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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 23:34

" Imaginer, c'est hausser le réel d'un ton."
Gaston Bachelard



L'imagination est plus forte que le savoir... comme une vérité couperet que clament un Einstein ou un Coué... et qui le prouvent aussi par leurs démonstrations.
Mais sans avoir recours à leurs réflexions, nous pouvons tous en faire le constat : nous pensons vivre dans le réel, or c'est bien l'imagination qui nous gouverne...
C'est elle, qui nous permet de rêver, de nous projeter dans le futur, d'interpréter les choses, les évènements, les gens...
C'est encore elle qui nous fait aimer, apprécier, réfléchir... bien plus que la raison...

Imaginer, oui, c'est donner au réel d'autres dimensions.
Les sensations que l'on éprouve, on ne les éprouve pas qu'avec nos cinq sens, mais avec toutes les images que l'on peut associer à ces sensations de base, qu'elles soient tactiles, olfactives, visuelles, gustatives ou sensitives.
Pour en faire l'expérience, offrez-vous à une multitude de sensations dans le noir le plus absolu, vous aurez inévitablement recours à l'imagination pour les déchiffrer...
Notre corps et notre mental n'y suffisent pas...

Imaginer, c'est changer le réel pour en faire un univers à nos mesures, décuplé à notre taille, ourlets et rallonges compris...
Imaginer, c'est faire jouer tout ce que l'on possède en soi, pour donner forme à d'autres vérités, qui ne sont plus universelles cette fois, mais bien personnelles... c'est pour cela qu'on s'y sent bien, et qu'on les aime...
Imaginer, c'est se bâtir un empire inviolable, qu'aucune police de la conscience ne pourra jamais enfreindre, qu'aucun esprit malveillant ne pourra jamais nous délester...
Imaginer, c'est vivre puissance infinie...

Les couleurs du réel n'ont finalement que peu à voir avec cette capacité d'imagination que nous possédons.
Qu'importe le réel, c'est comme un besoin d'évasion qui nous pousse à mettre en scène tous ces films imaginaires, dans lesquels nous échappons pour un temps, à notre condition humaine, pour s'offrir en 16/9ème sur l'écran de nos fantasmes, toute la vie que l'on est capable d'inventer...
L'imagination ne connait pas les limites, elle ne se heurte qu'à celles que nous pouvons lui indiquer, si l'envie nous prend de vouloir la contenir... ou si son caractère absolu nous effraie...

L'imagination est un terrain fertile à plus d'un titre...
Elle permet de faire germer des pensées qui peut-être, en les cultivant, pourront venir alimenter notre réalité...
Elle abrite en son immensité tous les possibles... parmi lesquels nous avons carte blanche pour rêver notre vie et pour rêver le monde...
Elle est force de désinhibition, et donne à chacun le pouvoir d'exprimer en son secret, toutes ses potentialités, tous ses désirs, toutes ses envies...
L'imagination est la couveuse de tous nos actes et de toutes nos paroles...

L'imagination est première... Elle existe bien avant le savoir...
Elle est universelle, nous naissons tous avec cette capacité de projeter dans l'abstrait la réalité... Elle précède la connaissance, et s'affine avec le temps...
Mais sans imagination, pas de connaissance possible, c'est grâce à elle que nous bâtissons nos système internes... ceux qui nous permettent d'engranger les infos, de classer nos données, de tirer des conclusions d'après nos observations...
L'imagination comme toute autre capacité est particulière à chacun, il n'existe aucun barème de référence pour la mesurer ou la quantifier...

Rêvez, imaginez... et vous aurez vécu si vous avez joui de toute cette faculté... ...

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 01:19

" Le présent serait plein de tous les avenirs, si le passé n'y projetait déjà une histoire."
André Gide


Même si le présent est riche de tous les possibles, il n'est pas pour autant terrain vierge qui s'offre à cultiver l'avenir...
Même dans nos périodes de jachère de projets, nous gardons en nous, tout un tas de semences, déjà passées de floraison ou d'autres en devenir...
Nous trainons par-delà le temps et nos âges, des valises pleines d'instants qui nous ont façonné, qui nous ont bousculé, qui nous ont construit tels que nous sommes aujourd'hui...

