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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 22:43

 

" Quelquefois les plus petits ressorts font mouvoir les plus grandes machines."

Jean-Paul Marat

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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 17:46

" D'autres que moi écrivent comme ils parlent, moi j'écris comme je me tais."

Amin Maalouf

Parler et écrire sont deux actes langagiers très différents...
Parler implique nécessairement un auditoire qui écoute, et engage à un acte de réponse en réaction, ou bien juste pour échanger...
Ecrire n'est pas nécessairement un acte qui s'adresse à un public. Ecrire, c'est éclaircir sa pensée, qui s'élabore au fur et à mesure que les mots se cherchent pour la rendre compréhensible, compréhensible à soi-même comme aux autres... Mais on n'écrit pas toujours en gardant à l'esprit que l'on va être lu. Ecrire est quelque chose d'intime, et d'intimiste quand le lecteur s'y prend le regard...
Se taire est aussi, quoiqu'on puisse en penser, un mode d'expression, même si cela revêt une allure de non expression... Se taire est aussi une manière d'exprimer son opinion...

Je ne parle pas comme j'écris, je parle rarement de ce que j'écris... juste j'écris... et je ne sais pas si je saurai un jour pourquoi, pourquoi j'ai ce besoin d'aligner des kilomètres de mots, qui au fond, ne servent pas à grand chose. C'est tout ce que je tais qui trouve là un moyen de se donner existence, et d'ordonner le fonds de mes pensées...

On écrit mieux dans le silence que dans le bruit. On s'entend mieux penser quand on n'est pas distrait par le brouhaha de la vie. Ecrire, c'est quelque part, vivre dans sa tête. Quand on écrit des histoires, les personnages que l'on crée existent bel et bien comme des êtres réels dans notre cerveau... On connaît leur psychologie, la façon dont ils peuvent réagir, ce qu'ils aiment, ce qu'ils détestent, ils sont une personne à part entière, à laquelle on peut s'attacher, que l'on peut aimer ou détester, et que l'on comprend... comme s'il s'agissait d'un autre soi-même... ce qui, en quelque sorte... est vrai...

Tous ceux qui écrivent le savent, c'est dans le silence observateur que l'on recueille ce qui nourrira l'écriture, parler amoindrit l'énergie dont l'imagination a besoin... L'écriture, même spontanée, vient du silence... et s'épanouit bien mieux dans la solitude...
Le silence n'est pas obligatoirement absence de tout bruit, la musique peut contribuer à aider la pensée à se matérialiser... ou à s'envoler... Ce qui nuit en fait, c'est le bruit, le bruit inutile du vacarme de la vie... Les bruits de la nature ne dérangent pas l'écriture non plus...

Ecrire comme on se tait... au fond, c'est écrire le silence, mais après tout à quoi servirait d'écrire ce que l'on dit ?... Pour fixer des mots volatiles ?... Les écrits restent, les paroles s'envolent ?... Elles ne s'envolent pas tant que ça les paroles... Tout dépend des échanges, ou des moments des échanges... Même si elles ne se gravent pas sur un support, parfois elles se gravent en mémoire...
Ecouter et lire ne sont pas synonymes non plus... Ecouter s'inscrit dans un flux ininterrompu, alors que lire... c'est avancer sur un flux continu, dont on peut gérer soi-même le débit, suivre le courant ou le remonter... Ce qui est difficilement réalisable à l'oral...

Que la nature de l'écriture reflète nos paroles ou nos silences... l'essentiel est d'y prendre plaisir, non ?... ...


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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 17:02

" On aime vraiment que lorsqu'on aime sans raison."

Anatole France (...###...)



Il y a parfois des raisons qui font que l'on aime ou que l'on n'aime pas certaines personnes, mais il faut bien avouer que d'autres occupent une place plus particulière : on les aime sans raison. On les aime parce que... parce que... on les aime et c'est tout, et aucune rationnalité n'y trouve de raison ni d'explication...

