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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 23:02

" La vie est un mystère qu'il faut vivre et non un problème à résoudre."
Gandhi



On peut passer son temps à s'interroger sur le sens de la vie, sur la vie après la mort, et le but de la condition humaine...
On peut mener sa quête en tous sens et directions, pour espérer un jour détenir un semblant de début de réponse... jamais certaine, toujours susceptible d'être remise en question... Sorte de jeu de quitte ou double, où l'on n'a jamais rien ni à gagner ni à perdre...

Les questions existentielles taraudent l'esprit des gens depuis toujours, alors même que l'inutilité de ce questionnement se prouve de lui-même...
On peut passer à côté de sa vie à force de vouloir lui trouver un sens à universaliser...

Evidemment que l'on ne peut pas s'empêcher, parfois, de se poser des questions...
On en a tous des jours comme ça, où on se demande vraiment à quoi ça sert qu'on soit là... Questions récurrentes que l'on se pose essentiellement quand on n'est pas en phase avec sa vie... Quand tout va bien, on s'en fiche royalement de savoir pourquoi on est là, s'il y a un sens à tout ça et quel est le but suprême de notre condition... On vit, on savoure te on sourit, et on oublie le reste de la terre qui crève de faim, le mystère de l'existence de Dieu, et que les changements climatiques ne snt pas dûs qu'au réveil de la Terre...

Reconnaissons-le ! ... Parfois ces questions relèvent plus de l'appel au secours que de la véritable soif de réponse...
Quand on se sent un peu perdus, un peu dans le brouillard, on se dit que ce serait bien d'avoir une grande cause à laquelle se raccrocher, ou au moins... un truc qui nous permette de penser que l'on est bien là où nous devons être...
Ces questions existentielles, c'est surtout pour nous rassurer... parce que l'absurdité des choses à laquelle on doit faire face de temps à autre, nous met dans des situations d'aquoibonisme tel, qu'on a besoin de croire qu'il doit bien, quelquepart, y avoir une raison, une utilité à tout cela...
Sinon... Pourquoi s'embêter à se débattre dans nos sables mouvants, alors qu'il serait tellement plus simple de s'y laisser engloutir ?...

En fait, on croit que notre but est de réussir à comprendre quel est le but de tout cela... Mais cela devient encore plus idiot comme manière de penser...
Le but de la vie, n'est pas, ne peut pas être, de résoudre son mystère, mais seulement de la vivre... Le mieux possible et le plus longtemps possible...
Comme un acteur qui joue sa pièce, n'est-il pas plus heureux celui qui a le rôle titre qui lui permet de rester sur scène plus longtemps, que le figurant temporaire, qui passe, dit trois mots et claque une porte avant de retourner à son néant artistique ?...

Nous n'avons aucun problème à résoudre, hormis ceux du quotidien...
La vie est, jusqu'à preuve du contraire, le seul endroit où il nous soit permis d'être... et d'être ce que l'on est...
Alors... Pourquoi ne pas tout simplement profiter de cette aubaine ?
...

Nous ne savons même pas quel est le temps de jeu qui nous est imparti, ne gâchons pas par des interrogations stupides les quelques moments dont nous pouvons disposer...

Vivons sans nous soucier de cette finalité qui nous dépasse de toute façon...
Et appliquons nous à n'en rien regretter...
Ce sera certainement un élément déterminant du bilan que nous en tirerons, au dernier soir qui nous abritera ......

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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 18:24

" En réalité on s'acharne à devenir un parfait acteur plutôt que quelqu'un de vrai."
Chögyam Trungpa



Quelle juste réflexion, qui se vérifie sans nécessiter beaucoup d'efforts, de façon quotidienne...
Tellement de gens sont prisonniers de ce qu'ils pensent devoir faire ou être, qu'ils en oublient de penser à ce qu'ils font et ce qu'ils sont...
Nous ne sommes pas (encore) des clones, nous demeurons libres de choisir notre façon d'agir et de nous conduire, ainsi donc avons-nous toujours le choix de jouer la carte de l'authenticité ou celle du clone humain...

Il est presque plus facile de déclamer son rôle selon un "déroulé" bien appris, plutôt que d'affirmer sa spontanéité et ses choix personnels et réfléchis.
Evidemment laisser libre court à l'expression réelle et entière de sa personnalité, peut nous amener à rencontrer des situations totalement inédites et pas toujours confortables, quand le décalage entre la norme entendue et nos façons propres d'être, se fait clairement sentir...
L'assumer est plus délicat que de se réfugier derrière des standards de pensée bien tolérés, même s'ils nous brident de l'intérieur...

