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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 22:47

 

" Quand tout le monde est du même avis, c'est que personne n'a beaucoup réfléchi."

Michelle Couture



De la même façon que l'on ne peut pas aimer tout le monde, on ne peut pas être d'accord toujours sur tout, même avec les personnes que l'on aime beaucoup... L'accord spontané et sans discussion, s'il a tout à fait sa raison d'être parfois, n'est pas le cas le plus général que l'on rencontre... En effet, une discussion est l'expression d'un point de vue, ainsi expose-t-on sa manière de concevoir, de réfléchir ou de ressentir... Il ne peut pas y avoir d'analogie complète et totale entre deux individus, même jumeaux... On peut se comprendre et se rejoindre, en en'empruntant pas forcément les mêmes chemins de raisonnement et de logique, ou l'on peut partant des mêmes bases, arriver à des conclusions dissonantes...

Exprimer un avis différent peut être pris, juste pour l'envie de proposer un autre éclairage, sans vouloir rallier l'autre à tout prix à sa cause. Cet écart peut n'avoir pour but que d'alimenter un débat qui reste ouvert, mais qui s'élargit, et par ricochet s'enrichit...
La divergence d'opinion n'est pas mauvaise, elle induit l'exploration d'autres possibilités et peut même consolider l'avis initialement donné, encore plus solidement...

Etre d'emblée d'accord avec l'avis premier formulé qui est soumis, peut signifier le refus d'entrer dans le débat de peur de la confrontation, et des conséquences qui en découleraient. Ce peut être manque de courage et de foi en ses propres raisonnements, ou bien discrétion sur ses propres idées, ou encore refus de se positionner pour des raisons variables (refus de l'engagement, peur du ridicule, impossibilité de clarifier sa pensée, etc...)

Dans tous les cas, les décisions collégiales qui n'émergent d'aucun débat, mais qui se font jour spontanément, sont suspectes. Soit la problématique examinée ne tolère effectivement aucune autre alternative, du fait de la moralité qu'elle engage, ou de l'évidence même du thème retenu, soit elle touche à un domaine si délicat, qu'exprimer une opinion qui irait à l'encontre de celle communément admise, présente un risque trop grand pour qu'aucun de nous n'ait envie de le prendre...

Le débat permet de définir un panorama d'idées, sur lesquelles on peut s'appuyer pour trouver une solution ou une conclusion. Débattre, c'est donner à l'autre sa chance de prouver qu'il a raison... tout en gardant à l'esprit qu'il peut aussi... avoir tort...
Débattre permet de clarifier aussi les motifs, raisons et raisonnements qui nous font pencher en faveur d'une thèse plutôt que d'une autre... Cela donne les moyens de justifier ses positions ou au contraire d'en mesurer la vulnérabilité...

Les "C'est comme vous voulez..." sont parfois simples formules de politesse pour ne pas influencer l'autre par ses propres opinions. Les raisons sont là aussi diverses : on peut avoir envie d'acquiescer pour faire plaisir à l'autre, parce que nous n'avons pas de préférence ou avis particulier sur la question à examiner, on peut ne pas avoir envie de faire connaître son opinion pour des raisons personnelles et préférer s'incliner devant une opinion déjà toute construite même si elle ne nous convient guère, on peut ne pas avoir d'avis du tout par manque d'information, etc...

Vous pouvez réfléchir à la question plus avant, ou vous rallier à mes opinions... C'est comme vous voulez... ...


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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 16:15

" Jamais je ne remercierai assez Dieu de ne pas avoir exaucé toutes mes prières."

Jean Ingelow

Que nous soyons croyants ou non n'est pas une question essentielle. On peut ne pas croire en Dieu et être tout de même habité par une foi, la seule différence est qu'elle n'a pas besoin de la médiation de Dieu pour se faire sentir.
Dieu assure ainsi en quelque sorte une fonction de prestataire de service, sorte d'externalisation des tâches que l'on juge impossibles, et que l'on confie à un professionnel de l'affaire... et du miracle...
Mais je ne débattrai pas ici de question d'ordre métaphysique, auxquelles on ne peut pas apporter de réponses certaines, définitives et objectives...

Nous avons tous en nous, un sens du divin, quel que soit l'aspect qu'il prenne...
Il est le sens qui nous dépasse mais que l'on pressent...
Il est conscience que nous ne savons pas tout, mais que nous sommes éléments d'un tout indéfinissable...
Il est notre unicité comme témoignage que nous formons un immense puzzle, où chacun a une place, unique et non interchangeable...