Aimer sans raison ne va pas sans susciter d'interrogation, parce qu'on a toujours le choix d'aimer ou pas, d'accepter de ressentir ou pas cet état d'être... Aimer n'est pas à proprement parler, une action, plutôt une sensation, un état qu'il est préférable de laisser régner sans contrôle, plutôt que de vouloir le régenter et l'astreindre à des raisons, qu'elles soient bonnes ou mauvaises...

Aimer sans raison, c'est se laisser aller à se faire confiance dans ces impulsions qui nous dépassent, ces "feeling" qui nous commandent sans se laisser disséquer par les théories cartésiennes, ces perceptions invisibles de ce qui nous convient...

Quand on raisonne l'amour, et qu'on sait exactement pourquoi on aime, on court le risque que ces raisons perdent de leur valeur avec le temps, ou qu'elles ne soient pas suffisantes pour nous suffire à jamais. C'est un choix qui soupèse et évalue, le pour et le contre, le positif et le négatif, les points de satisfaction et ceux qui laissent à désirer mais qu'on accepte quand même...
Aimer sans raison nous met à l'abri de l'effondrement de ces raisons, puisqu'elles n'existent pas... Cela ne veut pas dire que l'amour sans raison tient mieux ses promesses, juste qu'il n'a pas besoin de promesses sur lesquelles se reposer...

Aimer sans raison apparait comme une évidence, sans qu'on puisse dire pourquoi, une sensation souvent immédiate, qu'on a peine à comprendre, qu'on refuse parfois d'accepter, et sur laquelle nous ne pouvons rien projeter... Le fait qu'il n'y ait pas de raisons sur lesquelles s'appuyer n'enlève rien à la force du ressenti, bien au contraire... On a l'impression de se retouver en face de l'amour à l'état brut, indépendant de tout acte volontaire, passivement happé avec notre consentement, dans ses tourments toutefois semblables aux amours raisonnés...

L'amour sans raison n'est pas déraisonnable, la tête peut continuer à fonctionner sur les modalités de son devenir, juste que le coeur soupire et murmure même à notre corps défendant, et qu'y opposer sa volonté semble impossible.
Une fois que l'on a dépassé le stade de l'interrogation illusoire que l'amour sans raison suscite, et qu'on s'ouvre à sa magie, on ne peut que constater que oui, c'est lorsqu'on aime sans raison qu'on aime vraiment, puisque le sentiment ne repose pas sur des projections de ce que l'autre pourrait nous donner, on prend les choses comme elles sont... Et peut-être cherche-t-on ainsi à se trouver des raisons pour expliquer ce phénomène et ainsi nous rassurer...

L'amour sans raison ne présage rien de plus que l'amour rationnel, peut-être jouit-il seulement d'une plus grande liberté de par la spontanéité sur laquelle il s'est bâti...
Peut-être aussi invite-t-il à une simple authenticité de part sa nature inexplicable...

Aimer vraiment, oui... c'est quand on n'évalue pas ce que l'on a à gagner ou à perdre...
Aimer vraiment, c'est seulement aimer pour aimer...
Et d'abord, quelles raisons peut-on avoir d'aimer qui ne soient pas égoïstes avant tout?...

Aimer sans raison, c'est peut-être ça... Se distancier de son égo pour aimer juste pour le plaisir d'aimer... ...


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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 01:25

" La valeur d'un hasard est égale à son degré d'improbabilité."
Milan Kundera     (...&&&...)


On perçoit souvent le hasard comme une bénédiction, parlant "d'heureux hasard", de coïncidence... et on le juge d'autant plus heureux qu'il correspond à l'expression de nos souhaits... Plus le hasard est improbable, plus on le savoure s'il se présente...
Le hasard semble nous suivre en pointillés, il se décline par bribes, comme des petits coups de baguette magique qui frappent sans prévenir
... orchestrés par une bonne fée dont on ignore tout... ou presque...


