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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 05:50

" Si la seule prière que vous faisiez dans votre vie était "merci", ce serait suffisant."
Maitre Eckart




La force de la prière ne réside pas dans la grandeur des causes qu'elle soutient... La prière devrait avant tout être moyen de reconnaissance, de remerciement. On exige souvent beaucoup plus qu'on ne demande, et on considère comme normal les bonnes choses qui arrivent dans la vie, comme un dû auquel on aurait droit...

Pourtant... comme le disait Mark Twain "Le monde ne te doit rien, il était là bien avant toi"... Nous avons communément une vision du monde qui le rendrait débiteur à notre égard d'un état de bonheur ou de plénitude... mais cet état n'est pas chose, n'est pas récompense à obtenir, il ne peut être que fruit d'un chemin...
Les petits bonheurs de la vie qu'on accueille parfois sans trop y prêter d'importance méritent pourtant plus de remerciement qu'on n'en exprime...
Remercier pour la chance qui nous est accordée de vivre ici et maintenant, sans porter de jugement sur le contenu ressenti, est une base salutaire pour s'ouvrir à la magie des situations qui nous transportent dans un état de bien-être...

C'est le contraste entre les choses et les évènements qui nous donne des outils pour mesurer le bien le mal, le bon et le mauvais, le juste de l'injuste, etc... Le contraste est nécessaire pour établir nos jugements. Sans contraste pas de limites, pas de demi teintes, juste une uniformité qui nous englue dans un paysage sans relief...

Remercier est un mécanisme qui tend à s'oublier. Nous avons une trop grande exigence de ce que nous pensons valoir ou mériter, et une ingratitude résiduelle et égoïste, qui fait de nous des enfants-rois qui voudraient que toutes leurs demandes soient acceptées...
On se tourne vers Dieu, ou quoi que ce soit d'autre, pour qu'il exauce des requêtes dont le fondement peut toujours être discuté, même quand elles semblent exprimées pour le bien-être de tous... Demander que les choses soient autres que ce qu'elles sont, c'est en remettre en cause la justice et la légitimité, c'est donc remettre en question l'existence de Dieu, puisqu'on considère qu'il n'agit pas selon ce qu'il nous semblerait être juste qu'il soit...

Remercier, au-delà de la reconnaissance que cela exprime, c'est accepter l'ordre des choses et nos limitations, c'est-à-dire qu'on accepte le fait de ne pas toujours saisir le sens des choses dans leur immédiateté...
Remercier, c'est aussi se sentir vivant, en s'appropriant les évènements comme une bénédiction, en posant sur la vie des sourires qui l'éclairent... parce que remercier a une dimension positive, quand il ne s'agit pas de remerciement de politesse, contrit et forcé...
Remercier, c'est s'inscrire dans une logique d'acceptation de causes et d'effets, et se sentir parti prenante d'une vie qui va au-delà des apparences que la réalité consciente suggère...

Remercier n'est pas un comportement naturel, pas plus que prier... ça s'apprend, ça se décide... Nous n'en comprenons l'importance et l'effet positif qu'en pratiquant...
On peut apprendre à dire merci à tout âge. On en ressent rapidement les bienfaits, car cela nous permet de pointer les choses qui nous touchent, nous émeuvent ou celles qui ont un statut d'importance particulière à nos yeux... On devient plus attentifs ainsi à la qualité des choses, plus à l'écoute de ses attentes, plus en éveil aux opportunités qui nous permettent d'y accéder...
Remercier, c'est sortir de soi... Se décentrer nous donne la possibilité de comprendre que l'on obtient rarement les choses complètement seul, mais que l'échange, la coopération, les interrelations sont choses essentielles de la vie... Et le remerciement est composante équilibrante dans tout rapport avec le monde extérieur...

Peu importe qui ou quoi vous remerciez... comme un sésame magique, un "merci" ouvre à la grandeur de la vie... ...


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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 05:11

" Ceux qui prétendent détenir la vérité sont ceux qui ont abandonné la poursuite du chemin vers elle. La vérité ne s epossède pas, elle se cherche."
Albert Jacquard


La vérité, pour autant qu'on puisse employer ce terme, n'a de réalité que dans l'instant où on se la représente, c'est un état d'harmonie plus qu'un état de fait. On ne peut l'atteindre de façon universelle et permanente.
On rencontre sans arrêt des personnes qui pensent pouvoir apporter leur éclairage comme étant le seul possible parce qu'ils le pensent "vrai" et sans remise en cause possible, parce que leur point de vue semble devoir avoir la primauté sur tous les autres... sorte de donneurs de leçons qui s'appliqueraient aux autres, sans qu'ils ne se l'appliquent véritablement pour eux-même...
Personne ne peut détenir LA vérité, parce que chacun a la sienne propre, à trouver seul, et à réajuster en fonction des évènements de la réalité et de l'instant...