Nous nous plaçons tous, à des moments, sous une sorte de "puissance qui nous dépasserait", et invoquons une aide inconnue, impalpable, difficile même à concevoir... cela s'appelle "prier", ou "visualiser"... ou même "ressentir"...
Cela s'appelle avoir besoin d'un soutien, demander à se décharger un peu de son poids sur une main bienfaitrice et bienveillante, qui nous témoignerait bien de la sympathie... en aidant à la réalisation de deux ou trois petites choses... qui nous feraient bien plaisir... si ça pouvait arriver comme ça... parce que.. on en a marre, quoi !...

Bref ! On demande ce qui nous est, le pense-t-on tout au moins, nécessaire ou utile... ou juste convoité...

Nous n'avons pas toujours le même jugement sur les situations au moment où nous les vivons, "à chaud", et si on les revisionne plus tard... Ainsi des souhaits que l'on désire très fort voir se réaliser, peuvent par la suite, en connaissant l'histoire qui avance, s'avérer être des bienfaits dans leur non réalisation. Ils auraient donné une direction différente à notre vie, et nous auraient privé de notra actuel présent...
On se sent donc heureux et soulagés que Dieu ait pu être occupé au moment où l'on a formulé notre requête, ou bien qu'il n'ait pas eu envie d'y donner une suite favorable, malgré toute l'attention que notre prière avait requise et qu'il nous avait renvoyé remerciement poli et absent en réponse...
Peut-être que Dieu est passé aux 35 heures lui aussi, et que du coup, il est moins disponible au guichet des prières urgentes... Faut peut-être prendre RDV ou lui envoyer un mail... Est-ce que ça existe Dieu.com ? (si je trouve, je mettrai un lien... ).

Malgré tout, il faut dire les choses comme elles sont : c'est impossible d'exaucer TOUTES les prières de TOUS les gens à TOUS moments !...
Et ce n'est pas une question d'ubiquité, de bilocation, etc... mais seulement de logique... puisqu'il serait alors contraint d'exaucer une prière et son contraire... parce qu'on ne désire pas tous les mêmes choses, et parfois même nos prières s'opposent...
Comment il fait alors Dieu ? Il exauce tout sans rien contrôler, en toute irresponsabilité ? Le bien, le mal, l'utile, le superflu, le perso, le collectif...
En plus, il aime tout le monde (puisque Dieu est amour...), ça ne doit pas lui faciliter la tâche... Avec la baisse actuelle du pouvoir d'achat, il doit être submergé de demandes pour le loto ou le tiercé...
Faut faire une sélection, sinon c'est IMPOSSIBLE de s'en sortir...

A notre échelle, il faut être capable tout à la fois de prier avec confiance et conviction, tout en étant conscient qu enotre prière ne pourra se réaliser qu'avec notre aide active, et non en gardant les mains jointes...
Il faut accepter que les souhaits non réalisés donnent aussi leur importance à des tonalités positives, que les éléments s'enchainent en réaction... qu'un souhait peut en réalité être un mauvais choix de réalité...
Il faut ressentir que l'illogisme des choses que l'on éprouve parfois, est dû au fait que nous n'avons pas toujours au bon moment tous les éléments pour faire une analyse objective des enjeux... et donc de pouvoir comprendre... les tenants et les aboutissants des situations...

Comme Jean Ingelow, je remercie Dieu, ou qui que ce soit, de ne pas avoir exaucé toutes mes prières...
Enfin bon.. sauf peut-être pour quelques-unes, où il aurait pu faire un petit geste... Histoire de garder le lien, quoi... ...


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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 15:38

" L'amour ne fait peut-être pas tourner le monde, mais il fait que le voyage vaut le coup d'être effectué."
Franklin P. Jones

 


Peut-être que l'amour ne fait pas tourner le monde... mais alors il y contribue grandement quand même. Tout dépend de ce que l'on range sous son appellation. On devrait en donner une définition AOC, comme pour les vins ou les fromages, parce que l'appellation est galvaudée, et non contrôlée. Au nom de l'amour, bien des actes qui n'en ont aucune réalité s'y camouflent. L'amour véritable est porteur d'évolution, de changement, de poursuite de qualité ... Or, on constate beaucoup d'effets pervers attribués à des "conséquences" de l'amour...

L'amour véritable n'a pas but de possession ou de faire valoir pour l'ego. L'amour véritable est ouverture et non enfermement. De ce fait, il dégage l'horizon en faisant entrevoir différemment la réalité. Il a l'étoffe du miracle, quand il motive des actions de grande envergure, qui mettent en jeu autre chose que sa propre satisfaction, quand il soutient des causes qui nous paraissent justes, quand il prend en compte un bien-être qui dépasse notre propre sphère...
L'amour est un carburant magique et écologique qui dope n'importe quel moteur !...