Tout ou presque, parce que... le hasard semble obéir à des lois qui nous échappent, c'est un fait, mais il devine si bien nos aspirations, que parfois cela semble presque un peu louche. Il se nourrit de nos pensées intimes, et s'il les juge dignes qu'on leur donne une chance, de changer notre réalité, la magie s'opère...
Expression du souhait, examen par le hasard, coïncidence : tel apparait être le scénario
...

La survenue de hasards heureux renforce la confiance.
.. Plus la "vie" nous surprend, et plus on a envie d'être émerveillés... On peut planifier tout ce que l'on veut, on peut rêver tous les possibles, la réalité fait le tri de nos fantasmes, et accouche de ceux qui lui paraissent être les meilleurs pour nous...

Que les choses arrivent ou n'arrivent pas comme on les aimerait, est sans doute la meilleure solution qui nous corresponde. Cette idée me plaît, car elle permet d'accepter les évènements comme ils viennent, et de savoir qu'un plaisir différé n'est pas obligatoirement un plaisir assassiné pour toujours...

Il y a dans le hasard une force de vie que nous serions incapables de projeter, et dans laquelle l'impossible apparait comme un simple différé, qui n'enlève rien à sa probabilité de réalisation. C'est par des voies souvent surprenantes que le hasard nous manifeste son soutien dans ce qui nous tient le plus à coeur... et dans nos affaires de coeur aussi...
Le hasard est comme un réservoir de bonheur, dont les gorgées rafraîchissantes nous délectent l'âme et le coeur... et nous font apprécier le rythme cahotique de l'existence, un pas en réel, deux en apnée, un pas au hasard, puis une envolée...

Il est vain de vouloir estimer le taux d'improbabilité des choses. Ce taux ne peut se référer à aucune échelle de mesure et ne tient qu'à la puissance de notre croyance en la magie de la vie. Croire une chose impossible, c'est la meilleure façon de l'empêcher d'arriver : il faut croire à l'impossible jusqu'à en obtenir la preuve du contraire... Tant qu'on n'a pas la certitude de l'impossibilité des choses, restons sur une présomption de possible... Rien ne sert d'anticiper un verdict douteux sans preuve irréfutable...

Que serait la vie sans l'intervention de ce facteur aléatoire ?...
Si l'on pouvait tout prévoir, tout savoir et tout connaître, l'espoir deviendrait alors recours desuet et hors de propos... Quelle tristesse qu'un monde où le rêve deviendrait assujetti au seul monde de la nuit et de l'inconscience !...
Célébrons le hasard, acceptons ses rendez-vous impromptus, et étreignons-le à chaque rencontre comme on le ferait d'un vieil ami, qui nous donnerait solide appui par sa sagesse et son discernement...

Le hasard n'exprime son improbabilité que pour les sceptiques qui veulent rationnaliser toute chose... Le hasard est la récompense que l'on obtient quand on visualise ce que l'on veut vraiment, et que l'on se confie à son pouvoir, pour nous aider à atteindre nos envies...

Que les choses semblent ou non improbables, ce n'est pas à nos rêves d'en juger... ...


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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 23:02

" Il y a des gens qui ont une bibliothèque comme les eunuques ont un harem."

Victor Hugo

Le désir de possession est caractéristique fondamentale de l'être humain, comme si notre valeur pouvait se mesurer par l'évaluation de ce que l'on peut concrètement soupeser. Il en va ainsi pour la culture, posséder de nombreux livres permet de sous-entendre que l'on possède une grande culture... Mais posséder des livres ne saurait suffire... il faut aussi les lire... si l'on veut en tirer un bénéfice plus grand.

Certains pensent qu'il faut lire "intelligent", c'est-à-dire des livres qui sont censés "enseigner" quelque chose, qui traitent d'un sujet "sérieux"... et que le roman n'est que perte de temps. Dérivé de l'imagination, il s'écarte de la réalité et n'apporte rien de tangible et appropriable pour s'améliorer notre connaissance de l'existence...
Quelle tristesse d'accompagner le mot "lecture" avec le qualificatif "utile"... La lecture est devenue quelque chose d'incontournable, d'essentiel... bien plus qu'utile... mais elle est aussi Sésame magique pour voyager hors du monde, dans des histoires improbables, qui parfois, nous en apprennent plus que toutes les théories "utiles" et irréfutables de nombreux essais ou ouvrages de vulgarisation...

