à la main devant un écran à plasma... ou à la rigueur, pour les plus rêveurs, un petit caniche abricot... mais fluo !
On doit bien pouvoir commander ça à quelque savant fou qui se dévouerait au bien-être de ses semblables....

Toutes ces inventions idiotes qui pourraient prêter à rire si l'on n'y voyait pas aussi parfois l'ombre d'une folie collective qui nous pousse trop loin vers l'absurde, et qu'il faudra bien un jour arrêter pour rouvrir les yeux sur un monde qui s'auto-détruit chaque jour un peu plus en s'aliénant au nom du progrès humain.... Elle est où l'humanité ? Et elle est composée de quoi ?

Nous avons tous cet effort à faire, qui est celui de regarder la vie comme un cheminement d'abord intérieur, et de comprendre que chacun de nous est un maillon de la grande chaîne humaine... Et que chaque maillon a sa place dans la chaîne... qu'un seul maillon vienne à se rompre, et c'est toute la chaîne qui est menacée...
Ainsi devons-nous fixer nos yeux sur la matériau principal constituant l'humanité, plutôt que sur les paillettes de décoration que l'on colle par-dessus...


Et le matériau de base, je ne suis pas sûre qu'on puisse l'injecter dans les cochons fluos !... ...


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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 00:22


" Le chemin que vous empruntez pour atteindre le bonheur importe peu."

Zelinski (principe n°4)


L'importance de la vie est personnelle à chacun, les valeurs auxquelles on s'attache aussi, il n'y a pas à juger de cet état de fait.
Chaque être humain étant un cas unique, somme de son passé, de sa culture, d'une éducation personnelle et aussi collective, d'un parcours choisi ou imposé, jalonné d'accidents prévisibles et imprévus. Somme de tellement de facteurs, chaque existence est un cas particulier qu'il ne fait pas bon essayer de théoriser.

Comment alors pourrait-on tracer un chemin idéal concernant la quête du bonheur ?

Chacun avance à son allure, avec ses propres mesures et ses repères, ses petits cailloux qu'il sème... Aucun de nous ne tend exactement vers le même but.
Ce que l'on nomme le bonheur n'existe pas, c'est un certain état de l'être
, particulier à chacun, dont on ne peut donner aucune définition, sinon qu'il correspond à un ressenti d'harmonie et de bien-être profond.

Alors pour trouver le chemin, chacun doit se débrouiller et ne se laisser guider que par son flambeau personnel.

Certains auront l'impression que le chemin est une sorte d'autoroute, et trouveront au bout de leur course effrénée, rapidement, un havre qui leur fera croire au bonheur, alors que, dans le même temps, d'autres qui auront peut-être suivi la même voie, auront heurté la glissière de sécurité, seront gravement accidentés, paralysés... ou même morts... sans avoir jamais rien atteint.

D'autres préféreront de petits sentiers, où ils louvoieront à plaisir dans des paysages charmants. Certains se perdront peut-être, puis se retrouveront. D'autres s'arrêteront en chemin, fatigués... ou bien déjà comblés par l'aventure.
D'autres encore s'écorcheront les pieds dans les épines, se couperont à des pierres trop acérées, seront peut-être secourus par des gens qui passaient par hasard par ce même chemin, soutenus et guidés... rendant ainsi leur but premier de quête infinie moins important à leurs yeux.

Il n'y a pas de chemin indiqué sur le guide Michelin vers cette destination...
Il n'y a même pas de conseiller qualifié...

Allez votre chemin, et soyez sourds aux mises en garde qui contrarient votre intuition...
Guidez-vous dans l'obscurité de la forêt grâce à votre écoute intérieure... et profitez de tout ce que vous apprendra le parcours....
Si vous avez appris, ne serait-ce qu'une seule chose qui vous apporte joie et apaisement... alors, vous n'en serez que plus riche à l'arrivée qu'au départ...

Et puis surtout... prenez du plaisir à faire le chemin plutôt que de vous lamenter sur le nombre de kilomètres qu'il peut vous rester à parcourir.
Il ne s'agit pas d'une course... mais bien d'une randonnée
, et apprécier le paysage est bien plus essentiel que d'atteindre le refuge... lequel de toute façon, ne constituera qu'une étape... vers un autre gîte à atteindre.


Pensez-vous qu'on puisse envoyer des cartes postales en cours de route ? ...


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