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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 08:52



" La solitude est utile. Il faut parfois ne parler qu'avec soi-même. On entend alors de dures vérités ou d'agréables mensonges selon qu'on analyse ou qu'on imagine. "

Henri de Régnier



La solitude n'est pas toujours repli sur soi et retrait du monde. La solitude a aussi une fonction de régulation et d'analyse de notre perception du monde. Elle n'est pas à craindre, mais plutôt à rechercher, comme un moment utile et propice à la fois, pour recharger ses batteries et se ressourcer, une hygiène de vie à adopter quotidiennement pour faire le ménage en fin de journée de toutes les émotions perçues et fuies que nous avons dû affronter...


La solitude nous permet de nous retrouver face à nous-mêmes, sans être tributaires du regard d'autrui. Elle entraine ainsi une réflexion axée sur un temps qui s'arrête, hors du monde, et qui nous met à l'écoute de nos besoins et désirs. N'étant plus dépendants alors d'aucun miroir, nous pouvons projeter sur l'écran sans tain de nos pensées toutes les images que nous souhaitons... et les déformer au gré de nos envies...


Nous pouvons choisir le regard porté sur cet arrêt sur image, et nous asséner les vérités que nous pensons ne pas pouvoir soutenir si elles venaient à être mises à jour publiquement, ou au contraire, se bercer d'illusions et de doux mensonges, pour nous convaincre de nos raisons...
Il n'est pas de pire juge que la petite voix de notre conscience, qui nous souffle sa vision...


Quand on analyse les situations, on cherche des explications plausibles, des alibis ou des excuse, des renforcements de sa propre position ou au contraire on cherche le contrepied possible, en toute raison et conscience... Ainsi selon que l'on est plus enclin à se valoriser ou à s'auto-dénigrer, on trouvera de dures vérités qui pointent nos défauts ou nos manquements, ou bien à l'inverse, un soutien de nos choix, buts et perspectives...


Quand on imagine les situations, on projette nos rêves et nos désirs ou bien nos angoisses et nos peurs, fondées ou infondées d'ailleurs... De ces projections qui ne reposent sur rien, hormis sur nos facultés créatives à se représenter le monde dont on rêve ou que l'on redoute, on se dessine les paysages qui collent à nos aspirations les plus profondes... On s'y égare de mirages et de mensonges qui nous font l'univers doux ou cruel sous notre regard magique et fantaisiste...


La solitude permet en tous cas de faire un point, un bilan des cartes déjà tirées, et d'imaginer quelle suite fera de nous les heureux gagnants de notre loterie de vie, ou les tristes condamnés d'un destin implacable... selon les choix auxquels on désire donner la priorité...


Méditez... Méditez... Prenez de la peine...
La solitude est bonne conseillère pour alimenter notre lumière...
...

 

 

 

 

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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 01:19

" On ne regrette pas les personnes qu'on a aimées. Ce qu'on regrette, c'est la partie de nous-même qui s'en va avec elles..."

Lucia Etxebarria de Asteinza


Chaque histoire qui s'écrit adapte ses propres règles et sa propre grammaire pour conjuguer nos sentiments,
à l'imparfait comme au futur, sur des horizons dont on fait tomber tous les murs, pour lui donner les meilleures chances de s'envoler, vers des doucereuses contrées...
Chaque histoire qui commence nous porte par l'envie qu'elle fait naître ou renaître, de se laisser voyager vers les domaines encore inexplorés du plus profond de nos êtres, et nous transporte, nous porte, bien au-delà de ce que l'on croit être capable de donner... et de recevoir...

Mais voilà le présent se joue aussi au conditionnel de l'autre, et les conjugaisons hasardeuses donnent parfois de drôles de fautes d'inattention ou d'écriture... et l'histoire se casse la gueule... parfois... comme ça... sans qu'on l'ait vu venir...
On ne regrette pas l'histoire... Ce qu'on regrette c'est la magie qu'elle avait apporté dans notre vie, c'est ce qu'elle nous avait permis de mettre à jour, de nos facultés de se rêver autrement, de se laisser emporter sans lutter par la force des sentiments...