La littérature ouvre l'esprit, dans la mesure où ces personnages imaginaires trouvent là, le lieu pour exprimer, et vivre tous les possibles qu'il nous est refusé de vivre, par impossibilité ou incapacité... Terrain de projection sans limites et sans frontières, la création romanesque est un macrocosme sociologique au vivier intarissable, qui nous propulse de mots en mots dans des aventures extraordinaires... même quand elles se passent dans un cadre ordinaire...

Les gens qui ne lisent pas de livres, heureusement, ne savent pas ce qu'ils perdent de la légère euphorie que provoque la fin d'un livre qui nous a transporté...
S'ils venaient à en avoir connaissance, ils regretteraient sans aucun doute, tout ce temps perdu à dépoussiérer les couvertures anonymes de leurs volumes bien rangés sur les étagères de bibliothèques d'agrément...

On reconnait les bibliothèques "factices" à l'ordre qui y règne... et à l'harmonie des couvertures... Quand le sens de l'esthétique prime sur le choix des auteurs, on peut soupçonner que personne ne feuillette jamais les livres qui s'offrent au regard, plus qu'à la frénésie des doigts qui tournent, captivés, les pages les unes après les autres...
Les livres dont la couverture ne présente aucun défaut d'usage sont, soit possédés par des personnes extrêmement méticuleuses, soit au contraire livrés à leurs étagères sans espoir de s'ouvrir un jour...

Les livres témoignent de leur usage par eux-mêmes... Il n'est qu'à les regarder de l'extérieur pour juger de leur état de service, du plaisir qu'ils ont, ou n'ont pas procuré...
Les livres écornés, marqués en tous points de leurs tranches, dont la couverture s'est assouplie avec le temps, craquelés, tâchés parfois même, ont une autre histoire à raconter en plus de celle qu'ils contiennent initialement, c'est celle de leur vie propre, leur voyage de mains en mains jusqu'au coeur des gens...

Mais... il y a pire que posséder une bibliothèque factice... c'est de n'en point posséder du tout... ...


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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 22:41

  " On peut vivre sans bonheur... mais, quel est l'intérêt ? "
David Baird

Le bonheur n'a aucun caractère d'obligation, chacun est libre de mener la vie qui lui plaît... Et puis le bonheur étant affaire très personnelle, simple vue de l'esprit ou attitude, il est terriblement difficile d'en faire un leit-motiv explicite...
Toutefois, ne pas souscrire à cette possibilité amoindrit fortement le sens de la vie...

C'est vrai, quel intérêt pourrait avoir une vie au cours de laquelle on n'aspirerait pas au meilleur ? ... A moins d'être masochiste, ou de penser pieusement que Dieu donnera la vie éternelle de joie, paix et amour qu'au prorata de la souffrance et de la douleur endurées, cela ne présente vraiment aucun intérêt !... Et même comme ça... les promesses, les promesses... paroles qui s'envolent... Si jamais au sortir du cercueil, y a pas de comité d'accueil... ceux qui y ont crû, risquent de regretter amèrement l'aventure... et de se dire que s'ils avaient su... hein !...

La poursuite du bonheur est un thème récurrent depuis que l'humanité s'est mise à chercher un sens à sa destinée. Chacun y va de sa théorie, de ses recettes, de ses rêves... et pourtant fait ce qu'il peut...
Est-ce que le bonheur est un but en soi, une finalité ou une utopie après laquelle on court pour meubler notre espace-temps et lutter contre l'absurdité inhérente de la condition humaine si elle s'entendait sans aucune signification plus complète ?...

Quand on y réfléchit un peu, on conçoit souvent le bonheur comme quelque chose qui aurait une existence propre. Or, nous savons tous de façon pertinente que le bonheur est présent par éclat chaque jour de notre vie, et non en ligne continue sur une période donnée.

