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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 00:29

" Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse."

Coco chanel



On ne voit bien que dans les yeux... l'essentiel s'y reflète... pour paraphraser une célèbre phrase de Saint exupéry !...

Les yeux sont des fenêtres ouvertes sur l'être intérieur. Autant les mots sont trompeurs et peuvent se manipuler, autant il est difficile de manipuler son regard... Certainement qu'il existe quelques experts en la matière, mais c'est un exercice extrêmement difficile pour le commun des mortels.
Nos yeux accompagnent nos émotions, qu'elles soient agréables ou désagréables.
..
Quand on sourit, et que l'on sourit vraiment, nos yeux ont un éclat qui ne permet pas d'erreur d'interprétation, ils contribuent à éclairer notre visage, bien plus encore que nos rictus de joie...

La tendresse, ça peut-être des gestes qui témoignent de notre attention et de nos égards, mais plus que tout, c'est un état de l'être, et comme tel, il passe par notre regard. Nos yeux sont tableau vivant de nos états d'âme...
Le regard est action sur la vie, dans la mesure où comme un miroir, il renvoie celui qui s'y confronte à un ressenti.

Les regards noirs effraient de leur portée de colère, et nous poignarde sans aucun geste ni mot.
Les regards interrogateurs attestent d'une incompréhension et demandent un éclaircissement même sans formulation orale.
Les regards qui toisent et défient, nous font entrer dans une lutte de pouvoir, qui vise à le faire dévier...
Le registre des regards est vaste, mais nous savons en général quelle interprétation donner, sorte de connaissance innée...

Evidemment que les plus beaux yeux sont ceux qui nous contemplent avec tendresse
. Ils n'ont aucun but, aucun intérêt, aucun questionnement, ils sont... tout simplement, sans intention aucune et déjà pleinement entiers...

L'expression de la tendresse est magique puisqu'elle comble à la fois celui qui la porte et celui qui la reçoit.


L'essentiel est parfois visible avec les yeux, quand le coeur s'élève jusqu'au regard... ...


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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 17:45

 

" On nous dit d'aimer notre voisin... d'accord, mais ne construisons pas notre maison n'importe où ! "

David Baird (... architecture...)


Différentes religions prônent à tout va qu'"il faut s'aimer les uns les autres", l'amour du prochain, l'amour et le pardon, etc... et l'on ne peut tous que constater que cela n'est pas possible !!! On ne peut pas aimer tout le monde... De ce constat surgissent d'inévitables interrogations sur les capacités que l'on a soi-même à aimer ? ...

 

S'interroger sur notre capacité à aimer, c'est aussi chercher la part d'intolérance qui nous habite... parce qu'il ne faut pas la nier... Si nous n'avions que tolérance et amour en nous, nous éviterions bien des conflits idiots... Qu'est-ce qui nous rend intolérants ? Si ce n'est l'impossibilité de comprendre l'autre, d'éprouver de l'empathie et de la compassion à son égard ?... Nous avons tous des limites... et leurs frontières sont fluctuantes. Elles sortent du cadre de la raison et du rationnel souvent...

De plus la vie nous change... sans que l'on s'en rende toujours compte. Elle nous mène par les chemins du quotidien vers des destins que l'on ne maîtrise pas totalement. Nous apprenons sans cesse que rien n'est jamais acquis, même nos visions du monde... Des évènements, des rencontres, des prises de conscience inattendues nous éveillent à d'autres ressentis, à d'autres perceptions...

Des idées que nous brandissions en bouclier pour nous protéger de nos doutes et de nos appréhensions, soudain se désagrègent... D'autres que nous montrions du doigt comme des aberrations se font jour... Le temps fait son oeuvre... Et nous nous réveillons un matin dans un costume qui ne nous convient plus, passé de mode, plus à notre taille, délavé, étriqué ou ridicule... Quelquefois nous ne nous en apercevons pas immédiatement... mais nous connaissons tous des "paliers" comme ça, qui nous transportent d'un état dépassé à un changement d'état éprouvé... Le changement est partout... autour de nous... autant qu'en nous... Et celui qui n'y est pas soumis n'est pas normal...