Il est vain de croire que l'on peut à tout moment recommencer tout à neuf, la vie n'est pas perpétuelle création, mais éternelle co-création... c'est-à-dire faire avec pour aller vers...
Nous n'irons jamais nulle part dans un futur les mains vides, nous sommes inconsciemment, au moins, porteurs de nos expériences particulières...
Faire le vide n'est jamais qu'une notion intellectuelle, que l'on peut s'efforcer d'appliquer au maximum, mais on ne peut pas jeter ses vieilles peaux comme des pétales fanés, elles nous collent en bribes aux os et au coeur...

Pourtant, on en rêve parfois, de tout effacer pour ne plus avoir à tenir compte d'aucun élément passé, et renaître à neuf à la vie... mais il ne faut pas confondre projets et illusions, sauf à vouloir courir le risque de passer à côté de sa vie...
Le passé n'est ni un rail infini ni un guide, il est juste partie d'étapes qui nous mène d'un commencement à une fin qui sonnera un jour, on lui accorde parfois une importance démesurée dans nos décisions à prendre au futur, ou alors on sous-estime sa contribution au chemin à continuer... que ce qoit en toute conscience ou sans s'en rendre compte...
Ne s'en faire ni esclave ni assassin, trouver la voie médiane...

Le présent est à cultiver pour ce qu'il est, y projeter ses aspirations, ses envies, ses rêves... tout en gardant quand même à l'esprit, que la liberté sans condition est un leurre...
Le passé inscrit nos racines, les points de fondation sur lesquels on a déroulé nos pas... Toutes les plantes n'ont pas la même stratégie pour s'enraciner au sol et développer leur feuillage, de façon identique, nous ne nous accrochons pas tous aux mêmes principes de vie, aux mêmes priorités d'instants...

Le présent n'est possible que libéré des chaines qui le retiennent au passé, sinon il ne peut être que reproduction et perpétuation, et non créativité et imagination...
Le présent s'auto-limite quand il se freine par ses regards dans le rétroviseur, et se perd quand il ne se pose sur aucun horizon renouvelé...
Le paysage de l'existence est vaste si l'on ne s'y fixe aucun but à quérir...

Le passé est un univers paradoxal : bien qu'appartenant à un temps révolu, il se permet de déteindre et de dégouliner parfois bien au-delà de ce qu'il devrait être permis de le faire, sur un avenir non encore avéré...
Mais nous sommes responsables de nos décisions, de nos comportements et de nos actions. Sachons accepter cet état de fait : nous avons toujours devant nous, toute une palette de choix qui se proposent... Et nous choisissons...

Le temps nous atteint à l'image de ce que l'on est : la nostalgie et le passéisme réduisent inévitablement les dimensions du futur, puisque la page à afficher ne s'y présente pas entièrement disponible au dessin...

Tout dépend de ce que l'on souhaite dessiner, une fresque, un tryptique... ou bien juste un médaillon... ...

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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 23:47

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386 -- Vérité de boule de cristal...

" En ce monde, on vit mieux en disant la bonne aventure que la vérité."
Georg Christoph Lichtenberg


387 -- Marge à la lumière...

" Le monde évolue parce que certains marchent en dehors des chemins. C'est dans la marge que se font les plus claires corrections."
Roger Mallet


388 -- Le chemin de la gastronomie...

" Les livres de cuisine sont à l'image de la vie. On dispose de plusieurs centaines de recettes sophistiquées,
mais on se fait toujours des oeufs sur le plat et des pâtes au gruyère râpé.
"
Denis Langlois


389 -- Culture sous chassis...

" La croissance de l'homme ne s'effectue pas du bas vers le haut, mais de l'intérieur vers l'extérieur."
Franz Kafka


390 -- Les métamorphoses du temps...

" On est les témoins impuissants du temps qui trace, du temps qui veut...
Que les enfants deviennent des grands...
Et que les grands, deviennent des vieux.
"
Grand Corps Malade


391 --
Quand le classique reste d'actualité...

" Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé."
Lamartine

 
392 -- Les plaisirs amputés...

" La marche est un exercice qui perd de son attrait quand on l'exerce en poussant une tondeuse."
Gary Fletchall


393 --
Grammaire éducative : exemples et exceptions...

" Pour élever un enfant dans la bonne direction, marche toi-même dans ce sens de temps en temps."
Josh Billings

 
394 -- Vivre sa vie...

" Il n'y a qu'un succès : de pouvoir vivre votre vie de la façon dont vous le désirez, et de ne pas donner aux autres des droits absurdes ou fous sur elle."
Christopher Morley


395 -- Contempler l'arc-en-ciel...