Des tas de petites choses de la vie quotidienne nous procurent un plaisir, une joie, un bonheur, un sentiment de légèreté ou de plénitude par petites touches, comme les gouttes de pluie qui s'abattent au sol... et qui finissent par faire un ruisseau...
Le truc c'est que nous ne voyons pas notre ruisseau, ni n'en évaluons le cours et la profondeur, attachés que l'on est à compter les gouttes séparément...

Qui plus est, ces gouttes de bonheur ne tiennent souvent pas à la richesse, à la position sociale ou au pouvoir, mais bien à de petites interactions que l'on a avec d'autres, ou à des sensations que l'on éprouve. Le bonheur est un état d'esprit, un lâcher prise, une relativisation de l'importance des choses et du sérieux qu'on leur accorde...

Nous bénéficions de gouttelettes diverses et variées, qui rafraichissent nos vies enfiévrées ou épicent la fadeur de certains jours...
Un parfum qui nous envahit... et pas seulement dans le phénomène olfactif qu'il suppose...
Une musique qui nous rythme la pensée et qui fait tourner les mots en une danse entrainante...
Une image qui nous saisit par sa beauté fugace qui s'inscrit dans l'instant...
Une sensation de plaisir que l'on ressent en mangeant un mets qui nous ravit particulièrement...
Un sentiment qui nous rapproche l'espace d'un moment d'une autre personne et qui pointe notre identité humaine...
Il y a plein de gouttes qui dégoulinent tous les jours...
Peut-être simplement que l'on y est pas assez attentifs... ou que l'on en veut trop...

A bien y réfléchir, je pense même, qu'avec la meilleure volonté du monde... il est impossible de vivre sans bonheur : celui-ci suinte de tous les aspects de notre vie... Seulement, nous sommes avares de lui donner nom, de l'identifier comme tel...
Une vie totalement désertée à chacune de ses secondes, par le bonheur... là est véritablement l'utopie... Il y a toujours eu et il y aura encore de magnifiques soleils qui se lèvent ou se couchent... des senteurs de printemps qui titillent les narines... des oiseaux qui chantent et des enfants qui rient en jouant à se cacher... des gens qui sourient sans raison... et de l'espoir pour que ça dure encore comme ça quelques temps...

Et quel est l'intérêt du bonheur ?... On reçoit en intérêt ce qu'on a planté comme graines de joie... ...


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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 22:40

  " La rencontre de deux personnalités est comme le contact de deux substances chimiques : s'il se produit une réaction, les deux en sont transformées."

Carl Gustav Jung



Bien evidemment que le rencontre de deux personnalités produit toujours quelque chose. Certaines réactions vont produire une synergie dynamique, susceptible d'agir comme un accélérateur de particules agirait sur la matière, mis à part le fait que là, on se trouve en face de personnes, et que donc, cela ne va pas agiter leurs molécules (quoique...) mais donner un élan libérateur à l'expression de leurs potentialités...
Vocabulaire trop compliqué... Je reformule : la rencontre de deux personnalités, lorsqu'une réaction positive se produit, s'oriente vers une estime de soi accrue avec meilleure prise en compte de la propre valeur de chacun...

Une appréciation mutuelle renforce le sentiment de la personne à avoir elle-même une importance à ses yeux propres. Le regard de l'autre agit comme un miroir tout neuf. Nous avons parfois trop de buée sur notre miroir intérieur pour être à même de nous y refléter correctement. Bénéficiant ainsi d'un éclairage nouveau et d'un reflet positivé, nous retrouvons nous aussi l'éclat d'un regard neuf, qui nous permet d'évacuer la buée, la poussière ou les traces de dentifrice qui s'y étaient collées...

