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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 19:13

" Il y a des choses qui arrivent dans la vie que les gens ne peuvent pas expliquer,
nous perdons la chance d'aimer et d'être aimés par peur,
parce que nous sommes éloignés ou parce que nous avons peur que les différences nous éloignent ou l'âge, et nous oublions qu'un amour perdu ne reviendra jamais,
et que la pire des choses est de vivre sans amour.
"

Fernando Pessoa



Le nombre de célibataires et de familles monoparentales a explosé ces dernières années, ce ne peut pas être seulement le fruit du hasard des temps modernes...
Nous souffrons véritablement d'un mal d'amour caractérisé qui nous paralyse dans nos facultés de nous investir dans des relations constructives...
Nous vivons dans un monde qui brutalise nos sensibilités et qui mutilent nos émotions en permanence, par les déferlements de violence auxquels nous sommes constamment soumis à tous les niveaux...
Nous avons perdu nos boussoles, et nous nous affolons en toutes directions, comme des fourmis qui s'agitent à la sortie de leur fourmillière, sans vraiment savoir après nous courrons, ni dans quelle direction nous allons...

Nous avons tous tellement de choses importantes à faire pour remplir nos journées, toujours un peu trop courtes, que nous oublions parfois l'essentiel : vivre se conjugue au présent...
Le présent ne peut pas être uniquement rempli de choses à accomplir et de devoirs à remplir, le présent doit aussi apporter un minimum de bien-être et de satisfaction, si l'on ne veut pas courir le risque de faire sauter notre bouchon de cocotte-minute...
Et l'une des choses importantes que l'on néglige, c'est bien notre besoin d'aimer et d'être aimé...

On peut compenser son manque d'amour par toutes sortes de subterfuges, on peut s'investir dans son travail, dans le milieu associatif ou culturel, on peut intellectuellement le dépasser, on peut user de toutes sortes de ruses pour ne pas y penser...
Mais voilà... on ne le fera jamais disparaitre ce besoin. Il est aussi vivant en nous que nos besoins de respirer, de boire ou de manger.
A l'instar des nourritures terrestres, intellectuelles ou spirituelles, il y a les nourritures émotionnelles. Nous avons besoin aussi de cultiver cette partie de nous, faite pour donner autant que pour recevoir...

Notre corps n'est pas qu'un emballage pour contenir des milliards de cellules qui nous font rester vivants, il est aussi capteur sensitif, qui nécessite attention et entretien...
Notre psychisme n'est pas fait uniquement pour réfléchir, compter et échafauder des plans et théories, il est aussi là pour équilibrer nos tensions et nos attirances, et partager ses abîmes à coeur et conscience ouverts...
Nous sommes de fabuleuses machines avec des potentialités énormes, et nous nous limitons à n'utiliser qu'une partie de nos facultés : celles qui s'harmonisent le mieux avec une société de consommation... nous consommons... et sommes consumés par ce vide de sens qui nous démange et nous dérange...

Oui... c'est la peur qui nous fait rester sur nos gardes et serrer nos coeurs...
On ne voudrait pas courir le risque d'une déception, alors que partout on nous chante la mélodie du bonheur... Partout ?... Des images qu'on nous fabrique pour nous faire croire qu'il y a un mode d'emploi pour être heureux, des recettes magiques pour s'aimer toute une vie, des choses à faire et à ne pas faire, à dire ou à cacher, des modèles à calquer....
Stop !...

On laisse aller son mental, son coeur, son corps et on ne cherche plus à rien trouver, ni à rien imiter...
Là sans aucun doute, se réveilleront des instincts simples et sensuels...
Pour l'avenir à venir, il est trop tôt pour dire de toute manière...


Laissons nous aller à aimer, et oublions la peur du lendemain, de l'erreur ou du ridicule pour juste vivre aujourd'hui comme nous le susurrent nos envies... de peur de mourir d'ennui et de regrets solitaires... ...

