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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 22:35

 

" Quand on ne peut plus revenir en arrière, on ne doit se préoccuper que de la meilleure manière d'aller de l'avant."

Paulo Coelho


Maintenir le cap à l'avant est de toute manière très salutaire, parce que d'incessants allers retours sur le chemin, gaspillent à la fois temps et énergie. Quoiqu'il faille parfois savoir reconnaître que l'on s'est engagé sur la mauvaise voie, et de ce fait, accepter un retour en arrière jusqu'à revenir à la dernière bifurcation mal décryptée, quand ce retour en arrière se révèle être impossible ou peu souhaitable, alors il ne reste qu'une chose à faire : continuer d'aller de l'avant, en tentant de remédier à l"erreur de pilotage qui nous a mené là où nous nous trouvons...
Et... ne pas oublier que ... toute chose ayant sa raison d'être... ce n'est ni le hasard, ni une "erreur" que l'on peut rendre responsable de cette déviation initiale par rapport à l'itinéraire prévu...Et que, certainement, il s'agit d'une étape qui va nous permettre de trouver quelque chose d'inattendu, ou de mettre en application certaines compétences ou enseignements...

Se préoccuper de la meilleure manière d'aller de l'avant, c'est élaborer avec les circonstances qui sont ce qu'elles sont, une manière de penser et d'agir, qui fera des détours du voyage, l'aventure par laquelle nous trouvons sens à nos errements...
En toute occasion, il ne s'agit que de trouver les solutions les mieux adaptées à la problématique qui se pose, et celles-ci ne sont jamais constantes, mais dépendantes à la fois de la perception que l'on a de la situation et de la subjectivité relative de chacun...

Il est sage de savoir analyser le chemin parcouru, non pour s'y arrêter ou s'y apitoyer quand nous mesurons les erreurs que nous y avons commises, mais pour nous aider à déterminer quels sont les marges dont nous disposons, entre quels écarts nous avons libre pouvoir de nous mouvoir, et quels sont les axes d'arrivée que nous voulons rejoindre.
Nous nous apercevons assez aisément lorsque nous nous heurtons à des situations où aucun retour en arrière n'est possible, toutefois cela ne nous donne aucune indication sur la direction que nous voulons ou pouvons choisir...

Ce n'est pas parce que l'on a conscience d'une erreur que cela nous donne l'accès à la vérité...
Il ne s'agit pas d'interpréter sa vie en terme d'erreurs, de but ou de vérité à atteindre, mais d'arriver à ressentir quelle est l'orientation qui nous correspond le mieux, en vertu des circonstances qu'il nous faut prendre en compte, et de nos capacités à accepter que l'essentiel, c'est de continuer à apprécier le voyage...

Qui veut voyager loin ménage sa monture... et évite de la faire piétiner...
ça lui use les sabots et la rend récalcitrante à prendre la route... ...

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 22:33

 

" La signification des voyages, c'est au retour qu'on la trouve, le seuil de la maison franchi, quand la poussière de la route est retombée."

François Vigouroux



Les voyages captent toute notre attention, nos sens sont en éveil de façon à être ouvert à toute découverte, à capturer le maximum d'images, de senteurs, de sensations... qui fabriqueront nos souvenirs, quand l'exaltation du moment retombée, nous pourrons y revenir tranquillement...

Le voyage est mouvement autant que présence à l'instant... Il permet tout à la fois un focus instantané et un archivage en mémoire de ce qu'il retient des lieux, des personnes et des moments...
Le voyage ouvre l'esprit tout en le maintenant terriblement capté sur lui-même... Les carnets de route et les notes de fortune sont bons supports pour inscrire au cours du temps, des détails qui frappent, des impressions qui touchent, des couleurs que l'on a du mal à interpréter...

Les voyages ne sont pas seulement déplacement géographique de corps dans l'espace et les cultures. Ils sont voyage intérieur aussi... Nous voyageons avec ce que nous sommes, nous ne revenons pas avec les mêmes effets rangés pareillement dans nos valises...
La personne qui part n'est pas la même que celle qui revient... et pourtant les douaniers chargés du contrôle des identités n'y voient que du feu...