Néanmoins... Le conflit est moins important quand il nous met en position de défendre sa vérité, plutôt qu'en position de lutter contre sa propre conscience...
On peut mentir à toute une assemblée, sans que cela ne soit très couteux tant que l'on est en accord avec soi... mais se mentir à soi-même, s'ignorer et se "délégitimer" devant nos convictions intimes, est un drame intérieur qui fait beaucoup plus de dégâts...
Et si nous faisons face aujourd'hui à une situation généralisée de perte de repères et de décadence, c'est en partie à cause de ce constat-là...

En effet, l'apparence et l'image étant devenues d'une telle importance, beaucoup ont voulu se fondre dans la masse, adopter des rôles qu'ils jugeaient leur convenir, suivre une logique de vie qui nous était recommandée, enfiler des costumes d'apparat pour des rôles dont ils n'avaient pas forcément la carrure...
En bout de course, on arrive un jour à la conclusion que l'on s'est trompé, parce que le bonheur n'est pas au rendez-vous de la sortie des artistes... mais bien dans le coeur de ceux qui savent se préserver des images toutes faites pour chercher en eux,ce qui leur sied véritablement...

Le phénomène de la mode caractérise bien ce système de fonctionnement. On nous prévoit plusieurs mois à l'avance, ce qu'il conviendra d'arborer au niveau vestimentaire pour être "in"... peu importe que votre pantalon vous boudine, ou que les couleurs mises en exergue vous fasse un teint de moribond hagard, l'important c'est d'y coller...
L'important c'est de participer... et effectivement pas de gagner... parce qu'on ne gagne rien à singer sa vie, on ne gagne rien à mimer maladroitement les poses et les manières qu'on nous propose...

On peut ainsi passer toute sa vie à se fuir, à se mentir, à se déguiser et à se tromper... On perd son temps à chercher des modèles et des références, là où il serait tellement plus simple d'écouter sa petite voix intérieure, dont les conseils et le jugement sont d'une valeur tellement plus juste...
Les idées toutes faites, bien arrêtées, héritées ou apprises, les comportements robotisés, les manières admises et acceptées... Il en résulte une vie figée par des cerveaux lobotomisés, télécommandés par une bienséance, un mimétisme qui étouffe progressivement toute la richesse première qu'elle portait...
Quel gâchis !...

Il n'y a qu'un conseil à donner qui soit bon à suivre : c'est de n'en suivre aucun, et de savoir vivre selon soi ... ...

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 13:35
Ritournelle existentielle...



Ca commence par un cri, la mélodie de la vie...
Pas encore rompu aux cadences, tu crèves le silence, sans nuances...
T'improvises tes vocalises... T'as le secret du caprice qui terrorise...
T'entames ta litanie, sans égard pour les bases de l'harmonie...
Pi tu grandis, t'apprends à placer tes accents, tu t'fais les dents...
Tu quittes le mode mineur, t'es chez les grands maintenant...

Tu veux plus qu'on te cajole avec des fariboles,
Dans ta geôle, t'en as trop sur les épaules...
Les refrains du train train quotidien des anciens
Manquent d'entrain et désaccordent tes arpèges sereins...
La coupe est pleine et tes couplets se déchainent...
Tu brises tes chaines, t'attaques la vingtaine en fier capitaine...

Tu composes ta partition en solo, du fond de ton studio,
Sur des portées qui s'envolent, t'improvises avec brio de nouveaux duos...
Tu te bricoles ton music-hall version rock and roll sans bémol,
Tu nettoies les idées reçues et tes ras-le-bol au vitriol de tes idoles...
Tu guillotines tes visions enfantines, à coup de nicotine assassine,
Plein d'adrénaline, t'imagine... la vie sans barres de mesure et sans épines...

La trentaine change la tessiture, tu cherches des temps qui rassurent...
Tes marmots en appogiature, tu t'aventures à de nouvelles armures...
Tu revois tes arrangements, tu te dégages en contrechant, t'accentues les mordants...
Tu transpires et tu transposes, tu conspires et tu composes,
T'accèptes les règles, t'as plus le temps de les remettre en cause...
Tu négocies les accords et tu te plies à leurs renversements...

Comme un glissando soudain qui dérange ton tempo,
La quarantaine t'entraîne à revoir tes credos avant le dernier Da Capo...
Le coeur ballant et les notes qui s'emballent, balancé entre ta vie et tes envies...
Tu t'aperçois que le temps t'est compté pour terminer en beauté ta symphonie...
Tu te jettes à corps perdu sur des accords plus graves...
Et tu braves de nouveaux octaves sans plus aucune entrave...

