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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 02:04

" On se rappelle beaucoup mieux les bons moments ; alors à quoi servent les mauvais ?"
Boris Vian



Toute chose prend sa valeur au contact des autres, et par comparaison et appréciation réciproque. Il serait vain de vouloir isoler une chose et son contraire, car c'est ce contraire qui donne la pleine mesure de sa réalité...
Ainsi se questionner au sujet des bons moments et des mauvais moments part d'une problématique idiote...
Les bons moments ne sont pas meilleurs que les mauvais en eux-mêmes, ce ne sont que les ressentis que l'on en éprouve, qui nous font qualifier les uns de bons... et les autres de mauvais...

Cependant, il est à noter que les moments qui nous font le plus avancer, sont paradoxalement, souvent les "mauvais"...
La raison en est simple : il s'agit de moments propices aux remises enquestion, puisque n'allant pas à l'évidence dans le sens qui nous sied le mieux...
Les "bons" moments ne sont sujets à aucun questionnement : ils se vivent, s'apprécient, et nous font oublier pour un temps, tout ce qui mériterait d'être revu ou corrigé en ce bas monde...
Les "bons" moments ne sont pas ceux dont on se souvient le mieux, mais seulement ceux qu'on a le plus de plaisir à évoquer...

Les "mauvais" moments sont ces périodes où l'on a l'impression que notre vie nous échappe, et que les circonstances extérieures la gouvernent beaucoup plus que notre propre volonté...
Ce sont ces instants où nous perdons pied, où nous sentons une réalité qui nous incommode, prendre le dessus sur nos aspirations...
Le malaise qu'ils véhiculent, est dû à cette sensation de perte de contrôle...
Même si les "bons" moments, sont aussi des moments de lâcher prise bien souvent, cela nous heurte moins dans la mesure où le ressenti qui en ressort, est positif et gratifiant...
Il n'y a donc pas que la question de la maîtrise qui entre en ligne de compte...

L'alternance continuelle des "bons" et des "mauvais" moments nous permet de nous façonner toute une palette d'instants, afin de pouvoir apprécier leur intensité et leurs variations selon des normes que l'on établit chacun pour soi...
Parce qu'aucune palette n'est semblable à une autre, aucune vie ne peut être tenue pour référence d'une autre... et l'expérience ne sert qu'à titre individuel et personnel... Tout au plus peut-elle être l'ombre d'un guide, mais jamais une rampe de sécurité que l'on pourrait tenir...

Plus le temps passe, et plus notre palette s'enrichit de nouvelles nuances...
On apprend, avec le temps, à mélanger les instants, pour tirer parti au mieux des lumières et des ombres de chacun... pour faire malgré tout, avec tout ce fatras, une toile de vie rien qu'à soi...
On apprécie les dégradés, on irise un ciel gris, on dilue les profils trop durs, on gomme les angles saillants pour trouver une juste place, un ordonnancement des choses... qui nous donne plaisir à contempler, quand on fait quelques pas en arrière pour toiser l'ensemble...

"Bons" ou "mauvais", de toute façon, nous avons à vivre tous les moments qui se présentent... Nous pouvons choisir de les qualifier selon un vocabulaire qui nous convient, et pas obligatoirement de faon dualiste et manichéenne...
Aussi diverse que notre palette d'instants, notre faculté à rendre compte des évènements, doit grandir avec le temps...

L'important, après tout, n'est-il pas, tout simplement... d'être intensément présent à chaque instant, à chaque moment ?... ...

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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 22:44

" Il y a des mots qui ne sont pas comme les autres, des mots qui possèdent une valeur particulière connue des seuls initiés."
Milan Kundera



Nous employons tous des "mots qui nous ressemblent"...
La langue française est riche de vocables au sens très voisin, mais comprenant chacun une nuance particulière.
Parmi ces synonymes, nous choisissons d'employer plus couramment ceux qui nous conviennent le mieux à l'oreille, comme à la subtilité de leurs nuances...
Les mots que nous employons, donnent une vue d'ensemble de nos représentations...

