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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 23:52

" Ne dis pas "plus tard" à l'amour."
William Shakespeare



Ce n'est pas à ceux qui se lèvent tôt que le monde appartient, mais à ceux qui savent ne rien différer, et organiser leurs priorités en accord avec ce qu'ils souhaitent.
Que l'on se lève tôt ou tard n'a aucune importance !
Qui plus est, on peut faire les deux alternativement, suivant les nécessités du moment...
Ceux qui se lèvent tôt, auront tendance à se coucher tôt aussi, comment ,par exemple, la magie des étoiles pourrait-elle alors leur appartenir ?...
Il faut cesser de penser qu'il est normal et de bon ton de se lever tôt, et anormal de veiller tard et de se coucher tard !!!...
Cela dépend totalement de ce que l'on a à faire de ses journées... et de ses nuits...

Nous vivons dans un monde qui exige d'être très concret, bien qu'il soit paradoxalement, très virtuel aussi sur bien des points... Nous sommes soumis à un stress de réussite, tenue pour but ultime de la vie, sans pouvoir donner une définition unique et claire de ce que doit être cette réussite.
"La réussite, c'est quand vous êtes heureux !"... Ah, d'accord !... Et le bonheur, alors, c'est quoi ?... "Le bonheur est une illusion, il n'existe que dans l'instant." ... Hum... Et donc ?... Quand sait-on qu'on est heureux et qu'on a réussi ?... "C'est une appréciation personnelle"...
Tout est clair alors... On se demande bien ce qui nous pose problème alors...

Ce qui peut-être, nous pose problème... c'est de ne pas savoir où placer nos priorités, puisque tout s'imbrique, et que le temps nous manque pour finir nos séquences...
On peut jouir de bien des plaisirs de la vie, et toutefois les trouver à la longue, insipides...
On peut bénéficier de privilèges et de moyens d'action, et ne pas en retirer une joie suffisante pour se sentir heureux...
On peut se sentir heureux sans donner l'impression de réussite extérieure...
On peut gérer ses priorités selon des critères très subjectifs sans remettre en cause l'ordre social établi...

Malgré des vies et des parcours différents, on ne peut que constater que la pierre principale qui fait tenir la réussite d'une vie, est celle que l'on ôte de son coeur, quand on s'ouvre à l'amour...
Sans cette pierre-là, pas de voûte qui puisse résister aux assauts des questions du temps...
Nous ne sommes pas que des êtres de chair et de sang, ni même des êtres assoiffés d'argent et de puissance... Non !...
Mais nous sommes tous, partout, en tous temps et lieux, à la recherche d'amour...
C'est pourquoi La parole de Shakespeare est sage : vouloir différer l'amour qui s'offre à nous sur le chemin, est un risque important...
L'amour sait-il attendre ?...

L'amour ne s'explique pas en terme de logique, de rendement, de marché ou de conséquences... L'amour a ses recettes d'alchimie secrètes, dont nous ne savons au demeurant pas grand chose, sauf qu'on sent quand la recette est une réussite, ou quand ça commence à sentir le brûlé...
A vouloir laisser mijoter au chaud l'amour, pour le déguster plus tard, on prend le risque d'en gâcher la saveur, voir d'en perdre tout son contenu...
Chacun ses priorités, chacun ses choix, il n'y a pas de recette unique...

Dire "plus tard" à l'amour, c'est un peu comme couper la parole à un élan pris vers le bonheur, non ?... ...

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 00:28

" Ce n'est pas en perfectionnant la bougie qu'on a découvert l'électricité."
Louis Schorderet



Le secret de l'inventivité est dans l'innovation pas dans le bidouillage d'anciennes inventions... même si on leur apporte des améliorations importantes...
C'est en partant sur des bases nouvelles et novatrices, que l'on donne naissance à une vraie invention... pas en exploitant les filons d'une vieille recette, que l'on remixe...
C'est en adoptant un regard neuf, adopté à son temps et au défi proposé, qu'on peut réellement imaginer, non seulement le progrès, mais une vraie révolution...

Et si l'on essayait d'appliquer cela dans notre vie, ça donnerait quoi ?...