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 18:18

" L'amour est une loterie. Si l'on veut gagner, il faut bien prendre un billet."
Alexander L. Kiedland



Les apparences ne renseignent pas toujous précisément, et l'on se trouve parfois leurrés... L'amour fait son choix sans qu'on sache très bien comment, et quand Marivaux parlait du jeu de l'amour et du hasard, il n'était peut-être pas si loin de la réalité...
Dans tous les cas, ce n'est qu'en expérimentant l'affaire, qu'on pourra se proclamer gagnant ou perdant à la loterie de l'amour...

Certains jouent aux jeux de hasard selon des rituels bien précis, cochant leurs numéros avec une concentration maximale, d'autres griffonent les chiffres comme ils leur viennent au moment précis.
Pour les jeux de grattage, certains veulent palper eux-mêmes le billet qui les rendra chanceux, là où d'autres totalement indifférents, prennent celui qu'on leur tend...
Le tiercé peut se révéler être une véritable science comme le jeu du hasard le plus grand quand on mise, non pas sur un cheval ou un jockey, mais sur un numéro...
Chacun joue selon ses principes, ses fantaisies et ses croyances...

Y a-t-il un parallèle entre la façon dont on joue aux jeux de hasard et celle avec laquelle on appréhende l'amour ?...

Il est certain que nous n'abordons pas tous l'amour de la même façon... mais peut-être cela vient-il aussi d'une différence de conception...
Certains rationalisent leurs attirances en fonction de plans de vie précis et objectifs à atteindre, cherchant à dénicher la perle rare, ou à établir un foyer stable... Les "pour" et les "contre" passent alors avant les "tout contre" et le ressenti réel éprouvé...
D'autres, submergés par leurs émotions, ou leur libido, plongent à chaque fois à corps perdu, dans une nouvelle histoire qui sera, c'est certain la bonne... à chaque fois...
Et puis d'autres encore, se laissent porter, sans chercher à interroger demain, ils vivent au gré des sentiments qui mûrissent, se développent ou pourrissent pour finir en compote...
On ne peut pas faire de théorie ni de guide pratique de la relation amoureuse...

Une histoire d'amour se vit dans sa bulle, et ce qui filtre à l'extérieur n'est qu'une infime partie de ce qui s'y passe.
Seules le personnes qui y sont impliquées, peuvent savoir ce qui les y implique, ce qui les rapproche ou les éloigne, ce qui les touche et ce qui les blesse...
On ne peut jamais juger de la force ni de l'intensité du lien, quand on regarde de loin, toutes ces bulles qui volent un peu partout alentours...

Les irréductibles du célibat, par goût ou par choix, sont un peu comme ces joueurs qui espèrent gagner au loto, sans pourtant prendre la peine de cocher une grille...
Pour espérer gagner à la loterie de l'amour, il faut bien évidemment être prêt à s'y investir un minimum, à s'y jouer comme on est sans chercher à travestir sa réalité, ni à tricher avec ses sentiments.
..

Le gros lot est promis à ceux qui seront suffisamment attentifs à leurs désirs, à leurs envies, à leurs besoins, et à ce qu'ils peuvent donner en retour de ce qu'ils reçoivent... ou qui leur manque...

L'amour est-il un jeu ?... L'amour est-il sérieux ?...
Peut-on jouer sérieusement au jeu de l'amour... et aux jeux de hasard ?...

Avez-vous l'âme joueuse ou préférez-vous tout rationaliser ?... ...

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 02:37

" Je me révolte donc je suis."
Albert Camus

 


S'il est une preuve que l'on puisse se sentir vivant, c'est peut-être l'expérience de la révolte qui peut la donner...
Ressentir ce sentiment de soulèvement à l'intérieur de soi nous met face à notre conscience...
Sans conscience du Bien et du Mal, pas de rebellion, pas de révolte, pas d'états d'âme...