Dire que chacun possède sa propre vérité, c'est accepter qu'il puisse y avoir des vérités qui s'opposent, sans qu'elles soient contradictoires. Chacune dans leur contexte détient une part de réalité prise en compte, un point d'observation qui permet de tirer certaines conclusions, et de s'aligner sur elles pour interpréter le monde qui nous entoure...
Le chemin vers la vérité est le chemin de toute une vie... Il y a des vérités éphémères qui reflètent l'époque à laquelle on appartient, le moment sur lequel on est arrêté... mais tout chemin s'inscrit dans le mouvement, il ne se fige pas entre deux virages, entre deux sommets ou au fond d'un abîme. Il peut comporter des haltes, des étapes, des ruptures de continuité passagères, mais il se poursuit en direction du but, tant qu'il n'est pas atteint...
La vérité ne s'atteint peut-être pas, mais la conscience de sa recherche et de son état d'impermanence est déjà un grand pas vers elle...

Il y a toujours des personnes qui pensent qu'elles sont plus en avance sur le chemin... peut-être simplement qu'elles évaluent mal les distances, ou bien qu'elles ont les yeux si habitués à leur propre ombre qu'elles ont peine à distinguer les étoiles du soleil...
La vérité c'est un peu comme le soleil qui luit... Elle accompagne le voyageur qui veut se donner les meilleures conditions pour profiter du paysage sur le chemin, et éblouit celui qui veut la fixer de ses yeux...
Ceux qui prétendent l'avoir trouvé, et qui ont peut-être trouvé quelque chose d'ailleurs, se contentent des premières lueurs de l'aube, et colportent leur vision du soleil d'après leur pâle éclat... Ils répandent ainsi une vérité parcellaire qui ne correspond qu'à la petitesse de leur quête...

La recherche de la vérité est quête personnelle et intime : elle ne se partage pas pour celui qui en accepte la réelle mesure. On ne peut guider personne dans sa recherche, le chemin vers la vérité est inscrit en chacun de nous... on peut la vivre comme une sorte de grand jeu de piste à l'échelle de la vie, où chacun a son trésor à dénicher...
La vérité n'est pas matérielle, elle ne s'achète pas, ne s'échange pas, ne se vend pas... Elle ne se possède pas non plus comme on possède son intégrité, son intelligence ou son amour... Elle se pressent parfois, elle apparait fugace comme comme une étoile filante qui indique au bout de sa course en quelle direction poursuivre la route...
Que ceux qui la détiennent la gardent bien au chaud pour se bâtir leur monde... moi, je préfère continuer mon chemin, et établir mon campement provisoire un peu plus loin dans la forêt de mes questionnements et de mes doutes...

Sans rejeter en bloc les vérités illusoires de ceux qui croient avoir terminé leur quête, il faut pouvoir se libérer de l'influence réductrice de ces visions figées et sclérosantes qui n'appartiennent qu'à ceux qui ont besoin de certitudes même si elles sont tronquées...
Le doute est constructif quand il permet la remise en question, quand il permet de s'extraire d'un état de contentement partiel pour aller plus loin, pour établir des liens entre des éléments hétéroclites, qui pourtant forment un tout cohérent quand on trouve la carte de lecture qui en libère les codes d'accès...

La vérité est un chemin... non un but... pourquoi se limiter aux empreintes déjà laissées ?... ...


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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 22:23

" L'amour est cette ombre parfumée qui ne vous quitte jamais. Vivre ce lien comme si l'autre était l'ombre vivante de soi et soi l'ombre vivante de l'autre."
Hafid Aggoune



L'amour est cette ombre parfumée... Oui, il y a un peu de ça, mais le terme d'ombre comporte aussi une connotation négative qui me dérange... On n'est pas l'ombre de quelqu'un quand on aime, plutôt une sensation d'être accompagné, habité par la présence de l'autre même quand il n'est pas là, garder toujours dans un coin de soi la présence de l'autre... un lien invisible...

L'amour n'est pas fusion de deux personnes, sinon on tombe dans la dépendance, ce que suggère quelque part la phrase d'Hafid Aggoune en parlant d'ombre vivante de soi et de l'autre, il n'est qu'union choisi de deux individus...
Je préfère la version de Paul Young : "Every time you go away, you take a piece of me with you..." (Chaque fois que tu t'en vas, tu emportes un peu de moi avec toi...).

L'amour est un lien invisible qui se crée sans qu'on en soit réellement maîtres, c'est un constat...
La force de l'attachement n'est pas volonté de s'attacher, mais résultat d'une alchimie qui échappe à tout contrôle. On peut toujours lutter contre, mais principe de réalité oblige, lutter contre ce qui est, entrer dans le déni n'apporte que douleur et frustration...

L'amour n'est de plus, pas statique, mais cheminement qui se fait en duo, qui évolue au fil du temps...
Il n'apparait pas comme ça, d'un coup, il se découvre à mesure qu'on l'accepte et qu'on s'y ouvre. Il est mécanisme qu'on veut bien enclencher pour mettre en mouvement une dynamique à deux...

