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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 01:27

" Hector était content, parce que finalement, les histoires d'amour, c'est très fatiguant, alors, quand vous avez trouvé quelqu'un que vous aimez et qui vous aime, vous espérez bien que c'est votre dernière histoire."

Francois Lelord, "Hector et les secrets de l'amour"

Le second volet des aventures d'Hector nous mène cette fois à la découverte des racines de l'amour. Comme pour sa quête d'une définition du bonheur, Hector jalonne sa quête de "pensées" qu'il nomme "Petite Fleur", et qui illustrent en quelques mots ce qu'il a retenu sur l'amour d'après une situation ou une expérience vécue...
On retrouve la même candeur que dans le premier volet, et le même plaisir à lire cette écriture simple et fluide, mais toutefois riche en pistes de réflexion...
Je vous livre le bouquet final que forment ces fleurs... mais rien ne vaut la lecture du livre...

Petite Fleur n°1 : L'amour idéal, ce serait de ne jamais se disputer.
Petite Fleur n°2 : Parfois, c'est avec les gens qu'on aime le plus qu'on se dispute le plus.

Petite Fleur n°3 : On ne gagne pas son amour sans lutter.

Petite Fleur n°4 : Le véritable amour, c'est ne pas avoir envie d'être infidèle.
Petite Fleur n°5 : Le véritable amour, c'est ne pas être infidèle (même quand on en a envie).

Petite Fleur n°6 : Le véritable amour, c'est de deviner ce dont l'autre a envie.
Petite Fleur n°7 : En amour, c'est merveilleux quand l'autre vous devine, mais il faut savoir l'aider en exprimant ses envies.

Petite Fleur n°8 : Le désir sexuel est nécessaire à l'amour.
Petite Fleur n°9 : Le manque est une preuve d'amour.

Petite Fleur n°10 : Le désir sexuel masculin peut créer beaucoup d'enfers.

Petite Fleur n°11 : La jalousie est inséparable de l'amour.

Petite Fleur n°12 : L'amour passionnel survit entre dix huit et trente six mois de vie commune.
Petite Fleur n°13 : L'amour passionnel est souvent terriblement injuste.

Petite Fleur n°14 : Même quand elles sont amoureuses, les femmes aiment toujours rêver sur les émotions de l'amour.
Petite Fleur n°15 : En amour, si on se comprenait vraiment, peut-être qu'on ne s'entendrait pas.

Petite Fleur n°16 : La jalousie est inséparable du désir.
Petite Fleur n°17 : La jalousie est une preuve d'attachement.

Petite Fleur n°18 : L'amour, c'est sentir tout de suite quand l'autre est malheureux.


Petite Fleur n°19 : L'amour serait-il un mélange d'intérêt et d'émotions ?
Petite Fleur n°20 : L'amour, c'est toujours voir la beauté de l'autre quand les autres ne la voient plus.
Petite Fleur n°21 : L'amour se montre dans l'épreuve.
Petite Fleur n°22 : L'amour, c'est sourire dès qu'on aperçoit l'autre.

Petite Fleur n°23 : L'amour, c'est comme une porte à tambour, on se tourne toujours autour, mais on n'arrive jamais à se rejoindre.

Petite Fleur n°24 : Pour vous protéger des morsures de l'amour, rien de mieux qu'une vraie mission.

Petite Fleur n°25 : L'amour, c'est savoir rêver et puis savoir arrêter de rêver.
Petite Fleur n°26 : L'amour, c'est renoncer.

Petite Fleur n°27 : L'amour, c'est choisir un amour.

Bien sûr, autour de ces fleurs, il y a aussi une histoire pleine de chapitres et de mots...
Mais...
vous les trouverez aisément, si vous lisez le livre...


Mes commentaires personnels…

 

Petite Fleur n°1 : L'amour idéal, ce serait de ne jamais se disputer.
Petite Fleur n°2 : Parfois, c'est avec les gens qu'on aime le plus qu'on se dispute le plus.

Je ne pense pas que l’amour idéal consiste à ne jamais se disputer… Chacun étant unique et singulier, nous ne pouvons avoir sans arrêt le même point de vue sur les choses, les mêmes désirs et envies, au même moment et toujours… C’est totalement utopique…

Ne jamais se disputer, c’est forcément en faisant des concessions ou en restant dans le non-dit, la non-expression de ses opinions, pour ne pas risquer l’affrontement, pour ne pas risquer de s’affirmer différent de crainte que ces différences ne blessent, ou changent, l’amour que l’autre nous porte ou qu’on lui porte….

Evidemment que c’est avec les personnes que l’on aime le plus qu’on se dispute le plus… car elles sont plus importantes que les autres, d’où cette pulsion de les rallier à ses désirs et opinions.

C’est aussi la confiance en la force du lien qui permet d’oser manifester ses désaccords, car la force du sentiment nous permet de prendre le risque de décevoir ou de s’opposer sans remettre en cause le sentiment lui-même, mais juste la différence de points de vue….

 


Petite Fleur n°3 : On ne gagne pas son amour sans lutter.