Effectuer le voyage sans amour... ce n'est pas possible... Nous avons tous en nous ce besoin d'aimer et d'être aimés, de donner et de recevoir aussi, de se sentir utiles à quelqu'un ou à quelque chose...
L'amour n'a jamais de destination, il n'a qu'une destinée... On ne sait pas à l'avance où il va nous entrainer, on s'y engouffre en entier ou l'on s'y glisse sur la pointe des pieds, on ne sait pas ce qu'on y laissera de soi ni ce qu'on en retirera, on s'y abandonne en confiance ou bien on s'y adosse prudemment...
On ne sait pas... parce qu'on ne sait jamais non plus quelle résistance dans le temps l'amour montrera... Nous ne savons jamais quand il se manifestera, ni comment, ni combien de temps. Tout ce que l'on sait, c'est que sa puissance dynamise nos niveaux d'énergie et de confiance, que l'on s'engage pour une grande cause, pour réaliser un rêve ou avec quelqu'un... l'amour fait exploser nos frontières intimes, et nous permet d'accomplir plus facilement ce que le doute nous fait craindre...

L'amour est un tremplin sur lequel rebondissent nos rêves... Il les aide à monter plus haut, en leur donnant l'impulsion nécessaire qui permet d'avoir la foi en ce que l'on fait, en ce que l'on croit, en ce que l'on poursuit...
L'amour rassure, renforce et protège... comme un bouclier invisible... Il soigne les petites blessures rapidement, et donne le courage d'avancer... Il protège en apaisant nos craintes, en sécurisant nos interrogations... en nous légitimant dans notre existence...

L'amour fait tourner le monde, dans la mesure où nous sommes tous sous son influence, à différents niveaux, d'intensité variable. Nous sommes conditionnés par nos egos...
J'aime donc je suis, plutôt que "je pense donc je suis"... C'est, par ce que nous ressentons et ce à quoi nous aspirons, que nous nous comportons de telle ou telle façon...
Les personnes qui éprouvent fortement l'amour dans leurs vies, sous quelque forme que ce soit, sont souvent moins agressives, manifestent plus d'empathie, sont plus patientes et ouvertes à la différence de l'autre... L'expérience qu'ils font de l'amour leur permet de sortir de leur ego pour aller à la rencontre des autres...
Les personnes ayant peu de manifestations de l'amour dans leurs vies tendent à se sentir diminuées dans leur valeur, voire inutiles, aigries ou mutilées. Elles ont de ce fait plus tendance à se renfermer encore...

Donc, c'est bien l'amour qui fait tourner le monde : qu'il soit admiration narcissique, engagement à vocation humanitaire au sens large, cheminement artistique ou histoire personnelle... ses conséquences sur notre vie nous font agir de manière autre que si nous n'en subissions aucune influence...
Dans les plus hautes décisions, quand tous raisonnements se valent, les choix se décident alors sur leur justice, leur équité ou leur évidence... basées elles-mêmes sur une recherche d'équilibre, de mieux-être ou d'harmonie... Ne serait-ce pas là aussi, des manifestations de l'amour ?

Si le monde arrête de tourner... aura-t-on le même besoin d'aimer ?... ...


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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 15:15

" Aller jusqu'au bout, ce n'est pas seulement résister, c'est aussi se laisser aller."

Albert Camus

Beaucoup considèrent en employant l'expression "aller jusqu'au bout", que cela va nécessairement de pair avec : efforts soutenus, harassement, résistance, etc...
L'image tend à impliquer l'engagement maximum, le dépassement de soi, la lutte jusqu'à la victoire...
Or, aller jusqu'au bout indique juste l'achèvement, l'objectif atteint ou la limite possible... Parfois pour aller jusqu'au bout, ce n'est pas la résistance qui compte, mais au contraire le lâcher prise, l'abandon, l'abaissement de toutes nos défenses et résistances...

Aller jusqu'au bout est un acte de volonté, c'est mener à terme un projet réfléchi et auquel on tient généralement, ou en tous cas qui nous est important, ou dont la récomprense espérée, est motivation suffisante pour nous donner envie de le réussir dans son intégralité...
Néanmoins, les moyens de conduire de "projet" quel qu'il soit, ne sont pas toujours constants et identiques, il faut sans cesse adapter ses actes et ses efforts en fonction des réactions rencontrées sur le chemin de notre objectif, et des défi du moment...