L'amour doit être inconditionnel pour se révéler positif : on aime l'autre pour ce qu'il est, pas pour ce que l'on aimerait qu'il soit.
Cette confiance que l'on met en l'autre et que l'on reçoit en retour, est un moteur puissant pour continuer sa propre évolution... tout en soutenant celle de l'autre... On ne peut pas aimer dans une situation qui se fige, tout est mouvant à tout instant, l'amour n'échappe pas à l'impermanence...

Il n'existe pas de normes de l'amour, chacun trouve ses modalités pour aimer selon ses propres repères et besoins.
L'amour véritable naît sans doute du rapprochement d'attentes communes que l'on pressent, ou bien au contraire d'attentes opposées qui se rencontrent en complémentarité... Ce qui rapproche, ce n'est pas toujours les ressemblances...

On n'aime jamais vraiment sans attente, même quand on en est persuadés, c'est juste qu'on ne sait pas très bien ce que l'on en attend... ce qui est préférable à savoir quelles attentes on a, et qu'on les expose comme étant nécessaires et légitimes pour la validation du lien...

L'amour est ce sentiment singulier à l'égard d'une autre personne, qui ne nous quitte jamais indépendamment de la proximité physique dans laquelle on se trouve...
Vivre ce lien comme si l'autre était une lumière, une étincelle qui éclaire le chemin que nous souhaitons faire, et qu'on renvoie en miroir cette lumière pour que l'autre s'y éclaire aussi...
L'amour est un sentiment positif, aussi je préfère la comparaison à la lumière plutôt qu'à l'ombre...

N'ayons pas peur de briller... ni d'abriter cette étincelle qui éclaircit notre regard... ...


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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 03:32

" Dès l'instant où vous aurez foi en vous-même, vous saurez comment vivre."
Goethe



La foi guide de nombreuses personnes... S'en remettant à cette entité supérieure qu'elles nomment "Dieu", elles se sentent soutenues, jugées sur leurs actes et leur valeur, certaines de trouver justice et réconfort pour éclairer leurs pas. La foi est une force spirituelle pour ceux qui en choisissent la voie...
Mais avoir la foi ne s'entend pas obligatoirement par rapport à une religion, c'est avant tout une croyance inébranlable, on peut avoir foi en d'autres choses, on peut avoir foi en soi-même...
Avoir foi en soi-même permet de s'affranchir du poids des jugements extérieurs, de la peur et du doute, puisque l'on s'en remet à sa propre capacité d'évaluer ses repères, de choisir son chemin et les modalités du voyage...

Avoir foi en soi-même, c'est se reconnaître détenteur d'un entendement suffisamment important pour savoir s'orienter seul, sans avoir à en référer à personne... C'est se faire confiance pour moduler nos choix en fonction des éléments portés à notre connaissance, indépendamment de tout regard, approbateur ou réprobateur, jeté sur notre vie et la façon de la conduire...
Avoir foi en soi-même donne le courage de vivre selon ses propres critères, quels qu'ils soient. Quand on s'écarte des chemins communément fréquentés, on se heurte à l'incompréhension, à la crainte et à la jalousie même, que ceux qui ne peuvent pas concevoir que l'on puisse être différents d'eux, ne manquent pas de propager autour d'eux...
Avoir foi en soi-même est la meilleure preuve d'estime personnelle que l'on puisse se donner. C'est faire le choix de donner priorité à ses ressentis propres plutôt qu'aux normes préétablies de comportements à tenir, et savoir que personne ne peut comprendre à notre place quelles sont les choses qui nous font du bien, celles qui nous font grandir, celles qui nous épanouissent... ce qui nous rend heureux quoi ..


On se demande souvent quelle est la meilleure façon de vivre... voire même tout simplement comment vivre... A partir du moment où l'on décide de vivre en ayant foi en soi, la question cesse d'être interrogation existentielle. On apprend à écouter ses besoins, à se centrer sur ce qui a de l'importance et de l'intérêt pour nous, sans pour autant indisposer autrui...
Faisant ainsi l'inventaire des possibilités que nous avons lorsque nous effectuons un choix, nous nous mettons à notre propre service et décidons sans l'ombre d'une pointe de culpabilité de se considérer comme la personne la plus importante de notre vie...
Si nous ne nous mettons pas au centre de notre vie, qui le fera ?... Etre au centre de la vie de quelqu'un d'autre n'est pas un cadeau à assumer : chacun doit vivre prioritairement sa vie pour lui-même, et cela n'est pas concpetion égoïste, c'est quand nous sommes en harmonie et en équilibre avec nous-mêmes que nous pouvons donner le meilleur, pas quand nous avons besoin de béquilles et d'appuis extérieurs pour oser envisager des lendemains à demain...