Dernière reprise permise, dernières notes qui s'écrivent...
La coda approche à grands pas, tu veux finir avec maestria,
Le point d'orgue de ta Dolce Vita, tu le veux sforzando et sans tremolo...
Avant que n'arrive le dernier sursaut du Cygne, tu veux encore faire le beau...
Tu revois tes intervalles et tes rythmes bancals sur un ultime diapason,
Pour libérer tes tensions enfin à l'unisson... en suivant la pulsation...

T'as des envies parfois de réécrire toute la partition par endroits...
Pour équilibrer les temps forts et les temps faibles qui ont rythmé tes pas...
Mais la musique ne s'écoute pas au passé, tu peux pas rembobiner...

Juste fermer les yeux pour écouter, et apprécier les meilleures notes égrenées...
Toutes les mélodies recèlent leurs trésors, même si on loupe quelques accords...
L'essentiel, c'est de continuer à y croire fort... Toujours et encore...


L.W... ...

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Published by Lo - dans EN VERS...
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 13:34

" Un seul printemps par année... et dans la vie, une seule jeunesse."
Simone de Beauvoir



Le printemps est symbole de renaissance, après la longue attente hivernale, la vie reprend ses droits et ses couleurs...
Le printemps est aussi temps de germination, les graines sont plantées, la saison suivante souvent, les verra s'épanouir, fleurir ou pousser jusqu'à atteindre leur pleine maturité...
Le printemps rafraichit de ses giboulées les premiers soleils ménageant ainsi les coups qu'il pourrait nous porter si nous étions tentés de trop nous y exposer.
Le printemps modère les extrêmes et nous apporte plein de surprises, il nous surprend et nous apprend... que tout vient toujours avec le temps...

La jeunesse, paradoxalement, est cette période de la vie qui n'inclut pas les moments où nous sommes le plus jeune, mais seulement ceux qui s'inscrivent à partir de l'adolescence jusqu'à l'âge adulte et "post-adulte", mais avant que le déclin biologique sonne le glas de notre ascension vitale... " Personne n'est jeune après quarante ans..."
La jeunesse est donc ce moment où, après avoir été réceptacle d'enseignements, d'apprentissages, de règles et de contraintes, ordonnés par tout un monde environnant, on voit enfin germer et fleurir ses propres repères, nés des convictions qu'on a pu seuls, se forger...
La jeunesse est renaissance, dans le sens où, après la naissance biologique que l'on a tous connue, on nait enfin à la vie sous la forme qui nous convient le mieux... On nait à soi-même libéré des cadres rigides imposés, avec le pouvoir d'accepter et de refuser les préceptes que l'on nous a inculqués.
La jeunesse est le temps du choix... entre l'être et le paraître, le croire et le savoir, le penser et l'ingurgiter...

Le printemps, certes, ne se joue qu'une fois par année... mais revient immanquablement tous les neuf mois, le temps d'une nouvelle gestation, portée par le temps qui passe...
La jeunesse, elle, ne revient pas à intervalles réguliers, nous donner d'autres chances de renaitre à nous-mêmes, avec le même futur encore devant...
La jeunesse, on ne nous l'octroie qu'une seule fois... autant ne pas en faire n'importe quoi ...

Nombreux sont ceux qui font l'apologie de la jeunesse, comme étant la période bénie où tous les possibles sont permis et imaginables...
J'ai une opinion plus modérée à ce propos, car tous les âges de la vie contribuent à nous faire grandir. La jeunesse à l'image du printemps, nous permet de planter en nous pas mal de graines, dont certaines auront besoin de temps pour fleurir et donner le meilleur d'elles-mêmes...
Ne soyons pas pressés de récolter, la maturité ne peut pas être forcée contre le temps...
Le temps est un grand maître, dont les enseignements ne peuvent pas être anticipés...

Est-ce que le fait de naître au printemps, en été, en automne ou en hiver, influence le cours de nos vies ?...
Est-ce que cela change la façon dont on conçoit l'existence de naître en période de germination ou au contraire de repos de la terre ?...

Les saisons passent et ne se ressemblent pas...
La jeunesse passe... et la vie qui lui fait suite, lui ressemble-t-elle ?... ...