Peut-être que cela nous inviterait à changer notre regard sur les choses... parce que progresser parfois, ne suffit pas... Cela dépend d'où l'on part...

Parfois il faut vraiment faire table rase de tout ce que l'on connaît, de toutes les méthodes que l'on a déjà éprouvées, de toutes nos convictions, de toutes nos croyances infondées... pour pouvoir donner une impulsion nouvelle et salvatrice à sa vie...
Parfois ce sont nos schémas de pensée qui font que l'on marche à côté des choses... On a beau essayer de s'améliorer, d'améliorer sa vie, on ne peut pas y arriver, si l'on ne remet pas en cause les points de départ de nos raisonnements et de nos comportements...

Et... même si la luminosité délicate des flammes de bougie ont un charme certain, personne ne regrette d'avoir l'électricité...
Avoir l'électricité ne nous empêche pas, de temps à autre, de savourer l'éclat particulier qu'apportent quelques bougies allumées...
Mais, l'inverse n'a pas de réciproque...
Si l'on n'est pas raccordé au réseau électrique, on peut toujours s'installer des interrupteurs dans toutes les pièces, on reste condamnés à la bougie...

Mais, est-ce qu'on a tous en nous cette faculté d'inventivité qui nous permet de tout remettre en question ?...
Est-ce inné ou bien l'acquiert-on au fil des années, des évènements et des incendies ?...

On a tous des zones d'ombre, que l'on croit toutefois suffisamment éclairées... Parce que nous ne sommes pas impartiaux dans les jugements que l'on se porte à soi-même. On connait l'endroit tellement par coeur, que flamme de bougie ou halogène, on pense que cela ne fait aucune différence...
Pourtant quand on invite d'autres à visiter notre univers, alors on se rend compte que la luminosité a son importance... Nous croyons claires et acquises des choses qui ne le sont finalement pas tant que ça. On croit qu'on ne peut pas les changer, parce qu'elles nous fondent en quelque sorte...

Mais la vie se charge de nous éclairer différemment, fort heureusement d'ailleurs... Quand parfois elle souffle trop fort sur les bougies, quand des inondations inattendues noient leur pâle flamme, on se rend compte qu'on aurait intérêt à profiter de l'aubaine pour changer tout le sytème d'éclairage...
Ce n'est pas facile, pas toujours dans nos moyens immédiats... mais le temps permet à l'idée de faire son chemin... et clopin-clopant dans la pénombre, on en vient à concevoir plein d'aménagements de poinst de vue différents... qui certainement, donneront meilleures couleurs aux jours qui s'y écouleront...

Il ne s'agit pas de tout détruire, tout oublier ou tout renier...
Il s'agit juste d'inventer un nouveau chemin pour voir naître ses nouveaux demains...Fastoche, non ?... ...

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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 23:50

" Que deviennent toutes les larmes qu'on ne verse pas ?"
Jules Renard



J'ai trouvé la question très belle, et très intéressante...
Décidément l'inégalité règne partout, même devant les larmes nous ne sommes pas égaux... Certains peuvent déverser des torrents salés pour un oui ou pour un non, là où d'autres auront du mal à trouver une larmichette même dans les passages les plus difficiles à négocier dans la vie...
Est-ce que cela est dû à des constitutions physiologiques différentes ? ...

Ces larmes versées en abondance mettent-elles la santé en péril, en provoquant comme une sorte de déshydratation ?...
Et si c'était le cas, alors on pourrait trouver tout à fait sain, de noyer son chagrin dans l'alcool, ne serait-ce que pour se réhydrater...

Et celles que l'on ne verse pas, nous font-elles courir un risque de rétention d'eau, pouvant nuire à notre équilibre physique global ?...
Dans ce cas devrait-on forcer sur les diurétiques en cas de panne sèche de larmes ?...

A-t-on un quotat de liquide prévu à la fabrication des larmes, comme une sorte de réserve d'urgence en cas de nécessité ?... Est-ce que, si cette réserve existe, elle fonctionne comme les crédits revolving, dont on reconstitue la cagnotte au fur et à mesure du temps ?...