Résister, c'est faire des efforts pour opposer sa force, sa volonté ou son droit, contre des éléments ou des circonstances contraires, concurrentes ou défavorables. Cela implique une tension continue, une concentration et une appréciation de ses propres forces...
Résister, c'est défier ses propres possibilités, incluant s'il le faut de repousser ses limites propres, voire même de les faire voler en éclats...
Résister, c'est maîtriser l'enchaînement des évènements, c'est être persuadé que l'on a en mains les clés du dénouement, c'est choisir la confiance en soi, en mettant à l'épreuve sa détermination...
Il faut savoir se donner les moyens d'aller jusqu'au bout, et ne pas rechigner à consentir tous les efforts qui nous semblent nécessaires ou utiles pour y arriver. Mais, comme tout revers a sa médaille, la réussite ne demande pas que de la sueur et du stress...

Se laisser aller, c'est parfois la seule chose qui manque, pour arriver à atteindre l'objectif. C'est aprfois en lâchant prise qu'on arrive au bout...
Se laisser aller, c'est un peu comme après avoir gravi des marches ou une montagne... après les efforts, se donner la chance de savourer la récompense...et se laisser glisser avec joie vers le but désormais en vue et acquis...
Se laisser aller, c'est sentir l'importance du moment, se rendre compte des efforts déjà consentis, et se féliciter du parcours, prendre la mesure de ce qui a déjà été fait, et y puiser dans ce contentement et cette fierté, la détente qui nourrira les efforts futurs...

Comme un rythme respiratoire, inspirer/expirer, résister/relâcher... Une bonne respiration oxygène tout le corps et détend les muscles, de la même façon une bonne alternance de tension et de relaxation, de maîtrise et de lâcher prise nous garantissent un meilleur équilibre de vie...
On ne peut pas fonctionner sous tension constante, les voyants se mettent à clignoter, et si l'on n'y prend garde, en peu de temps... les stress est là et nous dévore... comme un loup quand il rencontre un Petit Chaperon Rouge...

Aller jusqu'au bout... et bien justement pour l'atteindre ce bout, il ne faut pas résister jusqu'à en mourir d'épuisement, mais bien se ménager des moments qui nous permettent de retrouver la force de continuer à résister. Nous ne sommes pas des robots... Ni notre mécanique, ni notre mental ne peuvent être soumis à une résistance permanente. Notre corps et notre mental sont aussi équipés pour le laisser aller...


Sachons utiliser TOUTES nos potentialités...
La réussite s'atteint peut-être même plus vite dans la sérénité que dans l'angoisse... ...

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 22:46

 

" On n'écrit pas librement tant qu'on pense à ceux qui vous liront."

J. Grenier


Si l'on écrit dans une logique de lecture, et que l'on pense à ceux qui liront nos mots, alors on se contraint à affronter l'auto-censure. Bien pire que tous les censeurs réunis, l'auto-censure brise dans la pensée même, les mots qui nous paraissent trop sujets à interprétations subjectives...
A moins d'écrire des articles relatant des cours de la Bourse ou indiquant des indices chiffrés précis, tout le reste est littérature, propre à être examiné sous divers angles... même pour la plupart des écrits journalistiques officiels....

Ainsi faut-il s'affranchir de porter un jugement sur les mots qu'on laisse s'évader, et les cueillir juste comme ils viennent, les assembler suivant les règles de l'art d'écrire et de la grammaire, et ne pas essayer d'en tirer quoi que ce soit d'autre... sauf à vouloir s'exposer à ses propres foudres...

L'auto-censure est protection... plus que désir de refouler ou de cacher...
L'auto-censure est souvent celle, par laquelle n'arrivent jamais à pleine maturité l'expression de nos sentiments et ressentis les plus sincères. Elle oscille entre pudeur, prudence et retenue...
L'auto-censure joue aussi le juge moral et social, et revêt sa plus belle gomme pour réduire à néant des kilomètres de mots qui passent d'écrit à blanc, en quelques épluchures...

L'auto-censure brandit ses garde-fous...
Elle garde de nos mots, les plus poignants ou les plus délirants, s'assurant par là de notre intégrité psychique au regard du lecteur, qui ne manquerait pas de remarquer ces confessions impudiques ou ces théories d'aliénés qui parfois, s'échafaudent toutes seules, quand on libère les mains du canal de la pensée rationnelle, et qu'on les laisse jouer, là, en pleine liberté, rebondissant d'une touche à l'autre, comme des puces endiablées, qui martèleraient leur rythme jazzy sur le clavier docile...

Le pire est de savoir, que certains lecteurs trouveront des sens plus ou moins cachés ou ésotériques... là même où l'on n'a rien glissé d'autre que la spontanéité des mots... Alors on relit, et on cherche , ce que l'on a pu soi-même s'escamoter... On découvre que certaines phrases sont sujettes à mauvaise interprétation, ou bien que la ponctuation sert grandement, et qu'il ne faut pas oublier d'en user convenablement...

