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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 02:02

" Pour élever un enfant dans la bonne direction, marche toi-même dans ce sens de temps en temps."
Josh Billings



La maxime semble évidente... mais la réalité outrepasse souvent les bons préceptes que l'on veut bien distiller...
L'éducation est un terrain d'affrontements et de concessions, chacun y met du sien, chacun y met de soi, et la cohérence de l'ensemble est parfois un peu bancale ou branlante.
Nous pouvons avoir un regard critique sur l'éducation que l'on a reçue, mais sait-on l'exercer également à l'égard de celle que l'on donne ?...

L'éducation, ce n'est pas simplement apprendre à dire bonjour, s'il vous plait et merci... ni faire ingérer un savoir intellectuel minimum qu'il est nécessaire de posséder...
L'éducation, c'est aussi peut-être, transmettre quelques valeurs, dont on pense qu'elles sont fondatrices d'un mieux vivre en société, une certaine philosophie de la vie qui ne se veut pourtant ni radicale ni universelle...
L'éducation est la base sur laquelle se développent les personnes en devenir, un point d'appui sur lequel on construit, petit à petit, sa vie, ses envies... et ses utopies...

Il n'existe pas d'éducation parfaite, comme il n'existe pas non plus d'enfants ou de parents parfaits. Qu'on se le dise, une fois pour toutes, la perfection en ce monde n'existe pas, et il n'est pas souhaitable de la croire possible...
Mais sans flirter avec ce rêve de perfection, on peut essayer de faire de l'éducation de ses enfants, une occasion de leur ouvrir le monde, plutôt que de vouloir les confiner dans le nôtre absolument...
Nous ne vivons jamais deux générations de suite dans le même monde, nos enfants sont nés après nous, dans un monde différent de celui de notre propre enfance... Tout comme nous étions différents de nos parents... et eux-mêmes des leurs...
La vie va toujours en avant, il en est de même pour le progrès... et pour l'avenir qui sera le quotidien de nos enfants...

Mais malgré les époques différentes qui se succèdent, il y a des constantes dans les valeurs humaines.
De tous temps, toujours et partout, il semble bien que le respect, par exemple, soit une valeur référente extrêmement importante, et certainement la plus bafouée...
Il en va de même pour la liberté, la liberté d'être soi et de penser par soi-même sans avoir besoin de l'approbation d'un tiers pour se sentir en droit d'exprimer ses convictions personnelles...


Au fil du temps, chacun fonde sa propre philosophie, même lorsqu'on y appose pas ce terme. Nous bâtissons des schémas réflexes qui régentent nos vies, nous élaborons une vision globale de la vie, en fonction de nos expériences et des évènements que nous traversons...
Toute vie a ses leçons, ses apprentissages, ses combats, ses ambitions, ses drames et ses bonheurs... Il y a autant de conclusions que de vivants...

Il ne sert à rien de chercher à transmettre ses conclusions toutefois, car elles nous appartiennent...
En revanche, éclairer le chemin que l'on parcourt, la façon dont on le suit ou dont on s'en écarte lorsque l'on sent qu'on s'y égare, les raisons qui nous font choisir telle ou telle embranchement quand le choix s'ouvre sur le parcours, ce que l'on a en soi et que l'on souhaite porter en avant et dont on assume les conséquences, agréables ou désagréables...
Tout cet ensemble qui nous fait ce qu'on est, et pourquoi on on pense avoir fait les bons ou les mauvais choix... tout cet ensemble, peut être un guidage utile, puisqu'illustrant par l'exemple plutôt que par la théorie, ce que l'on fait pour se sentir en accord avec ce que l'on est, sans se contraindre, se forcer ou se plier à aucune norme, aveuglément... simplement parce qu'on nous aurait appris à le faire...

On ne peut rien enseigner si l'on n'en a pas par soi-même, éprouvé la pertinence... ...

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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 02:11

" La marche est un exercice qui perd de son attrait quand on l'exerce en poussant une tondeuse."
Gary Fletchall



Il y a comme ça, tout un tas de choses auxquelles on pourrait prendre plaisir, s'il ne s'y greffaient pas certaines contraintes, qui en ôtent toute la saveur extatique...
En essayant de répertorier les choses qui, juste pour ce qu'elles sont, nous font plaisir, on s'aperçoit que l'on exerce bon nombre d'entre elles, de façon régulière, mais dans un cadre obligationnel, qui substitue par là-même, le plaisir à la nécessité.
De ce fait, c'est souvent le ressenti de l'obligation qui prime sur la sensation de plaisir de l'instant présent, car cette obligation, a généralement un sens, qui nous projette vers un but ou objectif qu'il faut atteindre.
On perd le plaisir pour le plaisir, pour le remplacer par un but à atteindre, via de smodalités, qui dans dans d'autres circonstances, nous apporteraient un sentiment de joie et d'allégresse...