 

En viendrait-on à l’idée que l’amour se mérite ? se gagne ? se construit ?
L’amour façon conte de fées « ils vécurent heureux et eurent de nombreux enfants… » sans jamais l’ombre d’un nuage planant sur ce bonheur idyllique … est, il faut l’avouer, une éventualité peu réaliste…

Il semble évident que la rencontre de deux individualités , sans entrer dans un combat, oblige à se repositionner face à ses propres attentes, face à soi-même aussi.
Je ne sais pas si l’on choisit d’aimer…

Tomber amoureux ne semble pas être mû par un désir d’aimer. Le mécanisme fonctionne à l’inverse : c’est le « choc amoureux » qui éveille à l’amour, et non le désir d’aimer qui provoque l’état amoureux.

On tombe toujours un peu amoureux sans ‘y attendre, même si certaines thèses tendent à démontrer qu’il y a des moments où l’on est plus réceptifs, plus ouverts à cette éventualité…

L’amour est d’abord une lutte avec soi-même pour accepter le lâcher prise nécessaire pour accueillir l’autre, et lui donner une place somme toute « exceptionnelle » par rapport à toutes les autres personnes qui gravitent dans notre espace personnel…



Petite Fleur n°4 : Le véritable amour, c'est ne pas avoir envie d'être infidèle.
Petite Fleur n°5 : Le véritable amour, c'est ne pas être infidèle (même quand on en a envie).

L’infidélité est toujours la marque d’une insatisfaction. Bien qu’il soit vrai que l’on puisse aimer plusieurs personnes à la fois, le sentiment entretenu à l’égard de ces personnes est légèrement différent.
Quand on aime vraiment, et que la relation est équilibrante, on n’a pas envie de chercher d’autres relations, car le besoin de l’autre est à la fois très fort et constant, il nous porte...

Malgré tout, la tentation de l’infidélité peut ponctuellement apparaître, mais au regard d’une réflexion rapide, on ne veut pas prendre le risque de détériorer ce qui nous comble, de perdre ce que l’on a déjà acquis, et le passage à l’acte devient alors impossible…

Ce n’est pas par amour de l’autre qu’on lui est fidèle, mais par amour de la relation partagée, par désir de garder ce qui nous satisfait que l’on accepte la frustration passagère que peut générer cette envie d’un tiers que l’on ne peut pas satisfaire…

L’infidélité, n’est pas de la générosité envers une autre personne qui nous réclamerait un peu d’attention ou d’amour, c’est bien pour satisfaire d’abord un plaisir et un désir égoïstes…

De même la fidélité, n’est pas respect du sentiment et de la confiance que l’autre nous porte, mais désir de les conserver intact, uniquement pour notre propre confort de vie et de sentiment…





Petite Fleur n°6 : Le véritable amour, c'est de deviner ce dont l'autre a envie.
Petite Fleur n°7 : En amour, c'est merveilleux quand l'autre vous devine, mais il faut savoir l'aider en exprimant ses envies.

L’amour dans le rapprochement qu’il induit entre deux personnes, les met à l’écoute de l’autre, d’où au bout d’un certain temps, avec l’habitude et la fréquentation de l’autre, on finit par se deviner dans nos envies, ce qui est plutôt agréable d’ailleurs…

Toutefois, on ne peut pas compter que là-dessus, pour être entendu…

Exprimer ses envies permet de gagner un temps fou … et donne plus rapidement de résultats en terme de satisfaction, que d’attendre dans un mutisme parfait que l’autre se transforme en madame Irma pour nous découvrir…



Petite Fleur n°8 : Le désir sexuel est nécessaire à l'amour.
Petite Fleur n°9 : Le manque est une preuve d'amour.

Le désir sexuel est une des composantes de bases à l’épanouissement de l’amour, c’est la différence entre l’amour et la l’amitié. L’amour platonique est un concept intéressant, mais qui vise à la fraternité plus qu’à l’amour réel.
Sans désir sexuel, l’objet de notre amour reste inatteignable dans sa totalité.

Je ne sais pas si le manque est une preuve d’amour… Mais c’est un fait que d’être séparé de l’être aimé engendre ce manque…
Cela peut même être douloureux le manque… physiquement…



Petite Fleur n°10 : Le désir sexuel masculin peut créer beaucoup d'enfers.

Le désir masculin quand il ne s’interroge pas sur sa légitimité et ses limites peut bien sûr créer des enfers de toutes sortes, quand il est désir narcissique de possession qui ne prend en compte que ce désir, sans aller plus loin que cette satisfaction immédiate d’une pulsion parfois irraisonnée…

Le désir masculin peut créer beaucoup d’enfers quand il oublie que l’autre n’est pas un objet, mais aussi une personne… ayant aussi ses propres désirs…



Petite Fleur n°11 : La jalousie est inséparable de l'amour.

Hector a sans doute raison. La jalousie tend à apparaître conjointement à l’amour, comme un sentiment négatif, lié au manque de confiance en soi, en l’autre… Toutefois, la jalousie ressentie ne l’est jamais de façon volontaire. Elle est expression d’une peur de perdre l’objet de notre amour, d’une peur d’abandon...

La jalousie est aussi blessure d’amour propre, atteignant l’estime de soi par l’idée que l’on se fait qu’un autre puisse être plus intéressant que nous, aux yeux de l’être aimé…

Inséparable de l’amour bien sûr, même en s’en défendant…



Petite Fleur n°12 : L'amour passionnel survit entre dix huit et trente six mois de vie commune.
Petite Fleur n°13 : L'amour passionnel est souvent terriblement injuste.