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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 01:51
" Tout enfant est un artiste. Le problème est de savoir comment le demeurer une fois devenu grand."
Pablo Picasso


Les enfants ont une aptitude particulière pour représenter spontanément le monde comme ils le ressentent, sans se préoccuper de la portée esthétique de leurs productions.
Ils ne sont pas d'emblée, tributaires du jugement qui y sera porté, et quand on leur demande d'expliquer ou de décrire ce qu'ils ont voulu dire ou rapporter dans leurs dessins par exemple, on est surpris de la structuration de pensée dont ils font preuve pour nous les rendre accessibles.

Petit à petit, les compliments ou critiques qu'ils reçoivent en retour, les conseils et les modèles qu'ils reçoivent, élaguent leur créativité naturelle, pour mieux se conformer à ce qu'en attendent les autres. Ainsi se suicide peu à peu l'élan créatif pour se mettre au service d'une esthétique commune à tendance conformiste...

C'est dommage... et dommageable...

La force de l'art enfantin tient donc dans cette liberté totale de se laisser créer, sans but et sans recul sur le résultat obtenu. C'est l'art à l'état brut...
Et s'il est si difficile de le rester une fois "devenu grand", c'est parce que les "grands" à force de grandir, se rétrécissent leur champ d'être... et s'asservissent à ce que l'on attend d'eux...  et oublient que la créativité est quelque chose qui vient de l'intérieur....

Ce que l'on "crée", on ne peut le créer qu'avec ce que l'on a en soi, avec ce que l'on est... On ne peut pas mentir avec la créativité, elle est ressource que l'on puise en dedans, et que l'on sort de soi pour s'éclairer sous un autre jour...
La lumière du jour parfois, aveugle son contenu... qui préfère alors se terrer au milieu de nos ombres, plutôt qu'accéder au grand jour, qui nous lapide...

L'émotion flirte résolument avec la créativité... C'est elle qui guide nos élans et nos réflexions. L'émotion nous porte, nous transporte, nous insupporte... Et quand on l'apporte au dehors, elle parle de nous, elle parle de l'enfant qui demeure au plus profond, qui joue avec ses sens, qui joue avec ses mains et ses mots, avec ses sentiments et ses tourments, avec ce qu'il comprend du monde... et peu importe l'âge porté à l'état civil...

L'artiste qui s'expose... c'est en premier lieu à la critique qu'il s'expose...
Il expose un monde intérieur, un monde particulier : le sien... Ce monde est parfois en total décalage avec les images qui lui collent au visage, mais ces images projetées sur lui ne sont que des leurres de représentations imaginées par d'autres cerveaux que le sien...
Comment peut-on juger que ses visions sont bonnes, mauvaises, belles ou laides... puisque nous ne pouvons nous forger ces opinions que d'après nos propres représentations ?...
Sur ce terrain, peut-on avoir tort ou raison ? Peut-on être dans le vrai ou dans le faux ? Y a-t-il un vrai et un faux ?...

Oui... La critique est facile... Nous avons tous en nous des aptitudes certaines pour critiquer, mais en a-t-on d'aussi surdimensionnées pour savoir apprécier, pour reconnaître à l'artiste ce courage de s'offrir ainsi à nos jugements ?...

Ce qui tue l'artiste en nous, ce n'est pas le temps, ni les centimètres que l'on prend... Non...
Ce qui tue l'artiste qui un jour a vécu en nous, c'est la peur d'être devenu grand... ...

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 23:58

" Lorsque tu poursuivras ton bonheur, des portes s'ouvriront où tu ne pensais pas en trouver, et où il n'y aurait pas de porte pour un autre."
Joseph Campbell


Il y a parfois des chemins de gloire qui font des envieux, l'âme humaine est ainsi faite, qu'au lieu de constater ses propres incapacités et chercher à y remédier, elle préfère dénigrer les chances insensées dont les autres semblent bénéficier, alors même que chacun a une place et ses chances de la trouver...

Il existe des circonstances particulières, qui s'éveillent avec bonheur, au chemin de celui qui suit la route pour laquelle il est né, certains l'appellent le hasard, d'autres la chance...
Les petites gens qui ne manquent jamais de jalouser celui qui poursuit son rêve, y voient des alliances douteuses et des complots secrets, c'est leur façon d'essayer de ternir les lumières trop vives...

Mais personne ne vole le bonheur de personne : chacun a sa chance de faire grandir le sien, les portes qui s'ouvrent à celui qui s'avance dans "sa" bonne direction, ne le font que sous le sésame de sa réalisation personnelle, unique et particulière...
Et tout autre qui s'y présenterait, se verrait refuser cet accès d'abord pourtant si aisé...