Le changement est le mode ordinaire de toute vie, il n'est pas à craindre, il est salutaire car témoin d'une évolution qui se fait, avec ou sans notre consentement. Que serait une vie qui se déroulerait linéairement, toujours la même, toujours bercée des mêmes émotions et des mêmes buts ?... Nous ne sommes jamais "finis"... mais en perpétuel devenir... et n'est-ce pas là que réside l'intérêt de notre chemin de vie ?... De savoir que nous ne cessons jamais de nous transformer... voire même de nous améliorer ...

Toutefois nous n'évoluons pas tous au même rythme et dans les mêmes proportions, car certains résistent à accepter cette composante inévitable, se sentant peut-être plus rassurés de rester là, en terrain connu, même s'il se révèle être peu satisfaisant...
Parce que ces "changements" nous conduisent généralement à une sorte de "mieux-être" avec nous-mêmes, même si cela peut avoir pour conséquence que l'on s'éloigne un peu de ce que les autres avaient pris comme repères nous concernant... Parfois il faut savoir choisir où l'on veut placer l'importance de sa vie : dans le regard que l'on pose sur soi... ou dans le regard que les autres posent sur nous...

 

Nous nous éloignons de nous-mêmes si nous tentons de rester au même endroit pour satisfaire le confort des autres, alors même que la vie nous porte vers d'autres développements... On ne peut pas aimer tout le monde, il nous faut choisir certaines cibles atteignables et accepter l'idée que d'autres resteront inaccessibles... mais une chose est sûre : nous devons apprendre à nous aimer nous-mêmes... d'abord... parce que si cette cible-là nous la loupons... atteindre les autres ne nous procurera aucun plaisir...

Le voisinage est important, certes... mais plus encore la maison que nous construisons... ... 


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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 17:44

 

" Fais n'importe quoi mais tires-en de la joie..."

Henry Miller (...%%%...)

Il était là dans un coin de la cour, tout serré dans son costume d'apparat...
Le grand sérieux aux traits fins et intelligents qui croyait tout savoir...
Qui ne se risquait pas à plaisanter, à laisser le rire un peu lourd et gras...
Lui sortir un franc éclat qui aurait fait trembler son armure dérisoire...
Il était là tout triste dans sa réalité en prise directe avec l'importance des choses...
Le grand sérieux qui croyait que le monde cesserait de tourner ...
S'il venait à lâcher prise sur le réel qu'il essayait de contrôler à double dose...
S'il cessait, ne serait-ce qu'un instant de réfléchir et de penser...

 

Tout au milieu de la cour, une farandole joyeuse s'étirait...
Et chacun y allait de sa plus belle grimace dans un laisser aller total...
Les corps se déhanchaient, se singeaient et se libéraient...
On aurait dit qu'il prenaient plaisir dans ce mime insensé de carnaval...
Leurs visages s'éclairaient aux insultes stupides et aux rires idiots...
La joie de ne pas chercher à comprendre le pourquoi du comment...
Ils profitaient de l'instant sans chercher derrière leurs mots...
Autre chose que ce qui leur arrivait en tête spontanément...

Il était là dans un coin de la cour, raide comme un piquet planté...
A se demander pourquoi... à se demander comment... à se demander si...
Il ergotait dans le silence de ses questions, las de s'interroger...
Sur le bien, le mal et la conduite à tenir... Et puis...
Une main... prit la sienne pour l'entrainerdans la folle danse...
Son corps surprit eut un léger recul il ne voulait pas froisser ses vêtements...
Il ne voulait pas que l'on puisse penser de lui qu'il abandonnait sa prestance...
Il ne voulait pas ... Il s'accrochait à ses apparences même si... intéreurement...

