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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 03:45

" J'ai l'ultime conviction que tous ceux qui ont mon âge sont des adultes, et que moi je ne suis que déguisée."

Margaret Atwood



J'emploie souvent le "on" ou le "nous", pour me cacher derrière un rassemblement général et fédérant, qui m'arracherait à mes ressentis quelque peu "extra-tesrrestre" parfois...
Comme si j'avais besoin de sentir une communauté d'idées à laquelle me rattacher, parce que... je me demande encore, ce que signifie cette expression qui semble familière et parlante à beaucoup : être adulte...

"Etre adulte" reste une question récurrente...

Je refuse d'être adulte, si cela signifie abandonner toutes ces choses de l'enfance qui me semblent donner sa magie à la vie
: l'insouciance, la confiance, la candeur, la foi dans les "happy end", l'idée que la justice est une réalité, la poésie et la magie de l'instant, les jeux bêtes et marrants qui ne servent à rien, les petits plaisirs désuets, les semi-croyances aux légendes qui nous ont bercé... Je veux garder tout ce monde-là bien présent à ma réalité...
Et la coexistence de ces deux univers me parait être tout à fait possible...

J'accepte de devenir adulte, si cela signifie grandir en sagesse, non pas en croyances qui se sclérosent, mais au contraire en questionnements qui passent en revue sans cesse de nouveaux développements, nourris par une recherche de sens adaptée à chaque problématique qui se pose...
J'accepte de devenir adulte, si j'ai en face de moi des êtres qui ne jouent pas uniquement aux chefs de bande de la cour de récré, mais qui se comportent en responsabilité et en respect à tous niveaux de la vie...
J'accepte de devenir adulte, si je peux garder intact mon monde d'enfance sans que l'on m'en tienne rigueur, et si je peux le partager avec des gens qui auront fait de même...
J'accepte de devenir adulte, si on me permet de poursuivre mes rêves sans avoir à en subir railleries et découragement...

Je ne suis pas d'accord avec cette phrase de Margaret Atwood, je ne me sens pas déguisée face à des personnes qui seraient, elles, toutes, adultes... Je crois que, nombreux sont ceux qui se déguisent en adultes, pour se sentir appartenir à une communauté de pouvoir, mais qui restent en leur intérieur, comme des gamins orphelins de leur propre développement, et qui tentent de masquer leurs peurs des grands, par des attitudes et des manières qu'ils singent d'après les observations qu'ils font... Ils jouent aux grands... comme quand ils étaient petits, et qu'ils étaient le Papa ou la Maman, et qu'on disait qu'ils allaient au travail et qu'après ils partaient en vacances au bord de la mer, ou que Grand-Mère venait manger le dimanche...

Comme je l'ai dit, je ne sais pas ce que signifie devenir adulte... mais mon intime conviction est qu'il ne s'agit pas d'un changement d'état qui s'opérerait en nous, mais bien d'un processus d'intégration de nos évolutions multiples...
On est adultes quand on réussit à faire coexister pacifiquement, un comportement responsable et respectueux avec nos rêves et notre authenticité d'enfant... Ce qui est beaucoup plus difficile qu'il n'y parait, car la vie se charge de nous mettre à l'épreuve, et que garder ses croyances naïves et sa confiance d'heureux dénouements, est l'épreuve suprême que l'on doit passer... pour accéder au statut de personne "grandie"...

Théorie et mots qui se jettent... sur un concept qui m'échappe, même avec le lasso de Zorro, pas facile de l'attraper pour une mise en mots impossible à contredire...
Pourtant... nous jouons tous au héros de notre vie... comme quand on était "petits"... et ce que l'on veut, c'est être aimé... et puis s'en sortir bien plutôt que mal...

Nous pouvons jouer en costumes, mais méfions-nous des carapaces...
l'habit ne fait pas toujours le moine, et peut cantonner à des rôles qui nous ressemblent peu...
...


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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 23:13

" Il y a des choses pour lesquelles une position sans compromis en vaut la peine."
Dietrich Bonhoeffer



S'il est utile de savoir se remettre en question, et de cultiver l'esprit ouvert au doute, il est aussi nécessaire d'affirmer un positionnement clair et sans compromis sur certains sujets qui nous touchent particulièrement...