On emploie parfois l'expression "avoir le feu sacré", cette expression relève de cette même logique. Les personnes ainsi qualifiées, réussissent tout ce qu'elles entreprennent, pour la simple et bonne raison qu'elles y croient, qu'elles sont persuadées de faire ce qu'elles doivent faire, et ce pour quoi elles sont faites... Le simple fait de croire en la validité indiscutable de ses choix épargne les tergiversations et les doutes, et libère des possibilités de vie infinies...
Ce qu'on gagne à avoir foi en soi, c'est la liberté... La liberté d'être soi...

Nous n'avons pas de deuxième vie sur laquelle mettre en attente nos rêves... Si on n'essaie pas de trouver, ici et maintenant, la façon de vivre la plus satisfaisante qui nous apparaisse, nous n'en aurons peut-être pas d'autre occasion...
Nous ne savons rien de l'origine des pensées et des rêves qui nous habitent, la correspondance "âme-cerveau" reste un domaine obscur qui échappe aux explications rationnelles... Aussi je pense que, ce qui nous semble être important pour nous, de façon très intérieure et personnelle doit nous guider comme un fil rouge indestructible... Si cela arrive à naître dans notre cerveau, c'est que nous sommes capables de le faire...
Mais pour cela... il faut y croire...

Croyons... Croyons en nous-mêmes... au lieu de chercher ailleurs quelque chose ou quelqu'un à croire... ...

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 22:46

" Les seules connaissances qui puissent influencer le comportement d'un individu sont celles qu'il découvre lui-même etqu'il s'approprie."
Carl Gustav Jung



Nos expériences de vie façonnent nos connaissances, et tous les conseils qu'on récolte ne servent à rien tant qu'on n'en a pas éprouvé soi-même la pertinence. Il faut en effet faire son chemin seul, ce serait trop facile de n'avoir qu'à suivre les pas de ceux qui nous précèdent...
Nous apprenons toutes sortes de choses... parfois presque contre notre gré. Nous traversons des zones de turbulence qui nous forcent à réfléchir, différemment, qui nous font explorer des terrains où l'on n'aurait jamais pensé s'aventurer un jour... et qui nous font changer de regard, changer de façon d'aborder la vie, changer même... de comportement...

On prend des coups... On en donne aussi... sur le ring de la vie...
Et malgré toutes les compétences des entraineurs, qui voudraient nous aider à atteindre la victoire, ce n'est qu'avec l'expérience des combats qu'on apprend comment se protéger, comment rendre les coups, comment les éviter...
L'image est réductrice, la vie n'est pas un combat. Elle ne l'est que pour celui qui lutte à contre courant. Les situations difficiles ne sont pas guerre à mener, mais plutôt cheminement vers la paix à trouver... Et on finit tous par se fabriquer un itinéraire sur mesure, en prenant en compte tous les éléments que l'on peut relever sur les panneaux indicateurs que l'on rencontre...

Les panneaux indicateurs prennent diverses formes, parfois humaine, parfois philosophique, parfois irrationnelle... C'est en soi seulement que l'on peut faire le tri des indications qui peuvent nous servir et de celles qui ne nous concernent pas... ou pas encore...
La route est longue, on ne comprend pas toujours immédiatement la portée des enseignements que l'on reçoit... Il faut qu'une sorte de mûrissement s'opère, pour que ces connaissances portent leurs fruits, et comme le dit Jung, qu'on se les approprie...

Les connaissances qu'on emmagasine nous apportent d'autres angles de vue. Petit à petit le paysage s'agrandit, on voit l'horizon plus vaste... Prendre conscience de cette réalité influence inévitablement le comportement...
Mais personne ne peut nous forcer à adopter de nouvelles attitudes, il faut qu'une énergie qui vient du dedans, nous aide à repousser nos murs et nos frontières... C'est toujours d'une volonté personnelle que l'on accède au changement. Les évènements de notre vie peuvent nous en donner l'opportunité, mais ils ne peuvent pas nous porter seuls...

Et puis... il y a des tas de choses dont on ne peut faire l'expérience que seul... particulièrement les évènements douloureux. Quand d'autres narrent leurs expériences malheureuses, on croit comprendre, on croit pouvoir ressentir ce qu'ils ont ressenti, mais il n'en est rien.
La souffrance est une sorte de sublimation de la douleur, dont on ne peut donner de définition précise. La souffrance n'est pas la douleur qui en est à l'origine, c'est ce qu'on fait d'une douleur, la façon dont on la subit, ou dont on la laisse nous engloutir...

Peut-être que notre tâche la plus importante au cours de notre vie, est de percer le mystère de notre vie, et pas celui de l'apparition de la vie sur terre... Nous croyons nous connaître, mais nous découvrons sans arrêt, de par les situations qui se présentent à nous, que nous avons bien plus de ressources que nous ne l'aurions cru...
Nous sommes notre propre mystère... Croyant nous connaître sur le bout des doigts, nous découvrons , jour après jour, étape après étape, épreuve après épreuve, que nous ne sommes même pas sûrs de savoir ce dont nous sommes capables...