Beaucoup de questions en suspens...

Et en dehors de ces considérations physiologiques, quel est le rôle des larmes ?...
A quoi servent-elles ?...
Peut-on établir un rapport de proportionnalité entre le volume de larmes versées et l'intensité du chagrin ou de la douleur éprouvée ?....
Et les gens qui ne pleurent pas, sont-ils réellement sans coeur et sans douleur ?...
Sont-ils normalement constitués physiologiquement parlants cette fois ?...

Naturellement je ne vais pas pouvoir répondre à ces questions... Je ne peux qu'exprimer une opinion, en passant, comme ça...
Il y a parfois dans une seule larme, plus de douleur que dans toute une rivière. Comme en tout je crois, ce n'est pas la quantité mais la qualité qui compte...

Et puis il n'y a pas que les larmes de douleur et de chagrin, il y a aussi les larmes d'émotion, les larmes de rire, les larmes réflexes quand on prend un moucheron dans l'oeil, ou quand on épluche des oignons...

Toutefois, le mécanisme qui régit leur versement reste mystérieux...
Comment peut-on verser des larmes d'émotion, et pas des larmes de chagrin ?...
Comment peut-on verser des larmes en épluchant des oignons, et pas quand on apprend une très mauvaise nouvelle ?...
Quelles barrières émotionnelles gardent l'accès au du pays de nos larmes ?...

Je ne sais pas où vont toutes les larmes que l'on ne verse pas... ni même où vont celles que l'on verse d'ailleurs......

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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 23:50

" Personne n'a jamais tout à fait tort. Même une horloge arrêtée donne l'heure juste deux fois par jour."
proverbe chinois


Avoir tort ou raison est quelque chose de très subjectif...
L'absolu, comme l'infini, sont des notions inatteignables, et il est bon quelquefois de se le rappeler.
Quand on pense avoir raison, et vraiment raison, on part sur une idée de vérité absolue de notre point de vue, et c'est cette conception qui-là qui nous fait commettre pas mal d'erreurs... parce que notre "raison" ne peut être que relative, elle aussi...
Elle ne se fonde que sur nos représentations, amputée de tout l'horizon qui lui est dévolue, hors de notre champ de vision périphérique...

Existerait-il, de façon similaire, une "raison périphérique", élargie ?...

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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 01:21

" Les mots sont des oiseaux sauvages que l'on ne rattrape jamais une fois lancés."
Jacques Simard



Les mots lancés ne se rattrapent jamais, une fois prononcés, ils continueront à vivre, sans nous revenir en leur état premier de simple pensée... loin de nous ou rappelés à notre souvenir de loin en loin... sans que nous ne puissions plus avoir aucune prise sur eux...
Les mots sont fascinants, ils se dévoilent souvent bien différents de ce qu'on en entend...
Toute parole lancée, nous revient par effet boomerang, pleine de ses conséquences et de ses incompréhensions, de ses divergences d'explications et de ses constances...
A la fois vide et pleine, perdue et trouvée, pleine de sens et sans compréhension... parfois...

Mais le ball trap verbal fonctionne en sens inverse d'un ball trap normal... On n'essaie pas d'atteindre les mots, ce sont eux qui nous tombent dessus, mitraillant tout sur leur passage dans leurs éclats de colère, ou nous enveloppant délicatement dans leurs élans de tendresse...
Nous ne possédons pas grand chose des mots que nous lançons, sinon une ébauche du sens que nous pensons leur donner, une mission d'interprète pas toujours bien remplie, des fils tendus entre nous et le monde alentours...
Les mots ne nous éclairent que quand ils nous renvoient un écho, à eux tout seuls, ils ne sont que miroir non informant véritablement, de ce que l'on tient en nos pensées...
Les mots créent du sens, même sans qu'on y croit...

Si les mots sont des oiseaux sauvages, alors nous sommes donc des sortes de... volières, qui les retiendraient prionniers... et qui les laisseraient de temps à autre, s'échapper, au travers de nos barreaux...
Une volière immense, infinie... ou bien une prison trop petite, dans laquelle la surpopultion atteint des sommets... et l'on connaît les effets désatreux de la surpopulation carcérale...
Ces mots sont-ils enfermés depuis longtemps, depuis toujours... ou bien naissent-ils à l'instant où on les envoie quérir, par le monde extérieur, des significations qui, de toutes les façons, nous échapperont... ???...