L’amour passionnel est toujours injuste. Je m’interroge encore si la passion est véritablement sentiment positif d’attachement au même titre que l’amour.

Juxtaposer amour et passion me paraît être antinomique. L’amour développe paix et sérénité ; la passion au contraire ne connaît pas de repos confiant. Elle entretient une violence du sentiment qui dénature la réalité des choses et des êtres.

L’amour passionnel ne peut effectivement pas durer dans le temps, parce qu’il est épuisant, il n’est pas énergisant mais « énergivore », puisque sans arrêt soumis à la satisfaction de ses pulsions quel que puisse être le mode d’expression de celles-ci…


Petite Fleur n°14 : Même quand elles sont amoureuses, les femmes aiment toujours rêver sur les émotions de l'amour.
Petite Fleur n°15 : En amour, si on se comprenait vraiment, peut-être qu'on ne s'entendrait pas.

Oui, les femmes ont un côté plus « fleur bleue » que les hommes en général, en mal de romantisme et de chevaliers qui vont défier des dragons pour elles comme preuve de la grandeur du sentiment qu’ils leur portent.

Les femmes rêvent d’amour parce qu’on leur apprend depuis toujours que c’est l’homme qui comble les désirs de la femme, et non le contraire. On leur apprend la passivité d’être aimées, et aux garçons le courage de prouver leurs sentiments…

C’est là, schématiquement, l’héritage des contes de fées et des conditionnements sociaux divers :
Les femmes donnent du sexe pour atteindre les émotions de l’amour plus sentimental, idéal…
Les hommes donnent de l’attention et de la tendresse pour atteindre de l’amour plus physique

Le mythe veut qu’hommes et femmes ne puissent pas se comprendre, d’où cette petite fleur n°15, je ne suis pas de cet avis… Je pense qu’il arrive que deux personnes de sexe différent arrivent à se comprendre vraiment, et même à s’entendre. Tout dépend de comment sont constituées ces personnes au niveau cérébral.

Le yin et le yang, représentation du féminin et du masculin, sont présents en chacun, et les proportions de l’un et de l’autre ne sont pas universelles et identiques pour tous…

Dans la grande majorité des cas, je suis d’accord avec la petite fleur, mais ensuite d’autres facteurs jouent…

Petite Fleur n°16 : La jalousie est inséparable du désir.
Petite Fleur n°17 : La jalousie est une preuve d'attachement.

Quand on désire une personne, on désire aussi la réciprocité de ce désir, gage de sa satisfaction possible et probable… Aussi nous est-il insupportable que cet être puisse être convoité par d’autres… Et si ces « autres » nous ravissaient l’objet de toute notre attention ?..

La jalousie n’est pas une preuve de l’attachement… La jalousie se développe avec l’attachement si elle ne s’était pas développé avant.

En effet l’attachement inclut une certaine dimension de dépendance, une volonté de continuité, d’où jalousie qui peut naître quand on sent quelque chose menacer ce bonheur connu et projeté dans le temps…

Petite Fleur n°18 : L'amour, c'est sentir tout de suite quand l'autre est malheureux.

L’amour porte un regard attentif et bienveillant, et donc prête attention à toutes les manifestations de plaisir ou de déplaisir émanant de l’autre. L’amour est intuitif, ouvert à d’autres formes de communication que celles communément en action entre personnes.

La proximité développée avec l’autre, nous fait capter l’état intérieur de l’autre beaucoup plus aisément que pour n’importe qui d’autre…



Petite Fleur n°19 : L'amour serait-il un mélange d'intérêt et d'émotions ?
Petite Fleur n°20 : L'amour, c'est toujours voir la beauté de l'autre quand les autres ne la voient plus.
Petite Fleur n°21 : L'amour se montre dans l'épreuve.
Petite Fleur n°22 : L'amour, c'est sourire dès qu'on aperçoit l'autre.

Même si cela peut paraître incongru, oui, l’amour est mélange d’intérêt et d’émotions… car c’est en mesurant ce que l’autre nous apporte en termes de bien être et d’émotions que l’on s’y attache… Ainsi donc l’intérêt est bien réel…
L’amour peut être refuge et rempart contre le monde entier…

Il survit aux épreuves quand il est mélange d’intérêts ET d’émotions, il y succombe quand il n’est qu’intérêt ou qu’émotions…

L’amour c’est un sourire dès qu’on aperçoit l’autre… mais aussi dès qu’on y pense…



Petite Fleur n°23 : L'amour, c'est comme une porte à tambour, on se tourne toujours autour, mais on n'arrive jamais à se rejoindre.

Idem petite fleur n°15, je pense que ça dépend des personnes… et de la communication qu’elles ont au-delà du sentiment qu’elles se portent…
Je pense qu’on peut se rejoindre, pas toujours… mais ça arrive …



Petite Fleur n°24 : Pour vous protéger des morsures de l'amour, rien de mieux qu'une vraie mission.

L’amour, et particulièrement l’amour naissant ou finissant, ont tendance à capter toute notre attention. La seule façon d’y échapper est d’avoir une activité soutenue propre à détourner nos pensées…



Petite Fleur n°25 : L'amour, c'est savoir rêver et puis savoir arrêter de rêver.
Petite Fleur n°26 : L'amour, c'est renoncer.