Il en va par exemple, de sa propre intégrité, savoir la préserver sans compromis, même si la tâche peut être parfois difficile, est une priorité si l'on veut pouvoir conserver son estime personnelle. Rien de pire en effet, que la petite voix de la conscience qui s'élève en critique acerbe et impitoyable, quand elle juge que le dire et le faire n'ont pas été équitablement servis...
On a de temps à autre, des choix douloureux ... Nous sommes seuls à mesurer quels éléments sont pour nous les plus importants pour le respect de notre intégrité, tant morale que physique...
La douleur du choix, n'est rien face à celle du regret... sauf à être totalement dépourvu de valeurs personnelles que l'on s'est choisies comme ligne de conduite...

La liberté est un autre domaine qu'il me semble important de faire figurer au palmarès, la défendre sans la brader au nom de compromis, qui nous réduisent nos capacités d'action et de pensée...
La liberté n'a pas de prix... certes... mais elle se paie cher quand même...
Si nous ne pouvons pas toujours faire valoir nos exigences de liberté d'action autant qu'on le souhaiterait, au moins faut-il sauver sa liberté d'esprit, et ne pas être asservis à aucune pensée ou idéologie extérieure à son champ de réflexion propre...
On peut nous restreindre dans nos mouvements, mais on ne peut pas nous ôter cette liberté fondamentale de penser par soi-même... à moins de lobotomie clandestine ou forcée... On peut être contraint par la force à garder nos pensées enfermées, mais on ne peut pas les empêcher de se développer librement en nous...
Le cerveau reste un territoire largement inconnu et incontrôlable... bien que de nombreuses recherches dans le domaine du "Mind Control" (contrôle de la pensée) soient entreprises depuis quelques dizaines d'années... Ces recherches me donnent des sueurs froides, rien qu'à imaginer ce qu'il pourrait en résulter si elles pouvaient être mises en pratique à notre insu... car on ne peut se défendre que lorsqu'on a conscience de l'attaque...
(Je ne souhaite pas développer ce sujet plus avant, car je trouve ignoble que des êtres humains, quasiment comme tout le monde, puissent songer à posséder le monde de cette façon, mais il est relativement aisé via Internet, de trouver pas mal d'informations sur le sujet, en s'intéressant aux dossiers concernant les Illuminati ou les recherches des laboratoires de la CIA. Je trouve ça triste un monde où les méchants existeraient pour de vrai, et je n'ai pas besoin de morosité, réelle ou inventée, supplémentaire...)

Les choix de vie que l'on fait font aussi partie des domaines où le compromis est délicat. Quand on s'engage, dans une voie qui revêt une importance capitale pour nous, il importe de savoir se battre pour la faire avancer...
Renoncer, ou l'aligner au rabais pour ne pas heurter des sensibilités ou par manque de courage, c'est déjà oublier ses rêves... Les rêves méritent qu'on se batte pour qu'ils s'accomplissent...
Les compromis sont tels des petits coups de canif à chaque fois. L'hémorragie est mineure, jusqu'à ce qu'une veine plus grosse soit touchée...

Les sentiments vivotent dans les compromis permanents, comme s'il ne pouvait pas y avoir d'autres choix... Je ne prône pas l'égoïsme, l'égocentrisme ou le ressenti sectaire, mais je ne pense pas que le compromis soit toujours la voie qui satisfasse...
Le compromis, quelque part, c'est quand on abandonne une partie de ses envies ou besoins, au bénéfice d'un marchandage "équitable".
Parfois le compromis ne coûte rien, il s'avère juste être une autre possibilité à laquelle on n'avait pas songé... Mais quand le compromis se fait renoncement ou déni de ce dont on a besoin au profit d'autrui, il faut tout de même s'assurer que ce "service" s'exerce à double sens, et non inévitablement à notre désavantage...

Etre inflexible de temps en temps, savoir exprimer des choix arrêtés nous renforce. Il ne faut pas craindre d'affirmer ce que l'on pense être juste, légitime et sincère pour éviter l'opposition ou la déplaisir d'autrui...
Nous avons tous le droit d'être ce que nous sommes, tant que cet engagement ne lèse personne...

Et puis... si nous ne nous chargeons pas nous-même d'exprimer nos exigences... n'est-ce pas lâcheté ?......


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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 23:11

" Si nous étions logiques, l'avenir nous semblerait plutôt sombre. Mais nous sommes davantage que des êtres logiques : nous sommes humains. Nous avons la foi, l'espoir et nous pouvons agir."
François Garagnon


La logique permet de faire face à bien des circonstances... Toutefois, elle ne peut pas avoir toujours un poids conséquent, ou suffisant, devant nos choix...
Si nous ne nous déterminions que d'un point de vue logique, nous passerions à côté de bien des petits bonheurs... La spontanéité est-elle logique ? ... Les sentiments sont-ils toujours logiques ?... Les impressions émanent-elles de la logique ?... Les projets que nous élaborons doivent-ils prendre racine dans la logique ?... Et la liste pourrait être encore très longue...