Les mots... ils font couler tellement d'encre et de salive, ils nous transpercent ou nous ravivent, nous transportent ou nous tétanisent... mais une chose est sûre : ils ne nous laissent pas indifférents...
Au fil du temps, le mot a pris un ascendant important dans nos vies. Il n'a pas pour seul but de communiquer, il doit véhiculer à la fois sens et émotion... Le développement de la publicité et du marketing, a ouvert l'ère du mot juste, du mot qui frappe au bon endroit, du mot qui déclenche tout...
Le mot s'est vu transformé, sculpté et poli...

Parce que... les mots, comme les oiseaux, ont une diversité et une beauté propre et particulière à chacun.
On peut les moduler, les décliner et les assembler de mille façons... Ils ne connaissent aucune autre limite que celle que nous leur octroyons...
Les mots sont des potions magiques comme des poisons violents, et l'on ne sait pas toujours quelle mission ils trouveront à remplir... quand on les jette...
Comme les oiseaux, on peut les observer et les détailler, de longs moments, et le calme et la solitude sont bienvenues en ces instants d'intense confrontation...

Les mots sont symboles de liberté...
D'une liberté irréductible, car si on peut les empêcher d'être dits, on ne peut les empêcher d'être pensés... ...

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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 23:42

" Si vous voulez aller sur la mer sans risquer de chavirer, alors n'achetez pas un bateau, achetez une île !"
Marcel Pagnol



Les belles aventures comportent toujours une part de risque... Il faut l'accepter dès le départ, ou bien les éviter, et leur préférer la sécurité, certes moins palpitante, mais rassurante...
Quoique dans l'image utilisée par Pagnol, la sécurité a belle allure. Je ne dirai pas non à l'achat d'une île...
On s'embarque dans la vie sans savoir où les courants nous mèneront...
Certains la mènent en capitaine rigoureux, calculant avec précision leurs itinéraires, d'autres naviguent un peu à vue, laissant les étoiles guider leur course... ce qui évidemment, est beaucoup plus aléatoire, en fonction des nuages... qui les recouvrent ou pas...
Le plaisir de la navigation peut se trouver dans l'acte lui-même, ou bien dans la destination à atteindre...
Nous n'envisageons pas tous les mêmes ports d'attache, ni les mêmes cap d'espérance...

Le bateau sur lequel on embarque a son importance, une barque, un paquebot, un yacht ou une galère... autant de rafiots, autant de manières différentes d'aborder les flots...
Mais choisit-on réellement son embarcation ?...
Si l'on avait vraiment le choix, nous prendrions certainement tous un yacht... sauf quelques irréductibles aventuriers qui, volontairement, choisiraient un navire plus physique en vue de se mesurer aux tourments de l'écume de façon plus active...
On peut avoir envie d'envisager la traversée comme une croisière de plaisir, ou bien comme un exploit dont on sortira plus fort... comme un défi physique et sportif, ou bien comme un moment de pur bonheur, balloté au creux des vagues... entre griserie de l'air marin et mal de mer à vous en décoller l'estomac...

Néanmoins, dans un cas comme dans l'autre, tout risque n'est jamais exclu...
Le Titanic n'a-t-il pas connu sa fin tragique ? ...
Et combien de navigateurs de renom, expérimentés et habitués des tempêtes, ont disparu sans qu'on les retrouve jamais ?...
Ni la robustesse apparente de l'embarcation, ni la force physique ou l'expérience du capitaine, ne peuvent sérieusement assurer de la sécurité du voyage...
La mer a ses secrets, ses colères et ses rochers invisibles, qui vous éventrent une coque en moins de temps qu'il n'en faut pour réaliser leur présence...

La vie est une embarcation à risque connu : on sait comment elle finit... juste qu'on ne sait jamais bien quand...
Mais on ne nous donne pas le choix de rester sur une île à tout jamais, au pire on peut rester à quai, fuir le départ incertain de ce voyage hasardeux vers une destination finale connue, mais dont on ignore presque tout des escales qu'elle comportera...