Chaque histoire est unique puisqu'elle met en scène deux personnes qui se rencontrent sur le terrain intime de la confiance mutuelle...
Chaque histoire nous rend acteurs d'une pièce singulière, qui ne se rejouera jamais deux fois la même... que ce soit avec d'autres acteurs, ou que l'on change simplement de donneur de réplique...
Chaque histoire nous apprend à donner, et à nous aimer nous-même dans cette capacité de s'ouvrir à l'autre pour que l'échange vrai ait lieu...
Perdre cette ouverture à soi-même rendue possible par l'intermédiaire de l'autre, est aussi le deuil qu'il faut faire quand on se retire d'une histoire...

Et quel deuil est le plus délicat à s'approprier ?...

La perte de l'être aimé, ou la perte de cette partie de soi-même que l'on avait laissé s'évader de nos défenses intimes ?...
Qu'est-ce qui nous blesse le plus ?...
La fin d'un partage, d'un échange ou bien... la perte de cette personne inconnue en nous, que la rencontre avait mise à jour ?...

Que regrette-t-on en définitive ?...

L'autre qui nous rendait la vie couleur... ou la faculté de peindre de nouveaux paysages pour rendre nos rêves plus beaux encore ?...

"Il n'y a pas d'amour heureux..." disait le poète.
.. Qu'en avait-il donc éprouvé pour écrire ces mots-là ?...
L'amour est toujours heureux... tant qu'il dure...
C'est bien pour cela que l'on regrette sa flèche envoyée, quand celle-ci arrachée et la plaie refermée, l'on rentre à nouveau dans son armure... parés contre toute éventuelle tentative de réouverture...

Oui...
Il est triste de quitter l'amoureux qui sommeillait en nous, et qui s'était réveillé à grands remous... parce qu'on sait bien que chaque histoire qui s'achève, enterre avec elle ses propres graines de floraison, et que l'on ne sème ainsi jamais deux fois les mêmes fleurs...
Chaque histoire nous rend différents... et nous abandonne... autre que ce que l'on était...

Et bien... que cela ne vous empêche pas de semer vos fleurs... après tout... le printemps arrive, non ?...


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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 00:27

" Il arrive souvent de ne rien obtenir simplement parce qu'on ne tente rien."
Jacques Deval (... définition...)





S' enfermer dans l'immobilisme et l'attentisme, n'est-ce pas là la meilleure façon de se morfondre que les choses ne suivent pas le cours sur lequel on aimerait se laisser voguer ?...
Qu'il est donc doux de ne rien faire et de se laisser croire qu'il n'y a rien à tenter, que l'imagination est mauvaise maîtresse, que la raison nous souffle son vent de pessimisme en plein visage, et que l'on ne peut pas lutter contre sela...

Procrastination... sorte de masochisme qui anéantit nos plus beaux projets en ne leur laissant pas même une chance de se casser la gueule s'ils venaient à avoir été mal pensés...
Procrastination... ne prendre aucun risque pour être bien sûr de ne pas se planter si d'aventure on venait à échouer...
Procrastination... belle excuse pour qui se prosterne devant les dieux de la paresse et de la peur réunies en la même paroisse...

On ne peut pas prétendre connaître l'échec si l'on n'a pas d'abord tenté toutes les possibilités pour réussir... mais la crainte d'avoir à essuyer l'affront de la non réussite, arrive parfois à nous convaincre de rester là, sans bouger, à imaginer que peut-être... une fée impromptue pourra surgir avec sa baguette magique, et transformer d'un coup d'un seul... tous nos espoirs et rêves enfermés dans nos têtes, en réalités tangibles, en happy end sans effort, en rêve éveillé concret...