Des passages seront susceptibles d'être plus parlant pour certaines personnes, qui se sentiront comme "concernées", comme si les mots s'adressaient bel et bien à eux... comme s'ils en étaient presque la source inspiratrice...
Quand après les avoir écrit, on prend conscience de ce phénomède d'identification dont le risque est toujours présent, on a le choix de supprimer ces passages ou de les écrire de manière un peu différente, ou bien d'assumer cet illégitime octroiement qui peut avoir lieu et l'idée de cette écriture intentionnelle... même si nous n'y avons projeté aucune ... intention au départ...

Somme toute... l'auto-censure n'est qu'un combat que l'on a à livrer avec soi-même...
Ce n'est même pas la peur de l'exposition au jugement d'autrui qui la motive, elle agit plus en répression instinctive qu'en analyse de conséquence...

L'auto-censure n'est qu'un frein à sa propre liberté d'expression qui ne repose sur aucun fondement réellement valable...
Elle est rude compétitrice et défend ses droits de la façon la plus éprouvante qui soit, en nous jetant à la réflexion, tous les risques de critiques auxquels on s'expose en s'écartant de ses recommandations...

Mais qui écrit sans folie... n'est pas si lisible qu'il croit...Non ?... ...


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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 17:23

" Ne vous inquiétez pas de l'ensemble de votre avenir, il ne peut arriver que jour après jour..."

David Baird

Rien ne sert de vouloir tout prévoir, on ne se trace pas un avenir de la même façon que l'on trace un nouvel autoroute. On ne peut pas déterminer l'axe exact une bonne fois pour toutes...
L'avenir se pilote plus sur de l'anticipation que sur de la prévision...
L'anticipation, c'est d'une situation dont le devenir est connu, en mesurer l'importance et les conséquences, afin d'en devancer la réalité en s'y préparant...
La prévision, elle, consiste à penser ce qui par avance, en fonction des éléments présents à notre connaissance, nous pousse à établir une opinion sur ce qu'il est le plus probable qu'il arrive...
Ainsi, anticiper et prévoir ne relèvent pas de la même vision, ni de la même logique. Anticiper s'ancre dans le réel, autant que prévoir se déplace dans le conjecturel...

S'inquiéter pour l'ensemble de son avenir, nous met face à une beaucoup trop grande part d'inconnu, qu'il est impossible d'anticiper de façon précise et exacte. On ne peut émettre que des prévisions... Qui plus est, le futur découlant du présent, voire du passé, subit sans arrêt des réajustements par les choix que nous faisons, des décisions que nous prenons, des actes dont nous nous rendons responsables...
Notre vie se joue à chaque instant, et permet des remises en jeu, des retournements de situation, des faillites et des succès imprévisibles...

C'est peut-être à ce niveau que le temps trouve son importance. Il nous rend vivants. Il nous situe dans l'espace de nos choix, sorte de poteaux indicateurs, qui nous permettraient de relever à quel instant, quelle minute, quelle seconde même... nous avons fait basculer notre vie dans un possible précis parmi d'autres possibles en concurrence, par un choix... que nous avons fait...
Une seconde... celle qui annonce notre décision, amorçant un possible, parmi d'autres trajectoires possibles, un chemin d'avenir qui recommence...
Une seconde... celle qui dit, celle qui valide comme le marteau qui retombe une dernière fois, et qui clot la négociation dans une vente aux enchères...
Une seconde... et notre vie s'engouffre dans son nouveau présent...

Alors s'inquiéter de l'ensemble de son avenir ... ?!?... Il faudrait prendre en compte des milliards de choix, des petits riens et des grandes décisions, des chances proposées et les chances ratées, les rencontres impossibles qui se font quand même, les hasards incroyables et les aléas de la vie...
C'est bien pire que de vouloir reconstituer les six faces du Rubik's Cube, parce que là il n'existe même pas de notice ou dees trucs pour aider quiconque à réussir cette prouesse...
Et je prie pour que l'on n'arrive jamais à créer un programme informatique capable de traiter ces milliards de données, et d'après celles-ci, d'être capable de fournir une liste de tous les possibles modélisables... Quelle horreur ! On pourrait presque, dès lors... choisir son avenir, en lisant parmi les scénarios découlant de nos choix, de nos actes et de nos rencontres...

Non vraiment... aujourd'hui se suffit à lui-même, réservons quelques plages de doute et d'inquiétude à plus long terme, uniquement pour les projets de longue haleine, pour lesquels le temps est un facteur nécessaire et incompressible...
Et puis s'inquiéter... ça ne sert à rien, ça n'empêche pas les mauvaises choses d'arriver. Quelle utilité d'en être malheureux par avance ? Chaque chose en son temps...
S'inquiéter, c'est seulement gâcher le moment présent, puisque c'est une projection de quelque chose de négatif, qui peut-être... n'arrivera jamais...