Bien sûr que l'on ne peut être influencé que par ce que l'on découvre soi-même... parce que ces découvertes-là ne sont des trésors que pour nous-mêmes, personne d'autre n'y a d'intérêt, de ce fait, on les juge plus dignes de foi et de confiance, que si quelqu'un nous les présentait comme la panacée qui manquait à notre vie...

Paraphrasons un peu... Découvre-toi toi-même et tu sauras où aller et par quel chemin... ...


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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 23:50

" Il en va de l'érotisme comme de la danse : l'un des partenaires se charge toujours de conduire l'autre."
Milan Kundera

 


Il en va de l'érotisme comme de la danse de salon préciserai-je, parce que la techno ou le pogo s'y prêtent moins... L'érotisme en solitaire...?!?... je ne sais pas si ça existe, le fantasme même érotique n'est pas érotisme...
L'érotisme se définit par rapport à la perception de l'autre, à l'envie ou l'excitation qu'il fait naître.
..

L'érotisme n'est pas synonyme de pornographie ou de sexualité, il met en jeu le désir, et donc l'invitation aux plaisirs de la sexualité, mais il n'est pas la sexualité non plus...
L'érotisme fait appel à l'imagination et à la volupté, à la promesse...

Il est en effet difficile d'être deux à mener la danse en même temps, on peut alternativement le faire, mais conjointement c'est plus problématique...
Kundera compare ainsi l'érotisme à la danse... et son approche est valable dans la mesure où cette forte affectivité enclenchée par l'érotisme nous oblige à sortir de nous-mêmes.
S'abandonner dans ce désir mobilise tous nos sens et nous focalise sur l'invitation qu'il éveille... et pour s'y laisser emporter, nous ne pouvons pas à la fois être donneur et receveur...
Ce qui n'empêche pas d'être tour à tour l'un et l'autre...

 L'érotisme n'est pas tant dans l'action que dans la suggestion, c'est pourquoi l'un mène et l'autre se laisse porter. L'érotisme n'a pas sa place uniquement dans la sexualité même s'il l'appelle fortement. Il est regard posé et orienté avec ce filtre que l'on soit "receveur" ou "déclencheur"...
L'érotisme est émotion qui submerge, qui pousse dans une direction qui n'est pas fusionnelle mais au contraire qui désintègre la conscience de soi pour imaginer ce désir de "fusion" suscité...
L'érotisme se joue de la raison, il est sensation, il est réaction...

L'érotisme tire son nom du Dieu grec de l'amour, Eros, pourtant il n'a pas véritablement besoin de sentiments amoureux pour produire son effet.
Les jeux érotiques existent naturellement dans une sexualité de couple, mais l'érotisme s'invite dans la vie de tous les jours sans avoir besoin que des liens forts soient établis entre les personnes...
L'art exploite cette dimension de transport de l'érotisme sous bien des aspects.
La peinture et la sculpture notamment, jouent beaucoup de cette suggestivité.
La littérature et la poésie ne sont bien sûr pas en reste, et on doit de fort belles pages à l'érotisme...
La musique me semble-t-il, en est moins porteuse dans la suggestivité (mais ce n'est que mon point de vue)...
Le cinéma joue beaucoup sur l'érotisme, mais souvent avec une connotation plus sexuelle que vraiment suggestive. D'ailleurs on confond film érotique et film pornographique, comme s'il s'agissait de la même chose. La pornographie se concentre sur la sexualité en action, alors que l'érotisme se place au plan de la sexualité imaginée, juste murmurée...

A la différence de la danse, l'érotisme peut être inconsciemment suggéré... alors qu'il est difficile de danser sans s'en rendre compte... Le "receveur" peut recevoir sans que le "donneur" l'ait sollicité, simplement en réaction à une tenue, une posture, une voix...
L'érotisme nous met en relation avec la beauté à la fois ressentie et contemplative... Il appelle en résonance ce plaisir du Beau dans toute son acception

L'érotisme comporte toujours une part de rêve... pas forcément de fantasme... ...


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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 22:46

" Vous ne sauriez croire avec quelle facilité l'impossible se fait dès qu'il est nécessaire."
Anatole France



L'impossible n'est qu'une vue de l'esprit qui ne distingue pas comment les choses peuvent se faire...

Nous avons besoin de faits, de certitudes et de stabilité, de logique et de raisonnement, de réalité... mais aussi de rêve et de magie, d'espoirs et d'illusions, de miracles et d'impossibles...
Nous ne voyons des choses que ce que notre état de conscience du moment présent nous en laisse paraître... On ne peut pas résoudre un problème qui nous parait insoluble sans changer d'angle de vue. Quand toutes les solutions semblent épuisées, il reste un immense terrain de jeu pour l'invention, pour l'imagination débridée puisqu'on ne croit pas à la résolution du problème : quand nous n'avons plus les limites de la faisabilité, nous pouvons désintégrer notre réalité et notre problème pour le transposer dans un monde fou qui accepte tous les possibles...