La diversité des paysages, on ne peut l'avoir qu'en empruntant le bateau... Même la plus belle île du monde, ne pourra jamais nous offrir la variété d'un nomadisme marin...
Et puis, la navigation n'empêche pas le séjour sur des îles, de plus ou moins longue durée... selon les envies et les moyens, les circonstances et les urgences...

Le bateau porte en lui ce risque de chavirer... mais aussi le pouvoir d'accoster en n'importe quel endroit du monde, où on aura pu le guider...
L'île nous apporte stabilité et tranquillité, mais sans grand changement à l'horizon... si ce n'est les couleurs des voiles des bateaux qu'on pourra peut-être y apercevoir, au loin sur la mer...
Mais le choix est tronqué... parce que si l'île ne risque pas de chavirer, on n'y est pas à l'abri d'un raz-de-marée ou d'un tsunami... d'un requin égaré ou d'une marée noire soudaine...

Tous les choix ont leur côté positif et leur côté négatif... et ne sont jamais ni complètement bons ni complètement mauvais... ...

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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 23:55

" Le pire de tous les états de l'âme est l'indifférence."
Félicité de Lamennais



Après le temps de l'amour, vient parfois celui de la haine... Mais pire que la haine, il y a l'indifférence...
L'indifférence est une sorte de verrou du coeur, qui se referme à double tour... et qu'aucune clé ne peut parvenir à ouvrir.
Elle fige dans un passé devenu inatteignable tous les souvenirs qui rendent gloire à la joie et au plaisir, elle se fait sentinelle sans pitié d'un no man's land d'éprouver...

L'indifférence ne s'éprouve pas, elle se constate... Elle ne se combat pas non plus, elle gèle tout le monde environnant, transformant tous les petits nuages dans le ciel bleu en icebergs, qui glacent toute tentative d'éclaircie...

L'indifférence est un état de l'âme, non un état du coeur, le coeur n'y a aucun accès. Elle agit en pleine autonomie sans tenir compte d'aucune circonstance... extérieure ni intérieure...
Elle n'est pas seulement manque d'intérêt, elle est absence totale d'intérêt... Elle est déni d'existence des circonstances ou des évènements en présence.
L'indifférence, c'est ne rien penser, ne rien vouloir penser, ne rien pouvoir penser...
L'indifférence nait doucement, sans que l'on y prenne vraiment garde. Elle s'installe progressivement, et quand on perçoit enfin son ombre tentaculaire, il est trop tard pour faire machine arrière...


"Comme une maladie grave dont on ne sent pas immédiatement les affronts,
Elle prend place et se développe, déploie sa toile d’œillères et d’oubli,
Qui la rend invulnérable aux flash back qui nous sourient…
Elle conforte, par des signes qu’elle invente, sa légitime position
Et nous réinvente une histoire, à laquelle on feint de croire
Parce que ses arguments sans appel, closent tout réquisitoire...

(....)
Des questions qui s’enchaînent parce que l’indifférence, elle fout tout en l’air
Elle reconstruit le passé, déforme le présent, et interdit l’avenir
Elle décape le meilleur pour tenter de nous faire apprécier le pire
Elle se veut impartiale dans ses choix de souvenirs lapidaires
Elle bat les cartes, et pille les as pour s’assurer la victoire
L’indifférence connaît tous les atouts pour déjouer nos espoirs...."

(L.W.)

 

 

L'indifférence ne procède pas du registre des émotions, sauf à être feinte... L'émotion ne l'atteint pas, ne l'atteint plus, ne sait pas comment l'atteindre. Elle n'est ni souffrance ni fuite, elle est... vide de toute implication...
Et c'est bien en cela, qu'elle est le pire état de l'âme, car on ne peut ni l'attiser ni la vaincre. Elle résiste à tous les arguments, ne se commande pas. Rien n'est plus triste que l'indifférence...