La révolte vient d'une sorte de sentiment d'écoeurement, d'injustice, qui nous pousse à vouloir faire valoir d'autres droits que ceux en vigueur et communément admis.
Nous n'avons pas tous les mêmes seuils, les mêmes valeurs, les mêmes convictions, et ne pouvons donc pas arriver à un esprit uniforme de rebellion.
Toutefois, c'est cette indépendance de ressenti qui fait de nous des êtres humains vivants, et non pas des pièces uniformes d'un grand puzzle humain, qui tenterait de se constituer en image parfaite d'humanité...

"Je me révolte donc je suis"...
Si nous ne pouvions pas ressentir cela, nous ne serions que des êtres lobotomisés, incapables d'avoir nos propres perceptions du monde...
Nous ne pourrons jamais faire taire en nous, cette conscience du monde qui nous entoure, et qui, de temps à autre, nous pose problème quant au bien fondé de notre hégémonie...

La révolte est saine quand elle appelle à remettre en question des ordres établis, malgré leur inégalité ou leur barbarie...
La révolte est utile quand elle permet de s'interroger et de renvoyer autour de soi, une autre conception de la vie...
La révolte est nécessaire pour faire avancer un monde qui se targue d'être civilisé, là où nos yeux n'arrivent pas toujours à en voir les repères indiscutables...

Se révolter c'est manifester son désaccord...
La révolte est dirigée par un trop plein de colère et de ras-le-bol, quand on prend pour acquis le fait que notre accord va de soi, sans nous avoir poser la moindre question...
La révolte est une arme à combustion lente, elle s'enflamme doucement après bien des attisements, mais ses flambées sont tout aussi dangereuses qu'imprévisibles...
La révolte est rarement pacifique... même quand elle se veut pacifiste...

Si nous perdions cette faculté de nous indigner, nous ne serions plus dignes d'être des êtres humains.
La révolte, c'est notre liberté... L'histoire est peuplée de personnages, qui en ont changé le cours, par des visions différentes de celles que nourrissaient la majorité.
La majorité bien pensante... elle se reconnaît facilement : c'est celle qui évite de penser, en se ralliant systématiquement à la raison du plus fort... Et peu importe quelles sont ses raisons...
La puissance sait faire tenir tranquille beaucoup d'esprits peu scrupuleux et peu éveillés à la conscience du monde, à partir du moment où leur petit univers est à l'abri de tout danger et de toute menace... par une invisibilité de masse qui permet de se fondre dans le paysage le plus facile...

La révolte n'est pas critique de tout, de tout ce qui est et de tout ce qui sera, mais esprit critique en éveil et en alerte, qui sait se dire à bon escient, conscient et non omniscient...
La révolte n'est pas volonté de puissance, mais désir de survivance dans un monde où chacun peut revendiquer une place, digne et juste...
La révolte est une sève qui alimente le coeur et l'âme, et non un poison dangereux...

La révolte a parfois plus besoin de se ressentir que de se dire...
Car, l'interroger permet toujours d'éclairer ses représentations du monde... ...

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 02:02

" La science a fait de nous des Dieux, avant même que nous ne soyons dignes d'être des hommes."
Jean Rostand


On associe fréquemment la science avec le progrès... et cela n'est pas tout à fait faux... ni tout à fait exact...
La "science" a contribué à élever l'homme au rang de "maître du monde", en lui octroyant des pouvoirs de vie et de mort sur toutes les autres espèces vivantes, en raison de son intelligence supérieure largement prouvée, quoique pas toujours démontrée...
Nous sommes donc devenus, à l'image de dieux, omnipuissants sur toute la surface de la terre, et cette puissance sans limite n'a pas toujours servi à nous illustrer glorieusement, il faut l'avouer...