Prenons l'exemple de la conduite...
Beaucoup d'entre nous éprouvent un réel plaisir dans la conduite, mais qu'en est-il, quand on est coincé pendant une heure dans un embouteillage, dont on ne voit pas la fin ?... Même en écoutant de la bonne musique, même en sympathique compagnie, même avec les meilleures conditions du monde, il est difficile passées quarante minutes (ou même moins !...) de garder en tête un plaisir de la conduite, car celui-ci est substitué à l'agacement d'être coincé dans un habitacle exigü, sans grande possibilité de faire cesser cette désagréable situation...
Il existe, de la même façon une différence importante, entre conduire sans obligation aucune quant à l'heure et le lieu d'arrivée, et se rendre d'un point à un autre selon des délais impartis, et avec des conditions météo non choisies...
A chaque fois que des contraintes extérieures viennent s'additionner à un plaisir de base, ce plaisir tend à diminuer dans la même proportion que les contraintes se multiplient...

La nourriture constitue aussi un plaisir très épicurien assez commun...
Quand on mange par envie des mets qui nous plaisent particulièrement, ou qu'on soit tenu de faire bonne figure lors de repas pas toujours à notre goût... le plaisir retiré sera bien différent !...

Le plaisir est peu enclin à partager son territoire avec la contrainte de façon assez générale.
Ne dit-on pas d'ailleurs : "Où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir...".
A chaque fois que ces deux composantes doivent se partager le même espace-temps, il y a conflit.
Néanmoins, il arrive que le plaisir arrive à prendre le dessus. Dans ce cas, il s 'agit généralement d'un acte volontaire de notre part, du style : "malgré les contraintes, je décide d'apprécier le meilleur"

C'est finalement notre attitude qui change tout, et avec un mental en acier, peut-être peut-on arriver à apprécier le plaisir de la marche, même en poussant une tondeuse à gazon...
Une bonne hygiène mentale consisterait à faire la liste de ce que nous avons plaisir à faire, avec en regard les contraintes qui s'y superposent, du fait de nos obligations de vie respectives.
Puis en essayant d'évaluer de la manière la plus neutre possible, le degré de gêne ou de diminution de plaisir que ces contraintes supposent, de revoir la liste en gardant en tête, que nous créons aussi nous-même l'impact de ces contraintes sur notre ressenti...
On peut ainsi corriger certaines mauvaises manières réflexes qui nous empêchent de tirer plaisir de situations somme toute, assez répandues et supportées par un grand nombre...

Quand on ne peut pas changer ses contraintes, on peut essayer d'en tirer parti...
On n'y gagnera peut-être pas une complète vision de paradis...
Mais... on se détachera du contexte imposé, pour s'attacher à celui auquel on aspire...

Un petit pas peut-être... mais tout pas est bon à prendre, quand il nous fait grimper une échelle de plaisir... ...

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 00:30

" Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé."
Lamartine (...???...???...)





Si l'on ne devait retenir que deux phrases de Lamartine, ce serait bien celle-ci, et...
"O Temps, suspend ton vol !"...
Ce que l'histoire est réductrice quand même !...
Pourquoi ces deux phrases traversent-elles ainsi le temps et les générations sans prendre de rides ?...
Eh bien, tout simplement, parce que l'amour et le temps qui passe, restent deux constantes interrogations chez l'être humain, qui ne peut avoir de réelle prise ni sur l'un ni sur l'autre...

Nous avons tous un jour, fait ce constat de l'absence qui de son vide, remplit tout notre espace intérieur, et change nos perceptions du monde extérieur.
Il n'y a guère d'explication à cet intense ressenti de désert que l'on perçoit autour de nous, quand on expérimente l'absence d'un être, avec lequel on partage un lien affectif fort, si ce n'est que ces liens tissent, malgré nous, notre trame de vie, qu'un être s'y dérobe, et cette maille absente, bouscule tout notre tricot, laissant comme un trou béant...