Combien de fois avons nous des regrets sur l'issue d'une situation alors même, que c'est par notre paralysie ambiante, notre inaction que la situation a donné ce résultat ?...
Combien de fois se demande-t-on pourquoi on n'a pas tenté l'impossible pour que rêve et réalité, enfin se rejoignent ?...
Combien de fois avons-nous été conscients de notre propre irresponsabilité face à la conduite qu'il aurait fallu tenir... et que nous avons fui... comme si une prédiction d'irréalisation et d'échec avait été assénée par on ne sait quel prophète de notre conscience ?...

Procrastination... ennemie intime logée au coeur même de notre raison, quand de guerre lasse, on s'y abandonne... pour mieux se noyer l'optimisme et l'énergie...
Procrastination... qui nous avilit l'estime de soi et nous renvoie une image bien négative de nos possibles limites et talents...
Procrastination... lente agonie de l'audace, qui tue dans l'oeuf toutes les promesses radieuses que l'on fait au lendemain en s'endormant le soir...

La procrastination diffère toujours à demain, ce que l'on pourrait d'ores et déjà mettre en oeuvre aujourd'hui, comme une torture du présent que l'on projette aux murs du devenir...
Elle trace son chemin en prenant ses marques sur nos doutes et nos terreurs enfouies, et étend son territoire jusqu'à en effacer toute envie de se prouver que la vie est action avant tout...
La procrastination est l'ennemie intime numéro un à abattre si l'on veut un jour que ce chemin de vie serpente vers des avenirs qui nous sourient...

Compagnon de la procrastination, le doute creuse ses ravines au sein même de notre roc de confiance, et érode doucement mais surement notre foi en nos capacités d'agir...
Il n'est pas de pire façon d'avancer dans la vie qu'en résistant aux changements inéluctables que celle-ci nous propose. Procrastiner, c'est refuser aussi d'ouvrir sa vie à ces changements, à ces mutations contrôlées dont on peut tout à la fois être maître d'oeuvre et bénéficiaire...
Mais les mots sont bons serviteurs de la procrastination, ils l'analysent comme une manière de penser et de réfléchir, alors même qu'ils ne sont là que pour voiler la paralysie qu'elle nous force à souffrir par sa présence...

Mais... "qu'il est donc doux... de rester sans rien faire... tandis que tout s'agite autour de nous"...
(Jacquesq Higelin)


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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 00:49



" Il faut toujours connaître les limites du possible, pas pour s'arrêter, mais pour tenter l'impossible dans les meilleures conditions."

Romain Gary



Le champ des possibles est souvent plus vaste qu'on ne se le représente...


Et au-delà de ses limites, reste encore à conquérir et à défricher tout le territoire inconnu de l'impossible...


Vaste aventure qui ne s'arrête qu'aux confins de notre imagination... et de nos désirs...

 

......


 

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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 00:47

 

" Qu'est-ce que je ferai quand je serai grand ?
Toute ma vie je me suis posé cette question. Puis un jour j'ai compris que je ne serai jamais grand. Que mon évolution personnelle est un processus qui ne se terminera pas. Alors je me suis retourné sur mon passé et je me suis demandé :

-- Toi qui ne seras jamais grand, tu es quand même devenu quelque chose, mais quoi ?"

Scott Peck

'... aperçu...)

(et en chanson..)

 

Il est difficile d'échapper à cette question durant son enfance, certains ont une réponse concrète à y apporter, ils veulent être médecins, peintres, jardiniers, président de la république, chanteurs ou super héros... d'autres attendent le moment d'être grands dans l' incertitude de leurs envies sur undevenir qui parait bien loin ...
Dans tous les cas, plus on grandit, plus on se rend compte,qu'effectivement, on ne devient jamais "grands", la vie est constante évolution et mutation... peut-être n'est-on jamais ni "grand" ni "petit", juste en état de marche ...

Néanmoins, les années passant, la question revient de temps à autre hanter nos questionnements. Ceux qui, satisfaits du chemin parcouru, mesurent précisément le chemin vers le but fixé au départ parviennent à y avancer quelques éléments de réponse positifs, d'autres ont l'impression d'avoir juste suivi un mouvement dont le sens leur échappe...