Nous avons d'abord mis à profit notre intelligence pour inventer des armes. Il fallait bien manger et se défendre, dans un monde pas toujours très hospitalier. Après tout quoi de plus normal que de chercher à rester en vie...
Puis, nous avons affiné nos techniques et après quelques poignées de décennies, nous en sommes à l'arme de sport, puisque nous avons désormais le ventre plein, et peu de prédateurs encore dignes de nous défier, mais que l'instinct de chasseur ayant survécu par delà les âges, nous jouons à donner la mort pour notre plus grand plaisir lors de parties de chasse dominicales...
Nous nous rejouons la lutte pour la vie à armes presque égales, devant un gibier qui lui, n'a pas connu une telle évolution de ses défenses cependant...
Nous avons ensuite eu l'âme de grands bâtisseurs, et pour cela, avons dû évidemment, faire un peu de place au sol pour creuser nos fondations, et faire jaillir de terre nos ingénieuses constructions...
Les siècles passant, nous pouvons maintenant être fiers de ces bâtiments qui peuvent résister même aux tremblements de terre, sans presque vaciller. Les forces de la nature n'ont qu'à bien se tenir, nous nous arrimerons jusqu'au centre de la terre s'il le faut...
Bien sûr, les murs ne peuvent pas suffire, il faut aussi meubler son petit intérieur, grâce à nos amis les arbres, qui y ont payé, et continuent, d'en payer un lourd tribut... mais que voulez-vous, les bois exotiques, ça donne une petite touche d'un chic extrême... et puis mieux vaut en profiter maintenant, car dans quelques temps, on ne pourra plus se payer ce luxe... faute d'essences rares à abattre encore...

Nous avons commencé notre initiation à l'esclavage par la domestication d'animaux pouvant nous soulager des besognes les plus ingrates. Après tout, ces êtres vivants plein de vie et de force devaient bien servir à quelque chose, et sont certainement très heureux de se rendre enfin utiles...
Après la domestication pour l'aide au travail, nous avons amené l'élevage au comble de son raffinement, il n'est qu'à visiter les élevages modernes pour s'en rendre compte. Tout est automatisé, robotisé et optimisé avec une rigueur incroyable...
L'animal est pensé selon une logique de consommation intégrale... Que de fierté devant un travail si bien abouti...

Nous avons poursuivi nos recherches pour améliorer toujours et encore notre cadre de vie, notre confort et notre santé...
La liste serait bien longue à établir. Nous pouvons désormais garder en vie des personnes qui, sans toutes ces avancées médicales, décèderaient de leur belle mort naturellement, sans rester "empotichées" comme des légumes pendant dix ans de plus... dans le meilleur des cas... La médecine est fantastique parfois...

Nous sommes les sauveurs du monde... N'attendons plus le Messie, c'est un leurre : le vrai Messie, c'est l'être humain, il sauvera le monde de son éternité, et ce qui est né de la poussière y retournera, peut-être bien plus vite que prévu, si on prend en compte la somme des opérations de destruction que nous avons menées si adroitement au cours des 20 derniers siècles...

Nous sommes la conscience du monde...
C'est ce qui nous différencie des animaux, non, la conscience ?...
Pourquoi n'usons-nous donc pas de cette "-science"-là ?... ...

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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 00:25

" Les jours sont des fruits, et notre rôle est de les manger."
Jean Giono



La vie serait donc... notre "nourriture terrestre"...
Evidemment que notre rôle est de savourer ces fruits, et que leur saveur nous nourrit.
Les jours sucrés, les jours acides, les jours amers et même les jours un peu blets... font partie de notre corbeille quotidienne...
Les meilleurs sont ceux qui mûrissent dans nos jardins, et que l'on déguste juste à point...
Leur nectar nous rafraîchit, et leurs couleurs nous ensoleillent...
Cultivons donc sans relâche notre jardin, pour voir s'épanouir encore beaucoup de fruits à venir, à déguster et à savourer...

Les fruits nous sont donnés, par des fleurs qui ont été fécondées, grâce au travail acharné, de petites bêtes ailées, qui veillent à polliniser jusqu'à notre destinée...
Les fruits par leur nature sucrée, se reçoivent comme un dessert vitaminé, et qui comblent nos papilles émerveillées, par leurs diversités et leurs variétés...
Les fruits nous transmettent par leur chair acidulée, une partie des éléments puisés, au coeur même de la terre qui soutient nos pieds, pour préserver notre santé et notre vitalité...