L’amour fait rêver… et nous propulse sur un petit nuage, où tout semble être merveilleux pour l’éternité du moment présent…

Mais bon, à un moment le réveil sonne… et il faut bien se lever, arrêter de rêver, et construire avec ces bribes de rêve, une réalité à ancrer dans sa vie, dans sa tête et dans la réalité de la vie aussi…

L’amour c’est renoncer… mais renoncer à quoi ? … l’amour est un choix qui implique nécessairement, puisqu’on est responsable de ses sentiments envers l’autre et de ceux qu’il nous renvoie en toute honnêteté et confiance. Tout choix est renoncement à d’autres possibles…

Petite Fleur n°27 : L'amour, c'est choisir un amour.

L’état amoureux n’est pas un choix, mais un constat.
L’amour est un choix, c’est une construction.

On choisit d’aimer, de prendre le risque de s’ouvrir à cet autre, que l’on choisit parmi tant d’autres, pour des raisons que l’on ne sait pas toujours bien définir…
L’amour reste un des grands mystères, et j’espère bien qu’il en sera toujours ainsi.

Percer son mystère et ses secrets ne nous rendrait pas plus heureux… cela enlèverait une partie de son charme…

Ne pas savoir pourquoi on aime, comment on aime…
Mais aimer quand même….

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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 23:59

" N'est-elle pas plus morale l'union libre de deux amants qui s'aiment, que l'union légitime de deux êtres sans amour ?"

Georges Feydeau


L'amour et les liaisons adultères ont de tous temps fait couler beaucoup d'encre. Chacun ayant un point de vue sur la chose...
Même si de nos jours, dans les pays occidentaux aussi, la libération sexuelle a permis de relativiser les liaisons extra conjugales, il n'en reste pas moins que l'on maintient un cadre fort autour du mariage. Si engagement il y a eu, celui-ci devrait légitimement se poursuivre jusqu'à ce que "la mort nous sépare"...

Une histoire d'adultère, avant de se réduire à cela, c'est avant tout une histoire d'amour... On l'oublie un peu trop souvent. La finalité n'est pas de faire souffrir un(e) conjoint(e) avec lequel on ne partage plus la magie qu'un jour on a pu éprouver, mais seulement de vivre une autre relation, qui elle, nous apporte quelque chose...

Le jugement s'établit sur le "coup de canif" porté au contrat, mais est-ce que l'on ne se trompe pas d'élément à juger ? ...
La fidélité ne s'est réellement ancrée dans nos quotidiens qu'au début du siècle, avant les moeurs étaient plus libres, ou plus hypocrites dans leurs prises en comtpe des faits.
La fidélité, c'est jurer de ne plus jamais poser, amoureusement en tous cas, ses mains et son coeur sur une autre personne que celle avec laquelle on a choisi résolument de partager sa vie... pour l'éternité...
Mais comment peut-on projeter ainsi l'avenir de sa vie et de ses envies ?
Et puis... l'éternité... ça parait long quand même... On ne mesure pas toujours immédiatement cet aspect de l'engagement...

L'amour est une émotion forte, avant d'être un sentiment qui porte... Rien n'est plus difficile que de contrôler ses émotions. Et même si on les contrôle, cela n'empêche pas la frustration du désir non assouvi, et la difficulté de continuer sa vie comme si rien ne s'était ressenti...
Deux amants qui partagent ensemble un même sentiment, sont mis en situation de culpabilité alors même que feindre d'aimer encore quelqu'un qui ne nous est plus rien, n'est-ce pas plus culpabilisant ?

Ce mensonge d'amour est-il meilleur ou pire que le partage d'amour "coupable" ?

S'il existe un domaine où l'on ne peut ériger aucun dogme, c'est bien celui de l'amour.
L'amour n'a que faire des cadres dans lequel on veut l'enfermer. L'amour n'est pas rationnel, il ne peut se raisonner qu'intellectuellement, mais ce genre de raisonnement est difficile à maintenir en situation...


La légitimité de l'amour, elle est dans l'intensité de l'échange et du sentiment partagé... et aucune signature au bas d'un parchemin officiel, ne pourra lutter contre cela...

La légitimité prend appui sur une autorité, l'amour ne prend appui que sur ses propres valeurs, ressenties, acceptées et partagées...

Est-il légitime de déclarer illégitime ou immoral, les amours hors du contrôle matrimonial ? ... ...


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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 23:56

" Il faut écrire pour soi, c'est ainsi qu'on arrive aux autres."

Eugène Ionesco
Si l'on veut transmettre autre chose qu'un contenu informatif, il est évident qu'il faut écrire pour soi si l'on veut atteindre les autres... C'est bien l'intimité des mots que l'on écrit qui permet au lecteur d'éprouver la sensibilité des émotions, et donc de faire résonner en lui, des mots qui, bien que lui étant étrangers, font ricochet dans ses pensées et parfois même dans ses ressentis...

C'est le partage d'un univers intérieur qui donne la force de l'écho... Les mots que l'on choisit, que l'on emploie sont le reflet de la façon dont on regarde le monde... La mise en mots n'est pas effet du hasard, elle résulte de la manière dont on perçoit la réalité, dont on l'éprouve et l'accepte. Les mots sont un paysage pour qui veut les contempler...