C'est au retour que l'on comprend la signification des voyages, oui... quand replongés dans un univers rassurant que l'on connaît parfaitement, reparaissent ces images d'ailleurs et qu'elles se superposent avec les idées de départ qui tournaient dans notre tête... on mesure l'écart entre le savoir intellectuel ou encyclopédique, et l'expérience réelle de la vie...

Le voyage intérieur procède de la même nature : il révèle des zones qui restaient dans l'ombre jusqu'à ce que l'on décide de marcher un peu plus vers la lumière, que l'on braque nos projecteurs dans cette direction...
Ce qu'est un voyage intérieur ?... Eh bien... la même chose qu'un voyage en terre inconnue. Il faut pour qu'il soit fructueux, se débarasser de tout jugement préconçu, de toute attente de ce que l'on trouvera, et aller calmement, jusqu'au fond de soi... ressentir l'intensité du lâcher prise... être prêt à voir, accueillir et accepter tout ce que l'on pourra apercevoir sans barrière culturelle connue qui pourrait censurer ces nouvelles sensations...

Quand la poussière du voyage est retombée, et que l'on se trouve à nouveau dans notre zone de sécurité, on apprécie différemment les réminiscences du voyage... On n'est plus dans l'émerveillement de l'instant qui saisit tous nos sens, mais au contraire dans la compréhension, l'explication, l'analyse, la comparaison... de manière à pouvoir ordonner dans ses tiroirs personnels tout ce que l'on a glané sur la route...

Dans l'action, le ressenti prime sur l'explication... On ne cherche pas de repères, on est à l'affût de tout indice qui pourra nous interpeller et nourrir notre soif de découverte...
Il faut la quiétude de son univers habituel, pour défaire ses valises et se démettre de sa condition de voyageur. Alors... et alors seulement nous comprenons les trésors que nous avons ramenés, et les raisons obscures et inconscientes qui avaient provoqué et motivé le voyage...

Nous devrions peut-être préparer nos retours avec autant de soin que nos départs... ...


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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 19:22

" Il y a ainsi des gens qui vous délivrent de vous-même -- aussi naturellement que peut le faire un cerisier en fleurs ou un chaton jouant avec sa queue.
Ces gens, leur vrai travail, c'est leur présence.
"

Christian Bobin


Nous n'avons qu'une seule chose à offrir véritablement... nous-mêmes !...
La qualité d'"être" sera toujours supérieur à celle du "paraître"... et même du "faire"...
L'être est premier, de lui dépend le "faire"... On ne peut "faire" qu'avec ce que l'on est...

Nous avons tous nos domaines d'excellence, c'est-à-dire des terrains sur lesquelles nos qualités et aptitudes personnelles vont trouver pleinement le moyen de donner le meilleur, pour certains ce sera l'art, pour d'autres le sport, ou bien la politique ou l'économie... Il existe aussi une catégorie de personnes que l'on apprécie surtout pour leur qualité d'être...

Une présence peut être véritablement apaisante, ou plutôt c'est l'espace de liberté totale qu'elle crée qui libère l'esprit de tout souci, parce qu'elle permet le lâcher prise, et parce qu'elle balaie tout jugement, encourageant ainsi, à l'expression spontanée de la simplicité...
Peut-être que ce sont des combinaisons de personnes complémentaires qui permettent ce genre de phénomène relationnel... sorte d'interpénétration subtile d'auras qui se conjuguent sans faute de goût... Qui sait ?...

La présence qui permet de se retrouver soi-même, délivre de tout le superflu que le jeu social quotidien nous colle malgré nous, et dont il est difficile de s'extraire... On ne peut pas jouer tout le temps, il faut bien à un moment ou à un autre, baisser les masques... tous les masques... sinon on risque d'étouffer dessous, ou pire... qu'il se fossilise sur notre vrai visage, au point de ne plus pouvoir les séparer soi-même...