Le jour nous a été donné, par des cellules qui ont été fécondées, grâce à l'union amoureuse de deux êtres, qui nous ont amené de rien vers notre destinée...
Le jour qui nous a été donné, nous l'avons reçu sans avoir rien demandé, comme un élan de vie qui soudain, nous a fait devenir à notre tour, humains...
Le jour nous a été transmis par la chair de nos mères, en puisant dans leurs corps qui nous ont porté, tous les éléments nécessaires à notre développement...

Les jours qui se suivent nous sont donnés, comme des cadeaux à vivre, grâce à l'utilisation qu'on en fait, pour nous faire un chemin...
Les jours qui se lèvent invariablement, nous ne leur donnons pas toujours l'importance qu'ils méritent, et nous les vivons trop souvent par habitude...
Les jours qui nous sont donnés, transmis par la succession des couchers et des levers de soleil, puisent dans la magie de la force de vie qui nous échappe, pour nous donner à chaque fois un peu plus d'avenir devant...

Les jours sont les fruits du temps...
Nous devons prendre soin de ce verger temporel, et veiller à protéger nos jours des maladies et des perturbations météo, par une attitude et des comportements prévenants...
Nous avons en charge de donner à chaque jour, l'attention qu'il mérite si on souhaite qu'il puisse lui-même un jour, par les graines qu'il porte en lui, en faire germer d'autres...
Nous sommes responsables des couleurs de notre verger et de la production qu'on obtient...
C'est par la qualité de notre nourriture que nous construisons notre vie aussi...

Les jours ne sont pas indépendants les uns des autres, comme les fruits sur une même branche. Que l'on coupe la branche, et tous ses fruits mourront...

Notre "branche" de vie est un ensemble de jours, chacun a sa place et sa raison d'être là... ...

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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 00:18

" Quelques temps après qu'une erreur a disparu, les hommes ne conçoivent pas comment on l'a pu croire."
Helvétius



L'histoire du monde, telle qu'on la connait et qu'on nous l'enseigne, est jalonnée d'erreurs d'appréciation qu'on nous fait remarquer, et dont les "corrections" nous ont fait avancer...
Partant des certitudes désormais acquises que l'on a, on jette un oeil critique et amusé sur ces erreurs d'interprétation, qui furent en leur temps, des vérités certaines... jusqu'à preuve de leur contraire...

Affirmer aujourd'hui que la Terre est plate, que le Soleil nous tourne autour ou que l'on risque d'avaler notre langue en dormant ern position allongée... nous fait sourire. Pourtant, cela n'a pas toujours été ainsi...
En matière d'éducation, les modes changent aussi et les manuels de puériculture du siècle dernier font office de livre de blagues quant à leurs préceptes d'éducation ou leurs conseils pour bien élever un enfant...

Alors en élargissant un peu ce concept, on peut aussi l'appliquer à nos vies personnelles, et regarder nos certitudes d'aujourd'hui d'une autre façon aussi... en les mettant en parallèle avec d'autres que nous avons pu avoir quelques années ou décennies auparavant...
La seule certitude que nous puissions vraiment avoir, c'est bien que l'on ne peut jamais être sûr de rien, et que les vérités d'aujourd'hui ne valent que pour leur présent, et ne peuvent pas prétendre à plus de postérité de manière acquise...

Plus encore, nous tendons tous à colporter des informations que l'on glane ici ou là, et dont les fondements nous semblent raisonnables, et à railler ceux qui n'en ont pas connaissance...
Nous avons soif de vérité tangible, prouvée et stable pour nous situer dans un monde concret, que l'on peut toucher du doigt et de l'esprit rationnellement...
Nous n'avons pas toujours l'humilité de relativiser les apports nouveaux de connaissance que nous découvrons, et qui ne sont jamais que des informations révélées par d'autres humains... comme nous... et d'après l'état d'avancement des recherches en cours...