Pauvres en vocabulaire, nous sommes limités dans nos interprétations...
Vocabulaire soutenu, nous cherchons à poser des frontières miradors pour nous isoler du lot commun...
Parler argotique, nous tentons de revendiquer une appartenance à la fois populaire et rebelle...

Mais les mots sont aussi, au-delà de leurs sens, codes de langage entre les personnes...
Tel mot employé à contre sens ou quelque peu hors de propos, pour des oreilles non initiées, ne verront leur portée qu'à demi comprise...
Il faut la force du lien pour décrypter le sens profond qui y est attaché...

Les mots deviennent alors jouets de langage, et l'on peut jongler avec eux pour renvoyer au-delà de leurs consonnances, tout un paysage affectif et créatif...
Les mots sont toujours un langage codé, puisqu'ils s'émettent avec une intention, et ne sont pas toujours reçus avec...
Les correspondances exactes entre les sens émis et perçus, ne s'apprennent qu'au fil du temps et de la connaissance mutuelle des parties en présence...
Il en est ainsi par exemple, pour l'ironie... pas toujours décelée ni décelable, quand on n'a pas les codes de référence qui y sont sous entendus...

De même, tous les mots touchant au registre de l'expression des sentiments se retrouvent dans un champ sémantique à part...
Les domaines de l'affectif sont des terrains si particuliers, qu'aucun langage ne peut être tenu pour universel.
La charge émotionnelle déversée par les mots, leur rend le sens pas toujours très clair pour ceux qu'ils ne concernent pas directement...
Le langage permet à la fois l'échange, et la confidentialité de cet échange, en surajoutant au sens premier, un autre plus ésotérique qui porte le vrai message, à destination unique... les oreilles et le coeur qu'il veut atteindre...

Les mots livrent une part de nous-mêmes, de notre univers, de notre façon de recevoir et de donner, ils sont partie intégrante d'une personnalité.
Evidemment nous pouvons adapter notre langage aux circonstances, et jouer sur plusieurs registres... On ne s'adressera pas de la même façon lors de conversations administratives ou au cours d'une soirée entre amis...
Quoi qu'il en soit, nous aurons toujours une façon personnelle de choisir nos mots, et de les agencer, en les accompagnant ou non de gestes ou d'expressions, en modulant nos fréquences et en ménageant les effets du silence et des paroles...

Les mots ne sont pas "juste" des mots... ils appellent bien d'autres choses qu'une définition dans un dictionnaire... ...

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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 13:41
" Les images que nous avons de nous-mêmes se combattent, s'affrontent avec celles qui nous sont proposées par l'autre."
Jacques Salomé



Nous nous formons tous une image de nous-mêmes, d'après nos ressentis et émotions diverses et d'après ce que les autres nous renvoient en miroir. Il nous est impossible d'échapper à cette définition extérieure...
Pourtant, cette définition extérieure ne peut pas nous renvoyer une image claire et uniforme, puisqu'elle est fonction de chaque individu avec lequel nous échangeons...

Cette image est donc floue et inconstante, et peut même être en dissonance totale avec ce que nous ressentons, d'où ces impressions parfois d'incompréhension générale, et de perte de repères, puisque l'on ne sait pas à quelle "vérité" se raccrocher : celle que l'on sent crépiter en nous, ou bien celle que l'on nous renvoie...

Evidemment, nous ne sommes jamais les meilleurs juges de nous-mêmes, trop durs ou trop laxistes, un peu borgnes ou totalement aveugles... difficile de se faire entièrement confiance sur nos perceptions et nos sensations, car elles sont elles-mêmes changeantes...
Toutefois, au nom de quoi accorder plus de crédit à une image renvoyée plutôt qu'à un ressenti éprouvé ?...