Le grand sérieux en connaissait autant qu'eux... des insultes et des mimiques...
Il avait pas mal cogité sur le sens de la vie, sur la mort et le progrès des sciences...
Il savait que les grands de ce pays auraient un jour besoin de lui et de ses répliques...
Il se sentait investi d'une mission... ne serait-ce que pour sauver... les apparences...
Le grand sérieux coincé entre des mondes bien trop compliqués...
Qui sentait combien il perdait sa vie, ses envies et ses espérances...
En oubliant que vivre est une chance fantastique une seule fois donnée...
Et que vivre sans en tirer de plaisir est la pire des souffrances...

 

"On ne trouve guère un grand esprit qui n'ait un grain de folie..." (Sénèque)


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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 17:40

 

" Quelqu'un qui ne laisse pas la réalité déranger ses rêves est un sage."

Christiane Singer (... °°°° ...)

On accuse parfois la réalité ou la fatalité de déranger nos rêves... Or, rien n'est plus faux. Nous pouvons avec nos rêves... faire tout ce que l'on veut... Le propre du rêve est d'être projection de désirs...
Oui, me direz-vous, mais ce que l'on veut, c'est que nos rêves se réalisent, qu'ils sortent de leur onisrisme pour se faire vivants...

Les rêves ne sont pas faits pour être réalisés tel quel... Les rêves sont expression d'une sorte d'idéal, d'absolu, et vont même parfois jusqu'à l'utopie... Ils sont direction...
Ils doivent pour s'extraire de leur néant, se confronter aux limites du possible... Ces limites sont incarnées, pour le rôle vedette... par la réalité...
Toutefois celle-ci ne doit pas déranger leur éclosion au sein de notre cocon intérieur, elle n'est déterminante que lorsque, arrivés à ce que l'on pense être le comble de leur maturation, nous voulons les faire passer de l'autre côté de l'irréel... et franchir le seuil glissant de la concrétisation...

La réalité peut sembler hostile à la réalisation de nos rêves, certes... mais en quoi cela doit-il les remettre en question ?...
A certains moments, il semblerait que le hasard teste notre détermination à poursuivre dans la direction que l'on s'est fixée... Des choix se présentent, porteurs chacun de réalités différentes, qui peuvent nous éloigner ou nous rapprocher de nos buts idéaux...
Nous pensons alors que nous sommes dans l'obligation d'accepter de faire quelques entorses à nos rêves, car des choix ont l'air de s'imposer et par là, de reléguer ou de différer la poursuite de nos rêves...
Mais c'est oublier que nous sommes seuls à pouvoir définir l'importance et la hiérarchie de nos priorités...

Poursuivre ses rêves est une tâche ardue... Nous nous y essouflons par moments et perdons de la vitesse quand notre foi en leur possible diminue...
Poursuivre ses rêves n'est pas une tâche simple... Il faut du courage et de l'endurance, il faut garder tout à la fois lucidité et juste évaluation...
Poursuivre ses rêves... ça peut être le travail de toute une vie... Et comme dans les histoires, il peut y avoir de nombreux rebondissements, des moments de lassitude et d'autres qui, à l'inverse nous donne la rage de continuer encore plus fort...

La réalité n'est qu'une perception... Et les rêves, une modalité de ressentir cette perception...

Nous ne pouvons être impartial ni avec l'une ni avec les autres parce que nous sommes une combinaison de ces deux facettes...
Nous pouvons très bien distinguer les deux mondes qui les reflète, et les frontières qui les séparent... Ne rajoutons pas des barbelés et des miradors qui nous feraient croire qu'il est impossible de s'évader de l'un ou de l'autre de ces deux univers...
Il n'y a ni barbelés ni miradors... nous sommes nos propres gardiens...

Il n'est pas toujours possible de partager ses rêves... parce que certains pessimistes intégristes et radicaux prennent plaisir à saper leur envol par leurs visions nihilistes...
Il faut savoir protéger ses rêves... si l'on sent le danger certain... c'est-à-dire si l'on sent que leur expression pourrait être fustigée ou mise à mal, par les doutes émis par quelques ennemis de la confiance sereine qu'ils apportent...

Bien sûr... il arrive que l'on abandonne certains de ses rêves... et cela peut être triste...