" Quand on trouve le courage et le goût de sourire après chaque tempête, on peut espérer faire très bon ménage avec le bonheur."
Berthe Bernage


396 -- Douter ou ne pas douter, là est la question...


397 -- Les mots et les maux du monde...

" J'ai toujours cru que, par la beauté des mots, on pouvait changer le monde."
Armand Gatti


398 -- Drelin drelin...

" On entend dans leurs paroles le tintement de leurs cerveaux."
Joseph Joubert


399 --
La sagesse de l'ignorance...

" Il est bien des choses que je veux une fois pour toutes, ne point savoir. La sagesse fixe des limites même à la connaissance."
Friedrich Nietzsche

 
400 -- Au commencement il y a ...

" Chaque pomme est une fleur qui a connu l'amour."
Félix Leclerc


401 -- Echappée novatrice...

" La difficulté n'est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d'échapper aux idées anciennes."
John Keynes


402 -- Lutte d'images...

" Les images que nous avons de nous-mêmes se combattent, s'affrontent avec celles qui nous sont proposées par l'autre."
Jacques Salomé


403 -- Audition particulière...

" Il y a des mots qui ne sont pas comme les autres, des mots qui possèdent une valeur particulière connue des seuls initiés."

Milan Kundera


404 -- Palette instantanée...

" On se rappelle beaucoup mieux les bons moments ; alors à quoi servent les mauvais ?"

Boris Vian


405 --
Les lièvres et les tortues...

" A quoi sert-il de courir si l'on n'est pas sur le bon chemin ?"
Dannie Hombergh

   
406 -- Croisement difficile...

" Il en est des défauts comme des phares d'une automobile, seuls ceux des autres nous aveuglent."
Maurice Druon


407 -- Les évidences du Paradis...

" Adam : - Chérie, est-ce que tu m'aimes ?... Eve : - Est-ce que j'ai le choix ?!?..."

Réflexion talmudique


408 -- Egalité pyramidale...

" Ce qui rend l'égalité difficile, c'est que nous la désirons seulement avec nos supérieurs."
Henry Becque


409 -- Les yeux de la mémoire...

" L'amour a besoin des yeux, comme la pensée a besoin de la mémoire."
Mme de Staël


410 -- Viiite !...

" L'impatience est une soif qu'aucune justification n'étanche."
Eric Emmanuel Schmitt


411 -- Responsabilité de ses non-actes...

" On n'est pas moins fautif en ne faisant pas ce qu'on doit faire, qu'en faisant ce qu'on ne doit pas faire."
Marc Aurèle
 


 


 

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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 21:09

" On n'est pas moins fautif en ne faisant pas ce qu'on doit faire, qu'en faisant ce qu'on ne doit pas faire."
Marc Aurèle



Nous sommes la plupart du temps juger sur nos actes, nos actes avérés et constatés, dans lesquels nous engageons toujours notre responsabilité.

Nous pouvons ainsi, être déclarés fautifs ou coupables de nos actions, selon les résultats qu'elles auront engendrés, ou selon les intentions qui les ont motivées...
C'est donc l'agir qui est sanctionné en permanence, et qui conduit certains, à préférer rester dans l'inaction et la passivité pour ne pas être exposé à cette forme de jugement.
Mais ne rien faire peut, exactement de la même façon, être condamnable !

Seuls ceux qui ne font rien ne se trompent jamais... dit-on, mais d'où peut-on tirer une telle certitude ?
Ne rien faire, peut avoir une portée, parfois bien plus importante qu'agir...
Ont-ils, pour autant, définitivement raison, ceux qui ne font pas ce qu'ils devraient faire, de s'engluer dans le non agir ?...
Et, sont-ils toujours respectables, ces choix de non agir ?... N'est-ce pas aussi volonté de ne pas faire face à sa responsabilité ?...
Avoir le pouvoir d'agir et préférer fermer les yeux, est-ce un acte louable ? respectable ?...

" Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regarde sans rien faire." Albert Einstein
Il est vrai que ne pas faire ce que l'on pourrait faire, peut en quelque sorte s'avérer pire que faire ce que l'on ne devrait pas faire.
Dans la mesure où, nous avons conscience de l'importance de notre contribution, et qu'on s'y soustrait, nous commettons une double erreur :

la première est de succomber à la lâcheté en adoptant la solution de facilité, qui est de refuser notre propre responsabilité en fermant les yeux sur notre pouvoir de donner aux choses une autre direction,
la deuxième est d'alimenter un système pervers, où chacun défend un point de vue égoïste et étriqué, en rejetant toujours la faute sur d'autres, plutôt qu'en cherchant un remède pour définir de nouvelles lignes de conduite à tenir. L'action ne vaut, bien souvent, que par l'exemple...