Le contact de deux personnalités peut aussi générer une réaction de rejet épidermique. Cette réaction négative n'entraîne pas obligatoirement une baisse de l'estime de soi. Tout dépend des attentes espérées et projetées avant la confrontation.
Soit l'intérêt de la rencontre était jugé capital, ou d'un enjeu suffisamment important, pour qu'effectivement, la réaction négative qui s'en dégage, provoque une déstabilisation de l'une ou des deux personnes, par projection erronée qui s'avère être décevante.
Soit au contraire, cette réaction négative, proche du rejet total, revalorise la confiance de la ou des personnes, en la confortant dans son estime d'elle-même, et au-delà en lui permettant de bénéficier d'un sentiment de confort dans son être intérieur en se comparant à ce qui a déterminé sa répulsion chez l'autre...

Lorsque la rencontre de deux personnalités va plus loin qu'une simple réaction, et qu'elles s'engagent dans un parcours commun, c'est le degré d'implication de chacune qui va déterminer l'ampleur de la réaction obtenue...
On distingue à ce stade plusieurs niveaux d'engagement possible des unes par rapport aux autres, suivant que l'implication se fait au niveau de la sphère personnelle, sociale ou professionnelle...
La charge affective et émotionnelle sera modulée de façon différente suivant le domaine sur lequel elle opérera... Le cumul des affects peut s'avérer être simple somme des parties en jeu, ou atteindre une exponentielle, dont les limites sont imprévisibles...

Il est difficile de déterminer par avance l'impact exact et la nature de la réaction qui s'opérera. De trop nombreux facteurs personnels inhérents à chaque personne y sont imbriqués.
Toutefois on peut schématiser l'évolution de la réaction, car celle-ci n'est pas une fin en soi, mais mutante dans le temps, comme une émulsion d'eau et d'huile, qui présente plusieurs niveaux d'observation variant suivant le moment où se situe l'observation.
Ainsi des phases ascensionnelles qui boostent les personnalités, seront suivies de phases de plateau, et d'autres qui seront soit à nouveau ascensionnelles, soit à l'inverse dévalorisantes...
Les alchimies réactionnelles humaines ne sont pas modélisables de façon infaillible...
Dans tous les cas, toute rencontre de personne à personne porte en elle son lot de changements qu'elle induit, réduit ou séduit...

Et c'est bien cela qui en fait le charme, non ?... ...


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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 22:38

 

" S'il suffisait de s'installer en position du lotus pour accéder à l'illumination, toutes les grenouilles seraient des Boudhas."

Louis Pauwells


Le bouddhisme séduit par son aspect anti dogmatique, par sa philosophie de vie qui le rend distinct de la religion, comme on la connaît avec ses présupposés de déités supérieures à nous, etc... Toutefois si l'on veut atteindre les degrés supérieurs du bouddhisme, le chemin est plus long et plus compliqué qu'il n'y parait... La seule méditation en zazen ne saurait amener personne jusqu'à l'Illumination promise... La contemplation a ses limites aussi...

Toutefois, cette idée de grenouilles qui atteindraient l'Illumination serait un bon scénario de science-fiction. Vous imaginez?...
Alors que vous vous promenez tranquillement au clair de Lune auprès d'une pièce d'eau dans le voisinage d'un temple bouddhique, vous vous rendez soudain compte que vous êtes entouré d'une véritable "armée" de Bouddhas... Les grenouilles, au lieu de vocaliser bruyamment dans la lignée de leurs coassements habituels, se mettent à entonner des "Om... Om...Om...", ou bien à dessiner des mandalas sur le sable des berges,ou encore à psalmodier des sutras en se balançant rituellement...

Quelque peu affolé par la situation, vous pouvez, à juste titre, vous demander si vous n'avez pas basculé dans la quatrième, voire la cinquième dimension... ou si, peut-être vous avez enfin atteint le stade d'"illuminé" vous aussi...
C'est précisément à ce moment que vous vous faites accoster par une grenouille énigmatique, de corpulence légèrement supérieure aux autres, qui vous pose une énigme, le genre de question à laquelle tout être humain normalement cérébré a du mal à répondre, du style : "d'où vient le vent", ou "quel est le bruit d'une seule main qui applaudit ?", ou encore "J'éteins la lumière, où va-t-elle ?"... et vous expose ainsi aux tortures psychiques des koan zen...