Pour pouvoir accorder une confiance suffisante au jugement d'autrui, il faut d'abord être rassuré sur la sincérité et l'authenticité du jugement d'autrui...
Et donc, avoir fait passé l'autre par le filtre de notre propre jugement...
Il faut savoir être attentif à ses propres dissonances.
Nous ne sommes pas des machines, nous avons aussi une sagesse intérieure qui résonne en nous, et qui nous fait sentir quand quelque chose est bon ou mauvais pour nous, par un tas de petits signes discrets...

Quand un sentiment de mal être ou de malaise nous envahit, il est important de se poser la question : cette sensation est-elle due à une mauvaise décision ou interprétation de ce que l'on ressent, ou est-elle causée par des images erronées auxquelles on accorde trop d'importance ?...

Il faut s'affranchir parfois de tout regard extérieur pour trouver en soi la réponse à nos questions. Notre conscience n'est pas un champ fermé d'introversion, elle est aussi branchée sur un monde bien plus grand...
La pensée n'est pas vase clos qui s'auto entretient, elle s'interconnecte sur un tas de vibrations que l'on reçoit et que l'on émet...

Faisons en sorte de rester toujours en haut débit, plutôt qu'en réception limitée aux quelques relais les plus proches que l'on a sous la main...

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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 22:24

" La difficulté n'est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d'échapper aux idées anciennes."
John Keynes



Que l'on s'en défende ou qu'on l'accepte, nous avons tous en nous, un stock d'idées et de convictions personnelles que nous entretenons. Elles sont issues de notre expérience de vie, ainsi que de nos apprentissages divers. Elles découlent des conclusions auxquelles nous arrivons en fonction des éléments et des circonstances que nous rencontrons.

En perpétuelle mouvance, les idées s'échangent, se discutent, se mesurent...
Nous ingérons ainsi de nouvelles données, que nous pouvons comprendre ou devant lesquelles nous résistons, parce qu'elles ne nous conviennent pas, ou parce que nous ne les comprenons pas...

Cependant, la difficulté n'est pas tant de comprendre, que d'accepter... Nous nous accrochons parfois à nos idées et à nos certitudes comme un naufragé à son radeau... même si un navire s'annonce abordable...
Nos vieilles idées racines comportent une dose de sécurité, puisqu'elles ne nous obligent pas à des remises en question, qui pourraient nous chambouler nos idées reçues. En cela, elles nous sont précieuses, comme partie intégrante de notre construction.

Parfois il est utile de remettre en cause jusqu'aux fondations d'une construction, parce que les techniques évoluent, parce que les besoins changent, parce que le progrès, ce n'est pas rafistoler ou bricoler des vieux coucous pour les faire durer encore, mais bien repenser la chose dans son intégralité...

Echapper aux idées anciennes, cela peut aussi amener à se démarquer d'une norme qui rassure, cela peut engendrer une cassure, laquelle même si elle doit s'avérer par la suite, salutaire, peut être douloureusement vécue...
Les idées anciennes témoignent d'une sorte de tradition... habitudes de vie qui canalisent nos décisions, nos façons d'être et de réagir...

Les idées anciennes peuvent être un sacré frein pour avancer : on ne peut pas aller bien loin quand la laisse est trop courte, même si on tire dessus très fort, à moins qu'elle ne se rompe, on y reste prisonniers...


C'est notre passivité qui fait tenir un système en place...
Qu'il nous convienne ou qu'il nous incommode, nous en sommes toujours en partie responsables... ...

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 16:07

" Chaque pomme est une fleur qui a connu l'amour."
Félix Leclerc


Oui... On n' y pense pas assez souvent, quand on croque le fruit défendu...
Pomme ou autre chose d'ailleurs, avant d'être ce que nous sommes, nous avons franchi bien d'autres étapes...

En extrapolant un peu, on pourrait même penser que tout, absolument tout, est résultat d'un amour, qu'il s'agisse des êtres vivants, engendrés par l'union de deux de leurs pairs, ou qu'il s'agisse de créations inanimées, nées de l'union d'un savoir et d'un acte, pour donner naissance à quelque chose de tangible...
L'amour domine le monde à une échelle bien plus grande qu'on ne le pense...
On se laisse influencer par le pessimisme ambiant et l'on croit que le monde tourne, axé sur les sentiments les plus négatifs que nous puissions posséder, parce qu'on focalise sur la guerre, la misère, la haine, etc...