Si l'on tente de trouver un autre chemin pour arriver aux autres, si l'on soumet son écriture à une contrainte orientée vers l'accès à l'autre, les mots deviennent impersonnels. On ne peut résolument écrire que pour soi, dans la mesure où le lecteur ne cherche pas à être reconnu ou identifié dans ses besoins, mais bien au contraire à être séduit, captivé par un univers différent du sien, mais susceptible de le faire voyager... et de lui faire découvrir aussi, l'universalité de la cause humaine, qui s'exprime dans nos émotions primaires, nos doutes et nos colères...

L'écriture qui sort du cadre d'un journal intime, tend naturellement à atteindre les autres... Si l'écriture s'expose sans intention de transmettre des informations, c'est aussi pour partager...

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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 23:19

" Devenir adulte, c'est reconnaître sans trop souffrir que le Père Noël n'existe pas. C'est apprendre à vivre dans le doute et l'incertitude."

Hubert Reeves



Et qu'estce qu'il en sait d'abord Hubert Reeves que le Père Noël n'existe pas ?.. Il a des preuves ?... Le Père Noël, il existe pour ceux qui ont envie d'y croire...

S'en remettre au Père Noël, c'est exprimer ses rêves, ses désirs, ses envies, et de penser qu'ils pourraient devenir réalité, en les souhaitant et en les demandant très fort... Schématiquement, c'est de la pensée positive...

Et puis même en croyant au Père Noël, on reste dans l'incertitude et le doute, ça n'empêche rien... Le doute, c'est remettre en question le bien fondé d'une position, sa vérité, son utilité, son essence même parfois... Le doute, c'est ne pas savoir...

L'incertitude, c'est hésiter...
Hésiter à faire des choix, ne pas savoir quoi penser, ne plus arriver à fonder son jugement...


Pour ma part, je continue de penser que cette coutume de lettre au Père Noël que l'on transmet aux enfants, elle devrait s'appliquer à tous... que l'on ait, une fois l'an, cette occasion de sonder les profondeurs de nos voeux les plus chers, de s'y attarder et de définir par là ce qui contribuerait à nous rendre heureux dans les mois qui s'annonceraient...

Je trouve ce procédé très salutaire... et exprimer cela au Père Noël, c'est l'exprimer tout en le gardant secret... Le Père Noël, c'est bien connu, est bon confident, et ne répète rien... On peut lui faire confiance !

Malgré tout, cette année j'ai loupé le coche... je n'ai pas fait ma lettre au Père Noël, ni même un sapin pour l'accueillir... pas une guirlande...
Mais je me suis dit que si ça se résumait à de la pensée positive... alors on n'était pas obligé d'attendre le 25 décembre pour voir ses voeux s'exaucer... On pouvait faire cela aussi toute l'année...


Après tout, ce que l'on veut, ce que l'on désire... il faut savoir le demander, non ?...
...

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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 13:41


" Un guerrier de la lumière constate que certains moments se répètent.
Fréquemment, il se voit placé devant des situations ou des problèmes auxquels il avait déjà été confronté. Alors il est déprimé. Il songe qu'il est incapable de progresser dans la vie, puisque les difficultés sont de retour.
-- Je suis déjà passé par là, se plaint-il à son coeur.
-- Il est vraiq ue tu as déjà vécu celà, répond son coeur.
Mais tu ne l'as jamais dépassé.
Le guerrier comprend alors que la répétition des expériences a une unique finalité :
lui enseigner ce qu'il n'a pas encore appris."


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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 01:29

" Avoir toujours été celle que je suis, et être si différente de celle que j'étais !"

Samuel Beckett



La phrase pourrait paraître paradoxale... pourtant elle ne l'est pas tant que ça...
La vie nous change, tous... les évènements, les années, les rencontres, les prises de conscience... on ne peut pas y rester de marbre... Ainsi donc, les décennies semblent nous rendre différents, nous changer... On ne réagit pas de la même façon, pas avec le même recul, pas avec la même histoire...


Toutefois, tout en admettant totalement ce fait, ce que l'on est à l'intérieur, ça, ça ne change pas... Les expressions populaires utilisent parfois les termes de "bon fond", "mauvais fond", "tout au fond de soi"... parce que cette profondeur-là... je crois qu'elle existe vraiment...
Et ce fond-là, ce serait un peu comme notre matériau de base... sur lequel, jour après jour se construit le personnage que nous allons devenir...


Partant de ce noyau dur inaliénable, viennent se greffer les conlusions que l'on tire sur la vie face aux évènements, jour après jour, année après année... Ainsi se forgent nos représentations de la vie, des choses... Ainsi s'accentuent ou diminuent certaines composantes de ce noyau dur... On N'EST plus... on DEVIENT...
Et le noyau se transforme ainsi progressivement jusqu'à devenir quelque chose de plus grand, plus ramifié, plus réfléchi, moins spontané...


" Pourquoi devenir quelqu'un, quand on peut être soi-même." (Catherine Enjolet)...
On construit tous un personnage, qui nous fait affronter le monde... l'intérieur et l'extérieur... l'ombre et la lumière... toujours la même dualité...
Et la voie médiane... c'est de la foutaise... ça penche toujours un peu, même légèrement... de façon à être réductible à nouveau à une dualité...