Même si c'est notre désir le plus cher, nous ne pouvons pas, toujours, agir avec justesse, et atteindre de la meilleure façon possible nos objectifs. L'erreur est humaine...
Nous dépassons parfois des limites sans nous en rendre compte à l'instant où nous les franchissons...
Néanmoins, rester paralysés par la peur, le doute, la lâcheté ou la bêtise est bien plus méprisable.
Nous cherchons dans la non action, une justification à une bonne conscience qui ne pourra pas, de toute manière, se manifester, parce que...
Ne pas faire ce que l'on devrait faire, n'est pas un acte anodin. Cette non-action nous culpabilise, tiraillés que l'on est, entre le "devoir" que nous souffle à l'oreille notre petite voix intérieure, et l'opposition farouche que l'on oppose à cette requête que l'on apprivoise à coup d'arguments, tous plus bancals les uns que les autres...

Comme pour le sens du divin, nous portons tous en nous, un sens moral... que l'on se construit, différemment, selon nos parcours, mais qui ont tous en commun certaines bases, parce qu'elles sont véhiculées par une espèce de morale universelle, venue du fond des temps, et qui se nourrit de l'humanité qui siège en chacun...
Même le plus monstrueux des êtres humains, possède une conscience... Ensuite c'est choix personnel, que d'y prêter attention ou au contraire, de l'étouffer jusqu'à l'anéantir...

Toute vie se résume en une suite de choix... à faire parmi les possibiltés d'action ou de non action proposées...
Ne pas agir est un choix d'action... comme un autre... aussi responsable... ...

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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 02:11

" L'impatience est une soif qu'aucune justification n'étanche."
Eric Emmanuel Schmitt



L'impatience est souvent considérée comme un défaut, or elle n'est pas toujours négative...
Effectivement elle est comme une soif qu'aucune justification n'épanche, parce qu'elle ne peut pas être "raisonnée", juste contenue... en partie tout du moins...

L'impatience est une projection dans le futur, et peut s'avérer très positive, lorsqu'elle s'accompagne de la visualisation de la situation que l'on a hâte d'atteindre.
Il faut bien admettre que l'on est rarement impatient à l'idée de quelque chose qui nous ennuie...

L'impatience "positive" se résumerait donc en une espèce d'élan d'envie, qui peut procurer par elle-même un plaisir anticipé. Elle motive un état d'esprit de joie et de bonne humeur, et donne à la situation attendue, toutes les chances d'être à la hauteur de nos espérances, quand bien sûr, elle n'est pas idéalisation ou déni des conditions réelles.

Toutefois l'impatience n'a pas que ce visage : elle est aussi trépignement et agacement quand les choses ne se déroulent pas selon les prévisions que l'on en avait faites...
Elle peut engendrer grogne, caprice et mauvaise humeur, et se révèle être difficilement supportable par ceux qui la subissent ou la font subir.

L'impatience est duelle... et duel contre la réalité...
Elle est double en son dessein porté, allant jusqu'à l'ambivalence parfois : on peut avoir hâte de se confronter à une situation simplement pour en fuir une plus présente, sans pour autant savoir quoi en penser...
Elle est aussi bras de fer contre une réalité qui s'affirme en différant un futur que l'on attend, et contre lequel, malgré tous les arguments et toutes les raisons du monde, on ne peut rien faire...
Rien faire d'autre que de laisser le temps faire son oeuvre, et nous amener au rythme qu'il décidera vers l'avenir qui retient notre attention...

Nous n'avons pas tous les mêmes seuils de patience et d'impatience, ni même les mêmes en tous domaines... Ainsi, l'impatience serait-elle plus un comportement choisi qu'un ressenti qui nous submerge.
La patience s'apprend avec le temps... et les contretemps...

On ne peut dire si l'impatience est à chasser ou à apprivoiser...
Tout ce que l'on peut admettre, c'est qu'elle nous fait parfois agir sans la réflexion qu'il aurait été sage de mener avant, et que ses conséquences sont parfois redoutables...
Ceci dit, la patience peut aussi amener une certaine placidité et une certaine lenteur, tout à fait susceptibles de desservir aussi dans certains cas...

Il n'y a pas de recette pour s'accomoder de la vie... nous devons tous inventer nos dosages... ...