La question se pose souvent au niveau professionnel ou social, alors que l'évolution la plus importante est somme toute l'évolution personnelle de l'enfant intérieur que l'on porte tous en nous... Quelle personne cet enfant est-il devenu en perdant son statut infantile ? A-t-il réellement grandi à l'intérieur de nous ? Ses perceptions du monde sont-elles à la hauteur de ses rêves de gamin ?...

On se rend compte de la futilité des modèles de référence et de l'impossibilité d'y coller sans perdre son propre libre arbitre. On ne peut que faire le constat que le patchwork de notre vie forme sa propre trame, unique et singulière, que l'on ne peut comparer à aucune autre, chacun ses formes, ses couleurs et ses propres assemblages...

Evidemment qu'à un moment on ne se pose plus la question du "devenir", mais celle du "devenu", parce que la vie ne se met jamais en pause...

 

... ...

 


 

 

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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 17:33

" L'homme qui se respecte quitte la vie quand il veut ; les braves gens attendent tous, comme au bistrot, qu'on les mette à la porte."

Ladislav Klima (...oeuvres...)




Qui n'a pas rêvé un jour dans sa vie de demander l'addition, et de quitter le lieu ?...

J'ai relu il y a peu "Le mythe de Sisyphe" d'Albert Camus, mythe qui m'a longtemps fasciné : l'image de Sisyphe condamné à rouler son rocher tout en haut d'une montagne... de laquelle, inévitablement, le rocher retombe une fois arrivé au sommet... et qui illustre ainsi l'absurdité des choses...

En prologue au mythe, Camus tente un essai qui s'articule autour de l'absurdité, empreint de toute la force de lucidité de ses mots. Il commence son essai ainsi :
" Il n'y a qu'un problème philosophique sérieux : c'est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie."

Nous roulons ausi notre rocher d'une certaine façon...
à la différence de Sisyphe, nous ne savons pas à l'avance s'il tiendra en équilibre au sommet de la montagne, ou s'il dévalera l'autre versant, nous condamnant par là à retenter l'ascension... si force nous est donnée d'entreprendre à nouveau le parcours...
Mais par certains côtés la vie présente une absurdité indéniable... que nous sommes bien obligés d'accepter, sans bien même savoir pourquoi, sans en saisir le sens... L'absurde régit notre quotidien lorsqu'on s'y arrête pour réfléchir...
(" Commencer à penser, c'est commencer d'être miné." Albert Camus.)

En dehors de l'absurdité inhérente à certains aspects de la vie, les lavages de cerveau que nous font conjointement l'éducation et les valeurs sociétales nous compriment l'esprit dans des standards de pensée qui nous empêchent de nous poser les vraies questions, celles qui humainement priment sur tout le reste... et qui nous rétrécissent le champ des possibles à nos vraies aspirations et buts...
Et c'est en cela que la citation de Klima résonne en moi... car nous avons toujours le choix... des armes... ou des larmes...

On nous inculque que le suicide est un crime... Criminel est donc celui qui, par excès d'absurde,se dissout dans un néant encore plus immense ?... Criminel celui qui, las de ne pouvoir donner de sens aux non-sens communément admis, s'en gratifie d'un différent ?... Criminel sera celui qui, d'un geste mûrement réfléchi, commettra l'acte suprêmement insensé de se donner le droit de vie... et de mort sur sa propre destinée...
Est-il plus criminel celui qui, mû par une absence totale d'espoir décide de supprimer son ombre qui le défigure et l'entrave, à celui qui, mû par un désir de pouvoir et de puissance, utilise tout son potentiel à réduire la lumière des autres au rang de loupiottes chétives ?...
L'un sera coupable de crime... tandis que l'autre ne serait que... indigne de la condition humaine ?...