Etre accepté sans jugement, sans attente nous replace dans une recherche de vérité, tout en nous redonnant une réelle valeur... la seule que l'on ait... indépendamment de ce que l'on fait, de ce que l'on prétend être, ou de ce que l'on croit laisser paraitre...

De la même façon qu'il existe des personnes toxiques, il existe des personnes ressourçantes... Si l'on peut avec un peu d'entraînement, reconnaître assez aisément les premières et les fuir, dès qu'on en a identifié le degré de nocivité, il semble plus difficile de rencontrer les personnes de seconde catégorie...
Il y a une magie qui s'opère ou pas, dans un partage plus ou moins équitable... dans la mesure où la personne qui apaise, tire plaisir du bien-être qu'elle a conscience de donner, et que c'est par le lâcher prise qu'elle reçoit en retour, qu'elle s'ajuste naturellement... si tant est que l'on puisse quantifier ou mesurer ce genre de chose...

Dans un monde qui se prosterne devant des idoles d'images et de toc, l'authenticité est une valeur qui se perd, parce qu'inadaptée à la survie du devenir social...
L'expression de ce que l'on est, est pourtant le seul moyen d'atteindre la sérénité, le stress découlant pour l'essentiel, d'une angoisse, angoisse de ne pas être conforme à l'image que l'on attend de nous ou que l'on nous impose...
Ce sentiment d'inadéquation, quasiment d'inaptitude, d'insatisfaction, d'impossibilité de satisfaire les exigences que l'on rencontre, génère des troubles de la personnalité, puisque nous éloignant de la liberté de pouvoir exprimer ce que nous sommes...
Nous vivons dans un système individualiste très répressif si l'on n'accepte pas les normes de vie admises...

Savoir être là, tout entier à l'endroit même où nous nous trouvons, sans interroger le passé ni comploter au futur, se donner tout à la fois le droit et la possibilité de s'ouvrir, même un court moment, au ressenti simple et intense de l'onde de vie qui nous parcourt...
Laisser tomber toute idée reçue et accepter ses imperfections, ne pas chercher plus loin que les mots ou les silences qui se disent, baisser entièrement ses défenses pour s'accueillir soi-même dans la permission que l'autre nous en donne...

Après tout... rien que des choses tout à fait normales... et pourtant, elles paraissent sensationnelles... ...


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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 18:34

 

" Celui qui n'a pas peur n'est pas normal ; ça n'a rien à voir avec le courage."

Jean-Paul Sartre


Il me parait absurde d'opposer la peur au courage...
Où serait donc le courage si lapeur n'existait pas ?
...
Le courage, c'est justement d'affronter la peur, de braver le danger qui nous insécurise, de repousser les limites de nos possibles avoués...
Le courage n'est pas une vertu donnée à quelques êtres supérieurs qui mériteraient un traitement de faveur ! ... Non, le courage est à la portée de tous...

Le courage, c'est de ne pas se laisser impressionner par des circonstances qui nous déstabilisent, qu'elles soient physiques, psychologiques ou irrationnelles...
Le courage, c'est d'oser avoir foi en ses capacités à résoudre les problèmes que nous rencontrons, en les regardant bien en face...
Le courage, c'est de continuer à avancer même au coeur de la tempête, de supporter tous les maux d'une météo capricieuse en gardant en soi, l'éclat du soleil bien présent...


Je ne connais personne qui soit exempt de toute peur, de tout sentiment d'effroi parfois quand on mesure l'immense part d'inconnu qui régit nos existences... Même les héros des grandes épopées doivent en premier lieu affronter leurs doutes, et puiser dans cette incertitude, la force de défiance qui leur donne croyance en leur toute puissance...