Sachons nous inquiéter en temps utiles... et non inutilement !... ...


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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 22:44

 

" J'aime les paysans. Ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers."

Montesquieu


La sagesse et la philosophie ne sont pas réservées à une élite, aux mains uniquement salies par l'encre de leurs cartouches... et dont la tête est pleine de "tout pensé", appris sur des sièges d'amphithéâtres poussiéreux ou dans les vieux écrits émanant de sages reconnus...
La sagesse se développe comme la mauvaise herbe... partout... et son enracinement est imprévisible...

La sagesse se nourrit des pluies, des orages et du soleil auxquels sont exposés nos vies et nos expériences personnelles. Elle germe des graines de l'existence, par rejets ou par bouturages obtenus à partir d'un tas de connaissances hétéroclites...
Il lui faut pour se développer, un terrain fertile, c'est-à-dire riche de possibilités de donner vie à des conclusions issues des moissons de nos évènements...

Montesquieu sous-entend l'ignorance et l'inculture (cela parait pourtant antinomique d'associer paysan et inculture...bref...) des paysans, or de nos jours, on peut très bien être à la fois érudit et ressentir un besoin d'un retour à la terre.
Il est vrai qu'à son époque, les paysans représentaient la classe la moins instruite de la population, car les travaux des champs étaient beaucoup plus rudes et demandaient beaucoup plus de temps qu'aujourd'hui : les paysans n'avaient guère le loisir de s'adonner au plaisir de philosopher...

Néanmoins, les valeurs morales étaient très fortes, et tendaient à mettre en place une sagesse populaire non dénuée de vérité et de logique.J'ai pour ma part, un grand respect de la sagesse issue de l'expérience personnelle, qui permet parfois d'atteindre des conclusions, non seulement valables, mais souvent démontrées avec beaucoup plus de coeur que d'intellect. L'affect y est fort, et prouve l'authenticité de l'engagement aux raisonnements ainsi aboutis...

Les "intellectuels", dont l'activité majeure est de cogiter ou de réfuter des thèses existentes, se contentent de se construire des opinions d'après des conclusions ou des réflexions antérieurement émises, et de la synthèse qu'ils en font, se forgent une opinion raisonnée... et raisonnable... logique et démontrable...

La "philosophie des champs" se base sur l'observation des choses de la vie, à tous les points de vue accessibles depuis ce postulat d'observation... Elle établit des correlations fortes entre des faits observés et des conséquences éprouvées. Elle se bâtit progressivement, et nait rarement d'un éclair soudain de lucidité. Elle est souvent marquée du sceau de la transmission de génération en génération, et par là-même est porteuse d'une certaine fidélité aux valeurs fondamentales qui font d'un homme un être vivant parmi les autres êtres vivants...

L'éthologie fournit des éléments de réflexion et des apports à la psychologie, qui ne sont pas négligeables. Ainsi cette observation d'après nature peut-elle être réalisée de façon quotidienne, et sur une assez longue période par le paysan aussi...
Les paysans n'ont-ils pas été les premiers éthologues même si on ne leur a jamais conféré ce titre ?... Il n'est qu'à questionner un peu les fermiers, et les moeurs des animaux dont ils ont la charge, se révèlent à nous...

 

Mon but n'est pas de renier la connaissance livresque ou transmise de maître à disciple, mais seulement de souligner le fait, que la philosophie est d'abord "réflexion sur le Tout", et que ce faisant, on peut y accéder à partir de moyens très divers, qui ne doivent pas être hiérarchisés ou conditionnés selon les moyens intellectuels du penseur...

La "philosophie des champs" donne une image très bucolique de pensée sauvage... qui me séduit bien... ...


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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 21:13

" On passe à côté de beaucoup de choses faute d'avoir demandé."

proverbe anglais


Ne pas savoir demander ce dont nous avons besoin ou envie, est la cause de nombreuses frustrations. Nous ne sommes pas des livres ouverts, en lesquels nos pensées apparaitraient de façon transparente... fort heureusement d'ailleurs. Imaginez un peu que tout de nous, soit lisible en permanence... Le sort du monde en serait peut-être même changé, pas forcément en bien...
Plus de jardins secrets, plus de compromis, plus de mensonges qui rassurent en arrondissant certains angles trop saillants... Et au bout du compte, même pas la vérité, parce que nous nous mentons parfois en toute bonne foi...

Nous vivons tous des frustrations qui découlent de ces choses que l'on n'ose pas demander, par crainte des réponses ou par manque de courage dans nos convictions, par timidité ou par arrogance, par culpabilité ou par une empathie trop marquée qui nous empêche d'exiger pour nous-même ce que nous pensons que l'autre ne peut pas recevoir...