Mais...
Il y a plus triste qu'un rêve qu'on oublie... Et c'est d'oublier... que l'on peut rêver...   ... 


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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 17:38

 

" La recherche d'équilibre passe parfois par des périodes de déséquilibre."

Anonyme



Fil tendu entre deux points... entre deux instants...
Apparition frêle de l'artiste au début de son fil de vie...
Tension qui monte dans le public qui l'applaudit...
Battements de coeur qui vibrent à l'unisson des encouragements...
Le premier pas qui cherche ses appuis...
Le balancier qui oscille de haut en bas... de bas en haut...
Les souffles qui se retiennent dans des murmures d'écho...
Trouver l'équilibre... traversée qui balbutie...

Chaque traversée... c' est pourtant la même aventure...
Nous sommes tous des équilibristes de l'existence...
Tels des funambules à l'orée de nos fils d'acier qui se balancent...
Nous cherchons nos marques pour atteindre notre futur...
Nous tâtonnons à pas chassés au-dessus de nos vertiges...
Et défions les lois de la gravité pour rester en équilibre...
Pour garder confiance et sérénité... et avancer... libres...
Pour mener au mieux notre numéro de voltige...

Les pas se stabilisent à mesure que le fil se déroule sous eux...
Le balancier rassure et soutient les hésitations et les courants d'airs...
Il tremble en nos mains mais tient lieu de béquille sécuritaire...
Nous nous y agrippons comme à un bien précieux...
Quand le corps vacille et dévie presque imperceptiblement...
Quand la respiration se sent affaiblie par la peur de la chute...
Quand les déséquilibres nous promettent l'avenir en tumulte...
Il nous aide à retrouver le calme et à poursuivre notre engagement...

La vie ressemble à un câble d'acier sur lequel il nous faut évoluer...
L'exercice est difficile, nous n'avons pas droit, tous au même entraînement...
Aux mêmes conditions, au même public... ni au même temps...
Mais nous l'atteindrons tous, d'une certaine façon... le point final d'arrivée...
Que celui-ci reste à la hauteur de nos attentes et de nos espoirs...
Malgré la peur qui parfois nous torture et nous paralyse...
Qu'il nous soit donné de dompter les plus fortes brises...
Et de ne jamais cesser d'y croire...

L'équilibre est dans la juste mesure des forces en présence... 


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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 17:36

 

" La souffrance d'autrui, même lorsqu'on connait la cause, est une porte verrouillée de l'intérieur contre laquelle on ne peut frapper que discrètement pour que l'autre sache qu'il n'est pas seul."

Yvon Rivard (... toc toc toc ...)



La souffrance est univers d'enfermement le plus souvent... Il semble bien plus aisé de partager sa joie et ses éclats de rire, que de partager ce qui blesse et fait souffrir... comme si la souffrance était d'une intimité si particulière, que la pudeur nous empêche de la montrer telle qu'elle se ressent...
La souffrance habite les secrets qui ne peuvent pas se faire jour, et ses racines s'enfoncent d'autant qu'on cherche à la cacher...

La souffrance n'épargne personne, mais on ne peut pas la mesurer, son appréciation est subjective et relative, bien que son existence soit, pour la plupart, ancrée dans le réel. Il y a des souffrances qui germent en silence, et qui assourdissent pourtant l'être tout entier... et des souffrances qui se font entendre bien plus fort que l'importance qu'elles entretiennent avec la réalité des choses...
On ne peut pas mesurer la souffrance : la souffrance est souffrance, c'est-à-dire mobilisation maximale de ses facultés sur un point sensible qui devient envahissant jusqu'à balayer tout le reste...

La souffrance, c'est la difficulté, voire l'impossibilité, de reconnaître au temps le pouvoir de nous transformer et de nous renforcer. Elle est temps d'arrêt marqué sur des évènements, sensations ou ressentis que l'on n'a pas compris, et dont on cherche en vain d'autres explications, d'autres réels ou d'autres possibilités. La souffrance cesse quand on accepte que les épreuves traversées n'ont de sens que si on s'en sert de tremplin pour rebondir, pour devenir plus forts...