Le domaine politique est une bonne illustration...
Tout le monde est "informé", tout le monde connait les enjeux et les dessous des choses... parce qu'au sacro-saint journal de 20h00, on nous informe... et on dément aussi les informations de la veille...
Les vérités ont la vie dure, et l'éphémère est leur lot quotidien...
Les débats se font passionnés et houleux, entre interlocuteurs éclairés, qui n'y voient cependant guère plus clair qu'à l'orée d'un bois à l'heure où la nuit va bientôt tomber...

L'amour est un terrain, où peut-être encore plus que sur les autres, les vérités d'hier se font piétiner par celles du présent...
Les déclarations d'un temps révolu font plus grimacer que sourire, quand elles ne se font pas haineuses voire méprisantes... Pourtant l'amertume nait d'un amour qui fut...

On peut se demander bien sûr, comment on a pu croire à une erreur quand on tient en main une autre lecture des choses, mais tant qu'on est dans la découverte du manuscrit original, on ne sait pas mettre des distances...
On est aussi crédules dans la croyance que dans sa remise d'équerre... Se moquer d'une croyance ancienne nous fait inévitablement éprouver un sentiment de supériorité, même si nous n'avons en rien contribuer à la révélation de la "vraie" vérité...

Ce sentiment de supériorité nous permet de nous hisser toujours plus haut... mais jusqu'où pourra-t-on aller plus haut ?... ...

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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 23:36

" Le tact dans l'audace, c'est de savoir jusqu'où on peut aller trop loin."
Jean Cocteau



L'audace, ce n'est pas tout oser...
C'est un savant dosage de prise de risque évaluée : assez pour secouer les idées convenues, mais pas trop pour ménager le respect.
Tout oser n'est pas un signe de grande audace, mais plutôt d'irréflexion et d'immaturité. Comme le faisait dire Audiard à un de ses personnages : "Les cons, ça ose tout... C'est même à ça qu'on les reconnait !"
Sachons en tout garder de bonnes proportions...

Toutefois, l'audace ne va pas sans une légère provocation...
Les limites entre la provocation admissible et celle qui scandalise et qui dessert, ne sont pas fixes, elles dépendent de la connaissance qu'on peut avoir de la situation, des enjeux en question et des personnes qui y sont impliquées.
Néanmoins, sans audace, quand on reste planqués à l'abri derrière les marges de sécurité, on ne peut guère prétendre sortir des ornières déjà tracées. Si l'on veut déboucher à un carrefour différent de celui déjà tout indiqué, il faut bien prendre quelques risques...

L'audace bouscule ceux qui la reçoivent comme un coup inattendu joué pendant une partie d'échec. La grande force de l'audace est dans la surprise qu'elle crée...
L'audace a généralement un caractère imprévu et imprévisible, qu'elle se joue au niveau langagier ou factuel, elle active des scénarios improbables, et par là, déstabilise pour un temps...

Que les esprits frileux se rassurent : l'audace est souvent bien reçue...
Marcher à pas cadencés dans la foule ne donne aucune preuve des capacités individuelles dont on peut être doté...
L'audace démontre une autonomie d'esprit et d'action, qui peut être un atout recherché.
Si elle semble outrepasser de prime abord le respect des règles et des traditions, elle s'avère bien moins blessante que la complaisance, qui caresse dans le sens du poil...
L'audace démontre une intelligence bien plus vivante que la condescendance forcée...

L'image de soi véhiculée par l'audace n'apporte rien de négatif, et donne un avantage certain en permettant d'entretenir le suspens sur la suite à venir...
L'audace force le respect, quand elle respecte elle-même... quand elle ne se veut pas démonstration prétentieuse de force, ou de supériorité, mais simple expression d'une individualité qui sait mener par elle-même une réflexion différente mais sensée...
Le "choc" qu'elle produit doit amener l'admiration, le respect ou le sourire...
L'audace est souvent dérangeante, l'essentiel est qu'elle ne soit pas gênante... et les frontières sont laissées à l'évaluation de chacun...