Le monde a beau changer, les technologies évoluer, les rêves se transformer, l'amour reste un des grands piliers de l'histoire de l'être humain. Toujours plus haut, toujours plus fort... mais toujours autant en recherche d'amour cependant...
Le besoin d'aimer ne peut être ni contraint, ni dominé, à peine peut-il être nié...
Et sa négation, est plus souvent imputable à la désillusion, ou au dépit, qu'à un véritable renoncement.

On peut tenter de raisonner ses inclinaisons naturelles, mais on ne peut jamais raisonner ses sensations.
Ainsi, cette sensation de manque peut-elle être, intellectuellement rationalisée, analysée, voire même balayée à coup d'arguments qui tiennent la route... cela n'empêchera pas de ressentir, au fond de soi, cette sorte de solitude de l'abandon, devant laquelle on se sent impuissant, puisqu'elle ne peut pas être vaincue par la fréquentation d'une autre compagnie...

Un seul être vous manque... et le temps suspend son vol...
Sur ces éternités de secondes et de minutes, qui prennent un temps fou à s'écouler,
Comme si nous tentions d'arrêter le temps, quand il n'est pas partagé avec ceux qui nous sont chers.
Avec celui ou celle dont on aspire à respirer le parfum, à sentir la chaleur, à caresser la peau...

Ce manque ressenti, n'est finalement que la sensation contraire à la plénitude éprouvée, quand on partage des moments forts dans l'intimité d'un monde réduit à deux...
Et dans lesquels... que la Terre continue de tourner, ou qu'elle s'arrête, n'a absolument aucune importance, pourvu qu'on vive l'instant présent...

En guise de conclusion... une citation :
"Aimer est un mot qu'il faut vivre." (C. Benoit)

Je pense que c'est la seule définition qu'il soit possible d'en donner... ...

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 20:15

" On est les témoins impuissants du temps qui trace, du temps qui veut...
Que les enfants deviennent des grands... Et que les grands, deviennent des vieux."

Grand Corps Malade



On rêve toujours d'être grand... quand on est petits, jamais d'être vieux...
Pourtant la logique du temps est d'avancer, sans jamais se figer, sans jamais nous laisser atteindre un état arrêté, qui nous permettrait de valider nos acquis dans une posture d'arrivée...
On suit la route le long de la glissière de sécurité de ce temps qui nous guide à l'avant, en trainant nos valises, de plus en plus lourdes de souvenirs d'instants...
Parce qu'on ne garde pas tout du parcours, on s'enregistre un best of, une compil' de vie de ce qu'on juge bon à garder, et le reste, on l'abandonne sur les bas côtés de la vie...


Dans les moments où ça cahote de trop, où la panne s'annonce, où le moteur s'emballe, peut-être qu'on devrait installer son triangle de détresse devant notre paillasson, juste pour signaler à la cantonnade, qu'on est tombés en rade, et que ce serait bien de pas en rajouter, le temps qu'on arrive à tout réparer, pour repartir du bon pied...
Faut pas se leurrer, personne traverse sans accuser quelques moments comme ça...
On ne peut pas faire tout le tour de la vie, sans crevaison, sans panne d'essence, ou rupture de courroie...


On ne sait jamais bien quand on est devenus grands... Sait-on alors, quand... on est devenus vieux ?...
Les métamorphoses que le temps nous impose, nous renvoient chaque jour des images changeantes, des regards d'hier sur les reflets d'aujourd'hui, et des soupirs parfois, sur ceux que l'on imagine demain...
On devient vieux quand on pense que les reflets n'évolueront plus...
On devient vieux quand on croit qu'on aperçoit la ligne d'arrivée... et que plus rien ne peut changer...
Mais, malgré tout, la vie c'est toujours une espèce de jeu de hasard, dont on ne peut jamais rien présager...


Quand on est petits, on rêve d'être grands... Quand on est grands, on se rend compte qu'on devient vieux...
Quand on est vieux, on sait enfin qu'il n'y a rien de plus à attendre pour vivre que l'instant présent qui nous appartient...
Dire qu'il faut toute une vie pour le comprendre vraiment... quelle perte de temps !...


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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 20:11

" La croissance de l'homme ne s'effectue pas du bas vers le haut, mais de l'intérieur vers l'extérieur."
Franz Kafka



Peut-être qu'en ces quelques mots réside finalement... tout le sens de la vie...
En effet, parallèlement à notre développement physique, une autre forme de croissance se fait en nous, et celle-ci n'a pas de limites fixes ni dans le temps, ni dans son essence...