Mais, même certains actes monstrueux ont pour point de départ l'amour, sauf qu'il est détourné du sens commun de fraternité qu'on lui attribue généralement.
En effet, l'amour narcissique, égocentrique et démesuré, a été bien des fois source de la folie des hommes. Par un amour excessif de leurs propres personnse, certains n'ont pas hésité à détruire ce qui entravait leur grandeur...
Tout, en excès... est mauvais...
Comment l'amour pourrait-il échapper à ce constat ?...

Mais hormis cette dérive exceptionnellement constatée, l'amour reste le plus souvent porteur et moteur de dépassement et de magie...
Nous boudons cette dimension "magique" de la vie, lui préférant le concret, l'explicable, le réel, etc... Nous perdons beaucoup à ne plus vouloir vivre l'intensité de nos instants en live et en s'émerveillant de la beauté de la vie...
On est blindés, blasés, difficilement surprenables... et cela nous parait normal de croquer une pomme, fruit d'un pommier, sans chercher à imaginer ce qui fut... le voyage de transformation de cette pomme...
Une pomme n'est qu'une pomme après tout... se dit-on plein de raison...

Mais par exemple, quand un enfant pose la question, et que l'on doit, par nos explications, refaire avec lui, le chemin inverse de cette pomme, et que l'enfant s'émerveille de cette formidable machine à créer la vie qui a participé à la conception de cette pomme...
Alors...
Alors on se rend compte de l'importance de toutes petites choses...

Une petite réflexion pour regarder les pépins différemment... non ?... ...

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 15:28

" Il est bien des choses que je veux une fois pour toutes, ne point savoir. La sagesse fixe des limites même à la connaissance."
F. Nietzsche


La sagesse, c'est parfois de ne pas chercher à savoir...
Vouloir accroître son savoir, chercher à connaître, être curieux du monde en général, est plutôt une attitude positive pour espérer progresser sur le chemin de sa vie.
Toutefois, vivre est encore plus important, et... la vie ne possède aucun mode d'emploi, pas même un qui serait secrètement gardé par des sages omniscients à l'existence hypothétique.
La vie ne supporte qu'une forme de connaissance : l'expérimentation que l'on en fait...

La sagesse, c'est l'ensemble des choses que l'on apprend, et dont on peut tirer un bénéfice réel, quant à notre façon d'appréhender le monde, c'est ce qui nous permet d'élargir notre champ de réflexion et d'action qui compte, à quelque niveau que ce soit...
On s'encombre l'esprit avec bien des futilités, et beaucoup de questions inutiles. Cette énergie consacrée à y apporter des réponses nous est parfois beaucoup plus néfaste, que réellement utile...
La sagesse consiste à distinguer les savoirs utilisables de ceux qui embarrassent nos étagères dans nos bibliothèques internes...
Il y a des interrogations polluantes...

La vie est une prise de risque permanente, sinon elle n'est que mascarade ou ennui... On ne peut pas vivre dans la certitude permanente, c'est un fait que l'on ne remet plus en doute.
Cette certitude est un point d'appui fort, de même qu'une vérité qui doit primer sur toutes nos incertitudes insidieuses...

N'étant pas en mesure de savoir à l'avance l'issue des évènements qui se présenteront, il est impossible d'en demander prélecture avant d'agir.
La sagesse, c'est de savoir s'affranchir de la peur et du doute pour apprécier la vie comme elle vient, même quand elle taquine ou torture notre idée du destin, par des plans inattendus, qui déroutent nos prévisions...