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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 00:07

" Prenez votre vie en charge, sinon quelqu'un d'autre le fera."

Herman Millmann



On peut rapprocher cela selon l'opinion comunément admise que "la nature a horreur du vide"...
Si vous ne prenez pas vos responsabilités, si vous n'êtes pas maître de vos décisions, quelqu'un d'autre ou quelque évènement, le fera...


Mais qu'est-ce que ça signifie, prendre sa vie en charge ?...

Se responsabiliser ? ... On l'est tous, plus ou moins, par rapport à un environnement social, culturel, familial ou économique...
Pouvoir vivre en toute autonomie ? ... En toute indépendance à tous points de vue ... économiquement, intellectuellement, affectivement...
Assumer les suite de nos décisions ?... Pouvoir les prendre en toute indépendance vis-à-vis du jugement des autres, faire confiance et se faire confiance...
Etre conscient qu'on a tous une place, un domaine d'excellence à cultiver ?... Chercher en nous ce qui exhalte le plus notre petite personnne, et ce qui pour nous a de l'intérêt, tout en apportant aussi quelque chose aux autres...
Respecter ? ... La vie, la sienne, celle des autres, nos environnements ...
Je ne sais pas...

C'est peut-être simplement accepter de composer avec la réalité qui nous est proposée, et que, la prenant en compte, on oriente consciemment nos trajectoires dans un sens ou un autre... sachant qu'on a toujours plusieurs choix... même ceux qui ne nous paraissent, à priori, pas envisageables...
Se sentir actif et non passif... Voir en chaque passage plus périlleux, une occasion d'apprendre, un défi à relever... qu'on peut certainement relever s'il nous est proposé...
Apprendre que l'on est bien plus forts que l'on croit...

 


Savoir que la responsabilité grandit autant que l'irresponsabilité rétrécit l'horizon...
Ne pas être responsable, rejeter la faute sans cesse sur les circonstances de la vie, sur d'autres personnes...
Ressasser ses erreurs comme des fautes irréparables... alors que l'erreur n'est qu'une réalisation imparfaite sans aucune mauvaise intention... contrairement à la faute qui viole la règle établie...
"L'erreur est humaine"... et personne n'en est à l'abri...

Nous faisons parfois des mauvais choix, ou prenons de mauvaises décisions...
Et alors ?... Nous n'échappons pas non plus à la règle de l'imperfection...
C'est souvent en procédant par essai et erreur que nous progressons... même si on atteint des niveaux de complexité croissante avec le temps qui passe, on continue à utiliser la même méthode à fonctionnement assez basique...

Prendre sa vie en charge... C'est ne pas vouloir faire dépendre son bonheur, son malheur de l'extérieur... d'évènements, de circonstances ou de personnes...
Accepter la part d'ombre et de lumière en tout... Apprendre à doser... Et ajouter l'assaisonnement de la vie à notre goût personnel...

Et puis... si on ne prend pas sa vie en charge ... on sert à quoi ?...

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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 22:44

trouvé sur le net...
Si quelques uns parmi vous se sentent concernés... ou juste intéressés.... (... rions un peu...)

SEMINAIRE DESTINE AUX HOMMES


A cause de la complexité et des difficultés de compréhension des thèmes abordés, ne seront admis que 8 inscrits au maximum.

THEME 1: Le fer à repasser: du lave-linge jusqu’à la penderie, ce procédé mystérieux (comment musculation, masculinité et proféminisme peuvent se rejoindre en harmonie).

THEME 2: Les risques encourus lors du remplissage d’eau du bac à glaçons (démonstration, diapositives à l’appui).

THEME 3: Toi et l’électricité: Avantages économiques du recours à une technicienne compétente pour les réparations (même les plus simples).

THEME 4: Dernière découverte scientifique: cuisiner et jeter les ordures ne provoque ni impuissance ni tétraplégie (travaux pratiques, travail sur l’angoisse identitaire).

THEME 5: Pourquoi ce n’est pas un crime de lui offrir des fleurs, même si tu es déjà marié avec elle (pour hétérosexuels très libérés).

THEME 6: Le rouleau de papier toilette : “ Le papier toilette naît-il dans le ‘porte rouleau’? ” (exposés sur le thème de la génération spontanée).

THEME 7: Comment rabaisser la lunette des toilettes dou-ce-ment (téléconférence avec l’université de Harvard).

THEME 8: Pourquoi il n’est pas nécessaire d’agiter les draps après avoir émis des gaz intestinaux (exercices de réflexion en couple hétéro- et homosexuel).

THEME 9: Les hommes qui conduisent peuvent-ils demander des renseignements aux passants lorsqu’ils sont égarés sans risquer de paraître impuissants? (témoignages poignants; suite travail sur angoisse identitaire).

THEME 10: Faire une valise: “ Incompétence innée ou déficience mentale progressivement acquise? ” (en collaboration avec l’Institut de Sciences Cognitives de Chalon/Saône).

THEME 11: Le lave-linge: cette grande inconnue de la maison(technologie, genre et ressourcement).

THEME 12: Est-il possible d’uriner sans arroser hors de la cuvette?(exercices pratiques en groupe)

THEME 13: Différences fondamentales entre le panier à linge sale et le sol (exercices en laboratoire de musicothérapie).