Oui... la souffrance se terre d'ordinaire derrière des portes que l'on ferme à clé... Les petits bobos du quotidien traversent les jours à découvert, mais les grands maux puisent dans l'obscurité des nuits une réserve inépuisable de solitude et de larmes, que la lumière et la chaleur du soleil pourraient assécher s'ils s'y risquaient... Les grands maux se veulent hermétiques aux paroles de réconfort : leur grandeur et leur durée tient beaucoup à leur discrétion...

Les rivages de la souffrance semblent si lointains à celui qui essaie d'y rejoindre une personne aimée qui s'y est perdue... Souvent on n'y trouve aucun moyen d'accès et les cartes sont mal détaillées... On peut envoyer par signaux de fumées, des petits nuages de compassion qui se dessinent dans le ciel, pour signaler notre position... mais le vent chagrin les disperse aux quatre coins... Toutefois, la seule vue de ce signal peut être réconfort suffisant pour les naufragés de l'âme échoués à sa tempête...

On sort de la souffrance quand on se sent assez grand et assez fort pour déverouiller la porte, et marcher à nouveau à la lumière de la vie présente... Le temps de la souffrance est temps de rétablissement, de guérison des blessures qui nous ont fait vaciller... C'est par le repos que l'on guérit le corps généralement, c'est par le retrait en dehors du monde que l'on soigne son âme... en s'écartant de toute influence, de toute nouvelle emprise du réel afin de mobiliser toute son énergie à combattre l'ennemie en nous qui s'est introduite par ce biais... et qui menace notre foi en la vie...

La souffrance pour disparaitre, a d'abord besoin d'être... et d'être acceptée et comprise, rien ne sert de la nier ou de lui flanquer une gifle pour l'éloigner momentanément... sinon elle reviendra, et continuera de vociférer ses menaces et d'ombrager nos envies de vivre bien...
La souffrance domptée ou apprivoisée ne met plus en danger puisqu'on en connait à la fois les fondements et les limites. Elle peut devenir lointaine compagne de vie... L'essentiel étant de savoir de quel côté de la porte on lui permet de se tenir...

Se signaler d'un petit "toc toc" comme une main caressante...
Ou utiliser le heurtoir comme un bélier prêt à enfoncer la porte...
Chacun exprime à sa façon sa difficulté d'être confronté à l'énigme d'une porte close...  ...


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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 17:35

 

" Nous ne voyons pas les choses telles qu'elles sont, mais tels que nous sommes."

Anaïs Nin (....@@@...)


Si nous pouvions voir les choses telles qu'elles sont, alors... nous verrions tous les mêmes !...
Or, il n'est nul besoin de démontrer que nous avons chacun nos propres perceptions de la réalité... Deux hypothèses se présentent alors : soit la réalité est multidimensionnelle, soit nous formulons des interprétations de la réalité d'après ce que nous sommes...

Je ne relègue pas à l'inconscience que la réalité puisse être multidimensionnelle. Nous ne pouvons pas saisir toujours toutes les facettes de la réalité qui se présente... mais ceci est subordonné à l'état d'esprit que nous entretenons au moment où nous nous y confrontons...

Ainsi donc, ces deux hypothèses auraient tendance à être à l'image d'un serpent qui se mordrait la queue... et dont on aurait du mal à trouver quelle partie nous examinons...

Nous n'avons quelquefois pas envie, non plus, de voir les choses telles qu'elles sont, soit que cela nous arrange, soit au contraire que cela nous blesse... La façon dont nous concevons le monde qui nous entoure est sujette à variations et fluctuations, nous ne sommes pas constants dans notre "être", balottés que l'on est par les marées de nos émotions, qui nous bercent et nous malmènent au gré des courants... et dont les vagues et vaguelettes agitent nos sentiments...