La sagesse, c'est d'apprendre à dire non aux interrogations qui se profilent sur des terrains inconnus et impossibles à sonder, et de les renvoyer à leur inconsistance, pour ne pas laisser s'installer les graines pernicieuses de l'indécision.
La sagesse, c'est regarder l'avenir comme on regarde une cour de récré, en y projetant tous lesbons moments qu el'on va y passer, en y imaginant tout ce que l'on aimerait y faire sans se poser d'autres questions, que celles purement pratiques des "comment?"... : Comment faire pour ... ? Comment arriver à ... ?
Les "Est-ce que..." et les "Pourquoi ?.." sont parfois des interrogations dont on ne peut plus sortir, parce qu'elles sont comme sur un escalator sans fin, l'une suivant l'autre inévitablement...

Il y a des choses que je ne veux pas savoir, parce que si cette connaissance m'était donnée, je n'aurai plus la liberté de choisir... Plus de spontanéité ou d'intuition qui pourraient faire la différence, puisque le rouleau de ma vie déroulé et porté à mon esprit, me dicterait d'emblée, une impossibilité de juger par moi-même avant de décider...
Et même, pourrais-je encore prétendre avoir une capacité de décision, si l'influence de cette connaissance prenait possession de mon esprit ? Un champ de réflexion et d'action réduit s'étendrait alors devant moi, avec porte close à l'imagination débridée, puisque maitrisant l'issue !...

La vie n'est pas une loterie, elle n'est pas sans sens, sans impossible ni hasard... Elle est contrôle continu de connaissances, et la mort se révèle l'examen sanction final.
Au dernier soir de la vie, on saura si on a réussi ou échoué, si l'on est satisfaits de l'évaluation du chemin qu'on aura parcouru...
Avant la sanction, ne cherchons pas à tout contrôler par un savoir illusoire, que même les plus sages écartent de leur doute, pour continuer plus loin la route...

La vie est une maîtresse fidèle et capricieuse, qu'on souhaiterait de temps à autre, n'avoir jamais rencontrée... Mais, elle est aussi, une expérience réellement merveilleuse, quand on songe aux innombrables possibilités qu'elle nous glisse à portée...


L'omniscience a ses limites... Ne jouons pas avec la dynamite, sous peine de nous désintégrer l'envie de vivre... ...

 

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 15:05

" On entend dans leurs paroles le tintement de leurs cerveaux."
Joseph Joubert


N'avez-vous jamais remarqué, comment certaines paroles sonnent creux ?...
N'avez-vou jamais entendu, ces idées toute faites, débitées en chapelet, à la vérité si désuète, que cela en heurte le tympan ?...
N'avez-vous jamais ressenti, cette inconsistance des mots, qui ne signifient rien quand on y cherche un écho ?...

Les paroles sont transmission orale de pensées, et reflètent le cheminement de celles-ci pour s'oronnancer de façon audible, et éventuellement... compréhensible.
Oui, parfois on entend le tintement du cerveau, qui se cogne à ses limites, comme un petit pois oublié au fond d'un bocal...
Oui, parfois on entend que les paroles ne tiennent sur aucune base, mais qu'elles sont comme des balles de flipper, tirées au hasard par un cerveau qui "tilte" en toile de fond...

Il semblerait qu'il existe des personnes, qui soient incapables d'éprouver des pensées de manière autonome, si celles-ci n'ont pas, auparavant, reçu l'aval et l'approbation d'autres... référents à leurs yeux...
Il est évident que nous ne possédons pas tous, de manière égale, les mêmes facultés de réflexion, d'action et d'élocution, et que ces facultés ont une bonne part de génétique malgré les développements ultérieurs dont elles peuvent bénéficier.
Toutefois, la mise en mots, la transformation de notre "intérieur" en paroles nous appartient, à quelque barreau de l'échelle que nous puissions nous situer : nous avons toujours le choix d'exprimer à titre personnel le fond de nos pensées, sans avoir besoin de se rallier à d'autres pensées similaires qu'on a pu entendre évoquer, sans uniformiser ses mots sur l'air du temps...
Le tintement du cerveau s'entend... surtout quand les mots sonnent faux.