La mort "naturelle" s'accepte sans qu'on s'y oppose... Elle fait partie du cycle de la vie, sans que l'on puisse y avoir aucune emprise... La seule chose dont on puisse être sûrs, c'est qu'elle est... et qu'elle sera un jour, pour nous tous... et pour toute chose qui nous entoure... La mort est une composante fondamentale de la vie, dont nous ne savons rien, sinon qu'elle nous attend tous... à quelle heure, quel endroit et quel carrefour... nous ne savons pas... Nous attendons, comme le dit Klima, qu'on nous mette à la porte...
Parce que c'est vrai que c'est un peu ça... On quitte la vie que l'on en ait ou non l'envie...

Le suicide peut être acte de rébellion
contre cette fatalité ... Il est geste qui sous-tend que l'on contrôle et que l'on décide... Il est manifestation du pouvoir que nous pouvons exercer... jusqu'à l'absurde s'il le faut...

Mais au moment de quitter le bar...
Combien d'entre nous ont envie de s'écrier "Remettez-nous ça !" ... ?...
Combien d'entre nous sont heureux, enfin soulagés du poids de leurs espoirs et rêves déçus ?...
Combien d'entre nous acceptent cet état de fait comme une conclusion logique ?...

Et vous-même... parmi quel "Combien d'entre nous", vous situez-vous ?... ...


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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 00:43



" Les mots fraient la voie aux actes à venir, ils sont l'étincelle des incendies futurs."

Franz Kafka



Les mots, porte paroles de nos pensées, qui ainsi se matérialisent à la vue, tentent de traduire notre réalité intérieure... Et influencent à la fois notre perception du présent et nos actions futures. Ils conditionnent un raisonnement et une logique qui leur est propre. Ils sont le reflet de nos sensations intérieures mais tout à la fois trompent car leur interpréttaion est sujette à variations en fonction des individus et des circonstances...

Etincelles... Oui, parfois ils agissent comme de véritables détonnateurs quand ils libèrent une parole enfermée, ou permettent l'échange entre deux individualités qui par ce biais, arrivent enfin à se rencontrer... ou à se fuir...

La pensée précède le mot, mais le mot devance l'action bien souvent, ou tout au moins en permet l'élaboration avant passage à l'acte...
Les mots sont toutefois dangereux lorsqu'ils ne sont pas associées à une sincérité, à une volonté de faire passer quelque chose de plus concret.

La rumeur, les "cancan", sont bonne image pour illustrer ces incendies que les mots peuvent allumer. C'est incroyable le pouvoir de destruction que les mots peuvent revêtir lorsqu'ils se veulent serviteurs de haine et de rancoeur... Des mots plus aiguisés, plus blessants que les armes les plus pointues, qui assassinent sans remords ni regrets, quand ils tombent comme un couperet, sur des vies et des personnes mal préparées à cet état de fait...

Mais les incendies que les mots peuvent provoquer ne sont pas tous fondés sur des sentiments négatifs, fort heureusement. Ils allument aussi des feux de passion, des feux de joie qui relient les êtres, quand d'une parole qui se fait voix, ils résonnent au tréfonds de l'intime, et caressent de leurs mélodie nos sentiments les plus purs et les plus louables...
Ces incendies-là réchauffent le coeur et l'âme, et illuminent les nuits sans étoile dans lesquelles on se perd quelquefois...

Les mots ne sont pas que vocables propres à traduire en langage des idées et des concepts, ils déroulent leur propre chemin... indépendamment du sens que l'on y met au départ...

Les mots sont compagnons de route, et porteurs de sens...
A chacun de savoir en faire bon usage...


......

 


 

 

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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 15:23

" Ne perds pas ton temps à répéter que le monde te doit quelque chose.
Le monde ne te doit rien. Il était là avant toi.
"

Mark Twain



Nous avons parfois du mal à accepter la réalité des choses... Ne pas accepter la réalité, c'est penser qu'elle devrait être différente, autre... Quand nous n'acceptons pas, c'est en général dû à une insatisfaction...
Refuser la réalité, adopter ce mécanisme de déni de ce qui est, est souvent le fait de ceux qui pensent mériter autre chose que ce qu'ils reçoivent... comme si effectivement, le monde leur devait quelque chose...
Mais à vrai dire, nous y sommes toujours partie prenante, pas juste "recevante"...