THEME 14: L’homme dans le rôle du passager: “ Est-il génétiquement possible de ne pas parler ni s’agiter convulsivement tandis qu’elle se gare? ”


THEME 15: Le bol du petit-dejeuner: “ Lévite-t-il de lui-même jusqu’à l’évier? ” (séance d’exercices dirigée par David Copperfield).

THEME 16: Peut-on être une personne sans avoir le contrôle de la télécommande? (démonstration hypothétique).

THEME 17: Communication extrasensorielle: Exercices mentaux afin que, lorsque vous vous entendez dire que quelque chose est dans le tiroir de la commode, vous ne demandiez pas “ dans quel tiroir ? de quelle commode? ”
(suite, self-control et perception de l’existence d’autrui)

THEME 18 : Réactions et self-control (exercices d’accompagnement en centre commercial sans protestation ni droit d’attendre à la porte de la boutique).

THEME 19: L’écosystème maison: Les canettes de bière ne peuvent pas ramper d’elles-mêmes jusqu’à la poubelle (exercices avec diverses marques et dimensions; suite Musculation, masculinité et proféminisme harmonieux).

THEME 20: Comment lutter contre l’atrophie cérébrale: vous pourrez enfin vous souvenir des anniversaires, dates importantes, etc... (Niveau Bac +5 exigé).

THEME 21: Comment apprendre à trouver les choses en les cherchant au bon endroit, avant de tout mettre sens dessus dessous en poussant des hurlements sauvages.

NOMBRE DE PLACES LIMITE ! LIBERATION MASCULINE ASSUREE !


......

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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 15:18


" On peut toujours faire quelque chose de ce qu'on a fait de vous."
Jean Paul Sartre  (homme et culture)


L'heure est à la "psychologisation" à outrance, ainsi tout peut s'expliquer par notre histoire, nos frustrations, nos souvenirs biaisés, nos fantasmes inconscients... j'en passe... De cette façon, on réduit notre futur en le renvoyant sans cesse au miroir du passé... On perd du temps avec ces allers retours temporels...
Une des lois de l'Esprit qui est très importante est la suivante : ne pas lutter CONTRE le mal, mais aller DIRECTEMENT au bien !


Bien sûr, on a tous notre histoire, notre chemin, c'est pas forcément celui qui nous plaisait le plus, on ne le choisit pas toujours non plus... mais y rester arrêté parce qu'on est en colère, frustré, insatisfait, haineux, plein de rancoeur, ou je ne sais quoi encore... n'arrange rien à la vie qui reste à l'avant...
Peu importe le chemin déjà parcouru, et les points négatifs qu'il peut comporter, nous y avons forcément appris des choses : des choses qu'on a envie d'appliquer, d'autres dont on sait qu'on ne les acceptera plus... Nous ne sommes pas spectateurs passifs de nos vies, mais les seuls maîtres d'oeuvre en activité !


Quels que puissent être les griefs que l'on porte à son passé, ils sont porteurs d'expériences, de maturité et de réflexion.cela fonde notre philosophie personnelle de vie, et les années aident à la renforcer dans l'acceptation de soi, et de sa recherche de plénitude...
Ils sont la base sur laquelle on développe aussi les valeurs essentielles qui sont importantes pour nous. Que l'on soit en accord ou en rebellion avec l'éducation, le conditionnement ou la culture dont on a pu hériter, ils sont la base sur laquelle on développe aussi les valeurs essentielles qui sont importantes pour nous.


" Ce qu'on a fait de vous..." Quelle drôle d'expression !...

Il est toutefois vrai que l'on n'est pas conscients des conditionnements et des mains mises sur notre conscience d'emblée... Le phénomène dit du "lavage de cerveau" est un mécanisme très sournois, et il faut du temps pour remettre en cause les systèmes établis à notre insu, puis trouver la force de s'y soustraire...


" Ce qu'on a fait de vous..."
Sans vouloir avancer que les épreuves et les souffrances forgent un mental à toute épreuve quand celles-ci cessent, je crois néanmoins, que toute expérience même négative, crée une mémoire de reconnaissance des situations qui nous blessent, et que cette reconnaissance mnésique intuitive de situations qui pourraient nous y renvoyer, permettent de mieux gérer nos vies, et le respect qu'on a pour soi-même et pour les autres, de définir les termes et les limites de l'acceptable et de l'accepté, des désirs qui nous sont propres et de ceux que l'on nous suggère...


Dans tous les cas, point de désespoir : tout finit toujours par s'arranger... question d'y croire !...
L'important c'est bien cela : croire... en nous, en l'avenir, en l'humain...


On peut toujours, avec ce qu'on a fait de nous, faire quelque chose, c'est sûr... mais ... quoi ? ...
...




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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 13:03

" On ne voit pas pour quel motif une personne saine d'esprit devrait spontanément choisir de se sacrifier au lieu de jouir le plus possible de la vie, et cela non seulement à des moments privilégiés de son existence, mais quotidiennement, plusieurs heures par jour, pendant de longues années, sans répit."