L'esprit humain est capable de fonctionner selon plusieurs modes, dont la logique n'est qu'une facette. La logique nous permet une approche cartésienne et analytique des situations auxquelles nous nous confrontons. Elle permet par des raisonnements en cascade, l'explication et la justification de beaucoup d'effets...
La logique, pour autant qu'elle semble implacable, est particulière à chacun en bien des domaines. On ne peut tabler sur une logique unique et universelle, même à propos de valeurs fondamentales... Ce qui nous parait être logique ne l'est pas toujours aux yeux des autres, et de là naissent pas mal de problèmes de communication!...

Nous sommes humains... La portée du mot est délicate à mesurer...
On peut en être fiers, même si de temps à autre, on en remet en question la grandeur...
Les gens pour qui la logique prime sur l'humain, vivent en général coincés dans un carcan d'idées préconçues qui les font agir selon des obligations et des devoirs, plutôt qu'en fonction de leurs goûts et de leurs envies profondes.
La logique rationnalise même la peur et la lâcheté... c'est ce qui la rend dangereuse, si on la prend pour principe premier...

Avoir la foi peut paraitre logique pour certains... pour d'autres, il s'agit plus d'une construction mentale.
La foi contient une dimension qui nous dépasse, même quand elle ne se réfère pas à Dieu, puisqu'elle implique de fermer les yeux sur la matérialité palpable des choses, mais d'accepter de ressentir une confiance, quelque chose qui n'est que sensitif...
L'espoir de même, est projection que puissent se réaliser ce qui nous tient à coeur, sans pouvoir se baser sur aucun certitude prouvée... ni prouvable...
Notre capacité d'action, par contre, est une conclusion logique que toute personne non fataliste, peut éprouver...

La logique se fait aussi parfois girouette... Elle se retourne ou s'inverse, tout en conservant une direction qui reste stable. On appelle ça des retournements de situation, des concours de circonstances, des hasards...
On ne peut bâtir sa vie sur la logique, elle n'a pas la carrure pour assurer une destinée sans tache. La logique ne rend rien plus vrai que vrai, la logique ne fait que prêter main forte à l'acceptation, quand les évènements nous semblent trop rudes à encaisser à l'état brut, et que nous avons besoin d'appuis de secours, pour comprendre...

La logique est une béquille tranquillisante... même quand elle s'annonce sombre...
Elle court-circuite par sa légitimité, toute chose qui déborderait du cadre de nos attentes, elle permet d'orienter nos prédictions sur l'avenir quand nous avons besoin de calmer nos angoisses de futur...

La logique réduit l'horizon, en délimitant les possibles selon des lois de cause à effet, qui ne peuvent pas s'appliquer au champ des relations humaines. Son domaine de perception est beaucoup trop étroit, et ôte toute la magie qui fait que la vie... n'est pas un long fleuve tranquille, dont le cours est clairement tracé et contenu...

La logique est utile souvent... mais pas toujours indispensable... ...


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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 02:06

" L'effort qu'on fait pour être heureux n'est jamais perdu."
Alain



Tout effort orienté vers quelque chose qui a du sens pour nous, n'est jamais énergie gâchée... L'attitude mentale, positive et engagée, qui nous concentre vers un but, dont on envisage l'issue heureuse, renforce notre détermination à y parvenir même en cas d'échec.
Etre positivement programmé n'est jamais préjudiciable... bien au contraire...

Quand bien même l'effort consenti ne nous permettrait pas d'atteindre le but visé, ce temps nous sert à préciser nos envies et désirs, à en mesurer l'intensité, et à maintenir le cap tout en corrigeant les éventuelles erreurs d'appréciations qui nous ont fait manquer l'objectif...
Et puis... la sueur élimine les toxines... physiques ou mentales...

Il est puéril de croire que les choses n'arrivent que de la façon dont elles doivent arriver, sans qu'on y ait aucun rôle à jouer... Accepter la réalité ne revient pas à penser que nous ne sommes que des jouets, des pions sans stratégie d'attaque ou de défense, nous avons toujours notre mot à dire, et pas seulement en réaction...
Les implications en terme de causes et d'effets, fonctionnent en un cercle sans point de départ ni chute, nous sommes ce cercle tout en entier... Nous sommes le cours des évènements tout aussi bien que leur source et leur issue. Nous influençons notre réalité par notre manière de la percevoir, de l'anticiper ou de la ruminer...