Nous connaissons les stades et les processus de développement de notre croissance physique, nous savons quels aliments contribuent à améliorer le développement, nous abordons notre dimension physique avec des arguments médicaux et physiologiques...
mais concernant le développement de la personne qui habite ce corps en développement, nous n'avons guère de médication ou d'observation, susceptibles de nous donner les clés de cette croissance-là...

Nous nous construisons sur une dualité : physique et mental. Même si les deux sont intimement liés, chacun a aussi son autonomie propre sur certains aspects.
Au-delà de la chair, de nos muscles et de notre sang, coule en nous un fluide de vie dont nous ne savons rien...
Il nous fait ce que l'on est , nous propulse en avant, nous fragilise et nous rend fort, nous fait douter et construit nos vérités et même... notre destin...
Certains l'appellent l'âme, d'autres la conscience, mais pour finir on ne sait pas ce qui donne vie à nos pensées...

Quand le corps est arrivé au terme de sa croissance, il entame un long programme de dégénérescence, qui prendra encore plus d'années pour l'amener vers sa destruction, qu'il n'en a fallu pour aboutir à sa construction...
Mais notre fluide intérieur, tout à l'inverse, tend à se bonifier au fil des années, le but c'est peut-être de le sentir nous habiter, et de finir par prendre en compte ce qu'il nous fait ressentir, et de le laisser transpirer jusqu'à l'extérieur...

C'est de l'intérieur que les coups qu'on prend se ressentent le plus, et les bleus de la chair ne sont rien, par rapport aux déchirures de notre coeur.
Le coeur n'est pas qu'une pompe, qui filtre notre sang, c'est aussi un épurateur de sentiments, parce que tout ce qu'on fait, ce qu'on dit, et ce qu'on ressent, u'on le veuille ou non, passe par le filtre de l'affectif...
Qu'on reçoive des mots d'amour, des mots de haine, ou bien des mots d'indifférence, on les prend en plein coeur, en pleine tête, en plein dans son intérieur, et des fois, on ne sait pas bien quoi en faire...

C'est tous ces mots, ces gestes, ces évènements, ces histoires, ces douleurs, ces joies et notre histoire, qui nous font grandir, parce qu'avec le temps, on apprend que pour accueillir tout ce monde-là, faut forcément faire quelques travaux, et agrandir l'espace de réception...
On construit son petit intérieur, on délimite des espaces de joies et des espaces de doute, des endroits juste pour soi et des pour recevoir, des lieux de convivialité et d'autres réservés à l'intimité, on fait la part des choses entre ce que l'on peut donner... à l'extérieur, et ce que l'on veut garder...

Parce que c'est pas vrai qu'on puisse tout partager...
Ce serait comme faire croire que si l'un mange, tous les autres seront nourris, que si l'un dort, tous les autres seront reposés, que si l'un aime, le monde entier sera en paix...

Malgré tout... plus on arrive à bien aménager son intérieur, plus on peut aller vers l'extérieur...
C'est quand on ne sait pas ce qu'on a en soi, à donner, à partager, à cacher ou à dépasser, que le monde extérieur fait peur.

Au fur et à mesure qu'on avance, qu'on se découvre et qu'on se fait confiance, l'extérieur change d'importance.

Il ne cogne plus à la porte pour y entrer par effraction, on peut sortir sur le seuil et accepter sereinement toutes ses présentations, sans plus se sentir menacé, sans plus avoir peur d'être trahi, sans plus trembler, sans plus rien revendiquer ...

On sait qu'on a les clés... ...

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 19:32

" Les livres de cuisine sont à l'image de la vie. On dispose de plusieurs centaines de recettes sophistiquées, mais on se fait toujours des oeufs sur le plat et des pâtes au gruyère râpé."
Denis Langlois




On ne peut guère prédire, à de très rares exceptions près, dès notre naissance quelle sera la voie que l'on empruntera, alors même que les possibilités sont infinies.
Oui... à l'image des livres de recettes, rares sont ceux qui optent pour autre chose que des oeufs sur le plat et des pâtes au gruyère râpé... dans leur parcours de vie.

Suivre les chemins les plus fréquentés... pas une condamnation : un choix.