" Du côté des petites filles", essai de Elena Gianini Belotti

« Ecrit par une enseignante, étayé par des enquêtes, c'est un livre important ; il montre, pour la première fois, de façon claire et irréfutable les racines de l'inégalité entre hommes et femmes. Dès sa naissance, la petite fille est traitée différemment du petit garçon, dès la maternelle, elle est enfermée dans un rôle écrit à l'avance. Best-seller en Italie, ce livre est à mettre entre toutes les mains, surtout celles des parents et des enseignants. »
TÉLÉRAMA


Ce livre est très bien écrit, et n'expose aucune théorie ou partis pris féministe... il n'est qu'énoncé de faits observés et toujours observables, qui visent à conditionner les enfants aux rôles qu'on leur assignera . Naturellement, dans l'histoire, ce sont les petites filles qui en sont plus vitctimes, car c'est leur avenir que l'on conditionne, et leurs personnalités que l'on contraint, de façon à pouvoir "servir" au repos et à la paix de tous...

Le processus de conditionnement est sournois, manipulateur et pervers. Sa seule finalité est d'obtenir des femmes qu'elles aient bien intégré leur condition d'infériorité. Toute l'éducation est mise en place pour en faire des épouses parfaites, qui prendront soin de la famille, sans relâche et sans état d'âme pour elles-mêmes. Bien sûr, certaines acceptent difficilement cette condition... Comment se réjouir d'être éduquée en vue de devenir une "moitié" de quelqu'un... Moi je croyais que grandir, c'était tout en entier... pas juste pour devenir une moitié, une demi-part...

Il est difficile de remettre en cause ce système inégalitaire car il profite à toute une moitié de la population... les hommes ! Je ne suis pas féministe, je ne crois pas en la supériorité de l'homme ou de la femme, je tends plus vers la version humaniste, où chacun est une personne et est digne de ce statut. Mais qu'en est-il du statut de l'homme quand on s'intéresse un peu aux brulants dossiers des violences faites aux femmes quotidiennement, au seul nom de leur appartenance au sexe dit "faible" ?

Nous n'avons pas de façon innée, des chromosomes "corvée de chiottes", qui font que nous trouvons plaisir à assumer toutes les tâches ménagères, et notre prétendu instinct maternel, qui peut-être existe, est surtout le résultat d'un conditionnement, selon lequel, une femme est faite pour avoir des enfants, les chérir et les torcher...

Nous avons une résistance physique exceptionnelle pour faire face dans la même journée à deux emplois du temps, celui du bureau et celui de la maison. Toujours à disposition pour prêter main forte, et continuer les corvées même quand tous les autres ont baissé les bras, las, heureux de pouvoir savourer un moment de joie et de détente...

Mais comment on peut accepter cela ? ...
Je ne veux pas généraliser, tous les hommes ne sont pas que des bêtes sauvages à connexions neuronales réduites, qui cherchent à exploiter délibérément la faiblesse physique des femmes... mais quand même... Je vis ici, en France, et j'ai le "privilège" d'être reconnue en tant qu'être humain... Quelle chance !...Tellement d'autres ne l'ont même pas... Voilées par des hommes, on les tient pourtant pour seules responsables du désir qu'elles pourraient susciter, alors qu'il n'est que l'expression bestiale et dénué de jugement, d'hommes décérébrés, qui prennent leur force physique, comme justification de leur domination sur les femmes...

Mais même ici, en France, les femmes sont exposées quotidiennement à cette discrimination fondée sur le sexe auquel on appartient.
Il est à noter que le mot "sexisme", employé pour décrire ces pratiques discriminatoires à l'encontre des femmes, diffère de celui de racisme, qui ne se réfère qu'à la race. Toutefois, c'est exactement le même phénomène : c'est du racisme envers ceux qui e sont pas du même sexe, quoique... non, juste du racisme envers les femmes, car les manifestations de sexisme à l'égard des hommes, ne sont guère rapportées...

Quand il se produit un acte de racisme, on crie à l'ignominie, au scandale, parce qu'on est tous des êtres humains.... Quand violence sexiste est faite aux femmes, on se dit "les pauvres...", mais c'est comme ça. Il est communément admis et soutenu... Une femme, c'est même moins important qu'un noir... Alors une femme noire, vous imaginez ????...

Partout, on ressent cette oppression due au sexe auquel on appartient. Nous sommes libres de nos mouvements, ici en tous cas, mais pourtant tous les lieux ne nous sont pas accueillants de la même façon que pour un homme. Il y a des lieux où l'on n'ose pas s'aventurer seules.... Nous ne pouvons pas toujours nous habiller librement puisqu'il faut prendre en compte l'effet que l'on pourrait produire, et que bien sûr, on ne manquerait pas de nous reprocher... Il n'y a guère que le fait d'être accompagné par un homme, qui puisse nous donner une sorte de laisser-passer et de sécurité quant à notre intégrité physique...
Pour ne pas se sentir proie, on se réduit derrière le statut d'animal de compagnie...



Un animal de compagnie, corvéable à souhait, utile et soumis, dont on peut éventuellement tirer du plaisir, et que l'on tient en laisse grâce à tout un système bien établi... mais quel mâle fou voudrait donner des grands coups de pied dans cet édifice branquignolant, qui lui sied à ravir ???...

Non vraiment... du côté des petites filles,
Barbie, le stéréotype ringard de "sois belle et tais-toi !" me donne des hauts le coeur ...
Savez-vous que pratiquement 100% des femmes possèdent un cerveau ?...



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