Que celui qui clame ne pas connaître la peur tremble dans ses illusions de supériorité. Il n'y a pas de supériorité à réprimer ce sentiment-là... Bien au contraire !...
Savoir identifier sa peur, savoir ce qui la détermine... et puis... apprivoiser sa présence, comprendre son essence, transformer son sens... pour devenir véritablement libre de ses choix, de ses batailles à livrer, de ses enjeux à gagner...
Cela est bien plus courageux que de fermer les yeux, et de se croire invincible...


La peur joue la carte de la prudence... le courage étend le champ d'action vers d'autres possibles, qu'il ne tient qu'à nous de faire vivre....
La peur au ventre, qui noue les entrailles, qui ramollit les muscles, et met en effervescence les neurones...
La peur au ventre que l'on combat sans arme, avec juste sa volonté et son désir de ne pas être dominé par l'irréel, de ne pas être spectateur mais bien acteur de nos projections privées...

 

Le courage ne fait pas obligatoirement appel à des actions exceptionnelles...
Le courage se met en oeuvre aussi au quotidien dans bien des petites choses, que l'on dénote à peine...
Le courage de reconnaître qu'avoir peur fait partie d'une réalité, à laquelle nous nous heurtons tous, à un moment ou un autre, voilà une vertu à sage à acquérir...


Courage !... Fuyons nos peurs !... Acceptons de ne pas en être otages... mais bien dompteurs... ...


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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 18:31

 

" Votre ennemi est votre meilleur professeur."

Lao Tseu

On apprend beaucoup de soi dans l'adversité... peut-être même plus que dans le bien-être...
Se confronter à la difficulté, éprouver tous les obstacles du conflit nous fait nécessairement grandir. C'est dans la lutte et l'exposition à la compétition, voire même à la haine, que l'on révèle ses véritables forces, puisque ces circonstances nous obligent, pour les surmonter, à nous dépasser, à puiser dans des ressources que l'on n'est parfois même pas conscients de posséder... L'instinct de survie, l'orgueil, la volonté... nous amènent à agir de façon optimale pour nous rendre vainqueurs, ou tout au moins, nous sortir d'une situation problématique...

Si les appuis amicaux sont bonne béquille pour traverser tous les passages à gué de la vie, nous ne devrions pas blâmer nos ennemis ou détracteurs, qui font de nous des êtres plus riches, plus complets, en nous faisant découvrir toute notre puissance de résistance ou de combat...
En effet, à moins de baisser les bras et de vouloir se laisser piétiner sans mot dire, les situations conflictuelles sont une source de développement personnel insoupçonnée.

La compétition, pour nous donner une chance de gagner, nous pousse à accroitre notre discipline d'entrainement, à repousser nos limites pour avoir une chance de se hisser parmi les meilleurs, à chercher à approcher la perfection ou la performance inédite... Nous entrainons aussi notre mental à résister à la pression de l'enjeu, développons concentration et confiance... Toutes ces choses qu'un environnement sécurisant rent inutile à force d'harmonie et de bien-être...

La haine, sentiment maximal négatif, se révèle être comme une onde de choc qui, passée la stupéfaction d'y être exposé, nous incite à protéger ce que nous sommes en premier lieu pour ne pas y répondre de façon primaire ou barbare. Elle nous force à déterminer quelle est notre vraie valeur et à quels jugements nous voulons bien nous soumettre.
Les réponses à la haine, quand on ne veut pas rentrer dans le jeu de la violence bête et méchante, nous obligent à élaborer des stratégies pacifiantes tout en étant percutantes, c'est-à-dire de dépasser la bêtise de l'intolérance à l'état pur et d'y répondre par des actions réfléchies dont la portée supplantera toutefois la méchanceté spontanée qu'elle distille...

La souffrance infligée par ses ennemis nous permet de grandir. Elle induit une réflexion sur les motifs qui déterminent cet état de blessure, dont on se reconnait à la fois receveur et acteur. La souffrance nous renvoie à d'autres schémas primitifs ancrés en nous, et permet la remise en question de nos réponses aux évènements de la vie. Elle fait écho toujours à des peurs enfouies, à des réactions incontrôlées que l'on pense incontrôlables...
Mais heureusement la vie nous met souvent au défi, et nous donne l'occasion de nous prouver combien on avait tort de prendre pour impossibles des actes que l'on avait juste... jamais tentés...