On fait ce choix, parce qu'il est plus facile, parce qu'il nous demande moins de temps d'investissement, parce qu'on y pense la réussite plus atteignable que sur un chemin plus alambiqué, nécessitant temps, confiance, patience et une pointe de créativité...
Et puis c'est un chemin qu'il n'est pas besoin de réfléchir longuement, les balises y sont bien présentes, les panneaux indicateurs claires, les doutes quant à son bien fondé réduits...

Par ces chemins connus, on se dit qu'on ne peut pas se perdre, même si au fond...
on en rêverait bien aussi des grandes aventures, semées d'embûches et de récompenses de la même envergure...

Ce qu'il manque à ce menu, c'est un peu d'éléments plus naturels, des fruits, des légumes...
C'est aussi ce qui nous manque quand on suit un chemin trop routinier... notre naturel et notre spontanéité, laissés en marge à force de résignation...

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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 23:13

" Le monde évolue parce que certains marchent en dehors des chemins. C'est dans la marge que se font les plus claires corrections."
Robert Mallet




On a beau avoir appris sa leçon, parfois il y a des choses qu'on n'a pas compris, et qui nécessitent corrections ou remarques annotées dans la marge, qui permettent de nous éclairer sur les oublis, erreurs ou contresens qu'on a pu faire...

Néanmoins, on peut aussi ne pas être d'accord avec les apprentissages auxquels on est soumis. L'enseignement progresse aussi à la lueur de nouvelles connaissances, qu'il faut aller chercher plus loin que dans les manuels réédités d'année en année.
Nous ne pouvons pas nous contenter d'ingérer des savoirs tout pensés, nous pouvons aussi bâtir nos propres constructions, nos propres convictions... même si elles restent susceptibles d'être relevées en marge...

C'est bien parmi ceux qui marchent en dehors des chemins, sans craindre la solitude et les doutes, qu'on trouve les semences de tout changement.
Quand un seul ose sortir des chemins balisés, implicitement, il permet aux autres de faire de même... Ce pas vers la liberté de marcher selon son humeur, entraine par contrecoup les autres à revoir les frontières de leur libre arbitre...
Les sentiers non balisés sont certes plus délicats à suivre, les ronces griffent parfois les jambes, les pierres font trébucher et la visibilité y est réduite...
Mais...
Les fleurs et les herbes sauvages s' épanouissent en toute quiétude, les oiseaux y trouvent doux abri à leurs nids et l'air y est plus pur... sans déchets humains abandonnés au long du parcours...

Vivre en marge de la société, c'est ne pas adhérer avec toutes les valeurs qu'elle sous-tend, pas obligatoirement tout remettre en cause...
Nous ne sommes pas uniformes dans nos cerveaux, comment peut-on alors vivre tous de la même façon, sans se renier soi-même ?...
Certains ont besoin d'un cadre fort qui soutiennent leurs pas, qui les renforce dans une appartenance qui leur nécessaire. D'autres, au contraire, ont besoin de créer leur propre cadre, de trouver des références par eux-mêmes, voire de se les créer...
Il n'est pas ici question de savoir qui a tort ou qui a raison... Il n'y a pas de vérité, il n'y a qu'une harmonie à trouver, chacun pour soi...

De plus, il y a une certaine hypocrisie quant aux jugements portés sur cette marginalité... parce qu'elle est le moteur de toute uniformité, indirectement.
En effet, si l'on prend l'exemple de la mode, musicale, vestimentaire ou même des moeurs et du langage, d'où naît-elle ?... Elle naît du fait que certains s'aventurent sur d'autres chemins que ceux fréquentés, pour y puiser de nouvelles façons, de nouvelles idées...
Sans cette recherche hors de ce que l'on connait déjà, pas d'innovation, pas de création... Une uniformité infinie qui s'étendrait sur le conformisme bienséant...
Bonjour l'envie de vivre une vie pareille !...

Le "Qu'en dira-t-on", les comportements "normaux", les manières "bien comme il faut"... Si toutes ces choses ont une utilité certaine dans le bon fonctionnement d'une société, elles ne sont que des repères, des balises pas des tabous infranchissables...

C'est dans la liberté qu'on trouve à définir ses limites... pas quand les limites nous empêchent d'atteindre notre liberté... ...