C'est en décidant de suivre le chemin pour lequel on se sent le mieux préparé, le mieux armé et le mieux entrainé, que l'on trouve les repères qui nous guident et qui nous font continuer la route.
Tant que l'on n'est pas engagés sur la voie de sa propre réalisation, des indices nous renvoient par leurs refus d'accéder à nos requêtes, l'écho de notre erreur...
Certains y font attention et réexaminent leur itinéraire...
D'autres s'obstinent, cherchant, coûte que coûte, à franchir les frontières qui leur interdisent les passages qu'ils espèrent...
D'autres encore s'arrêtent tout bonnement, et attendent l'avenir, au bon vouloir de l'enchainement des évènements...

Quand des portes s'ouvrent là où on ne les voyait pas, les signaux d'appel sont clairs... Mieux vaut écouter la déraison qui nous disent de les suivre, même si elles apparaissent comme des mirages en plein désert, parce que nul ne sait si elles resteront ouvertes à tout jamais...
Elles laissent entrevoir des changements de possibles imaginés, et bien que ceux-ci puissent rester obscurs, ne pas leur donner une seule chance de nous éclairer, peut nous valoir une obscurité prolongée que l'on risque de regretter à la tombée de la nuit suivante...
Et ces portes qui s'ouvrent, font souvent suite à des pensées jetées en l'air, que nous n'avons pas voulu creuser, parce qu'elles revêtaient un caractère d'impossible trop prononcé...
A l'impossible nul n'est tenu, mais s'il se présente de lui-même, pourquoi lui refuser audience ?...

Chacun de nous se trace sa vie, et ses changements de caps, au gré de ses envies et des opportunités qu'il saisit... et ces opportunités ne sont pas interchangeables dans le temps et l'espace, ni entre personnes...
Chaque opportunité qui se présente à nous, s'y présente pour nous seuls : la saisir ou la refuser n'est que décision individuelle... Nous ne volons nos "hasards" à personne, ils s'adressent à nous, quand le moment s'y prête, et quand nous pouvons les entendre...
Il n'y a pas un nombre fini et figé, de hasards et d'opportunités, il y en a pour tous ceux qui y croient, pour tous ceux qui les désirent et qui suivent leurs chemins sans lorgner sur celui du voisin...
Pas la peine d'essayer d'enfoncer les portes ouvertes à l'intention d'autres visiteurs, contentons-nous de faire attention à celles qui s'ouvrent sur nos parcours, elles nous conduiront plus sûrement là où nous rêvons d'aller...

Et quand une porte nous claque violemment au nez... pas la peine d'insister non plus !... ...

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 22:02

" Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être, que par des insoumis."
André Gide



Le monde ne va pas très bien... C'est un constat que nous faisons tous...
Il semble bien que nous arrivions au terme de systèmes qui n'ont pu que prouver leurs failles et leurs incohérences, et que pour continuer, il faudra trouver d'autres moyens d'inventer demain...
Et ce n'est pas avec les techniques et procédés déjà éprouvés que nous pourrons connaître des changements constructifs...

Quand tout ce que l'on connaît et tout ce que l'on nous a enseigné, tout ce à quoi nous avons obéi les yeux fermés, tout ce à quoi nous avons crû... s'effondre... il faut imaginer d'autres voies d'accès à un avenir que nous revendiquons tout de même...
Nous vivons une époque de décadence, avec perte de repères et perte de croyances, une soif de pouvoir qui nous amènera tous bientôt à mourir de dessèchement... sauf à trouver d'autres moyens pour nous désaltérer...

Les insoumis, ce sont tous ceux qui croient qu'une autre façon d'exercer le pouvoir existe,
qu'une autre manière de concevoir le monde est possible,
que les modèles économiques proposés sont à revoir dans leur intégralité...
Les insoumis, ce sont ceux qui pensent encore que l'être humain peut retrouver une nature humaniste,
que l'être humain déclaré "animal supérieur" peut encore prouver qu'il mérite cette distinction,
que l'être humain doté d'une conscience qu'il revendique... peut arriver à s'en servir intelligemment...
Les insoumis, ce sont ceux qui sont persuadés que l'avenir est encore devant, à condition de bien vouloir faire les efforts nécessaires pour faire table rase du passé, et regarder les nouvelles donnes d'aujourd'hui...
Les insoumis refusent les conclusions fatalistes que l'on nous présente, et qui ne nous laissent pas de la place d'imaginer d'autres systèmes de fonctionnement...