Si nous ne faisons pas nous-mêmes l'effort de nous transporter au plus près de nos envies, il est peu probable qu'un moyen de transport surnaturel le fasse... Plus encore, à supposer qu'un tel moyen de transport existe, peut-être faudrait-il se rendre à son point d'embarquement, ou se procurer un titre de transport permettant de l'utiliser ?...
L'effort que l'on consent pour être heureux, suppose qu'on se sente responsables de cet état, et non qu'on le considère comme résultant de concours de circonstances indépendants de notre volonté... Cette prise de responsabilité face à notre existence, est gage de réussite dans notre recherche du bonheur, dans la mesure, où elle favorise la reconnaissance des opportunités susceptibles de nous mener là où on le souhaite...

L'effort ne doit pas être entendu avec une connotation désagréable, mais seulement avec une volonté d'engagement, une prise de conscience de nos possibilités d'influencer le cours de nos vies par les actions que l'on décide de mener...
L'effort récompensé procure une sensation de plénitude, d'aboutissement que les heureux hasards ne provoquent pas... L'effort récompensé est doublement gratifiant : atteindre le but espéré et en savourer ce qu'on en projetait, mais surtout, savoir que ce n'est qu'à nous que nous le devons, nous rend fiers de nos capacités à produire ce dont nous avons besoin par un investissement personnel soutenu...

L'effort qu'on fait pour être heureux n'est jamais perdu, parce que cet instant mobilisé pour une cause importante à nos yeux, nous la fait miroiter et donc un peu ... prévisualiser. Cette visualisation précoce nous permet de pressentir ce que l'on en retirera, quand le but atteint, nous aurons tout loisir de nous y adonner...
Nous pouvons ainsi juger si ce sont vraiment les attentes que nous avons, et en cas de réponse par la négative, réajuster les points que nous aurions mal appréciés...

L'effort est une sorte d'épreuve pour tester sa motivation... Pour de nombreux examens, on les passe déjà "à blanc" avant de tenter les vrais... Sorte de répétition pour évaluer la valeur de sa préparation...

N'ayons pas l'engagement paresseux quand on veut atteindre des objectifs importants, et sachons prendre le temps d'améliorer nos performances... ...

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 00:52

" Le plus grand malheur qui puisse vous arriver, c'est de n'être utile à personne, c'est que votre vie ne serve à rien."
Raoul Follereau




On peut s'interroger, se torturer l'esprit pour se trouver un but dans la vie, mais il y a pire que vivre sans but : c'est de n'avoir aucune raison de vivre... aucune utilité, à rien, ni à personne...
On peut vivre sans but, juste pour le plaisir d'exister... même si bien sûr, il arrive toujours un moment où l'on veut plus, que vivre pour vivre, poursuivre un but donne un sens à nos existences tout autant qu'une raison de vivre...
Quand on se sent utile, à quelqu'un ou à quelque chose, cela donne un sens, qu'on veut faire grandir encore... comme un but...

Si l'amour, au sens large du terme, est un sujet si universel, c'est qu'il contient en lui tous les éléments pour nous ressentir utiles... Aimer, c'est gagner une place unique, une légitimité, une reconnaissance que nous sommes... uniques... et irremplaçables...
L'amour produit ce miracle insensé, de nous permettre de nous aimer nous-mêmes, par les échos qu'il nous renvoie... L'amour est un moyen par lequel nous accédons à notre singularité, nous invitant par là, à nous accepter tels que nous sommes, et parce que nous sommes cette personne-là précisément...

Quand personne ne vous attend, jamais... nulle part... comment voulez-vous être pressé de vous y rendre ?...
Quand personne n'a besoin de vous... ou simplement envie de votre présence... comment voulez-vous avoir envie que cela dure encore longtemps ?...
Quand personne n'est là... pour vous écouter, pour vous comprendre... comment voulez-vous être heureux ?...

Etre utile nous donne de l'importance... et cette utilité reconnue, nous témoigne le plaisir ressenti grâce à à nos actes ou à notre présence...
Nous ne sommes pas utiles de la même façon aux regards de tous ceux pour qui nous sommes utiles.
Nous le sommes par ce que nous faisons pour certains, par ce que nous sommes pour d'autres, et à d'autres encore par ce que nous permettons ou pouvons rendre possible...
Mais peu importe la nature de cette "utilité" dès lors qu'elle est avérée... Elle nous comble, parce qu'elle nous rend vivant...