Tels que nous sommes ?... Mais qui sommes-nous ?... Existe-t-il une définition exacte de ce que nous sommes ?... "Connais-toi toi-même !" disait Socrate... Nous pouvons peut-être prendre conscience de notre nature, et comprendre quelques-uns des mécanismes qui font partie de nos chaines de réactions, mais savons-nous prendre les rênes et guider vraiment cette machine à ressentir que nous possédons ?...

La réalité des choses existe-t-elle ou n'a-t-elle d'existence que par le biais des réprésentations que l'on peut s'en faire ?...
La réalité est-elle matérielle ou immatérielle ?... Peut-on se faire une idée réelle de l'immatérialité ?...
Les questions que nous pose la réalité sont-elles fondées sur une conscience plurielle ou seulement personnelle ?...
La réalité peut-elle s'accepter sans nous poser aucune question ?...
Qu'est-ce que la réalité ?...

Tout jugement porté est inévitablement subjectif... Il n'y a pas de jugement impartial, même en ce qui concerne la morale, le Bien et le Mal, tout peut toujours être discuté en fonction de la réalité qui s'y réfère...


Nous ne pouvons pas voir les choses telles qu'elles sont... Mais nous voyons quand même quelque chose, non ?... ... 


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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 17:33

 

" L'ordre nait du chaos... Laissez les choses se désintégrer pour les laisser se reconstruire de meilleure manière..."

Source inconnue


L'ordre n'est pas un concept naturel, mais déterminé par une volonté. L'ordre ne peut que découler du désordre, du chaos... L'ordre exprime un besoin de clarté, de clarification face à une confusion qui gêne, qui entrave une vision plus large, plus globale. L'ordre est désir de prendre possession d'une situation ou d'un état de fait, d'investir une autre dimension d'un état jugé insatisfaisant...

L'ordre nécessite pour émerger une approche globale, il ne peut se développer partiellement. Il peut pour s'asseoir, demander à être stabilisé par paliers successifs mais vise forcément un résultat entier à terme...
Il est beaucoup plus difficile à mettre en oeuvre si l'on n'en construit pas d'abord des bases solides sur lesquelles ensuite on peut affiner son essence...

Il vaut mieux rebâtir à neuf que de tenter d'intégrer d'anciens éléments dans un ordre nouveau. Si les fondations ne sont pas établies pour supporter le poids de cette nouvelle construction, l'édifice ne pourra pas tenir dans le temps. Ainsi faire table rase du passé peut s'avérer bien plus salutaire que de vouloir accoler des éléments totalement hétéroclites...

Laisser les choses se désintégrer, c'est ne pas lutter contre l'usure et l'inadéquation que le temps assène aux choses en général...
La déconstruction consiste à faire en sens inverse le chemin de construction pour en démonter les mécanismes et rouages, dans le but de reconstruire avec les mêmes pièces et éventuellement l'ajout de nouvelles, une autre réalité...
La désintégration, elle, laisse les choses disparaitre en totalité, et permet par là une liberté de création infinie puisqu'elle n'est plus tenue de prendre en compte des éléments désuets ou mal assortis à la réalité.

Le chaos comporte en lui, un nombre indéterminé de possibilités d'ordonnancement, et qui n'est, de plus, soumis à aucun préalable. Le chaos est résultat du non contrôle ou d'une perte de contrôle. Il permet ainsi toute liberté, à partir d'un tout en puissance, dont le désordre le fait ressembler au néant, de faire émerger une unité née du besoin, du désir ou de l'envie, de générer un ensemble cohérent...

Alors... quand parfois on a l'impression d'être dépassé par les évènements, de ne pas comprendre la logique des choses, de nager en pleine confusion... ne faut-il pas lutter contre... mais juste s'interroger et cerner les désirs que l'on a... et laisser se désintégrer tout ce qui a rapport avec un passé dont on ne veut plus... pour se donner la chance de reconstruire quelque chose de totalement différent...

"Il faut avoir beaucoup de chaos en soi, pour accoucher d'une étoile qui danse..." (Nietzsche)

Le chaos est source de richesse, puisqu'il résulte d'une spontanéité des choses qui ne sont soumises à aucun contrôle ni aucune gestion... comme une nature sauvage qui laisse s'épanouir tout organisme qui réussit à s'y développer...