C'est cette désintégration de nos frontières qui permet à la créativité de trouver des chemins différents, qui donne la liberté de tout oser... puisqu'on met de côté l'enjeu et qu'on s'adonne à l'exercice uniquement parce que l'on est désabusés...
Faire tomber les limitations, c'est s'ouvrir sans plus aucune inhibition, laisser entrer l'extérieur dans nos représentations biaisées et se rendre disponible à toute éventualité...
C'est en changeant la notion de "problème" en une simple "gestion de situation" que l'angoisse et l'inquiétude se font distancer. Regarder la réalité bien en face, savoir qu'elle est difficile, que l'intervention d'un marabout serait fortement appréciée pour conjurer un sort qui menace de nous engloutir... et s'aventurer dans les broussailles de la conjecture et de la condition nous autorise à envisager de multiples façons de réagir...

La situation est parfois autre : l'impossible nous surprend avant même qu'on ait eu le temps de douter de sa probabilité : il vient en s'imposant comme une évidence... On met cela sur le compte de la chance ou du hasard. On ne sait pas comment cet impossible a été rendu possible, mais en fait... on ne cherche pas trop à connaître le pourquoi du comment... La situation-problème ayant été résolue, les moyens importent peu...
On attend parfois beaucoup de l'impossible... mais finalement jamais trop, car c'est le propre de l'impossible de dépasser nos capacités à le concevoir...
L'impossible est un infini dont l'imagination ne pourra jamais faire le tour...

Quand ayant examiné la situation problème sous tous les angles et que l'on se trouve dans l'impossibilité d'y faire face, nous avons toujours deux choix : le premier est de sombrer dans le désespoir, l'inquiétude ou l'angoisse, le second est de lâcher prise...
Sombrer dans le désespoir ne résout rien, et pire... nous focalise sur la souffrance ou la douleur ou la frustration ou la colère... peu importe quoi d'ailleurs, mais en tous cas sur une négativité qui mine notre capacité à réagir...
Lâcher prise ne résout rien non plus, mais... cela écarte momentanément l'obsession de la situation qui nous a envahie. Laissant de côté le problème, on se recentre sur soi, sur ses aspirations, sur ses besoins, ses envies, ses rêves, ses espoirs... On passe en revue tous les possibles dont on rêve, et ce focus sur des choses qui nous motivent positivement, sans que l'on s'en aperçoive... nous apporte un autre regard...

Lâcher prise c'est oublier sa volonté de contrôler, c'est accepter de ne pas tout maîtriser... Et quand on accepte cela, alors des solutions qui nous semblent "extérieures" se présentent spontanément. Quand nous ne sous sentons plus l'entière responsabilité de notre devenir, mais que nous laissons une part, pour l'inconnu qui régit toute vie humaine au cours de son itinéraire, alors nous permettons à cet "inconnu" de se manifester...
C'est l'impossible qui frappe à notre porte pour s'inviter au dessert...

La nécessité nous aide à nous surpasser dans tous les domaines, tant physiques, psychiques qu'émotionnels... ...

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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 02:05

" Si tu prends un rôle au-dessus de tes forces, non seulement tu y fais pauvre figure, mais encore tu laisses de côté un rôle que tu aurais pu remplir."

Epictète



A quoi ça sert de vouloir paraitre autre que ce que l'on est ?... Jouer un rôle... Bien sûr qu'on en joue tous des rôles... et ça n'est pas toujours très drôle... Nous sommes tous des comédiens, nous peaufinons nos images, nous modulons notre voix, nous changeons de costume au besoin, pour faire plus vrai, pour mieux ressentir le personnage...
Les personnes se mettent à l'abri derrière leurs personnages, protégées par les fards et maquillages qui griment l'intérieur pour masquer les petites (ou les grosses) imperfections... Un personnage, c'est parfois carricatural... A vouloir être parfait, on en tombe en démesure...
Quand le rideau retombe et que le personnage disparait, que reste-t-il ?...

Il est difficile de jouer le rôle d'un personnage avec lequel on n'aurait aucune affinité, c'est épuisant. Jouer un rôle, c'est chercher à se définir à travers des traits connus que l'on admire ou que l'on juge utiles ou louables...
Nous avons tous un rôle à jouer... le nôtre. On peut être dépité de ne pas ressembler au héros que l'on aurait rêvé d'être, mais de toute façon on ne peut pas changer de personne.  Autant accepter que ce que l'on est est aussi notre principal atout, et faire avec ... Quand on laisse tomber les masques, c'est toute la vie qui change de décor...
Pourquoi chercher la théâtralité quand la simplicité peut nous servir tout autant ?

Prendre un rôle au-dessus de ses forces, c'est courir le risque de ne pas y être assez convaincant, et l'approbation que l'on recherche par ce biais devient vite utopique. Ce n'est pas le tout de jouer un rôle, il faut que celui-ci paraisse naturel... sinon il comporte beaucoup plus d'inconvénients que d'avantages...
Nous avons parfois des sortes de modèles comportementaux que nous pensons devoir reproduire, sans réfléchir réellement si cela nous convient...
Nous apprenons la vie par mimétisme aussi, et tels des caméléons, nous nous adaptons aux situations en fonction des couleurs qu'on leur voit.
.. et une chose semble certaine : il y a beaucoup de daltoniens qui s'ignorent et d'aveugles qui jouent aux voyants...