Le monde a commencé son déclin avec la notion de guerre : guerres de religions, guerres civiles, guerres économiques...
Sans prêcher dans la cour babacool des "Peace and Love", il faut bien admettre que toute civilisation qui prend la haine comme cheval de bataille, ne peut pas mener très loin sa monture, sans écumer des pertes qui l'épuisent à la longue...

On ne peut pas vivre dans la guerre permanente, et peu importe le combat que l'on choisisse : la guerre ne produit que des larmes et du sang, des dégâts et des ruines, des bassesses et des rivalités...
Chaude, froide ou tiède, cela n'a aucune importance, la guerre n'est pas affaire de masse, elle est conflit d'intérêt de quelques puissants fous, qui tentent de détenir le monde en leurs mains...

Les insoumis sont ceux qui refuseront de s'abaisser à des ordres qu'ils jugeront immoraux, puérils ou déments.
Ce sont ceux qui, pensant par eux-mêmes chercheront à rallier plutôt qu'à diviser, à résister à la haine plutôt qu'à s'y soumettre, à utiliser notre puissance de pensée pour trouver des solutions plutôt qu'à panser les plaies causées par un système défaillant...
Les insoumis sont ceux qui lutteront pour la liberté de tous et pas seulement pour l'accroissement de leurs biens ou de leur puissance...

Les insoumis ont du pain sur la planche pour sauver ce monde... Mais si nous ne trouvons pas en nous ou ailleurs des êtres capables d'agir en ce sens, et que nous continuons cette folle course vers nulle part, il y a fort à parier que nos petits enfants n'aient plus aucun goût de vivre...
Aucun de nous, à lui seul, ne sauvera le monde...
Pas la peine d'attendre le Messie, il est déjà venu une fois nous a-t-on raconté...
Et les insoumis ne sont qu'une vision onirique...

Est-ce que les rêves... quand on y croit très fort... peuvent devenir réalité ?......

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 20:02

" Si accidentellement vous marchez dans la boue, ce n'est pas une raison pour continuer à suivre un chemin boueux."
Inayat Khan



On a beau prévoir son itinéraire, et faire attention où l'on pose ses pieds, on n'est jamais à l'abri du faux pas, qui nous fait glisser...
Les sentiers balisés recèlent parfois des pièges dissimulés, des ornières oubliées ou des flaques imprévues, l'erreur est toujours possible...
On a beau se fixer des lignes de conduite, et faire tous les efforts du monde pour s'y tenir et respecter ses engagements, on n'est jamais à l'abri de l'erreur de jugement, qui nous entraîne sur des terrains que l'on maîtrise mal...
Les bonnes intentions se fondent parfois sur des critères suggestifs, des points de vue réducteurs ou des opinions mal tranchés, la perfection n'existe pas...

" Comme une bonne vieille paire de Nike, qu'aurait marché dans la merde, et on se demande pourquoi ça pue ; si t'as marché sur une bombe, te demandes pas pourquoi ça tue..." (Ridan "Alerte à la bombe")

Quand on emploie cette expression de "marcher dans la boue", on l'entend bien sûr comme un acte volontaire, qui éclabousse ce que l'on est, qui salit notre image par rapport aux préceptes que l'on s'est fixés, ou auxquels on souhaite cadrer... Ainsi le faux pas est pardonnable, si l'on sait rectifier le tir...
Il est toujours temps de comprendre notre erreur, plutôt que de continuer à suivre une mauvaise ornière, qui nous enlisera un peu plus à chaque pas, et où les couches successives viendront se coller, alourdissant grandement notre allure de marche, quand toute cette boue viendra à sécher...

Si par faiblesse, par aveuglement ou erreur de jugement, on s'est retrouvés entraînés sur des chemins hasardeux, voire carrément dangereux pour notre intégrité ou notre estime personnelle, reconnaître cette erreur aide à "grandir", dans la mesure où l'aveu, pour désagréable qu'il puisse être, nous aide à prendre conscience de l'importance du chemin que nous empruntons, dans le jugement que nous pouvons avoir sur nous-mêmes, et que les autres nous renvoient aussi en miroir...
Faute avouée est à demi pardonnée, entend-on dire... Il n'est pas certain que toute faute avouée puisse être à moitié pardonnée, toutefois toute faute maintenue et non acceptée comme telle, ne fait qu'envenimer la situation, puisqu'à la faute connue, s'ajoute la mauvaise foi et le mensonge de s'y tenir malgré les conséquences néfastes qu'on a pu en apercevoir...