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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 01:23

" L'amour a besoin des yeux, comme la pensée a besoin de la mémoire."
Mme de Staël


En amour, les yeux de la mémoire ne suffisent pas toujours, leur regard se déteint avec le temps qui passe, et la vue finit par se brouiller, à force de regarder se figer dans le passé, un avenir à imaginer...
Oui, l'amour a besoin des yeux pour s'ancrer dans le réel, il a besoin de sensorialité pour s'exprimer au passionnel, qu'un seul sens vienne à manquer, et il se fait sentir boîteux, amputé d'une partie de sa nature...

L'analogie avec la mémoire est tout à fait valable : la pensée, en effet, se nourrit de ses acquis pour aller plus loin dans ses raisonnements et sa recherche. C'est par les bagages antérieurement acquis qu'elle est capable de cheminer vers de nouveaux territoires...
Elle s'appuie sur l'expérience éprouvée, pour élaborer de nouvelles idées, même lorsque celles-ci sont tout à fait novatrices. Nous apprécions la nouveauté et la créativité, par comparaison avec ce que nous connaissons déjà : la mémoire sert de miroir à la découverte et à la recherche...

L'amour suit la même logique : les yeux nous rappellent le constat d'aimer que nous éprouvons, et nous induit de nouvelles envies de continuer la route déjà déblayée, en réinsufflant une flamme de vie et de réalité dans ce constat...
Le souvenir appartient toujours au domaine du passé, même s'il peut réchauffer l'esprit et faire naître des sourires et des soupirs, il n'est pas habilité à nous porter vers des émotions nouvelles...
Or, pour que vive un sentiment dans la réalité, ou quoi que ce soit d'autre d'ailleurs, il faut l'expérience vivante de l'ici et maintenant...

L'amour n'est pas contemplation... il est construction.
La contemplation est un acte passif, qui peut s'effectuer au passé : nous contemplons toujours les souvenirs, parce que nous ne pouvons pas les changer ni leur donner une autre dimension, ils sont nature morte d'instants de vie achevés...
L'amour n'est pas une nature morte, si l'on veut qu'il traverse le temps, il le faut bien vivant !...
Et pour qu'il soit vivant, il a besoin de tout notre potentiel sensoriel...

L'amour a besoin des yeux, mais pas seulement...
Les amours platoniques nourrissent l'insatisfaction et la frustration : l'amour a besoin de toute notre présence, aussi bien spirituelle que charnelle, intellectuelle et sensorielle...
L'amour, c'est cette expérience particulière de l'échange multidimensionnel, sorte d'interconnexion entre deux êtres, sans pour autant être assimilable à une fusion, chacun gardant son essence, une sorte d'émulsion dans laquelle chacun reste ce qu'il est tout en permettant la création ponctuelle d'une nouvelle entité...


L'amour survit loin des yeux, par la mémoire qui déroule sur un écran imaginaire les instants qui lui ont donné ses sceaux de naissance et de reconnaissance...
Loin des yeux, loin du coeur, dit le proverbe... mais les proverbes ne sont pas toujours reflets exacts de réalité...
Loin des yeux loin du coeur, évidemment... Si déjà on ne se voit pas, on ne risque pas de serrer l'autre contre son coeur !...
Loin des yeux loin du coeur, on y comprend souvent que l'amour ne résiste pas à l'absence... et l'on y trouve raison à l'inconstance...

Les yeux de la mémoire ne remplacent pas le regard amoureux, mais l'amour ainsi stocké permet de pallier à l'absence quand elle s'allie au présent... ...

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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 00:19

" Ce qui rend l'égalité difficile, c'est que nous la désirons seulement avec nos supérieurs."
Henry Becque



Constatation tout à fait réaliste, et pourtant qui semble être très paradoxale...
L'égalité, intrinsèquement, sous-entend une aspiration aux mêmes droits, libertés et comportements pour tous... mais, dans la réalité, bien sûr que nous revendiquons toujours l'égalité par rapport à nos "supérieurs" : personne n'a envie d'être l'égal de quelqu'un dont nous jugeons la situation moins enviable que la nôtre...

Cette revendication d'égalité ainsi posée, n'est ni plus ni moins, qu'une revendication qui dénoncerait ce que l'on prend pour une injustice sociale et humaine...
Nous voulons par là que soient reconnus les privilèges dont certains tirent bénéfice, alors même que l'on se sent en droit de les exercer nous aussi... et qu'il nous semble injuste qu'il n'en soit pas ainsi...
En fait, nous aussi, on veut manger le même gâteau... l'égalité n'a rien à voir avec ça...