Jouer son propre rôle, c'est assumer la personnalité de sa propre personne sans tomber dans les personnalités multiples des personnages qui nous séduisent.
C'est se reconnaître le droit d'être exactement soi, même si cela veut dire ne pas être conforme aux normes du paraître...
Nous y perdons peut-être certains avantages superficiels que le jeu permet, mais nous y gagnons en profondeur, et nous y sommes plus stables sur nos pieds, la colonne bien droite, inutile de se grandir ou de se courber, garder sa propre hauteur...

La vie est une aventure aux accents de comédie de boulevard de temps à autre... tantôt dans la lumière, tantôt dans l'ombre, nous jouons un jeu dont nous ne connaissons pas toujours très bien les règles.
Comme pour tous les jeux de sociétés, les tricheurs, les mauvais perdants, les baratineurs, les vantards, les "petits", les imbus d'eux-mêmes... rendent la partie pénible, mais comme on dit : l'essentiel, c'est de participer...
Nous pouvons être des comédiens à la hauteur de notre aspiration, en acceptant d'investir un personnage inédit jusque là, un rôle sur mesure puisqu'il puise son énergie dans nos désirs et nos besoins personnels, plutôt que de se gorger de ceux présumés des autres...

Nous méritons tout aussi bien qu'un comédien qui prend corps dans un personnage imaginaire, nos molières d'interprétation quand on exploite nos richesses intérieures.
L'effort de s'interpréter sans mise en scène apporte aussi son lot de bonheur, parce que nous pouvons nous y sentir à notre juste place...

Ni trop haut, ni trop bas... juste au plus près de soi... ...


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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 00:47

" Nous avons besoin d'hommes qui sachent rêver à des choses inédites."
John F. Kennedy



La phrase est toujours d'actualité... peut-être même plus que jamais au vu de la situation du monde : il n'y a guère que l'inédit pour nous sauver l'avenir... parce que les vieilles recettes bien rôdées se heurtent à une évolution qui nous dépasse...
L'avenir s'est toujours appuyé sur l'idée de "progrès"... terme qu'il n'est pas toujours aisé de définir... Le progrès c'est la même chose mais en mieux... C'est une recherche de mieux-être, d'amélioration, d'exploration infinie des possibles...
Le progrès n'est pas forcément "progression" à tous niveaux, il peut être à la fois positif et négatif selon les points d'observation que l'on occupe... Mais ce qui est sûr, c'est que le progrès est enchaînement naturel des choses, dans la mesure où l'on revient rarement sur des acquis... et donc naturellement, on est tentés d'en trouver toujours meilleure adaptation...

Evidemment que nous avons besoin de gens capables de rêver à des choses inédites... L'instinct grégaire lui-même a besoin d'un bélier derrière lequel se ranger... La grégarité n'est pas gage d'innovation... Mais peut-on apprendre à rêver d'inédit ou est-ce une composante innée ? ...
Les inventeurs de tous ordres mettent à profit cette capacité à imaginer ce qui est encore impossible, mais avons-nous tous, cette créativité en nous que nous ne savons pas exploiter, ou bien est-ce un trait de personnalité que l'on ne peut pas acquérir ni travailler ?...
Est-ce une limitation acquise par le biais de l'éducation et de la routine, qui limiterait le développement de nos potentialités, ou bien est-ce réservé à quelques esprits plus "aboutis" que d'autres ?

Rêver à des choses inédites... c'est laisser la porte ouverte à tout, même à l'impossible. C'est essayer de matérialiser des idées qui paraissent de prime abord, saugrenues ou inconvenantes, inconcevables ou dénuées de sens et d'intérêt, c'est laisser à la spontanéité des dérives de pensées la possibilité d'être fécondes, c'est se boucher les oreilles à toutes les idées reçues et les frilosités...
Rêver à des choses inédites... Ceux qui ont oeuvré à l'avènement du premier voyage sur la Lune par exemple, ne les prenait-on pas pour des fous quand ils émettaient leurs hypothèses, leurs idées et leurs points de vue ?... N'ont-ils pas démontré par là que rien n'est impossible ?...
Qu'est-ce qui définit ce qui est possible ou ce qui ne peut pas l'être ?... Des limitations que nous constatons au moment présent et dans les conditions actuelles, mais... le temps passe et les conditions changent... inévitablement... Le temps est matière instable et indomptable, on ne saurait présager avec exactitude de ce qui verra le jour dans 10 ans, dans 20 ans, dans un siècle... (si jour parait encore bien sûr !...).