Avoir la sensation que sa vie ne sert à rien, de n'être utile à personne, et que si l'on disparaissait... rien, absolument rien... ne changerait pour personne... c'est un peu comme se sentir passager clandestin de la vie...
C'est éprouver un vide effrayant... qu'aucune possession matérielle ne peut combler...
On n'achète pas de raison de vivre, ni de but... On n'achète pas l'amour ni la reconnaissance... On n'achète pas la joie ni le plaisir, le bonheur est un chemin qu'il est difficile de poursuivre entièrement seul...

Oui... le plus grand malheur est d'être inutile... mais...
Est-ce à la vie de venir nous proposer de nous joindre à elle ?... ou bien à nous-mêmes de trouver en nous, ce que nous avons à lui proposer pour qu'elle nous reconnaisse ?...
Devons-nous attendre qu'un chemin qui nous appelle, croise notre trajectoire ?... ou bien, devons-nous défricher nous-mêmes, et construire avec nos mains et nos envies, la route qui nous convient ?...
Sommes-nous en droit de nous lamenter sur ce que la vie ne sait pas nous donner ?... Ou bien, devons-nous revoir d'abord nos manières de l'accueillir ?...

Nous ne sommes jamais seulement des victimes... il est aussi utile, de savoir prendre ses responsabilités face aux comportements que nous manifestons...
Et si nous les prenons nos responsabilités, alors nous devenons, obligatoirement utiles...

Il est extrêmement rare de n'être d'aucune utilité à rien ni à personne... à moins de vouloir y croire... ...


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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 23:26

" Il y a des mots que l'on entend longtemps après qu'ils aient été prononcés."
Christine Orban



Dans l'acte d'entendre, comme dans celui d'écouter, nos oreilles ne sont pas les seules parties prenantes... Organes de l'audition, elles sont celles, par lesquelles se propagent en nous, les ondes modulées par la voix de l'extérieur, premières sentinelles d'accès à notre conscience, mais seulement fraction minime de nos sens, dans ce mécanisme réflexe, qui sert de porte d'entrée à la réflexion...

Le cerveau capte ces modulations sonores, et les transporte... en traductions de sens qui nous permettent alors de comprendre, de saisir une signification induite, qu'enfin l'on reçoit en tout entendement...
Entendement... quel drôle de mot pour synonyme de raison, compréhension, capacité de concevoir les choses... il peut même aller jusqu'à signifier : "intelligence"...
L'intelligence viendrait-elle de ce qui nous vient aux oreilles ?...


" Il y a des mots que l'on entend longtemps après qu'ils aient été prononcés"...
Ces mots-là sont souvent ceux qui sont très chargés émotionnellement, qu'on a reçus par surprise, ou bien au contraire, qu'on a désiré longtemps avant que nous soit donné le bonheur de les entendre...
Ces mots qui résonnent, qui tournent en rond dans notre cerveau, comme des poissons rouges dans leur aquarium... et qui semblent se réinitialiser à l'infini... Ces mots-là, sont emplis d'un sens symbolique particulier, dont il nous faut trouver la voie d'accès, si l'on veut s'en libérer...

Les mots d'amour aiment à jouer dans ce registre, accompagnés du timbre particulier de la voix, quand elle se laisse porter par ses "je t'aime" à peine voilés, qu'elle libère enfin en paroles...
Les mots d'amour clairement énoncés, se mettent à bégayer à loisir comme sur un disque rayé, pour nous faire réécouter ses harmonies qui nous touchent, aussi sensuellement que les gestes qui parfois les remplace ... ou les dissimule...
Les mots d'amour continuent de résonner bien au-delà de leur fréquence, surtout quand ils se font rares à l'oreille qui attend...

Les mots durs, les mots blessants, les mots qui doutent... eux aussi parfois, tournent et se retournent, comme une torture sans fin, un robinet qui fuit au goutte à goutte et dont on ne parvient pas à neutraliser le bruit...
A force de se répéter, et de se cogner si fort contre nos interrogations, ils finissent par nous meurtrir l'âme, et nous donnent des migraines de doute, de colère ou de culpabilité, contre lesquelles n'existe aucun médicament miracle...
Des mots de l'inadéquation, des mots échappés par inattention, des mots captés par hasard... des mots qui ne nous sont parfois même pas familiers, ni totalement destinés... mais qui se sont égarés en nous comme des bêtes sauvages terrorisées par un enfermement soudain dans un espace réduit, dont ils ne savent pas, comment ils pourront s'en échapper...