Que pourrait bien nous devoir le monde ?... Nous recevons aussi dans la mesure de ce que nous donnons. Rien n'est dû tout à fait au hasard...
Non, le monde ne nous doit rien du tout, c'est nous qui lui devons quelque chose, sinon à quoi pourrait bien servir notre passage ici ? ...

Je crois encore, parfois... qu'on a tous quelque chose à donner, notre contribution pour notre temps passé ici-bas... et qui fait grandir et évoluer le monde par la mise bout à bout de tous ces petits riens que résument nos existences...
D'autres fois, je me pose la question de savoir, si véritablement nous avons tous une richesse à partager, ou si à l'image du règne animal ou végétal, l'espèce humaine comprend aussi une branche de "parasites", destinés uniquement à nous polluer le bien-être...

Ceci dit, ce que nous appelons des "parasites" dans les mondes animaux et végétaux, ont aussi un rôle de régulation des espèces... Rapporté à la condition humaine, ces individus "parasites", ne sont-ils pas là pour justement entraîner une sorte de sélection naturelle et accroître notre pugnacité face à l'adversité ?...
La question reste ouverte...

Oui... Le monde était là avant nous...
Que la force et la sagesse nous soient données pour qu'on arrive à le garder intact pour les générations qui nous suivront...

Et à dire vrai... au vu de la situation planétaire actuelle... c'est pas gagné d'avance...
...

 

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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 00:41



" Nous sommes dans un désert : personne ne comprend personne."

Gustave Flaubert (... panorama...)



Flaubert fait là un bien triste constat... Pourtant, force est de constater qu'il n'a pas... tout à fait tort. Malgré toute l'empathie et la compréhension dont on peut faire preuve, nous ne pouvons jamais comprendre l'autre dans sa totalité. Nous sommes tous constitués de deux personnages, l'un dicible, et l'autre qu'aucun mot ne peut traduire... c'est notre façon d'appréhender le monde, de le ressentir, de le traduire à notre entendement...

Toutes les sensations et perceptions n'ont pas la même aptitude à être partagées. Certaines viennent de très loin, si loin, que peut-être même leurs racines sont à rechercher plus loin que nos premières respirations à la vie.... sorte d'empreintes cérébrales de naissance... dont nous n'avons pas complètement conscience, des sentiments que l'on peine à décrypter, à comprendre, des valises intemporelles qui se greffent sur nos existences...

Les couloirs du temps m'ont toujours apparu être comme un grand mystère insondable de part la continuité que j'y vois... sorte de roue du temps qui nous fait tourner en rond dans un dédale d'existences qui s'entremêlent et s'entrecroisent, dont nous sommes à la fois acteurs et spectateurs... La théorie de la roue du temps me fascine depuis toujours, et m'attire beaucoup plus que la linéarité du temps que l'on prend habituellement en compte...
Néanmoins, je ne l'associe pas à la notion de karma, qui implique une suite logique, une continuité, des apprentissages à valider... La théorie de la réincarnation trouve rapidement des limites, c'est pourquoi la notion de karma ne m'attire guère. Alors que dans la conception circulaire du temps, on peut trouver matière à expliquer bien des phénomènes de "déjà vus" ou d'intuitions, ou encore de "reconnaissances"...

Nous vivons dans un désert surpeuplé... cela peut sembler être une contradiction absolue, pourtant, il s'agit d'un constat que l'on peut faire quotidiennement...
On peut y objecter que nous sommes responsables du désert qui nous entoure... peut-être, mais peut-être pas complètement non plus...
Plus les techniques de communication évoluent, plus les gens s'éloignent de la simplicité et de la vérité, plus le sentiment d'être seul augmente... Encore une contradiction...