Pourtant, demander est un acte ordinaire. Il n'engage pas forcément l'autre à accéder à notre demande. Demander permet d'exprimer ce que l'on souhaite,pour que la formulation ainsi oralisée, puisse être prise en compte pour ce qu'elle est : expression d'un besoin ou d'un désir et non exigence à satisfaire. L'important n'est pas toujours la réponse...
Nous avons tous des demandes dont nous savons bien qu'elles ne sont pas réalisables, cela ne nous empêche pas d'en nourrir le rêve... en d'autres temps, d'autres lieux... même avec des immenses peut-être en toile de fond, on a le droit de rêver...


C'est la décision de demander la plus difficile à prendre, pas la demande elle-même qui est difficile. Nous avons une conscience de nous-même qui définit et délimite nos capacités d'action, et nous confine dans le rôle que nous pensons le mieux nous convenir...
Toutefois, si nous nous bornions toujours à ne faire que ce que l'on a déjà fait, nos possibilités d'évoluer seraient vite anéanties. C'est en entreprenant sans cesse de nouvelles choses, en se lançant de nouveaux défis, en nous dépassant, en agissant différemment, que nous nous donnons la possibilité de continuer à "grandir", à évoluer...

Et puis... nos demandes, même celles que nous auto-jugeons comme étant irrecevables, irréalisables ou infondées, trouvent parfois un écho positif inespéré avec une facilité déconcertante... On se dit alors qu'on a perdu un temps fou, et que l'on aurait dû bien avant franchir le pas de la demande...
Demander, c'est s'exposer à la frustration du refus, mais ne pas demander entraine tout à la fois le même sentiment de frustration, le doute en plus...
C'est à nous de choisir si nous préférons nous confronter à l'éventualité du refus, ou au doute que l'on projette sans qu'il soit reflet d'aucune réalité prouvée... et de porter en plus la culpabilité de ne pas avoir le courage d'affirmer ses envies...
Se confronter à la réalité aussi dure soit-elle semble être un bien meilleure choix, puisqu'elle libère en cas de refus, la place pour de nouveaux projets, de nouveaux rêves...
Et surtout, la réalité remplace le doute ou le regret par des éléments bien plus vivants, agréables ou désagréables...

Savoir demander est gage de satisfaction... immédiate ou différée...
Rester dans le non-dit, n'apporte que doute, insatisfaction et frustration... ...


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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 01:55

" Nos blessures sont nos plus grandes richesses : elles maintiennent ouvert le chemin du coeur."

Pierre Lévy


J'ai souvent constaté que les gens qui dégageaient la plus grande sérénité, avaient connu des épreuves terribles... J'ignore si j'aurais eu à leur place, la force de les surmonter : la maladie, le décès d'un enfant, la torture... On ne peut pas prévoir la façon dont on peut réagir quand notre monde s'écroule ou bascule dans une dimension que l'on peine à prendre pour réelle... et qui pourtant nous assène sa vérité avec cruauté et violence ...

La souffrance, la douleur nous métamorphosent... Ce que l'on appelle l'instinct de survie, c'est cette force qui nous pousse à toujours continuer, même quand tout autour de nous, nous devient hostile... C'est cette force inconnue qui alimente l'espoir, qui fait miroiter au fond de la nuit ses reflets rassurants, qui nous donne les coups de pied au derrière qui nous font avancer... encore... encore un peu... jusqu'à ce que nous puissions nous relever et prendre en charge nous-même cette envie transitoire d'abandon, qui peut nous submerger...

Quand nous avons dépassé nos épreuves, que nous nous tenons à nouveau debouts, seuls devant la vie avec notre douleur derrière, on a parfois les cicatrices qui démangent... parce que les blessures sont inévitables... On ne peut en sortir indemnes totalement... Au cours de ces tremblements de vies, ces tsunamis personnels, nous laissons toujours une part de nous... que nous reconstruisons ensuite des ruines de l'histoire...

Les blessures nous rendent plus sensibles... à celles d'autrui... parce que narcissiquement, par effet miroir, nous nous y reconnaissons... Nous pouvons ainsi manifester plus facilement de l'empathie parce que nous savons, nous avons fait l'expérience de la douleur, et pouvons la comprendre, à notre échelle...

Oui... les blessures maintiennent ouvert le chemin du coeur... La frustration aigrit,mais la douleur rend humble... La douleur, la souffrance, portent en elles une part d'incompréhensible, on ne sait jamais vraiment pourquoi elles nous sont infligées... mais elles nous permettent une fois surmontées, de savoir reconnaître les vraies richesses de la vie, et de savoir distinguer avec discernement l'importance des choses...