Il y a aussi... les mots qui font vivre le souvenir, et projette encore et encore, le film qu'on a déjà rembobiné plusieurs fois... mais que l'on prend plaisir à revoir, encore et encore... Parce qu'on aime les retrouver, chaque fois les mêmes, intacts, insensibles au temps qui passe...
Le temps ne déforme que ce qu'il nous plaît de voir se modifier, car il sait aussi garder en l'état les émotions et sensations associées, quand leur rappel à l'identique, est pour nous gage de leur importance...
Les mots du souvenir sont comme des photographies auditives, mais leurs mélodies ne jaunissent pas avec les années, à la manière des couleurs qui fuient les photographies... Leur intonnation et leur justesse sont fidèles à leur première écoute....

Oui, il y a des mots que l'on entend longtemps...
Et parmi ceux que vous prononcez, et que vous prononcerez un jour, il y en a aussi... ...


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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 02:14

" Un vieil indien zunien demanda un jour à un anthropologue qui notait soigneusement une histoire :
-- Lorsque je te raconte ces histoires, est-ce que tu les comprends, ou est-ce que tu te contentes de les recopier ?"
Dennis Tedlock




Engranger des connaissances ou des savoirs sans les intégrer de façon active dans ses représentations ne peut enclencher un processus d'évolution personnelle. Il ne suffit pas de détenir des connaissances, encore faut-il savoir les mettre en profit et en extraire "la substantifique moelle", qui peut venir relever le goût de nos visions... et élucubrations...

Les écarts culturels et les différences qu'ils supposent, nous donnent des occasions fantastiques d'élargir nos horizons, à condition toutefois de faire l'effort de comprendre la portée symbolique qu'ils contiennent, et d'être en mesure de la transposer en une ressource utilisable et adaptable à nos conditions propres...

Les cultures "indigènes" se transmettent beaucoup par l'oralité de leurs légendes et croyances. Les histoires portent en elles la morale et l'éthique de tout un peuple bien souvent, mais les écarts de style de vie nous empêchent parfois d'en saisir la véritable portée philosophique ou même... prophétique...

Nous appartenons à une civilisation du savoir et de la culture, pas toujours au sens noble de ces termes. Nous consignons fébrilement tous les indices de cultures ancestrales vouées à disparaitre au nom d'un progrès de l'humanité, dont nous sommes quelquefois en droit de douter de sa légitimité...
Toutefois, nous avons du mal à interpréter convenablement sans les déformer les significations symboliques des enseignements parcellaires que nous recueillons... nous décodons les rites qui nous sont étrangers, à la lumière de nos propres codes...

Toute histoire a vocation de transmettre un message, qui peut être à double niveau, l'un immédiatement accessible, et l'autre plus ésotérique, réservé soit à des initiés, soit à ceux qui voudront bien se donner la peine de chercher une autre lecture possible entre les lignes...
Sachons adapter notre regard, et chercher en conséquence...

La curiosité intellectuelle ne consiste pas à posséder un savoir encyclopédique accessible par une mémoire sans faille, mais bien à chercher des réponses même si les questions ne sont pas encore posées, même si l'on possède déjà des éléments de sens évidents...

Noter et consigner font partie d'une démarche louable pour assurer matière à réflexion ultérieure, mais comprendre et ressentir sont plus importants encore pour continuer à grandir...

Prenons des notes... mais sachons aussi nous arrêter pour les relire et les ingérer... ...


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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 01:05

" La spontanéité, c'est d'être capable de faire quelque chose simplement parce que l'on a envie, de faire confiance à son instinct, de s'étonner soi-même, et de tirer des griffes du train-train un peu de plaisir imprévu."
Richard Lanelli




Redonnons à la spontanéité la place qu'elle n'aurait jamais dû se faire voler...
Trop de règles à respecter, le jeu devient vite compliqué...
On est là, prisonniers de conventions et d'apparences à sauver,
Sous les traits de pantins bancals ruinés par le jeu social,
Nous nous débattons entre le bien, le mal et la morale,
Entre les mensonges admis et les vérités cachées...

Laissons sortir nos pensées soudaines même insensées,
Laissons grandir nos rêves en pleine réalité...
Rien ne sert de vouloir les enfermer dans la conformité,
Nous sommes tous différents, c'est notre seule richesse...
Le monde a bien besoin d'un peu de hardiesse,
Pour s'ouvrir à des lendemains moins désenchantés...

Les meilleurs moments sont toujours ceux qui s'égarent,
Ceux qui dérapent de la trame prévue de l'histoire...
Les meilleurs moments sont ceux qui restent en mémoire
Par la joie inattendue qu'ils ont provoqué
Par l'absence de compromis raisonnés
Qui les auraient bloqués dans une sagesse illusoire....