"La solitude ne vient pas de l'extérieur..." bien sûr... Nous instaurons nous-mêmes les limites au-delà desquelles personne ne peut pénétrer notre univers intérieur. Et inversement, tout rapprochement vers l'autre que nous entreprenons se heurte aux limites que l'autre a établi entre lui-même et le monde. Ainsi se créent l'impossibilité de se comprendre...

Le désert, ça me fait toujours penser à la route 66, mythique par excellence... et je vois nos vies qui se suivent, se croisent et parfois se télescopent sur notre propre route 66, qui file au milieu du désert entre poussières d'asphalte et sable chaud, entre vapeurs d'essence et musiques qui swinguent...

Le rêve est-il au bout du mythe... ou bien n'y a-t-il rien d'autre qu'une traversée sauvage, dont on sort rarement indemnes ?...


Et quand on tombe en panne d'essence... sur la route 66...
Dieu qu'elle est longue la distance parfois jusqu'à la prochaine station... ...

 

 

 

 

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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 00:38

" La véritable joie ne provient pas de l'aisance des riches ou de l'éloge des hommes, mais de la satisfaction de faire quelque chose d'utile. "

W.T. Grenfell

L'essentiel tient en quelques mots... reste à définir ce que nous jugeons "utile"...

On trouve neuf synonymes pour le mot "utile", qui sont : avantageux, bon, efficace, fructueux, opportun, pratique, précieux, profitable et salutaire...
Avec un tel panel de sens étendus, on ne sait plus à quelle cause utile se vouer !... D'autant que, bien que synonymes, certains de ces mots changeraient profondément le sens de la phrase si on venait à les interchanger...
Les mots sont trompeurs quelquefois, synonymes... mais pas interchangeables à tout va...

Faire quelque chose d'utile... n'est pas forcément faire quelque chose qui soit avantageux au sens strict du terme, ni même efficace ou fructueux, ni opportun ou pratique...
Faire quelque chose d'utile... ce n'est pas répertorié dans un grand livre "d'utilité" qui nous donnerait les principes fondateurs de cette façon d'agir...
L'utile n'est pas généraliste et s'attache aux particularités et aux visions de chacun... rendant alors toute tentative de définition impossible...

Faire quelque chose d'utile... ce peut être effectuer une tâche pratique et concrète, visant à satisfaire un besoin qui s'est fait entendre...
Faire quelque chose d'utile... ce peut être, faire quelque chose dont on ne tirera pas d'avantage ou d'intérêt personnel, mais que cependant, nous sommes seuls à pouvoir réaliser...

Quel sens peut bien revêtir cette utilité ?...
Elle ne peut certes pas être définie par des mots qui vaudraient pour tous, mais cette "utilité" se mesure en degré de satisfaction éprouvé après avoir fait ce quelque chose "d'utile"...
La satisfaction se ressent spontanément, et ne peut être éprouvée autrement...
On ne peut pas décider d'être satisfait, on ressent la satisfaction...
Nuance qui joue sur les mots... non... Action qui joue sur les sens et les émotions...

La richesse et la louange n'apportent que satisfactions narcissiques, vite dépassées... flattant notre ego, et notre vanité, nous pouvons nous en croire satisfaits jusqu'à ce que l'on découvre l'inutilité et la futilité de ces baumes de la pharmacopée égotiste...
Faire quelque chose d'utile, c'est se sentir exister dans la mesure, où l'action participative nous implique dans un monde plus grand que les portes de notre citadelle égoïste...

Et cette sortie hors de nos sentiers rebattus nous invite à ressentir la satisfaction en prenant conscience que nous sommes partie d'un tout... d'un tout dans lequel nous avons place... et bien sûr... un rôle à jouer...et pas n'importe lequel... mais le nôtre...

Alors quand on se sent insatisfaits, est-ce donc que l'on ne fait rien d'utile ?...
...

 

 

 

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