Un ennemi n'est jamais tout à fait mauvais, dans la possibilité qu'il nous offre par sa véhémence, à chercher des solutions pour se sortir du cercle négatif de l'incompréhension...
Un ennemi, c'est finalement juste une autre façon d'appréhender la vie...
Un ennemi, c'est parfois un autre monde, que l'on découvre malgré soi mais qui quoi qu'il arrive nous décolle nos oeillères à d'autres réalités...

Respectons nos ennemis...
Il nous engagent à nous investir encore plus dans nos valeurs personnelles...
Ils nous prouvent que notre différence peut être notre force...
Ils nous apprennent à croire en nous... pour ne pas avoir à leur ressembler...
Ne sous-estimons pas leur grand pouvoir à faire de nous des êtres humains plus humains...

Ils nous enseignent plus que nous ne voulons l'admettre...
Alors pour tous ces cours gratuits et imprévus... Merci ! ...
...


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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 10:12

"Il reste toujours quelque chose de l'enfance, toujours..."
Marguerite Duras (... °°°...)



Même si nos vies ne commencent pas par "Il était une fois...", nous avons tous un contexte "historique", qui nous situe et qui soutient la personne que nous sommes devenus, parce que... oui, il reste toujours quelque chose de l'enfance... Je n'idéalise rien de cette période de construction par laquelle nous passons tous. Pour certains elle évoque le temps heureux de l'insouciance, pour d'autres elle est empreinte de beaucoup d'ombre... Peu importe de quoi elle a été faite, toujours est-il qu'elle laisse des traces ancrées en nous, même à notre insu...

Mais la vie est bien faite... Certaines situations semblent nous être données à vivre pour que l'on puisse les transformer, les dépasser ou bien que l'on s'en serve de point d'appui pour continuer à grandir... parce que grandir, n'est pas une période, mais bien l'affaire de toute une vie... Je ne suis pas d'accord avec cette façon de parler, qui fait que passé 18 ans, on ne dit plus "grandir" mais vieillir... Parce qu'en fait, il s'agit toujours du même processus, mais cela... on ne s'en aperçoit... qu'à mesure que le temps avance...

Je n'ai aucune nostalgie de mon enfance, je considère que chaque période a sa raison d'être, et ses fruits à cueillir, que rien ne sert de s'enfermer dans le passé, proche ou lointain, parce que la vie se déroule sur une période de temps linéaire... Que les évènements de notre vie nous programment des clins d'oeil ou des flash-back orchestrés par notre mémoire, ne doit pas nous empêcher de considérer que tout reste toujours à faire... à l'avant... Parce qu'on ne change pas de passé, même si nos souvenirs le déforment, volontairement ou inconsciemment...

Il reste toujours quelque chose de l'enfance, parce que nous ne sommes pas des ordinateurs que l'on programme... On ne peut pas d'un "clear screen" effacer nos données antérieures en mémoire... même si parfois ça nous arrangerait... Notre mémoire c'est notre histoire, et notre histoire est unique à chaque fois. La garder, nous donne un cadre référent qui nous permet de mesurer le chemin que l'on a parcouru... Le danger est par contre, dans l'influence de notre passé sur nos représentations des évènements qui jalonnent le cours de nos vies... Savoir ce que l'on hérite de réflexes conditionnés par notre histoire, et ce que l'on évalue en toute "objectivité" du présent que l'on décrypte... tel est peut-être l'enjeu le plus important...