 

Le chaos est force de vie et non d'anéantissement, puisqu'il permet d'accepter sans faire le tri tout ce qui se présente, sans jugement préconcu, sans visa d'acceptation ou de rejet...
Le chaos est une chance, il autorise l'exploration de nombreuses possibilités en germination et l'examen impartial de leurs probabilités de réalisations... tout en évitant de se restreindre...

Le chaos peut aussi donner parfois l'impression d'être désespérant, on ne sait pas par quel bout le prendre pour en tirer le meilleur... mais il nous apprend la liberté, la responsabilité de nos choix et la confiance qu'il y a déjà, présents, des matériaux de base disponibles, et que nous pouvons être les artisans habiles, qui d'un matériau quelconque, font naître la beauté... voire une oeuvre d'art...

Le chaos est toujours gage de nouveauté... Sachons apprécier son incertitude plutôt que de s'en angoisser...


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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 17:31

 

" Il ne faut pas de tout pour faire le monde. Il faut du bonheur et c'est tout !"

Paul Eluard(............)


Pour faire un monde qui convienne à toutes les mesures...
Il faut l'éclairer en premier lieu d'un grand soleil...
Et pour préserver les peaux les plus fragiles de ses brûlures...
Il faut prévoir assez d'arbres pour ombrer, et rafraîchir sans pareil...

Sous ce soleil et à l'ombre de ces arbres, une pièce d'eau qui scintille...
Et des enfants qui jouent à cache-cache en riant...
Des gens qui prennent juste leur temps...
En conjuguant au présent des envies de vivre qui frétillent...

Des yeux... qui savent s'ouvrir et s'émerveiller...
Des oreilles ... pour entendre et pour écouter le chant du vent...
Une bouche ... pour goûter et apprécier toutes les saveurs du temps...
Un nez... pour s'ennivrer et se sentir respirer...

Un coeur... aussi vaste que fort, pour aimer sans chercher à dominer...
Des mains... pour toucher, pour saisir et s'imprégner sans chercher à posséder...
Des bras ... pour étreindre sans chercher à enserrer...
Des jambes ... pour porter nos pas sans chercher à gagner, ruiner ou humilier...

Du bonheur ?... Il n'existe pas de matériau à l'état brut qui puisse le forger
Le bonheur habite dans le coeur des gens qui vivent simplement...
Le bonheur ne loge dans aucune grotte secrète dont on aurait égaré l'emplacement...
Il est là, en chacun de nous... comme une composante programmée...

Avez-vous du soleil ? des arbres ? des enfants qui jouent à contempler ?
Avez-vous des yeux, des oreilles, une bouche, un nez et un coeur prêt à aimer ?
Avez-vous des mains, des bras, des jambes en état d'être utilisés ?
Alors... au monde, que pouvez-vous encore demander ?...

Vous possédez en vous la recette du bonheur... c'est évident...
A vous de décider de retrousser vos manches et d'enfiler votre tablier...
Nous pouvons tous être de merveilleux chefs cuisiniers...
Si nous savons utiliser et doser chacun de nos instants...

Avoir besoin de tout englobe trop de paramètres... le bonheur suffirait amplement à calmer la faim... ... 


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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 13:35
Quand est-ce qu'on devient une "grande personne" ?

Les définitions me semblent bien floues pour définir cet état que l'on pense être une fin, lorsque l'on est enfant... A mesure que le temps passe, l'interrogation se fait plus pressante...
Est-ce qu'être une grande personne, signifie juste atteindre la fin de sa croissance en centimètres, ou bien y a t-il autre chose ? ...
Est-ce qu'on devient tous des grandes personnes ? ...Et y a-t-il des délais pour y arriver ?...
Quand est-ce qu'on sait qu'on est devenu une "grande personne" ? ... Le sait-on jamais ?...
Est-ce une sensation de finitude que l'on atteint, ou bien au contraire l'expérience de l'infini de notre croissance qui nous apparait enfin ?...