Marcher dans la boue, c'est parfois plus simple que de vouloir garder les pieds au sec, mais l'effort que l'on fait pour chercher une voie de passage saine, reste néanmoins un effort que l'on apprécie par la suite, et qui a pour résultat de ne pas être incommodés ni par l'humidité ni par les odeurs éventuelles...
Se laisser aller à des conduites malvenues ou malveillantes peut être parfois un choix tentant, quand la difficulté se dresse comme un obstacle certain sur nos choix de vie, néanmoins, les conséquences de tels choix ne sont jamais anodins, et leur souvenir ou leur évocation peuvent entacher nos projets futurs ou notre confiance...
Le plus important est de pouvoir toujours garder la tête haute, et de ne pas avoir peur de soutenir son propre regard dans le miroir... La boue qui nous éclabousse, c'est sur nous qu'elle fait les plus gros dégâts... Mieux vaut s'en rappeler !...

Le monde n'est pas rempli de Gandhi et de Mère Térésa, mais seulement de personnes, qui bon gré mal gré, font ce qu'ils peuvent pour déployer le meilleur d'eux-mêmes dans un monde qui n'est pas toujours prêt à le recevoir... et pour lequel ils ne se sentent pas complètement adéquats non plus...

Ne soyons pas trop durs ni trop exigeants, la vie nous rappelle que nous ne sommes pas infaillibles,
Que nous sommes perfectibles, et nous aide à apprendre, par des tas de leçons particulières qu'elle nous donne...
Et qui parfois nous coûtent cher......

 

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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 22:18

" Un livre est quelquefois un secours attendu, une idée est un baume, une parole est un pansement, la poésie est un médecin."
Victor Hugo

 


Le pouvoir des mots n'est pas mesurable, tant au niveau de son étendue que de son intensité...
Les mots sont médecins bien sûr, ils pansent nos blessures, rassurent nos doutes et apaisent nos douleurs... Tous ces maux qui peuvent avoir été aussi mis à jour par des mots...
Les mots peuvent apporter à la fois le poison ou l'antidote, la douleur ou le plaisir, la certitude ou l'hésitation...
Les mots sont doubles et tranchants, uniques et cicatrisants, hors du champ définissable quand ils pénètrent dans nos seuils intérieurs et intimes...

Il y a des livres qui peuvent sauver des vies, quand ils rencontrent des yeux à ouvrir, des coeurs à guérir ou des peurs à apprivoiser...
Les livres peuvent être témoignages fortifiants, qui permettent de passer l'épreuve, parce que d'autres, avant, y ont survécu, parce que d'autres avant, nous en dévoilent avec pudeur les mêmes ressentis que l'on éprouve au moment présent, et parviennent à gagner une conclusion heureuse ou propre à redonner l'espoir...
Les livres sont compagnons de solitude, qu'elle soit désirée ou forcée, ils accompagnent avec force et présence, l'isolement...
Les livres apportent des réponses que personne ne peut nous révéler de vive voix parfois... Ils se font messagers essentiels et passages, vers une connaissance qui nous ouvre à l'avenir. Et cette connaissance peut être le point d'appui qui nous manquait pour avancer...

Une idée peut être un baume, bien sûr...
Il y a des idées que l'on découvre au hasard, au fil des pages de livres qui nous tombent sous la main, et qui nous conduisent de mots en mots vers des cheminements différents, dans des aventures nouvelles aux couleurs de nos jours...
Les idées changent la vie... quand elles orientent nos convictions vers des domaines inédits, dont on sent bien qu'ils vont voyager en nous, et repeindre nos horizons avec des d'autres teintes, d'autres envies et d'autres possibles...
Les idées sont à la base de toutes les nouvelles découvertes, de toutes les nouvelles connaissances, et de toutes les renaissances... même quand elles ne font que conforter ce que l'on savait intuitivement, sans avoir pu mettre de mots dessus...

Une parole est un pansement...
Nous sommes tous des écorchés, à un moment ou à un autre, on ne peut pas se prémunir contre toute chute, toute vie a des passages plus ou moins glissants, des tournants un peu serrés et des reliefs dangereux... Même sans se faire atrocement mal, personne ne traverse sans s'écorcher un peu...
Les paroles sont des pansements qui nettoient la douleur, et soufflent sur les poussières qui nous font pleurer les yeux... Les paroles arrêtent l'hémorragie par leur flot de compassion, de compréhension, de tendresse ou de générosité...
Les paroles ont cette faculté de guérir à la fois le coeur et le corps, le mental et le physique. Tout médecin le sait, la parole est part importante de la réussite d'un traitement. Donnez du désespoir, et le patient ne trouvera rien en lui pour contrer cette pierre supplémentaire à porter ; donnez de l'espoir, de l'amour et de l'avenir, et des miracles peuvent apparaitre...
Les paroles sont suggestion, et la suggestion est d'une puissance infinie...