Toutefois, votre esprit rationnel mais ouvert, analyse lucidement la situation... Et si, au regard de circonstances non encore élucidées à ce jour, il était possible que les grenouilles, dont la morphologie leur permet de rester en position de méditation la plus grande partie de leur temps, qui bénéficient également d'un environnement visuel et sonore particulièrement en accord avec le calme recherché par le bouddhisme (fleur de lotus, nature, pièce d'eau, sable...), dont le régime alimentaire s'appuie sur une certaine frugalité simple, etc... Et si les grenouilles, étaient une sorte de stade intermédiaire entre les hommes et les bouddhas ?... Cela pourrait sérieusement remettre en cause les motivations de tous les adeptes actuels du bouddhisme...

Le bouddhisme pratiqué par la plupart des sympathisants actuels n'a pas pour but d'atteindre cette Illumination, réservée ceux qui acceptent d'adopter une attitude de dévotion et de renoncement assez radicales.L'engagement est encore plus important que dans les autres "religions" si l'on veut un jour accéder à ce stade quasi terminal... Et la plupart des aspirants bouddhistes ne peuvent prétendre qu'à la recherche d'une sorte d'équilibre, de calme intérieur... sinon, si leur aspiration inavouée est le nirvana, ils risquent d'être rapidement désappointés... ou même pire...

Et ... si cette histoire de grenouille était vrai...
Qui serait prêt pour connaître un jour cette Illumination, à accepter cette phase transitoire ? ... ...

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 14:44

" Tout est difficile avant d'être simple."

Th. Fuller (... ¤¤¤...)



Et c'est très bien comme cela... Imaginez un instant l'inverse : que tout soit facile avant d'être compliqué... Quoique, à bien y réfléchir, ça se tient aussi...

En règle générale, on constate la réalité de la première phrase. En effet, schématiquement, quand on se heurte à un problème, il parait difficile tant qu'on ne s'y est pas sérieusement penché. A mesure que l'on avance dans son raisonnement et que l'on clarifie l'énoncé ou la situation, la lumière commence à poindre, jusqu'à entrevoir la ou les solutions possibles... et à posteriori, cela devient simple...
On peut néanmoins se heurter au cas contraire, se trouver devant une situation simple, qui croit en degré de complexité jusqu'à devenir très difficile. C'est le cas notamment quand on aborde des domaines de spécification. Plus on rentre dans le détail, et plus ça se complique...
Ainsi donc, les deux phrases ont une raison d'être...

Tout apprentissage nouveau nous met face à la difficulté à un moment ou à un autre, le temps de se créer une aisance avec les compétences qu'il met en jeu, le temps d'acquérir les fondamentaux qui vont permettre de le gérer, de mesurer les moyens qu'il faudra mobiliser, etc... Puis le chemin se faisant, la progression arrivant, quand on se retourne en arrière, on est fiers d'avoir dépassé la difficulté. Plus on progresse, plus on sait que l'on peut progresser, la difficulté de départ est comme un test de motivation : ne pas la fuir est gage de réussite future...

Les problèmes de la vie courante nous laissent parfois perplexes quant à notre capacité à les résoudre, pourtant nous parvenons toujours à trouver des solutions... Ces obstacles que nous sommes contraints d'affronter ne sont pas un mal en soi, ils ont toujours un sens, ils nous font évoluer dans des directions que l'on n'aurait pas prises spontanément. C'est la difficulté qui sert de moteur à la combativité et à la créativité...

Les difficultés relationnelles sont facteur d'évolution aussi. S'il y a difficulté de communication, il faut changer le mode de communication inadapté qui est à la source pour y remédier. Tout dépend évidemment de l'importance à nos yeux de la relation en question. Si l'enjeu est suffisamment grand et qu'on y tienne assez, les efforts en ce sens, permettent de transformer les échanges inadéquats en cherchant par le dialogue, les raisons des difficultés que l'on rencontre... L'issue n'est pas fatalement positive... ni négative... La voie médiane peut être bonne médiation entre la haine et la fusion...
Quand on arrive à changer de mode relationnel, pour en trouver un qui convienne mieux, on se rend compte que ce n'était pas si difficile...