C'est toujours en faisant preuve de créativité que l'homme a apprivoisé, dompté puis adouci son milieu de vie. L'innovation est un défi permanent à relever et ne connaît aucune limite...
Le risque de la créativité est l'incompréhension, il faut pouvoir affronter la raillerie, l'ironie et le doute. La créativité modèle des idées que la technicité met parfois en limites...
Les visionnaires dont les idées surprennent, ont la vie dure... Il faut du temps pour faire bouger l'esprit des gens... et une bonne estime personnelle pour supporter les jugements préformatés de ceux qui n'entendent rien à la nouveauté.
L'inédit fait peur, on n'a pas de recul pour en mesurer l'impact, on n'y croit qu'à moitié puisque rien n'est prouvé, on s'en est passé jusque-là alors à quoi bon ?...

On ne peut pas tous jouer le même rôle, chacun contribue en fonction de ses moyens à la poursuite de notre histoire... Certains sont plus doués pour imaginer, d'autres pour réaliser... Chacun a sa place, mais tous dans le même monde...

Le rêve c'est déjà un pas vers la réalité... la moitié d'un possible... et peut-être plus... ...


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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 15:41
Le mensonge par omission est-il un mensonge de protection ?


Le mensonge par omission n'est mensonge qu'à demi, puisqu'il n'est pas déformation de la vérité, mais juste mise sous silence de certains éléments... Il n'y a pas mensonge, mais dissimulation...
L'expression "mensonge par omission" prête à confusion, on peut aussi omettre certains faits involontairement. Une omission n'est généralement pas consciente... sauf pour le mensonge par omission....
Ainsi donc, c'est le fait de décider consciemment d'oublier certains détails qui nous met dans une position d'imposture, de camouflage... et donc de mensonge, parce que vouloir faire apparaitre la réalité différente de ce qu'elle est en vérité, ça se rapproche du mensonge...

Mentir par omission, est-ce pour se protéger ou pour protéger l'autre ?
De quoi (se) protège-t-on en définitive ?...
Nous sommes tous amenés à utiliser le mensonge par omission de temps à autre, quel est la finalité de ce stratagème au bout du compte ?...
Souvent c'est une protection personnelle... juste pour nous protéger nous-mêmes, pour éviter des discussions houleuses ou des jugements à l'emporte-pièce, pour masquer nos imperfections, pour garder nos secrets, pour ne pas heurter la susceptibilité de l'autre, pour ne pas être mis devant nos responsabilités, pour manipuler à loisir, pour laisser régner l'empire du doute, pour cacher une vérité qui serait blessante pour l'autre, pour protéger nos intérêts... Que sais-je encore ?...

Avoir recours au mensonge est rarement un acte altruiste... parce que dissimuler la vérité n'est jamais une bonne façon d'établir des relations saines entre les personnes, aussi dure que puisse être cette vérité. La vérité est réalité... nous devons vivre dans la réalité... La rejeter, la nier, la déformer... ne l'empêche pas d'être ce qu'elle est, juste qu'on se coupe d'elle et que nos moyens d'action en sont d'autant amputés...
Avoir recours au mensonge par omission relève d'une gravité moindre pense-t-on puisque l'acte de mentir n'est pas délibéré, mais le résultat est le même : on ne donne pas la vérité en entier, on cache, on masque, on élude... on fait disparaitre des éléments de la vie dans des chausse-trappe...
Le mensonge est pernicieux, car il appelle à la récidive pour ne pas être démasqué. Un cercle vicieux s'installe alors... Par omission ou pas par omission, mieux vaut ne pas les oublier toutes ces petites omissions...

Penser que l'on peut protéger l'autre par un mensonge est illusoire, on ne bâtit pas une défense avec du vent... Mais me direz-vous, parfois on ne peut pas tout dire... Il faut bien admettre que dans certains cas, la connaissance de la vérité n'apporte rien, ni en bien ni en mal, et qu'une petite omission, ma foi, adoucit la vie et évite des bourrasques inutiles...
Le mensonge par omission répond à une interrogation simple : faut-il tout dire, toujours et à tout le monde ? Faut-il tout dire à ceux que l'on aime ? Faut-il tout dire par souci d'honnêteté et de transparence, même si on court alors le risque de l'incompréhension ?...
Et puis le mensonge par omission est plus facilement rattrapable, car il est difficile de prouver que l'omission a été volontaire... En cela, c'est bien un mensonge de protection...

Le mensonge par omission n'est pas tout à fait mensonge... il est vérité différée... La nuance est subtile mais utile... A la différence d'un mensonge inventé qui déforme les faits, le mensonge par omission, peut être chemin vers la vérité qui se délie par étapes... Parfois il faut asséner la vérité avec parcimonie, à petites doses... et l'omission permet de rajouter des éléments à mesure que ceux-ci sont compris et acceptés...
Le mensonge par omission peut être stratégie pour protéger l'autre d'une vérité trop brutale à asséner sans préparation préalable... et se diriger en fonction des réactions rencontrées...

A trop vouloir protéger et se protéger... on s'expose cependant à bien des périls... ...

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