Sonner faux, c'est quand on emprunte, quand on s'approprie des mots, des paroles, des pensées ou des actes qui ne nous appartiennent que par l'assimilation qu'on en a faite, et non par la réflexion à laquelle on a abouti...
La bêtise n'a rien à voir avec l'ignorance. On peut parfaitement être ignorant sans nécessairement être bête ou idiot.

La bêtise, c'est colporter des idées, des mots ou des histoires, qu'on ne connaît que par ouï-dire ou réflexe de perroquet, sans chercher ni à comprendre, ni à s'interroger sur la portée de ces retransmissions déformées la plupart du temps...
La bêtise résonne comme les coups de marteau sur une enclume, quand elle se croit en outre, empreinte de sagesse ou de vérité, et elle frappe... lourdement...

Aucun domaine n'échappe au colportage bête et arbitraire : le paraitre voulant toujours inscrire sa domination sur l'être...


Mais qui suis-je pour juger ainsi ?... N'ai-je pas moi aussi, mon petit pois qui tinterait, après tout ?... ...

 

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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 01:50

" J'ai toujours cru que, par la beauté des mots, on pouvait changer le monde."
Armand Gatti



Bien sûr que par la beauté des mots, on peut changer le monde...
Si tel n'était pas le cas, personne n'écrirait... et personne ne lirait....
Les mots sont eux-mêmes un monde... un monde dans lequel on charge les émotions que l'on veut, un monde sur lequel on peut poser les couleurs qui nous plaisent, et les ordonner, les agencer selon nos fantaisies...

Ce sont les mots qui nous permettent, à l'écrit comme à l'oral, de dépasser notre solitude intérieure, en devenant des outils accessibles, modulables et adaptables en fonction de chaque personne, chaque lieu et chaque évènement...
La beauté des mots, quand on la reçoit, allège notre brouhaha interne continuel, jusqu'à nous en couper tout souffle de pensée... juste se laisser porter, bercer, ennivrer par la magie descriptive et sensitive, qui leur confère ce pouvoir de nous embarquer, comme dans un voyage "astral" magistral...

Quand en quelques lignes ou quelques vers bien déclamés, on plonge dans l'atmosphère intime et intimiste d'un narrateur, sûrement un peu exhibitionniste, pour dévoiler sous sa plume son monde de merveilles, on oublie pour un moment, toute notion de gravité terrestre...
Que les heures tournent ou qu'elles cessent, on devient indifférents à leur danse rituelle continuelle, on glisse de syllabe en syllabe, et on descend le flux des mots accrochés au sens que l'on poursuit, que l'on reçoit ou que l'on oublie...

Les mots changent le monde, c'est inévitable... Ils sont le moyen de communication le plus utilisé, pas toujours dans les meilleurs buts d'ailleurs...
Ils ne sont pas toujours beaux, ils ne sont pas toujours reflet de vérité et de sincérité, ils ont parfois un sale rôle à jouer... mais on peut bien pardonner aux mots, comme l'on pardonne aux maux qui nous tourmentent, quand enfin ils nous quittent...

J'ai l'impression que, parfois, les mots ont une existence propre, indépendante de ce qu'y met celui qui les pose...
Ils les jettent hors de lui, avec tous leurs bagages de sens et de réflexion, mais dans cette expulsion hors de lui, les différents morceaux s'éparpillent, et atterrissent pêle mêle...

Ceux qui les recueillent, ne prennent pas toujours le temps de chercher tous leurs effets, ou n'en ont pas la possibilité ou les moyens...
Ainsi, ces mots jetés, sont en partie dépossédés d'une partie d'eux-même...

Par la beauté des mots, on atteint la beauté de l'âme, parce que les mots... savent trouver la voie du coeur, et pas seulement le coeur amoureux... Non, le coeur plus générique, celui qui fait de nous, non seulement des êtres vivants, non seulement des êtres pensants, mais aussi... des êtres humains...