L'audace résulte d'une volonté personnelle.
On ne peut forcer personne, ni être forcé par personne à en faire preuve... Elle est donc marque d'une indépendance, et acceptation d'un jugement de perception différent...
L'audace expose la personne, là où la "grégarité" la protégerait...
Mais les récompenses de l'audace sont à la mesure des risques qu'elle fait encourir. Elle donne aux défis des résolutions que l'on n'aurait pas pu imaginer sans sa participation...

L'audace ne peut être ni enseignée ni étudiée, elle nait souvent d'un besoin ou d'une envie, qu'il nous semble impossible de satisfaire, et pour lequel on tente soudain le tout pour le tout...
Sans motivation de but à atteindre ou d'objectif à réaliser, l'audace n'a pas lieu d'être...
Elle est réponse originale à une problématique qui elle, ne l'est pas nécessairement...

L'audace est un assaisonnement qui relève gouteusement tous nos petits ou gros tracas... ...

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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 02:15

" Dieu existe, sinon qui change l'eau du bocal ?"
Mémoires d'un poisson rouge



Il existe, comme ça ... des évidences auxquelles il est difficile de parer...
Tout ce qui tombe sous le coup de l'inexplicable, parce qu'on n'en connait aucune explication, peut ainsi devenir l'oeuvre d'une main divine, qui veillerait sur nous et notre bien-être...
C'est dommage que cela ne puisse pas s'appliquer à des domaines plus vastes, et que Dieu n'ait manifestement pas le temps de dépoussiérer les meubles, de faire les courses et deux ou trois autres bricoles, qui pourraient être tout à fait appréciables et appréciées... sans modération aucune...
Si Dieu a quelques trous à combler dans son emploi du temps, je tiens à sa disposition, une menue liste de petits services "sympas" qu'il pourrait tout à fait, être à même de rendre... d'autant plus qu'il est aussi maître du temps, non ?...

Pour entamer une discussion plus "sérieuse", il est vrai que depuis toujours, l'homme a besoin d'expliquer les choses (et les poissons rouges aussi si ça se trouve...)
Ainsi, certains phénomènes résistent quand même à notre conscience et à notre connaissance, mais ce besoin viscéral de comprendre nous oblige à trouver un sens à tout, et donc Dieu est le candidat parfait pour remplir cette tâche... d'autres le nomment le hasard...
Mais, Dieu et hasard seraient-ils les mêmes ?...

Néanmoins, peu s'accordent pour définir "Dieu"...
Cela reste un être très mythologique, dont la représentation varie complètement d'une culture à l'autre... de même en ce qui concerne son pouvoir, ses attributions et ses responsabilités à l'égard de la gente humaine...
Plutôt que de s'interroger sur l'existence ou l'inexistence de Dieu, peut-être faudrait-il commencer par une question plus importante encore : pourquoi l'être humain a-t-il besoin de se représenter un être "supérieur" qui serait aux commandes de cet univers ?...
N'est-ce pas là après tout, une façon de se déresponsabiliser ?...

Il est plus facile de s'en remettre à quelque chose qui nous dépasse plutôt que de remettre en cause nos propres comportements... C'est un peu comme quand quelque chose d'inattendu et désagréable nous arrive sans qu'il y ait de raison particulière, l'expression populaire qui conclut : "C'est la faute à Pas de chance", personnalise ainsi un hasard fâcheux, plutôt que de s'interroger sur ce qui a pu rendre possible cette situation...

Dieu peut aussi faire office de "béquille" rassurante et stabilisante : on peut projeter dans son image tout ce que l'on veut...
L'imagination reste libre de lui attribuer tout ce qu'il nous plait, et au risque de faire hurler les croyants convaincus, le fait même de douter de son existence lui est aussi imputable, puisque nous sommes ses "créatures", et que donc, il est aussi père du doute qui secoue nos esprits...