Il y a des choses de l'enfance qu'il est toutefois essentiel de préserver, et on ne peut le faire que par la volonté... C'est un état d'esprit d'ouverture, de curiosité, d'émerveillement... une sorte de candeur et de confiance, qui nous fait apprécier la vie sous un angle différent... Nous évoluons dans un monde qui se prend beaucoup trop au sérieux, qui traite d'affaires si "importantes", qu'on en oublie que vivre, ce n'est pas que raisons matérielles ou jeu social... Vivre, c'est aussi comme quand nous étions enfants : rire, jouer, chercher à comprendre, découvrir, expérimenter, rêver...

Ce qui reste de l'enfance erre dans des coins presque inaccessibles chez certaines personnes, comme si une bonne fois pour toutes, il fallait tourner la page pour en écrire de nouvelles... Mais quand on lit un livre, on n'arrache pas les pages une fois qu'on les a lues... et on s'autorise le droit de les relire au moment où cela nous chante...

Notre vie est tel un livre qui s'écrit...
N'arrachons aucune page... et cherchons en chacune ce qu'elle recèle de beaux mots, d'expériences fructueuses et de sourires cachés...
C'est la meilleure façon de tirer profit de nos souvenirs et d'apprécier que l'aventure continue... ...


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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 10:11

" A se cogner la tête contre les murs, il ne vient que des bosses."

G. Musset


Oui, il semblerait bien parfois que nous agissions de la sorte... que l'on se cogne la tête dans les murs, au lieu de s'asseoir calmement et de chercher solution plus efficace pour résoudre nos problèmes et conflits... Les bosses laissent des traces douloureuses de ces auto-agressions que l'on s'inflige, et ne génèrent rien d'autre que des migraines entêtantes, qui nous empêchent de raisonner intelligemment...

Au fur et à mesure que l'on avance, on s'encarapace, on se forge ainsi une cage, dont on croit qu'elle nous protège, en mettant à l'abri nos vulnérabilités et les faiblesses qui nous entravent, or il n'en est rien. Nos "cages" nous limitent, et quand nous heurtons les barreaux... nous ne récoltons que bosses et frustrations...

Se cogner la tête par terre est un comportement observé chez certains enfants... Ils expriment par ce geste leur souffrance, et leur impuissance à la fois à la dire, à la comprendre et à la gérer. Ces comportements "limites" témoignent que le masochisme prend sa source dans la souffrance subie au départ, qui peut ensuite être reproduite volontairement, pour donner une illusoire sensation de sécurité. C'est parfois en étant mal, que certaines personnes se sentent bien. Pour eux, l'état de "bien-être", de bonheur, est une source d'angoisse parce que donnant naisance à des perceptions inconnues, et quasiment insupportables... Se réfugier dans ce que l'on connait, là où l'on a pied, c'est un moyen de se protéger... un refuge douloureux toutefois, dans ce cas...

Les solutions aux problèmes viennent rarement d'elles-mêmes... Rien ne sert de fermer les yeux, en projetant même de ne jamais les rouvrir s'il le faut... Les solutions apparaissent parfois comme des actes douloureux, des décisions difficiles, certes... mais elles sont plus susceptibles de produire quelque chose, que de s'auto-affaiblir sans rien élucider... Eluder les situations problèmes, c'est s'écarter de la vie... Oui, décidément, la vie n'est pas un long fleuve tranquille...

Et puis... les murs... ils n'y sont pour rien... C'est nous qui les construisons... qu'on veuille ou non l'entendre ... ...


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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 18:29

 

" En l'absence de certitudes, fiez-vous à votre instinct !"

Jonathan Cainer



Si nous avions toujours tous les éléments dont nous avons besoin pour juger le monde qui nous entoure, notre vie serait allégée de bien des tortures... Or, nous apprenons relativement rapidement qu'on doit prendre des décisions, agir, ou juger sans avoir en main toutes les certitudes qui nous rassureraient... C'est ainsi, ce sont les règles du jeu... Et rien ne sert d'attendre de posséder ces certitudes à tous points de vue, c'est tout simplement impossible. Autant l'admettre et le prendre pour acquis une bonne fois pour toute, et développer d'autres stratégies...
Et puis, quel serait l'intérêt d'un monde sans risque, sans danger, sans possibilité de douter ni de mettre à l'épreuve sa réflexion personnelle ?...
Les certitudes peuvent-elles être les mêmes pour tout le monde ?...