L'indifférence, bien que caractérisée par une absence d'ancrage émotionnel, n'est pas détachement. Elle n'est qu'absence d'attache... ou d'attachement...
Le détachement que prônent les bouddhistes n'est pas indifférence au monde, mais désir conscient de trouver autre part que dans l'agitation du monde, des raisons profondes au fait d'exister...

Paradoxalement, il est difficile de rester de marbre devant l'indifférence, elle a le don d'énerver... même si l'on mesure notre impuissance à la faire plier...

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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 23:06

" C'est toujours quand on n'a pas le temps qu'il faudrait faire une pause."
Sidney Harris



Pour un peu, on pourrait prendre ça pour une loi de Murphy... C'est vrai, c'est toujours quand on est sous pression, que le besoin de faire une pause est le plus pressant.
Et qu'est-ce qui nous en empêche, après tout?...
Le monde va-t-il s'effondrer, si on s'octroie cinq minutes pour se recharger les batteries ?...

Le temps est parfois, bien plus précieux que l'argent, quand il est compté, et radinement compté, on ne peut que faire l'impossible pour y adhérer au plus près, sans pouvoir accorder aucun égard, au stress qu'on sent monter en nous...
Pourtant, on agit souvent moins efficacement sous l'effet du stress.
Enfin cela dépend de la tâche à accomplir et de la personnalité de chacun. Pour ma part, j'avoue fonctionner plutôt efficacement dans l'urgence, mais cela est dû à un syndrome de procrastination accru, qui m'oblige à décupler mes possibilités sur un temps compté.
Ainsi peut-on voir que tout défaut a aussi ses avantages...


Prendre une pause est salutaire, quand on se sent pris par le temps, parce que grâce à ce geste simple, on se rend compte qu'une bonne partie de la pression que l'on ressent, est dûe à notre évaluation de la situation et non à la situation elle-même...
Prendre une pause, c'est s'accorder un temps de recul, qui n'est pas temps inactif, mais peut au contraire, être temps d'organisation et de planification, en vue de clarifier les priorités les plus urgentes...
Prendre une pause, c'est comme une respiration profonde. Cela aide à se relaxer, et redonne un élan pour continuer. L'état de stress brouille la clarté des idées, et la logique des choses parfois. Tant qu'on reste dans le feu de l'action, on n'en ressent que la brûlure. Si on s'écarte un peu du brasier, on distingue mieux sous quels angles on pourrait se confronter au problème...

Ceci étant, il y a des situations où l'urgence prime sur l'inconfort du stress occasionné...
Si un feu se déclare subitement, mieux vaut prendre l'escalier de service et le dévaler quatre à quatre que s'asseoir tranquillement sur son fauteuil pour réfléchir à la suite à donner...
De même en cas d'infarctus, peut-être vaut-il mieux d'abord tenter le massage cardiaque, et déstresser après !...
Chaque situation appelle des réponses différentes, on ne peut rien généraliser...

Toutefois, il est à noter que nous créons souvent nos propres situations de stress, là où l'on pourrait agir autrement. Ce sont ces situations-là dont je parle, les vraies situations urgentes d'ailleurs, on n'y pense même pas, qu'on aurait besoin de faire une pause, parce qu'on est dans l'action, pas dans la réflexion, pas dans le "soi", juste dans l'agir...
Les avalanches de choses à faire, qui nous tombent dessus toutes en même temps, ne sont pas non plus enchaînement de hasards inopinés, ou fâcheux concours de circonstances.
Nous avons tous en nous, ce petit côté procrastineur, qui nous fait empiler des petits "riens" qui un jour, deviennent des grands "quelque chose urgents", depuis le temps qu'on les traine derrière nous comme des boulets !...
La réalité finit toujours par nous rattraper... surtout quand on fait tout pour l'éviter...

Ces "avalanches" nous font un peu l'effet d'un retour de bâton, sortes de punitions globales à toutes nos manoeuvres pour éviter ce qui nous dérange...
Ainsi au lieu de fonctionner sur le mode "punitions subies", vaut-il mieux enclencher le mode "récompenses gratifiantes", en essayant de ne pas se laisser déborder, et en traitant à mesure toutes les choses qui nous ennuient, une par une, petit à petit...
Et après chaque "traitement" ainsi effectué, s'accorder une pause, une récompense... avant de continuer à cocher la liste...