Ces moments où nous nous trouvons dans la détresse changent nos visions du monde... pas seulement dans l'instant, mais pour toujours... Les épreuves sont temporaires, elles arrivent inévitablement à un dénouement, on y apprend que tout finit toujours par finir, qu'il faut apprendre à faire avec le temps, en serrant des dents s'il le faut...
Mais on y apprend aussi d'autres choses : qu'on a des capacités qui ne se révèlent que dans l'adversité, que les gens ne sont pas que des gens, mais aussi des personnes... et qu'il ne faut pas négliger l'importance d'un mot gentil ou d'un sourire, qui fait parfois office de miracle...

Les épreuves nous forcent à sortir de nos défenses qu'elles pulvérisent sans aucun égard, nous mettent à nu, et nous obligent à trouver d'autres réponses en nous mettant devant des interrogations jamais envisagées jusqu'alors...
Les épreuves nous rendent vulnérables et donc ouverts à toute solution envisageable... Elles remettent tout en question... Le bilan de sortie est mitigé : négatif quand nous refusons d'accepter que ce que nous avons perdu ne reviendra jamais, positif quand nous l'acceptons, et que nous comprenons aussi ce qui humainement, y a été révélé...

Pourquoi faut-il passer par la blessure pour maintenir ouvert le chemin du coeur ?...
Ne pouvons-nous pas construire ce chemin, et l'entretenir nous-même, sans y être forcés ?... ...


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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 01:17

" L'enfer est dans l'incommunicabilité des êtres."

André Brincourt


L'incommunicabilité n'est pas non communication, ni même absence de communication. L'incommunicabilité fait référence à tout ce que l'on ne peut pas communiquer, qu'il est impossible de transmettre malgré tous les efforts que l'on fait...
Il y a beaucoup de choses que nous ne pouvons pas partager complètement, parce que nos sens et nos mots ont eux aussi... leurs limites...

Nous ne pouvons pas transmettre avec exactitude ce qui nous habite à chaque instant dans nos pensées par exemple, parce que le bouillonnement est mouvement, et donc en perpétuel changement, les idées se suivent et s'assemblent... On peut en relater des instants, on peut en partager des morceaux, mais pas la totalité qui en fait l'unité...

Nous ne pouvons pas communiquer l'intensité de nos ressentis, parce qu'il n'existe pas de mesures de référence sur laquelle ordonner les différents degré de sensations éprouvées. Celles-ci varient en fonction des données reçues et de celles qui restent en stock, selon la saison et le temps qu'il fait, selon nos états de fatigue ou d'énergie...

Nous ne pouvons pas communiquer nos doutes les plus profonds parce que nous doutons même de cela... Nous appréhendons la vie avec tout notre être, toute notre histoire, et cette histoire n'est jamais communicable intégralement, elle est somme de trop d'éléments, dont certains nous échappent aussi à nous-même... Nous ne pouvons jamais être à la place de quelqu'un d'autre... et personne ne peut être à notre place...

Nous ne pouvons pas communiquer nos moments de solitude profonde ressentie, parce que ces moments-là sont par définition des moments sans communication possible... qui passent bien évidemment, mais quand ils sont passés, on ne se souvient même plus très bien qu'ils ont existé... La solitude de l'âme est douleur égoïste...

Nous ne pouvons pas communiquer nos sauts d'humeur, nos susceptibilités, parce que nous émettons dessus des auto-jugements qui nous empêchent de les rendre accessibles aux autres. Nous nous blâmons bien plus que nous ne blâmons les autres dans notre for intérieur, car nous savons bien que nous sommes seuls à en posséder l'accès...

Nous ne pouvons rien faire contre cette incommunicabilité... C'est croire aux mirages que de penser que l'on peut jouer la transparence totale sur ce que l'on est, fait et ressent... Nous ne pouvons pas tout partager...
Preuve en est que nous nous découvrons nous-même à chaque âge de notre vie, et malgré les années qui passent, nous pouvons toujours nous surprendre. La vie se charge de nous donner des occasions de mieux nous apprendre, de sympathiser avec la personne que nous sommes et au final, l'enjeu est d'arriver à s'aimer soi-même, d'être aussi doux et compréhensif avec soi qu'on apprend à le devenir avec les autres...

L'incommunicabilité peut se voir comme un enfer, qui nous distancie les uns des autres... mais elle n'est pas que ça, elle est aussi notre part de mystère... Elle dissimule aux autres, ce qui fait que l'on est comme on est, elle participe au charme que l'on dégage et à la définition de notre singularité...

Ce n'est pas l'incommunicabilité qui empêche les gens de se comprendre, mais bien le manque d'effort pour communiquer ce qui peut l'être... ...


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