On arrive à établir une définition de ce qu'est un enfant, essentiellement basé sur l'âge et le développement, ainsi que sur certaines modifications comportementales. Mais être une "grande personne"... qu'est-ce que cela implique ?...
En premier lieu, cela pourrait peut-être signifier que l'on est reconnus responsables de ses actes, de ses comportements. La notion de responsabilité est inscrite dans les cadres légaux comme propres à nous rendre "jugeables", puisque conscients des limites que l'on outrepasse ou des tabous que l'on franchit...

Toutefois les enfants peuvent aussi avoir cette conscience de responsabilité et expérimentent de même, une conscience du bien et du mal, que l'éducation, le milieu et la culture leur transmettent... La responsabilité de leurs actes leur est inculquée dès le départ, sous forme d'un apprentissage...

En quoi une grande personne se distingue-t-elle d'un enfant dans ses représentations du monde ?... Est-ce parce qu'elle devient tributaire d'un sens du "sérieux" plus développé, et qu'elle se refuse à vivre dans un monde où magie et rêve se conjuguent ?...
Les grandes personnes se préoccupent de choses "importantes" : l'ordre du monde (et l'on voit bien de quelle manière sensée et responsable elles le conduisent...), l'économie (comme au Monopoly mais ce ne sont plus les rues de la capitale que l'on vise à s'approprier, le terrain de jeu s'ouvre sur le monde entier), le respect de la vie (application des valeurs fondamentales enseignées lors de notre apprentissage primaire d'enfant... travaux pratiques...), le respect de l'autre et la justice pour tous (comme Georges Orwell l'a préconisé dans sa ferme des animaux : "Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d'autres...")

Les grandes personnes, ayant atteint une maturité d'esprit plus importante... et une liberté de mouvement durement gagnée au fil de années, sont donc là pour poser les repères constructifs de générations plus jeunes, et leur montrer avec sagesse, ce que "devenir grand" va leur permettre à leur tour d'appréhender... Ainsi ces grandes personnes sont-elles guides de valeurs qu'il faut viser pour être un "être humain abouti"...
C'est montrer le chemin de la "grandeur" aux "petites personnes"... ?!?...

Et... comment sait-on que ce changement d'état nous a atteint ?... Y a-t-il rupture de l'être entre ces deux états ?... Peut-on refuser de devenir une "grande personne" ?... Comment rester une "petite personne" ?...

J'ai beau me creuser la tête, je ne sais pas ce que signifie "être une grande personne". Tout ce que je constate, c'est que passé 18 ans, on nous dit que l'on est devenus suffisants grands et responsables pour être dégagés du monde dit de l'enfance, et faire notre entrée dans un espace plus vaste, où l'on est désormais seul face à ses choix et ses décisions, au regard de la loi et des autres... Aucun rite de passage, aucune initiation en bonne et dûe forme, on accède à la loi du "chacun pour soi", sans que cela change quoi que ce soit à ce que l'on est à l'intérieur...

Quand on observe un peu autour de soi, il est néanmoins aisé de voir que parmi toutes ces "grandes personnes", beaucoup continuent d'agir de façon très enfantine émotionnellement, et que ce statut n'est basé que sur des critères d'âge, sans rien sous-entendre d'autre...
La sagesse des "grandes personnes" est un leurre que l'on ne découvre qu'en endossant soi-même le costume... tout comme l'innocence des enfants n'est bien souvent qu'un vieux fantasme issu de ce proverbe idiot : "la vérité sort de la bouche des enfants."

Devenir une grande personne n'est pas, à mon avis, un développement automatique de la personne, mais nait d'un travail et d'une volonté d'améliorer sa conscience et sa connaissance du monde et des interactions que nous avons avec ce dernier. C'est une recherche, une sorte de quête du Graal que nous avons tous la possibilité d'entreprendre...


Devenir une grande personne... c'est peut-être tout simplement comprendre que nous n'avons jamais fini d'apprendre... ...


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