Exerçons-nous à retrouver dans la confiance instinctive
Ce petit plus qui vaut la peine qu'on vive...
Cette étincelle de simplicité et de sincérité
Qui nous permet d'être ce que l'on est...
Qui nous fait accepter que bien qu'imparfaits,
Nous abritons nos trésors sous notre unicité...

La spontanéité mise tout sur l'instant présent,
Et dévoile ses envies sans y réfléchir plus avant...
Expression sans préméditation de ce que l'on ressent,
Elle libère des ruminations assassines
Que font naître les pulsions refoulées clandestines...
La spontanéité, c'est ce qui nous rend vivant...



Ne bridons pas nos émotions par un dressage forcé... Nous n'avons rien à y gagner... ...


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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 23:55

" Le chemin qu'on a pris est toujours le meilleur pourvu qu'il nous permette d'aller de l'avant."
Roger Martin du Gard



Nous sommes tous la proie d'hésitations à certains carrefours qui se présentent dans la vie... parfois même à tous, suivant qu'on est d'un tempérament plutôt impulsif ou plutôt prudent... Mais toujours, il faut décider d'un chemin parmi ceux qui se dessinent...
On peut prendre un chemin, et le suivre dans le regret de l'avoir choisi, sans pour autant oser faire marche arrière : attitude dangereuse qui tend à immobiliser nos capacités à se projeter à l'avant, par des considérations douteuses qui dépendent de trop de conjectures idéalisées sur les autres possibilités que l'on aurait pu avoir en empruntant une autre route...
On prend un chemin, inévitablement, puisqu'on ne peut pas rester sur place, et tant qu'à l'investir autant y explorer toutes les ressources qu'il permet, et oublier les possibles qu'on laisse de côté...

Rien ne sert de tergiverser une fois que l'on s'est engagé, le but du chemin est de nous servir de support pour aligner de nouveaux pas, vers un but que l'on s'est fixé, ou même vers une direction inconnue que l'on prend plaisir à découvrir à mesure du parcours...
Le chemin quel qu'il soit, que l'on choisit, nous conduit d'un présent réel vers des demains qui nous trouveront différents, pas nécessairement changés dans notre essence, mais changés dans notre vision, puisque porteurs de nouveaux horizons...
Le bonheur du chemin est cet espace de découverte à la rencontre de soi qu'il comporte, ce déroulement de nous-même qui suit un cours imaginé qui se concrétise pas à pas, pour sortir de la projection et s'amarrer à une réalité ressentie cette fois...

Certains chemins ont parfois l'apparence d'impasses plus que d'ouvertures sur d'autres carrefours, et on perd l'impression d'aller de l'avant. On se sent en demeure de faire demi tour si l'on veut se retrouver indemnes, si l'on ne veut pas se fracasser l'avenir sur des murs infranchissables...
Et alors ?...
Qui peut se targuer de toujours détenir les réponses exactes aux problématiques de la vie ?... Reconnaître que le chemin emprunté n'est pas le bon, et oser retourner au carrefour raté, permet de poser d'autres repères, permet d'avancer dans la connaissance de ce qui est bon pour nous, et de ce qui ne l'est pas...
Ainsi, même en reculant, on va de l'avant...

Aller de l'avant, c'est juste ne pas rester dans l'indécision et l'indécidabilité des choses. C'est quitter la posture statique de celui qui, de peur de se tromper, préfère stationner plutôt que demander son chemin ou chercher par lui-même, quelle orientation correspond le mieux à ses ambitions de vie...
L'essentiel est de flâner sur son chemin, les vitres ouvertes et le sourire aux lèvres, persuadés qu'au bout de la course, on sera plus riches de nouveaux paysages, de nouvelles sensations, de nouvelles réponses à des questions que l'on ne s'était peut-être même pas posées jusqu'alors...
Ceux qui pensent qu'ils vont de l'avant sur le chemin choisi... y vont forcément...

La vie a cette fantastique dimension de nous laisser une grande part de choix... même si certains s'imposent d'eux-mêmes, ou sont imposés par des circonstances qui nous sont extérieurs. Et cette part de choix offre à nos parcours des possibilités innombrables, qui se modulent et s'affinent sans arrêt en fonction de l'attitude qu'on adopte...
Le chemin est moins important que l'attitude qu'on a face à son déroulement...
Si l'on cherche à chaque pas, ce qu'il nous permet, en terme d'évolution personnelle, alors tout chemin que l'on prendra deviendra le meilleur...