L'égalité est une aspiration utopique, comme tous les idéaux d'ailleurs, elle repose sur l'illusion que nous pouvons tous être semblables. Or, nous sommes également tous des êtres uniques, non interchangeables bien que remplaçables : l'égalité inconditionnelle est un leurre qui piège les intellectuels humanisants et gauchisants...

Certes, dans le domaine des droits de l'homme, il y a des droits inaliénables qui doivent être défendus, valables pour tous : liberté de mouvement, de parole, de penser, etc... mais l'égalité sociale n'est pas un objectif atteignable...
L'égalité est un concept séduisant, mais que l'on ne peut pas appliquer uniformément et universellement à tous les domaines de la vie...

Réclamer l'égalité, c'est parfois faire montre de... supériorité quelque part...
Cette égalité narcissique exigée n'est pas toujours empreinte des meilleures intentions, ni d'un humanisme à toute épreuve... Les syndicalistes engagés dans la lutte contre le patronnat n'ont pas toujours un argumentaire cohérent et réaliste, pour prouver la légitimité de leurs demandes.
Sans rentrer dans un discours démagogique, nous ne pouvons pas tous être calife à la place du calife... parce qu'alors on en reviendrait exactement au même point, et inévitablement des degrés de "califats" viendraient à naître...

L'inégalité et l'injustice sont des constantes de la vie, on ne peut rien y faire : la vie n'est pas toujours juste, elle est à notre image : imparfaite... et donc perfectible, c'est là qu'est l'espoir...
Il y a bien évidemment des terrains de lutte sur lesquels il ne faut pas céder à la facilité et continuer de défendre ses arpents avec ténacité et conviction...

Femme je suis, et l'inégalité est une évidence avec laquelle j'ai grandi, et qu'en certains domaines, sans l'accepter je la constate. Je ne sais pas si le monde peut changer au point de nous donner à tous les mêmes droits et chances, mais je bannis de mon champ de vision qu'elle est une normalité acquise, et nourris l'idée que chacun doit gagner son égalité par lui-même plutôt que de s'emmurer derrière une banière idéologique globale, qui la poserait comme une charpente à la paix d'un monde futur, d'un demain toujours trop loin...

Et pour la gagner cette égalité, je vous propose une charte de vie :
Egale à moi-même je respecterai mon engagement à défendre mes droits, à ne pas être écrasé sous un joug d'injustice intolérable, à ne pas me laisser rabaisser ou dévaloriser par des personnes qui se jugeraient "supérieures" et donc mandatées quasi divinement pour agir ainsi, je suivrai ma route, coûte que coûte, et je ne me permettrai pas de juger en terme de plus ou de moins, quiconque croisera mon chemin.

Et si on la réécrivait la déclaration des droits de l'homme et du citoyen version 3ème millénaire ?... ...

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27 juillet 2008 7 27 /07 /juillet /2008 03:45

" Adam : - Chérie, est-ce que tu m'aimes ?...
Eve : - Est-ce que j'ai le choix ?!?...
"

Réflexion talmudique



Est-ce que la vie de couple, était idyllique au jardin d'Eden, ou bien était-elle aussi sujette aux tensions ?...
La légende veut que Dieu ait donné à Adam une compagne... mais qu'en est-il du désir d'Eve ?...
Le souhaitait-elle, elle, ce compagnon, ou l'a-telle juste supporté ?...
Y at-il bien égalité et parité au départ, ou juste marchandage entre "hommes" finalement ?...
La condition de la femme, n'est-elle pas ainsi tronquée dès le départ ?...
La femme donnée à l'homme pour meubler sa solitude, est-ce un point de départ bien éthique ?...

Beaucoup de questions qui se bousculent... et auxquelles j'ai peu d'espoir qu'aucun anthropologue, spiritualiste ou autre chercheur de réponses, n'y apporte le moindre éclairage...
Pourtant, il me semble que l'interrogation est importante...

De cette mythologie du jardin d'Eden, découle en grande partie les conceptions qui ont fait de le femme, la moitié d'un être humain, au lieu d'un être humain à part entière... comme si la femme sans l'homme demeurait une entité inconcevable, comme si, des deux genres créés par la main de Dieu, l'un avait forcément un ascendant sur l'autre...