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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 23:11

" En ce monde, on vit mieux en disant la bonne aventure que la vérité."
Georg Christoph Lichtenberg




"Je te tiens, tu me tiens... par les boniments...
Le premier de nous deux... qui dit la vérité...
Sera le perdant !... "



C'est un refrain qu'on entend souvent si on prête un peu l'oreille...
La vérité, la réalité, c'est pas toujours comme on voudrait que ça soit, c'est sûr... alors plutôt que de souffrir, autant s'illusionner dans des mensonges heureux qui nous apaisent...
Hypocrisie, faux semblant, invention, déni, mensonge... c'est comme le cochon, tout est bon dans le boniment !...

Dans nos boules de cristal, on voit les reflets qu'on a envie de donner à nos vies, et peu importe que ces reflets ne se basent sur rien de concret, rien de prouvé, rien de démontré... Ce qu'on veut, c'est rêver...
Rêver qu'on vit dans le meilleur des mondes possibles, si l'on tient compte de l'imperfection inhérente au genre humain... Avidité, cupidité, agressivité, soif de pouvoir, complexe de supériorité affirmée... c'est comme dans les contes de fées, on essaie toujours d'évincer les méchants, et de ne garder que la conclusion "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants..."

La vérité, c'est qu'on est tous partie prenante de ce grand bal, et qu'on ait envie de danser ou pas, il faut bien suivre le rythme. Que les cadences nous conviennent ou nous heurtent les tympans, on ne se pose pas la question... au pire on peut toujours se boucher les oreilles... et entendre dans cet écho de vie assourdi, les mélodies dont on a envie...

Il y a toujours des empêcheurs de tourner en rond, qui veulent ouvrir les yeux plus grands que les autres, qui veulent arrêter la mascarade, qui veulent vivre debout plutôt qu'à genoux devant toute cette comédie... Mais vivre debout devant la vérité, c'est s'exposer à des vents bien violents, qui ont tôt fait torpiller toutes les bonnes intentions qui se trouvaient à la base...

"Je te tiens, tu me tiens... par les boniments...
Le premier de nous deux... qui dit la vérité...
Sera le perdant !... "


Internet a quelque peu révolutionné ce mode de fonctionnement néanmoins... Avec ces tribunes ouvertes à tous, et la vitesse à laquelle peuvent être diffusées les informations vraies et erronées... La communication inter individuelle a aussi beaucoup changé, les courriels, les messageries instantanées, d'un bout à l'autre de la planète... tous ces mots qui voyagent en tous sens sans qu'on ne puisse beaucoup les en empêcher...
On peut tout dire, et paradoxalement, on ne peut plus dire tout à fait n'importe quoi en toute impunité. Les médias du XXème siècle (télévision, journaux, radio) se sont vus distancés par cette nouvelle technologie, couplée avec une mondialisation des échanges humains, qui nous font ouvrir les yeux de gré ou de force...


Un billet pour ne rien dire... pour meubler une page virtuelle...

                            Vérité ?... Mensonge ?... Après tout, quelle importance ?...
                                                                              

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 23:58

 

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341 -- Les plaisirs solitaires...

" S'il y a des plaisirs solitaires, il n'y a de bonheur que partagé."
Janine Boissard


342 -- Faire un petit quelque chose...

" Je ne suis qu'un seul individu mais je compte quand même pour un, je ne peux pas tout faire, mais je peux quand même faire quelque chose ;
et comme je ne peux pas tout faire, je n'hésiterai pas à faire ce quelque chose que je peux faire.
"
Edward E. Hale


343 -- Emportés par la foule...

" C'est en général au milieu de la foule que l'on prend brusquement conscience de ne pas beaucoup voir la personne qu'on aime et dont on partage l'existence,
de ne pas passer suffisamment de bons moments avec elle.
"
Dennis Lehanne


344 --
Pin Pon... Pin Pon... Pin Pon...

" Le bonheur parfois, c'est une urgence."

Hervé Bazin

 
345 -- L'ancrage de la répétition...

" Le début d'une habitude est comme un fil invisible, mais chaque fois que nous répétons l'acte,
nous renforçons ce fil, y ajoutons un nouveau filament, jusqu'à ce qu'il forme un gros câble et lie irrévocablement nos pensées et nos actions.
"
Orison Swett Marden


346 -- Haut la barre...

" Il faut un obstacle nouveau pour un savoir nouveau."

Henri Michaux


347 -- Le souffle qui nous pousse en avant...

" Nous agissons comme si le confort et le luxe étaient les seuls buts de notre vie, alors que tout ce dont nous avons besoin pour être vraiment heureux, est quelque chose qui éveille notre enthousiasme."
Charles Kingsley


348 -- L'étincelle déraisonnable...