Tout problème une fois résolu, relativise la difficulté... La difficulté, on la projette toujours sur l'inconnu. Que l'inconnu change son statut et que l'on ne s'y sente plus perdu, et la difficulté disparait...
Toute perspective d'élargissement fait peur, inquiète... parce qu'on ne peut pas en mesurer l'ampleur. C'est cette peur qui crée la difficulté, les représentations que l'on se fait des choses, des évènements, des lieux ou des personnes... La réalité n'y a que peu de prise...
La difficulté nous renvoie à l'incertitude de nos capacités. Ce sont nos doutes qui accroissent la difficulté. Je ne nie pas que la difficulté existe, mais nous avons tendance à la surestimer. Moins nous sommes en confiance, plus grande apparait la difficulté...

Mais c'est un grand message d'espoir que de savoir que la difficulté n'est que temporaire...
Il suffit de s'y atteler... et pffuit... elle s'évaporera...
Alors...A vos marques !... Prêts !... Trimez !... ...


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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 23:29

" La meilleure façon de ne pas avancer, est de suivre une idée fixe."

Jacques Prévert



Les idées fixes arrêtent la réflexion... comme si un feu tricolore imaginaire et invisible se bloquait au rouge, et qu'il empêchait l'influx nerveux de parcourir les neurones...
Le trafic s'interrompt sur toute la ligne : l'idée s'arrête, se fixe... et nous restons là, figés dans cette immobile idée qui n'attend qu'un signal pour redémarrer, et nous attendons avec elle... nous attendons, alors que... le signal ne viendra pas de lui-même...
Nous n'avons aucun feu tricolore dans le cerveau, pour remettre la circulation de pensée en marche : il faut juste le vouloir... et croire qu'il est possible, d'avoir... encore une réflexion, une idée, peut-être nouvelle, peut-être pas nouvelle...

Certaines personnes cultivent les idées fixes, un peu comme s'il s'agissait de véritables traits de leur personnalité... sans même pouvoir imaginer que leurs idées pouraient un jour évoluer... muter... comme des idées venues d'ailleurs qui se propageraient le long des dendrites des neurones, laissant une trace douteuse sur la base de leurs axones, en en menaçant même l'intégrité physique... voire psychique...

Imaginez que tout d'un coup vous sentiez votre cerveau pénétré par ce genre d'idées... des idées mutantes, des idées "extracérébrales" qui se développeraient toutefois in extenso à l'intérieur de votre cerveau... un peu comme des parasites qui se multiplierait en dévastant tout ce qui était bien ordonné, rangé, fixé...

Il ne faut pas cracher sur les idées fixes, elles présentent l'avantage de nous laisser plus de temps libre puisqu'il n'y a pas lieu de pousser plus loin la torture réflexive... Le doux abandon de la raison à un point d'appui que l'on rend rigide par sa fixité, peut-être pas une idée révolutionnaire, mais en tous cas... stable... très stable... Et bien cet abandon-là peut-être très régénérant dans la mesure où cela ménage une pause...

Mais si l'on veut voyager plus loin sur le canal de la pensée, mieux vaut abandonner ses idées fixes, pour leur permettre de prendre un autre envol...

La meilleure façon de marcher... ... On connait tous la chanson... et il faut avouer que c'est un peu le cas quand on parle du cheminement de nos réflexions et idées diverses...
Ceci dit un phénomène paralysant s'opère quand d'un décrochement de la mâchoire, surgit le baillement qui tue toute vélléité de chercher plus loin... et qui nous promet un long répit philosophique, jusqu'à ce que les lueurs de l'aube viennent remettre (peut-être) en marche la machine infernale ...

La meilleure façon de ne pas avancer, c'est encore de s'arrêter piquer un ptit roupillon, non ?... ...


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