Ce n'est pas toujours parce qu'on en a le temps qu'on fait une pause... mais qu'est-ce que ça fait du bien !... ...

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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 01:24

" Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir, et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns."
Jacques Brel



Que serait une vie sans rêve ?...
Ce qui nous fait sourire à la vie, n'est-ce pas tout le merveilleux qu'on y projette ?
...

Vous me direz que ce qui nous rend heureux, ce sont les satisfactions que l'on récolte... Mais ces satisfactions, qu'est-ce donc, sinon le résultat de désirs que l'on voit se réaliser ?...
Sans désir, ni but, ni objectif... aucune réalisation, aucune satisfaction... parce qu'on ne peut pas compter que sur les hasards de la vie pour nous rendre heureux...

On rencontre parfois des gens sans rêves, des personnes qui ont cessé de rêver, par dépit ou par désespoir, et dont la vie se distend mornement au fil des jours, entre un état d'attente et un autre d'immobilisme...
On les dirait en sursis, ou en proie à un coma, dont on ne sait s'ils en sortiront un jour... Parce que rêver, ça n'est pas réaliste... La vie est dure, la vie n'est pas drôle, etc...

Mais ce qui fait tout le charme de la vie, c'est la force du rêve... Si l'on n'a pas cette envie de dépasser la réalité présente par des voeux démesurément à nos mesures, que nous reste-t-il pour avoir envie de voir se lever tous les demains qu'il nous reste ?...
Les rêves sont les compléments nécessaires pour alimenter notre désir de poursuivre... Ils nous convient à explorer d'autres envies, d'autres possibilités...
Ils sont un carburant essentiel pour faire tourner notre moteur de vie à plein régime, ils permettent de faire fi des limitations, pour se griser, toutes pensées au vent, sur l'autoroute de l'irraison... et les sentinelles de l'impossible y ont toutes les peines du monde pour nous y rattraper...

Naturellement qu'il faut, en plus de rêver, avoir l'envie de les réaliser tous ces rêves... sinon ils nous font plus de mal que de bien, s'ils ne sont qu'un miroir sans tain, derrière lequel on contemple des visions insensées auxquelles on ne croit pas...
Croire en ses rêves, c'est parfois aussi savoir les protéger... parce qu'il existe des spécialistes, des "casseurs de rêves", qui pensent nous rendre service en leur opposant toutes les raisons qui font qu'on ne pourra pas les réaliser...
Mais qui possède ce don de nous lire notre avenir comme un couperet ?...

Heureux sont ceux qui peuvent, malgré les doutes, la peur et la morosité, continuer à échafauder des plans d'avenir diaboliquement beaux et radieux, comme des antidotes au pessimisme....
Bénis soient ceux qui savent ignorer les jugements hâtifs sur leurs rêves, et qui continuent de les poursuivre sans faiblir dans leur motivation, et leur foi en leur devenir...

Sachons cultiver notre part d'enfance, celle qui nous fait croire que tous les miracles sont possibles... que si quelque chose n'est pas encore arrivé, cela ne veut pas dire que ça n'arrivera jamais... que ce n'est qu'en projetant la réalisation d'un but, qu'on peut l'atteindre...
N'attendons pas demain comme on attend d'être servis au restaurant, mais inventons-le à loisir comme nous voudrions qu'il soit... à force de s'imprégner de ces images, nous les forçons à la réalité... même s'il faut tenir compte des délais de réalisation aussi...
Donnons le temps au temps, sans perdre de vue que le temps à lui seul ne peut pas tout, si nous ne lui donnons pas un coup de main ...

Une prière avant de dormir... pour anticiper les lendemains à découvrir...
Que nos jours soient dignes héritiers de nos nuits, et qu'ils se fassent accoucheurs de rêves eux aussi...
Que notre faculté à imaginer des futurs sans limites ne se laisse jamais ensommeiller par des contretemps momentanés...
Et que notre vie s'accorde en merveilles à nos plus hautes attentes... sans jamais s'abaisser à l'abandon et à la résignation...