" Je crois qu'il faut presque toujours un coup de folie pour bâtir un destin."
Marguerite Yourcenar


349 -- Brille, brille... Petite étoile...

" Notre étoile est en nous et, de nous dépend qu'elle soit bonne ou mauvaise."
Charles Baudouin


350 -- De deux maux, la vie choisit...

" Lorsque la vie ne trouve pas d'artiste pour chanter son coeur, elle fait naître un philosophe pour parler raison."
Khalil Gibran


351 -- La fidélité à l'être...

" Toute vie peut être supportée quand on ne se perd pas soi-même, on peut tout perdre pourvu que l'on reste ce que l'on est."
Goethe


352 -- Le sentir... le dire...

" Il ne sert à rien d'éprouver de beaux sentiments si l'on ne parvient pas à les communiquer."
Stephan Zweig


353 -- Le jugement privatif...

" Si l'on jugeait les choses sur les apparences, personne n'aurait jamais voulu manger un oursin."
Marcel Pagnol


354 -- Limonade pour tous...

" Pour un enfant, le bonheur c'est de la limonade, des lits superposés et une tente d'indiens. Et le malheur, c'est la géographie et un contrôle de math !"

David Baird


355 -- Les dérapages incontrôlés...

" En matière de sentiment, le manque de logique est la meilleure preuve de sincérité."
Léon Tolstoï


356 -- L'alliance de l'amour...

" Aimez-vous l'un l'autre, mais ne faites pas de l'amour une alliance qui vous enchaîne."
Khalil Gibran


357 -- 365ème... Il y a un an déjà...
358 -- Déménagement en cours...

 
359 -- La fin du monde...

" Parfois vous avez l'impression que c'est la fin du monce... mais c'est faux."
David Baird


360 -- En définitive...

" N'essayez pas de dire des choses définitives. D'abord vous ne sauriez pas, et puis ensuite, il n'y a rien de définitif."
Raoul Ponchon


361 -- Les synonymes de vie...

" Les surnoms, c'est mystérieux pour ceux qui ne sont pas de la famille."
Janine Boissard


362 -- L'amour fleuve...

" Les gens qui aiment sont toujours intarissables sur l'objet de leur amour."
Amélie Nothomb


363 -- L'horloge parlante...

" Le temps se rétrécit ou semble s'accélérer à mesure qu'approche la date du but à atteindre."
Eric Tabarly


364 -- La vie enfumée...

En vers mais pas contre tout


365 -- Traverser le désert...

" La terre promise est toujours de l'autre côté du désert."
Henry Havelock Elis


366 -- Les médecines parallèles...

" Un livre est quelquefois un secours attendu, une idée est un baume, une parole est un pansement, la poésie est un médecin."
Victor Hugo


367 -- Sortir des ornières...

" Si accidentellement vous marchez dans la boue, ce n'est pas une raison pour continuer à suivre un chemin boueux."
Inayat Khan

 
368 -- Le salut du monde... et autres contes...

" Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être, que par des insoumis."
André Gide


369 --
Les portes qui s'ouvrent... et celles qui claquent...
 

" Lorsque tu poursuivras ton bonheur, des portes s'ouvriront où tu ne pensais pas en trouver, et où il n'y aurait pas de porte pour un autre."
Joseph Campbell 

 

370 -- L'artiste endormi...

" Tout enfant est un artiste. Le problème est de savoir comment le demeurer une fois devenu grand."
Pablo Picasso

 

371 -- Les saisons se suivent et...

" Un seul printemps par année... et dans la vie, une seule jeunesse."
Simone de Beauvoir

 

372 -- Faites de la musique...

En vers mais pas contre tout

 

373 -- Tous en scène...

" En réalité on s'acharne à devenir un parfait acteur plutôt que quelqu'un de vrai."
Chögyam Trungpa


374 --
Priorité à la vie...

" La vie est un mystère qu'il faut vivre et non un problème à résoudre."
Gandhi

 
375 -- L'art de la conversation...

" C'est déjà assez triste de n'avoir rien à dire. Si en plus il fallait se taire."
Philippe Bouvard


376 -- Soif d'envies...

" Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir, et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns."
Jacques Brel


377 -- Faire une pause...

" C'est toujours quand on n'a pas le temps qu'il faudrait faire une pause."
Sidney Harris


378 -- Le verrou du coeur...