A l'image des instituts de beauté dédiés à la beauté du corps, on devrait dédier des lieux pour se faire soigner l'âme et le coeur, et dans ces lieux, on déclamerait de l'émotion à tour de vers, on se ferait des masques de métaphores, et on se limerait l'étroitesse d'esprit à grands coups d'allitérations et d'allégories...
On se nettoierait les oreilles, salies par des mots trop institutionnels, et l'on pourrait à nouveau entendre la poésie de la vie, qui nous invite à un peu plus d'humanité...
Un bon brushing pour se décoller les racines, et s'envoler un peu sur un tapis de mots, à la recherche de trésors cachés, enfouis au fond de nous...

Esthéticiens et esthéticiennes de la rhétoriques, le monde a besoin de vous !... ...

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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 00:58
" Quand on trouve le courage et le goût de sourire après chaque tempête, on peut espérer faire très bon ménage avec le bonheur."
Berthe Bernage


Le désenchantement, le dépit, le desespoir, l'abandon... tous ces germes malfaisants qui assombrissent des lendemains qui pourraient chanter... si on voulait bien écouter le "la" du diapason de la vie...

Oui... parfois on pourrait croire que tout est désaccordé, que la cacophonie de nos évènements de vie, ne peuvent pas retrouver les chemins de l'harmonie...
Oui... parfois, il semble bien que la nuit la plus longue ne dure pas douze heures... mais des jours et des nuits, sans signes annonciateurs d'une aurore, qui viendrait relever de nouveau les compteurs...
Oui... parfois on n'a plus la force de tendre à nouveau les bras, on n'y croit plus, on n'y croit pas, on attend dans la pénombre sans plus aucune curiosité d'un futur qui pourtant viendra...

C'est bien là le problème de l'être humain, qui pense et agit en conséquence...
Des fois il suffit juste de changer de fréquence, et le brouillage des ondes prend de la distance...
Des fois, il suffit de pas grand chose, pour que la vie à nouveau éclose...
Des fois, on reste bloqués là en mode "pause", alors qu'on pourrait faire autre chose...

Les dissonances de la vie, personne ne peut y échapper. C'est le mode normal de toute existence... C'est la loi de la succession, des jours des nuits, du soleil et de la pluie, du chagrin et des sourires, de la vie et de la mort...
Le jeu semble cruel parfois, quand on ne comprend pas les règles, ni les leçons qu'on peut en tirer, quand on n'a plus envie de lancer les dés...

Mais chaque épreuve surmontée nous grandit, chaque nouveau départ mène à une nouvelle ligne d'arrivée, chaque nouveau lancer de dés, change un peu notre destinée...
Et tous, au plus profond de nous, nous le savons, ou nous pouvons nous en convaincre...

Pour que la vie sourit, il faut aussi lui sourire, elle est le miroir de nos projections... Elle nous renvoie ce qu'on lui demande, elle se mène sur les chemins qu'on lui propose...
Nos pensées, nos doutes comme nos rêves, sont des graines que nous semons...
Si l'on plante du désespoir ou du dépit, nous ne pourrons guère récolter que de quoi faire de la "soupe à la grimace"...
Si nous semons avec espoir et ferveur des graines même inconnues, mais dans lesquelles nous projetons des saveurs envoutantes et inédites, il y a de bonnes chances que nous récoltions de quoi faire un repas très agréable...

Sourire à la vie, c'est d'abord se respecter soi-même en gardant confiance en nos capacités de rebondir, même quand on vient de se faire éjecter du trampoline...
Sourire à la vie, c'est donner une chance à chaque évènement qu'il ravisse nos attentes... même s'il devait arriver au final, qu'il nous déçoive...
Sourire à la vie, c'est croire à l'effet boomerang et mettre toutes les chances de son côté...

Sourire à la vie, ça ne change pas forcément quelque chose... mais c'est plus agréable de la regarder de cette façon... ...