Bien sûr, il faut remettre les choses dans leur contexte... le jardin d'Eden, le paradis terrestre, l'inexistence du péché, du Bien et du Mal, l'opulence et la sérénité...
Enfin bon, c'est ce qui se dit...
Deux être complémentaires et uniques qui sont parachutés là, comme largués depuis le néant dans un milieu inconnu, et qui ont pour mission de perpétuer la race...
La première "émission" de télé réalité pour Dieu en quelque sorte... qu'il pouvait suivre chaque jour en direct...

Une mission : vivre en paix dans ce lieu magnifique et quasi magique.
Un objectif : peupler cette terre de toute une descendance.
Un seul interdit : ne pas goûter les fruits de l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal.
Un tentateur :
le serpent...
Eve, résistera-t-elle aux propositions malveillantes du serpent ? ...
Le couple créé par Dieu, est-il assez solide pour survivre à l'épreuve de la tentation ?...
Tatatam... Le cadre est posé...Envoyez la pub !...

En fait, Eve a été la victime inconsciente et innocente du premier union arrangé, et tout cela avec la bénédiction de Dieu... Et cela ne choque personne, c'est normal, c'est Dieu qui a décidé...
Si ça se trouve, en plus, il était peut-être pas terrible Adam... Et puis le Kama-Sutra n'avait pas encore été rédigé non plus...

Si Eve a succombé au "péché", c'est peut-être aussi qu'elle avait besoin de mettre un peu de piment dans le quotidien de sa prison dorée...
Elle ne pouvait pas prendre un amant : ça n'existait pas ; elle ne pouvait pas aller se faire une journée de shopping : dans ses jardins paradisiaques, Dieu n'avait pas encore planté de centre commercial ; elle ne pouvait pas se goinfrer de chocolat : la nature ne produit pas de tablettes toutes prêtes ; se distraire culturellement : même pas en rêve... alors quoi, hein ?...
Si la seule distraction possible, c'était de voir ce que ça faisait de manger cette pomme, je crois bien que je l'aurai goûtée moi aussi !...

A l'évidence, le "Paradis"... c'est peut-être pas aussi bien que la Bible veut nous le faire croire... ...

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27 juillet 2008 7 27 /07 /juillet /2008 03:16

" Il en est des défauts comme des phares d'une automobile, seuls ceux des autres nous aveuglent."
Maurice Druon



L'humilité est certainement de toutes les vertus, la moins cultivée... et pour cause, elle nous implique dans notre perception de nous-mêmes, et nous invite à remettre en question nos certitudes, à accepter nos imperfections, et à admettre qu'il arrive que, parfois, les autres aient plus raison que nous...
Que de choses pas tellement agréables à constater en quelque sorte....

Nous avons tous, à nos yeux, une valeur propre que l'on s'auto-proclame, qui ne correspond en fait qu'à la réalité que l'on veut prendre en compte, en fonction des éléments que l'on fait entrer en ligne de compte...
Nous ne sommes jamais si bons ni si mauvais qu'on le pense : la vérité est toujours à mi-chemin entre le mensonge et la réalité...

Oui, les défauts des autres nous sautent aux yeux. Nous ne leur en tenons pas nécessairement rigueur, mais nous en faisons pratiquement toujours le constat...
(sauf peut-être dans les débuts de l'état amoureux, où l'autre est hissé au rang d'être de lumière quasi parfait... mais bon, on finit aussi par redescendre de ses nuages, quand les hormones nous lâchent les baskett...)
Il est plus facile de discuter des défauts des autres, que de reconnaître les siens propres, c'est presque un pléonasme de le dire...

La chance que nous offre Maurice Druon avec cette comparaison très juste, est que... elle nous permet d'être serein toute une moitié de la journée, puisque l'usage des feux de croisement est réservé à la nuit...
Cela nous laisse un peu de tranquillité d'esprit pour couler des journées sans la moindre trace de culpabilité face à nos maladresses de jugement...

Que les défauts des autres nous sautent aux yeux, cela n'est pas mal en soi. Nous sommes tous imbriqués dans un jeu de miroirs, et les reflets qui se renvoient ainsi des uns aux autres, forment des enchevêtrements de lumière, qui donnent à la vie une dimension interactive plutôt salutaire...

En revanche, que nous n'utilisions pas au mieux les circuits qui nous renvoient nos propres reflets, c'est presque de l'anti-jeu...
Les règles du jeu ne peuvent pas être discutées, et on ne peut pas accepter que celles qui nous sont favorables...