La poésie est un médecin...
Elle ouvre des univers qui évoquent, d'image en image, de métaphore en beauté sonore, d'autres regards que ceux que l'on utilise ordinairement. Elle nous transporte sur ses vers, sur ses tapis de rimes, d'assonances et de fantaisie, dans une féérie de sens qui nous fait oublier la grisaille, qui donne aux choses des contrastes autres, et en même temps elle nous renvoie à nos intériorités...
La poésie est un tour operator qui nous mène sans danger par delà les mondes, les lieux et les époques, explorant tous les possibles et les impossibles, avec des mots de tous les jours...

Les mots pour dire, pour guérir, pour vivre, pour aimer... et pour grandir... Longue vie aux mots, en tous sens et en tous genres... ...

 

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 00:48

" La terre promise est toujours de l'autre côté du désert."
Henry Havelock Ellis



Le désert détient souvent une connotation mystique, et mystérieuse...
Cette étendue vierge de vide, qui semble s'étirer à l'infini, que l'on ne peut embrasser d'un regard...
Les pères du désert recommandaient d'y chercher le calme propice à atteindre la sagesse... dans cette immensité, qui renvoie à notre propre infini...

Le désert n'est pas vide, il est plein de milliards de grains de sables...
Nous sommes aussi, à une autre échelle, des milliards de grains de sable... Un seul grain ne peut suffire à faire le désert, mais c'est l'ensemble qui réalise son unité...

Le désert fascine, son calme, sa démesure, sa rudesse, ses extrêmes... ses mirages et ses oasis...
Finalement, il est à l'image de notre vie...
On peut y chercher route, s'y perdre, s'y émerveiller, s'y déssécher, éprouver sa chaleur et souffrir de sa froidure...
Il a de multiples visages, qui demandent qu'on s'y adapte, si l'on veut réussir à le traverser...

On associe le nom de "désert" aux passages à vide, ou aux passages difficiles de nos vies... comme si sa traversée était si difficile, qu'on assistait à une véritable renaissance, quand enfin, on en venait à bout...
Mais sa traversée est formatrice. Elle nous permet de trouver en nous, des ressources inexploitées, qui se révèlent en l'épreuve...
Et au bout du chemin, le retour à une nature plus clémente, nous semble un retour au paradis... cette terre promise à laquelle on rêve, quand on a la peau qui brûle au soleil, ou qu'on grelotte dans l'obscurité...

La terre promise... Mais qui donc peut promettre une terre ?...
La terre ne nous appartient pas plus que le soleil,ou que l'air que nous respirons...
La terre promise n'est jamais qu'une conquête que l'on doit faire, une appropriation que nous décrétons, un but au bout du chemin, qui nous permet d'avancer, qui nous donne la force en éclairant un rêve, qui attire chaque jour vers un demain, dont on sait par conviction intime qu'il sera meilleur qu'aujourd'hui...

Pas besoin de prendre l'avion pour traverser le désert, nous avons tous nos déserts à explorer, à défier et à vaincre...
Peu importe qu'ils soient faits de sable, de larmes ou de pierres... de douleur, de rochers ou de peurs...
Ils sont tous égaux dans leurs exigences : il nous faut nous y mesurer et les dompter, nous confronter à leur puissance et y trouver les forces de ne pas y rester soumis... pour la vie...

Peut-être la terre promise est-elle toujours au bout du désert, mais... l'inverse n'est pas vrai...
Au bout du désert, il n'y a pas toujours la terre promise...
Certains s'y perdent, certains y meurent, certains s'y trouvent affaiblis pour toujours...
Il n'y a jamais aucune certitude quant à l'issue de l'aventure.
On ne mesure ses forces... et ses faiblesses... qu'après les avoir réellement éprouvées. On peut avoir des forces sous-estimées, comme des faiblesses plus importantes que ce que l'on imaginait...
Le désert rétablit un juste équilibre : entre le croire et le pouvoir...

Traverser le désert, comme un fantasme de citadin stressé... qui se fait son épopée annuelle, avec guide, méharée et méhari, localisation GPS et bar miniature... et qui croit découvrir la sagesse des peuples anciens, la spiritualité profonde et la vie couleur nature...

Mais le seul vrai désert à défier, c'est celui qui tenterait de nicher en notre coeur... ...

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