Ainsi soit-il !... ...

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 18:20

" C'est déjà assez triste de n'avoir rien à dire. Si en plus il fallait se taire."
Philippe Bouvard



Je ne suis pas sûre de la justesse de cette phrase. Ne rien dire et éprouver le silence comme un moment de ressourcement est certainement beaucoup plus bénéfique que ces conversations sans envergure, dont le but unique est de meubler une entrevue...
Ne rien avoir à dire... On a toujours quelque chose à dire, mais pas nécessairement l'envie de le dire.
On peut aimer le silence, et économiser son verbe...
Peu de personnes vivent avec un esprit si vide qu'elles n'ont aucune pensée à formuler. Evidemment toute pensée ou parole n'est pas d'un intérêt essentiel. Il y a des sujets de conversation, pour lesquels même un afflux d'informations important, n'attire pas l'écoute spontanée de l'auditoire...
Et puis chacun a ses filtres d'écoute : ce qui passionne les uns ne trouve pas obligatoirement d'écho chez les autres... ou bien un écho de politesse ou de bienséance... là où parfois le silence aurait bien plus de saveur et de valeur...

On est tous parfois, embringués dans des conversations qui nous barbent royalement, mais que par pure délicatesse, nous nous efforçons de suivre... ponctuant par intervalle les verbiages de l'interlocuteur de "oui..." et de "sans doute..." et pour ne pas avoir à s'exprimer soi-même, de "et alors ?" qui sonnent comme une demande de continuer aux oreilles de celui qui s'épanche...
Et puis, il faut bien avouer que la parole de l'autre nous arrange par moment, quand pris dans nos propres pensées, nous n'avons guère envie de répondre à quelque interrogation que ce soit.
L'écoute active ou passive, devient refuge facile pour se désengager d'une conversation que l'on ne désire pas partager...

Paradoxalement ce sont souvent ceux qui n'ont rien à dire, qui mobilisent le plus le temps de parole. Autour d'une ou deux idées, ou d'un ou deux thèmes, ils déclinent jusqu'à l'ennui leur sempiternel refrain, jusqu'à ce que par désespoir ou par désir d'en finir, on se rallie pour un instant à leur vue... histoire de se libérer les tympans...
Rien ne fait plus apprécier le silence que les conversations sans intérêt qui nous prennent temps et énergie d'écoute, alors même que le silence nous rend calme et capacité de réflexion...
Les paroles futiles sont énergivores, elles brouillent nos récepteurs de sérénité et nous empêchent de clarifier nos pensées...

Naturellement les conversations superficielles font partie intégrante de nos vies : nous ne pouvons pas communiquer uniquement sur des débats d'idées, ce serait fatiguant...
Les petits riens de la vie sont notre lot quotidien, certains ont besoin de les déverser en permanence, là où d'autres ont des facultés de rétention, qui peuvent même finir par leur nuire...
Nous ne sommes pas égaux sur nos besoins d'écoute, d'attention et de temps...
Ces échanges anodins tissent le lien social. Le sujet de prédilection des conversations anodines étant bien souvent l'interlocuteur, sa vie, son "oeuvre", elles permettent d'engager une relation personnelle, de se sentir centre d'intérêt aux yeux de ceux qui supportent ces informations-conversation-confidences...
La conversation n'a pas pour but d'élever spécifiquement le niveau de connaissance des personnes qui y participent, elle n'a de but que de passer un temps ensemble à partager, ou à subir...

N'avoir rien à dire, c'est impossible... Ne pas avoir envie de partager, ou ne pas trouver quelqu'un pour le partager est plus exact. On est parfois remplis de mots, qui refusent de naître, parce qu'ils ne semblent pas pouvoir être dits ou entendus...
Le silence est le meilleur engrais pour faire fleurir son jardin secret. Il nourrit par sa présence tout un monde de mots, de pensées et de concepts, qui peuvent faire grandir, le meilleur comme le pire... A chacun de savoir doser son emploi, il n'y a pas de notice fiable...

Se taire est aussi une façon de s'exprimer... et parfois la seule possible... ...

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