Nous avons aussi tous une certaine conscience de ce que l'on considère être nos "défauts", et comme en conduite, nous pouvons moduler nos comportements afin de les modérer au contact des autres...
Phares, codes... Phares, codes... voire même veilleuses...
Est-ce de l'escroquerie relationnelle, que de ne pas se montrer sous notre vrai jour ?...
Est-ce une sorte d'empathie, visant à ne pas infliger à autrui ce que l'on ne voudrait pas que l'on nous impose ?...
Est-ce de la peur d'être rejeté, ou une volonté de contrôle total ?...

L'un des grands écueils de notre temps, c'est de croire que l'on peut tout expliquer, tout maitriser, tout psychologiser, tout conscientiser...

Mais, il faudra bien un jour que l'on reconnaisse enfin, que nous ne sommes que des êtres humains, ni omniscients ni totalement inconscients... juste vivants...
Nous agissons parfois, juste dans le feu de l'action, sans réfléchir vraiment, juste dans la spontanéité de ce que l'on est... sans jugement porté ni à apporter...

Même si nous voyons plus les défauts des autres... nous savons bien qu'on en a, nous aussi... ...

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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 02:29

" A quoi sert-il de courir si l'on n'est pas sur le bon chemin ?"
Dannie Hombergh



Sauf en cas de péril annoncé, la précipitation est rarement bonne conseillère...
Alors, si par dessus le marché, on ne sait même pas si le chemin emprunté est le bon, pourquoi allonger le pas ?...
C'est souvent par la régularité qu'on s'inscrit dans la durée, plutôt qu'à coup de sprint et de reprise de souffle.

Toutefois, chaque chemin développant ses propres difficultés, il est malvenu de conseiller une cadence plutôt qu'une autre, tant qu'on n'est pas soi-même engagé sur ce chemin...
On apprécie l'importance des accidents du paysage en les éprouvant, parce que, malgré notre vision en trois dimensions, nous ne nous représentons pas toujours très bien les reliefs que nous avons sous les yeux quand nos pieds ne les foulent pas...

Nous avons tous en nous une tendance plus développée, de se sentir lièvre ou tortue en général, mais les remous de la vie nous font parfois changer d'allure afin de nous adapter au mieux aux situations traversées...
A la fois lièvres et tortues, nous avançons selon nos moyens et les perspectives qui se dévoilent...
Il arrive aussi que l'on veuille sciemment accélérer, ou ralentir des étapes, parce qu'on a besoin d'arriver vite, pour connaître ce qui se cache au détour de virages, ou de se freiner parce qu'on sait qu'au bout du chemin, l'ultime passage à traverser à gué sera éprouvant...
Aucune attitude ne peut être jugée "bonne" ou "mauvaise", qu'on se prenne un mur de plein fouet à une vitesse folle, ou qu'on piétine à s'enliser dans un marécage boueux qui nous stoppe, de toute façon, nous payons par nous-mêmes le prix de nos conduites...

Et puis... la question est idiote...
Si l'on sait qu'on n'est pas sur le bon chemin, bien souvent nos doutes et nos hésitations nous brident et l'on avance en tatônnant, pas à plein régime...
Le problème, c'est qu'on ne sait souvent pas si l'on est sur le bon chemin... ou sur le mauvais...
Y a-t-il un bon et un mauvais chemin ?...
Ne dit-on pas que tous les chemins mènent à Rome ?...

A quoi cela peut-il bien servir de courir tout simplement ?...
Si l'on est sur le bon chemin, sachons apprécier ce qu'il nous donne à contempler, à passer et à se surpasser...
N'oublions pas, que bien souvent, le but n'est pas... au bout du chemin, mais que le chemin... est le but...
C'est sur le parcours que nous apprenons beaucoup plus que sur la ligne d'arrivée. Celle-ci ne sert qu'à matérialiser symboliquement, que nous arrivons au terme des apprentissages dont ce chemin était porteur, et que nous pouvons en déguster tous les apports...

Et si l'on est sur le "mauvais" ... et bien il sera toujours temps de redresser le cap avant de déraper, à condition bien sûr de ne pas s'entêter à se persuader du contraire, quand tout nous prouve que nous sommes dans l'erreur...
Les erreurs nous apprennent plus que les réussites, dans la mesure où elles nous apportent un bagage de réflexion supplémentaire par leur reconnaissance... Cette connaissance pourra se révéler être utile et transférable dans d'autres domaines à l'avenir...

L'important, ça n'est pas notre vitesse de progression... mais uniquement notre progression, non ?... ...

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