Face à n'importe quelle situation, nous avons les moyens de fonder notre jugement de façon quasi infaillible : c'est le ressenti que nous en avons... Nous n'y prêtons pas assez attention, car nous tentons sans cesse de rationnaliser la vie. Mais, même si nous sommes des êtres doués de raison, nous ne sommes pas que raisonnement et cérébralité !... Nous avons un corps, et un mental ouvert à des perceptions plus primaires, instinctives... qui sont un moyen par lequel notre conscience s'exprime aussi, une autre façon de donner son avis, sans passer par le langage des mots...

Nous avons tous un jour ou l'autre fait l'expérience de ce phénomène. Nous avons tous des anecdotes qui contiennent des séquences qui, d'une façon non consciemment contrôlée, nous ont permis de vivre une réalité différente. "Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai décidé de changer mon itinéraire habituel, et ...", "la raison aurait voulu que j'accepte mais, je ne sais pas pourquoi j'ai agi autrement, et...
Tous ces "je ne sais pas pourquoi", "je ne sais pas ce qui m'a poussé à...", sont liés à un ressenti instinctif des évènements que l'on prend la peine d'écouter, et qui nous entraine à faire des choix que la raison n'aurait pas spontanément présenté comme possibles ou meilleurs....

L'instinct n'est pas obligatoirement l'expression de notre bestialité sauvage ou de notre animalité latente. L'instinct est comme une sorte d'ange gardien, qui anticipe ce qui est bon ou moins bon pour nous, sorte de conscience primaire...
Ainsi le stress est réponse instinctive à un danger, ou au moins à tout évènement dont on sent qu'il menace notre intégrité physique ou psychique. Il n'est pas mauvais en soi, tant qu'il n'est que signal d'alarme d'une agression éventuelle. (Ce que l'on appelle communément stress aujourd'hui est un autre concept).
L'instinct maternel pousse les femmes à prendre soin de leurs bébés dès qu'ils sont nés même lorsqu'elles n'ont aucune expérience de maternage avant. Elles sont réveillées par les moindres bruits qu'émet leur bébé, alors même qu'elles peuvent être imperturbables à d'autres sons même beaucoup plus forts en décibels...
L'instinct, c'est aussi celui de la vie. Même une personne dont l'intention était de se suicider, va réagir à une agression qui mettrait sa vie en danger, l'instinct de survie prime avant tout...

L'instinct est donc quelque chose de très présent en nous, sans que l'on sache de quoi il est fait, ni comment il nous imprègne. Nous nous dégageons le plus souvent de nos comportements instinctifs pour aller au devant de la norme sociale et culturelle dominante. Mais en situation de crise, nous pouvons lui faire confiance et solliciter son aide.

L'instinct, c'est aussi prendre des décisions sans pouvoir nécessairement y trouver justification, juste qu'on le "sent", on agit "au feeling"... De cette manière cela peut être assimilé à une croyance, une foi... en soi, en son jugement. C'est se faire confiance...
Mais que signifie "se faire confiance" ? A quoi se réfère-t-on quand on emploie cette expression ?...

Mon instinct me dit que c'est pas demain la veille qu'on saura définir l'instinct, tiens ! ...   ...

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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 18:26

 

" Pourquoi disons-nous : "Ce n'est pas grave !..." lorsque visiblement ça l'est ? "

David Baird

 

Nous disposons tous de quelques expressions d'usage courant que nous employons sans même prêter attention à ce qu'elles sous-tendent. "C'est pas grave !" en fait largement partie.
Bien sûr la plupart du temps, lorsque nous employons cette expression, la notion de gravité est très relative. Cette gravité ne fait le plus souvent référence qu'à ce que l'on intériorise de l'évènement, et non à son aspect capital dans la réalité...