N'allumons pas nos warning trop tôt et tentons notre chemin dans les meilleures conditions, sans regrets ni remords !... ...


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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 23:58

" Les choses difficiles prennent du temps, et les choses impossibles prennent juste un peu plus de temps."
Art E. Berg


Nous avançons tous avec les défis qu'on se propose de relever... chacun sa mesure et son envergure...
L'appréciation de la difficulté est relative
, chacun possède ses armes et ses faiblesses, sa vision du courage et de l'endurance, ainsi que son envie de faire mentir les lois de la fatalité que la réalité voudraient faire régner...

Certains chantiers gigantesques, même avec les meilleurs ouvriers, ont besoin de temps pour sortir de terre. Certains défis auxquels on est confrontés se situent à la même échelle, le temps en est facteur incontournable pour qu'ils arrivent à terme...
Quant à l'impossibilité prédite des choses que l'on souhaite, c'est principalement la force qu'on met dans notre croyance à les voir naître quand même, malgré les circonstances contraires, qui leur donne une chance d'aboutir...

La patience est une arme beaucoup plus puissante qu'on ne croit. Elle n'est pas vertu ou qualité, mais bien arme qui joue avec le temps, en inscrivant sa résistance et sa ténacité tout au long des jours, des semaines et parfois des mois, qui nous sont nécessaires pour atteindre nos exigences si élevées, que d'autres peuvent les croire impossibles...
La patience est un facteur stabilisant, dans la mesure où elle assoit dans le réel des pensées qui cohabitent avec nos réalités, ce faisant, à force de retourner ces pensées, elles nous deviennent si familières, si vivantes, qu'il ne nous est plus possible même, d'en concevoir l'impossibilité... La force du rêve qu'on nourrit, c'est de dépasser les idées conventionnelles, pour s'offrir le droit de créer sa vision propre du monde à venir dans lequel nous aurions plaisir à évoluer...

Tenir les choses pour impossibles, c'est faire de la prédiction négative sur des conceptions qui nous tiennent à coeur, parce qu'on ne voit pas comment on pourrait les inscrire dans nos vies, avec les moyens et conditions qui sont les nôtres, au moment où on les formule...
Toutefois, que cette impossibilité temporaire existe est une réalité... Qu'elle continuera irrémédiablement d'exister, est une prédiction, une vue de l'esprit du moment présent, ici et maintenant, qui ne peut pas engager l'avenir...

Les difficultés existent pour nous donner l'occasion de nous prouver combien nous pouvons être forts, combien nous pouvons être créatifs face aux situations qui nous posent problème ou question, combien nous sommes riches de potentialités que nous n'utilisons pas à leur juste mesure...
L'impossibilité semble n'être que difficulté supérieure, dont le dépassement nécessitera, outre la mobilisation maximale de toutes nos capacités vers ce but, un engagement total et entier que rien ne peut faire fléchir...
L'impossibilité est un défi qui s'adresse à notre confiance, à notre foi en nos rêves...

Quand nous passons au-delà d'une difficulté, nous triomphons d'une certaine façon, nous gagnons une nouvelle estime personnelle, nous goûtons non sans un soupir de soulagement, à la joie et à la sérénité d'avoir traversé une épreuve, d'avoir subi une sorte de rite initiatique qui ferait de nous des initiés à la dureté des choses...
Nous imaginons l'impossibilité en fonction de l'évaluation que l'on fait du possible, et ce "possible" n'est pas représenté de la même manière pour tous...
C'est toujours par contraste et opposition que l'on détermine la valeur des choses, que l'on catégorise nos visions et que l'on se projette dans le monde...

Selon la loi de l'impermanence, tout change... Nos idées, nos rêves et la façon de les réaliser suivent le même parcours. L'essentiel est de savoir quelle est la finalité de notre combat, de notre chemin, ou de notre épopée...
Une fois résolue la question de l'engagement, et celle de la faisabilité des choses désirées, il faut s'interroger sur les raisons qui motivent nos désirs "impossibles".
Quand ces désirs sont en contradiction avec le Bien, ou en opposition totale avec la réalité et proches du déni, l'impossible peut s'avérer être à terme, plus qu'une prédiction...
Mais quand l'engagement vers cette "aspiration", ce "but", est perçu comme moyen de se réaliser soi-même pleinement, il ouvre des perspectives novatrices qui s'appuient sur le temps, pour se construire en un nouvel édifice, apte à tenir tête aux plus grands tremblements de l'être...

Engageons-nous à pousser nos rêves hors du champ du fantasme, et peu importe le temps que cela peut prendre !... ...


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