" Le pire de tous les états de l'âme est l'indifférence."
Félicité de Lamennais


379 -- Lutte contre l'insécurité...

" Si vous voulez aller sur la mer sans risquer de chavirer, alors n'achetez pas un bateau, achetez une île !"
Marcel Pagnol


380 -- Ball trap verbal...

" Les mots sont des oiseaux sauvages que l'on ne rattrape jamais une fois lancés."
Jacques Simard


381 -- La ronde de la raison...

" Personne n'a jamais tout à fait tort. Même une horloge arrêtée donne l'heure juste deux fois par jour."
proverbe chinois


382 -- Les rivières de la vie...

" Que deviennent toutes les larmes qu'on ne verse pas ?"
Jules Renard


383 -- L'inventivité en question...

" Ce n'est pas en perfectionnant la bougie qu'on a découvert l'électricité."
Louis Schorderet


384 --
Le risque de différer...

" Ne dis pas "plus tard" à l'amour."

William Shakespeare

 
385 -- Last-Mortem.com...

" Je choisirai le Paradis pour le climat... et l'enfer pour la compagnie !"
Mark Twain
   
 
 

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Published by Lo - dans SOMMAIRE
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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 23:53

" Je choisirai le Paradis pour le climat... et l'enfer pour la compagnie !"
Mark Twain



Partons sur les bases de l'existence d'un Paradis et d'un Enfer... si nous pouvions choisir, je trouve que Mark Twain n'a pas tout à fait tort...
Si paradis il y a, et qu'il mérite son nom, le climat doit y être pour le moins agréable...
Ce qui toutefois est drôle, c'est que nous n'avons pas tous la même définition des lieux "paradisiaques", or nous concevons tous le paradis sur le même modèle : conforme à ce qui pour nous le représente le mieux...
Y en a sûrement quelques uns qui vont être déçus quand même...

Le Paradis, est bien évidemment réservé par ordre d'importance, et dans la limite des places disponibles (hors promotions et tarifs spéciaux, pour les groupes : se renseigner) :
- aux personnes particulièrement pieuses et charitables tout au long de leurs vies
- aux invalides civils et militaires ayant contribué à la grandeur des nations
- aux femmes enceintes et/ou accompagnées d'enfants de moins de trois ans
- aux repentis sincères ayant fait preuve de leurs sincères regrets
- aux convertis de toutes races et nationalités ayant signé un pacte avec le nouveau directeur
- au cas par cas après confession et délibération des membres du jury

L'Enfer ouvrira ses portillons à tous les autres resquilleurs de la foi, sans souci de leur moralité ni de leur solvabilité. Ils expieront jusqu'au bout de l'éternité toutes leurs fautes, sauf mentions contraires portées contractuellement lors de leur arrivée dans les lieux.

Cela nous donne déjà un aperçu des lieux, et du type de personnes que l'on sera amenés à côtoyer jusqu'à la fin de notre éternité... Ce qui fait tout de même un petit bout de chemin à faire ensemble...

Alors grosso modo, mon analyse est la suivante :
Tant qu'à devoir passer le reste de mon infinité avec des gens que je ne connais pas, enfin pas tous, je me dis que les seconds seront sûrement plus marrants que les premiers, même s'ils ne sont pas parfaits, et même si certains auront un passé douteux et des goûts bizarres...
J'imagine que les premiers sont des personnes très gentilles, très polies, très serviables et très respectueuses. J'imagine aussi qu'ils seront attentifs les uns aux autres, prévenants et altruistes...
Mais...
J'ai peur de finir par m'ennuyer sérieux sur ce nuage de paix et de bonheur, sans aucun orage qui viendrait de temps en temps, nous rafraîchir un peu le climat.

On passe toute notre vie à lutter contre nos imperfections, à essayer de s'améliorer, mais... tous ces petits défauts qui résistent à nos efforts font autant partie de nous que nos qualités, ils nous rendent humains...
Je ne demande pas la perfection, je demande l'authenticité et la liberté d'être ce que l'on est... pas forcément ce qu'il serait "bien vu" d'être...

Enfin, Mark Twain a omis quand même, que Dieu dans sa grande prévenance a prévu une voie du milieu : le Purgatoire...
On n'a pas trop d'infos dessus, il parait que c'est entre l'Enfer et le Paradis.
Si ça se trouve... c'est un peu comme ici... ...

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