Dans ce "c'est pas grave", on inclut une fin de discussion, en avançant que les choses étant comme elles sont, et impossibles à changer, nous nous inclinons devant et acceptons de reléguer l'importance que l'on y a mis au nom de la raison ou de l'évidence.
Ce "c'est pas grave" exprime la supériorité de la réalité qui s'impose sur une volonté que nous avons émise, et dont nous remettons en question la légitimité de départ.

Le "c'est pas grave" malgré tout, abrite une déception, puisqu'il s'impose après l'expression d'une impossibilité qui nous apparait soudain.
Nous cherchons souvent à minimiser cet aspect, soit pour ne pas risquer d'influencer ou de culpabiliser l'autre, soit pour ne pas avoir à exprimer plus explicitement les raisons ou causes de cette déception.
Nous auto-jugeons notre façon de ressentir la gravité de l'évènement en le niant... et en niant son impact réel sur nous...
Nous pourrions trouver d'autres mots de sens équivalent à ce "c'est pas grave..."

Nous pourrions trouver d'autres mots, certes... ... mais lesquels ?... ...


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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 18:23

 

" On n'enseigne pas ce que l'on sait. On n'enseigne pas ce que l'on veut. On enseigne ce que l'on est."

Jean Jaurès (...@@@...)

et aussi(...enseignement...)


En dehors des considérations sur l'enseignement à un niveau professionnel, je pense que nous sommes tous à un certain degré des "enseignants" autant que des "apprenants"... Nous agissons toujours en interaction avec notre environnement et les personnes que l'on cotoie, sauf à être naufragé sur une île déserte... ou à vivre en huis-clos total avec son chat...

Nous nous entourons de façon générale, de personnes en lesquelles nous reconnaissons qu'elles ont une valeur à nos yeux, qu'elles nous apportent quelque chose d'unique qui n'est pas interchangeable avec une autre personne. Chaque personne avec laquelle nous entretenons une relation personnelle ( de personne à personne) nous est précieuse à un niveau particulier dans le rapport qu'elle a elle-même au monde...

La vie nous place tous, en situation permanente d'apprenants... mais aussi en situation d'enseignants malgré nous. Nous partageons nos connaissances, le savoir que l'on acquiert sans chercher à l'enseigner. Nous ne pouvons pas enseigner ce que l'on veut sans le consentement évident et participatif d'"enseignés", car il s'agit d'un processus où les deux parties doivent s'engager.
En revanche, on enseigne ce que l'on est, c'est-à-dire ce que la somme de nos acquis et de notre expérience a fait de nous, ce qu'elle a induit de changements sur notre chemin et qui donne au présent la personne que l'on est... Il ne s'agit pas d'un enseignement délibéré, mais seulement de ce à quoi la relation de personne à personne engage. Nous recevons aussi l'enseignement de ce que sont les personnes qui nous entourent de façon similaire. C'est là la richesse de l'échange dans un partage bilatéral, que l'on ne soupçonne pas toujours...

Le proverbe "Qui se ressemble s'assemble" est peut-être compris à l'envers, dans la mesure où c'est aussi à la fréquentation des autres qu'on en vient à se ressembler, ce qui ainsi soutiendrait cette thèse de l'influence de l'enseignement de ce que l'on est... Tout enseignement laisse une trace et oriente un changement de point de vue à la lumière de ses apports nouveaux...

" On enseigne ce que l'on est", c'est-à-dire que nous nous approprions les savoirs que l'on acquiert et que nous les adaptons à nos convenances en nous les appropriant de manière à ce qu'ils finissent par devenir partie intégrante de ce que nous sommes, sans pouvoir plus les extraire de façon impersonnelle ou abstraite... Nous personnifions quelque part, cette part de savoir acquis, et ce n'est plus le savoir que nous transmettons, mais ce que ce savoir nous permet d'être...

Enseigner ce que l'on est, c'est aussi renseigner qui l'on est... non ?... ...


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