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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 00:07
" Il n'y a qu'un succès : de pouvoir vivre votre vie de la façon dont vous le désirez, et de ne pas donner aux autres des droits absurdes ou fous sur elle."
Christopher Morley


Rien ne sert de posséder le monde, si on ne possède pas le cours de sa vie...
En effet, quel succès ou quelle richesse pourraient bien rivaliser avec la liberté de vivre sa vie juste comme on la désire ?...
On peut bien sûr objecter que, dans le monde qui est le nôtre aujourd'hui, c'est bien souvent par l'argent, que l'on peut véritablement acquérir cette liberté de vivre sa vie comme on veut... Et effectivement, les contraintes financières nous font parfois faire des choix, que l'on ne ferait pas nécessairement à l'identique, si l'argent pouvait être tenu hors de considération...
Néanmoins, toute vie doit supporter des contraintes, la liberté n'est pas absence de contraintes, elle est seulement choix des contraintes que l'on accepte... Il ne s'agit pas d'une simple nuance dans l'expression, mais bien de la base fondatrice de la liberté.

Trop souvent nous nous limitons dans nos libertés d'être et d'agir, en laissant une part trop grande aux jugements des autres, par rapport aux choix que l'on aimerait faire.
La liberté n'est pas un chemin couvert de pétales de roses... il faut la conquérir, peut-être la mériter même. Elle ne se révèle qu'à ceux qui feront l'effort de marcher dans sa direction, même si la route est à défricher...
Nous donnons, en effet, des droits absurdes aux autres, en anticipant l'impact de nos pensées ou actions. Sans chercher à vivre de façon égocentrique ou égoïste, nous pouvons aussi nous donner parfois la priorité...

On ne peut résolument donner... que ce que l'on a... Ainsi, plus notre degré de contentement, de joie et de plaisir est grand, plus nous pouvons le répercuter autour de nous...
De ce fait, se faire passer d'abord dans certains cas, n'est pas du tout du nombrilisme déclaré, mais à l'inverse, ce pas que nous faisons vers une vie qui nous ressemble ou nous sourit, nous rend plus fort, plus heureux... et donc plus à l'écoute des autres...

Quel est le mécanisme commun à l'envie, la jalousie, la médisance, la méchanceté gratuite, etc... ?...
La base commune, c'est la frustration...
Si chacun de nous s'appliquait à construire une vie qui lui ressemble, une vie qui, sans être parfaite ni absolument idyllique en permanence, était au moins une esquisse de ce qu'il désire, sans tenir compte si ces désirs sont ou ne sont pas, dans la "norme" ou dans "ce que l'on attend"...
Si chacun manifestait réellement le désir de coller au plus près de ses aspirations, tout en restant réaliste évidemment...(quand à la frustration s'ajoute l'utopie, ça donne un monde difficilement supportable...)...
Si chacun décidait de prendre sa vie en mains, avant de juger celle de ses voisins...
Si chacun osait être ce qu'il est, force et faiblesses, qualités et défauts, talents et handicaps inclus...
Si chacun cessait de croire que l'on attend quelque chose de lui, au regard de sa situation, de sa position, de ses racines ou de ses possibilités...
Si chacun arrivait à comprendre que la vie qui passe, ne revient jamais et que nous n'avons que l'espace de cette vie pour réaliser nos envies...
Si chacun...

En donnant de l'importance à la façon dont on mène à sa vie, en accordant à nos besoins et à nos envies plus d'impact qu'à nos frustrations, en donnant de l'importance à la personne que nous sommes, nous aussi...
Nous acquérons une sérénité qui permet, à son tour, aux autres, de changer leur mode de fonctionnement, de se dire qu'eux aussi, ils peuvent créer leur chemin...
Ainsi donc, l'objectif est doublement gratifiant, nous pouvons mener une vie qui nous convient, et en miroir, offrir un reflet encourageant à ceux qui hésitent encore...

" Tous les hommes naissent libres et égaux en droit", et aucun n'a de droit sur la vie d'autres, à moins qu'on ne les lui octroie... ...

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