Dans sa grande magnificence, Dieu nous a donné la liberté de penser et de se fabriquer nos opinions personnelles d'après nos propres observations, remercions-le donc de nous permettre de vivre en dehors de ses plages surveillées... et de changer l'eau du bocal du poisson rouge : en période de vacances ce n'est pas négligeable, on peut ainsi partir l'esprit tranquille...

Et il remonterait beaucoup dans mon estime, s'il pouvait aussi relever le courrier, ou intercepter nos envois le temps que l'on se prélasse au soleil ?...


 

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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 22:31

" Les peurs nous sont inculquées par notre éducation et il est possible, à qui le souhaite, de s'en défaire."
Karl A. Menninger




L'inné et l'acquis est un débat houleux qui de tous temps, a emballé les philosophes, les psychologues, les sociologues, et bien d'autres homologues...
On ne peut pas clairement tracer de frontière entre l'inné et l'acquis, parce qu'ils s'interpénètrent l'un l'autre pour aboutir à notre construction. L'un façonne l'autre...
Ce qui est certain, c'est que l'éducation joue un rôle important dans le développement de la personne, et certains comportements réflexes, que l'on a du mal à s'expliquer, y prennent largement leur source.

Ainsi un enfant qui apprend à vivre dans la crainte permanente de dangers de tous ordres, sera-t-il plus enclin à développer des peurs irrationnelles, sans même qu'il s'en rende vraiment compte, le sentiment de peur étant constitutif de sa personne, il deviendra une référence "normale" pour appréhender le monde extérieur...

Toutes nos peurs ne sont pas issues de l'enfance, il y a des enfants par nature, plus timorés que d'autres, auxquels il faut essayer de donner confiance à grand renfort d'encouragement et de démonstration de sérénité en tous lieux...
La peur et le manque de confiance vont ordinairement de pair. Celui qui a confiance en lui et dans le monde qui l'entoure, peut tout défier...

Pour pouvoir combattre une peur, il faut d'abord l'avoir identifiée, et comprendre dans les grandes lignes, les mécanismes qui participent à son élaboration, en notre intimité inconsciente...
Une fois que l'on a mis à jour les rouages de son développement, on peut anticiper son apparition, se préparer à y faire face, et plus encore, lui donner une importance toute relative... car ce qui fait surtout peur, c'est quand on ignore les raisons de la terreur ressentie. La peur démasquée n'est plus qu'un pantin en costume, et l'on peut lui attribuer d'autres rôles que ceux qu'elle nous a habitué à jouer, à notre insu...

"Grandir", c'est aussi s'éloigner... prendre ses distances avec les idées reçues et parfois préconçues qu'on a emmagasinées, se forger ses propres opinions des choses par l'expérience qu'on en fait, trouver qui l'on est à l'intérieur de soi plutôt que rester collé aux images de nous qu'on nous a renvoyées, et vivre sa vie... avant tout...

Il n'est jamais facile d'emprunter un chemin qui s'écarte de celui qu'on connait, de celui sur lequel on nous a guidé jusqu'alors... mais c'est le seul moyen pour tracer sa route... et trouver sa voie...
Remettre en question les principes et préceptes, quasi "divinement" inculqués, par des parents éclairants pas toujours éclairés, est si difficile quelquefois que beaucoup renoncent... pour ne pas blesser leurs géniteurs, pour ne pas faire de peine à ceux qui se sont "sacrifiés" pour faire de la chair de leur chair... des gens "biens"...
Mais... penser et agir autrement que selon le système de référence qu'on nous a enseigné, ne veut pas dire qu'on devient une personne infréquentable...

Nous pouvons nous défaire de toutes nos fausses croyances limitantes, en nous appliquant à en éprouver les fondements...
Quand elles n'ont aucune justification possible, aucune explication rationnelle et aucune utilité, mais que somme toute, elles nous entravent, nous dérangent ou nous font souffrir de quelque manière que ce soit...
Alors... soyons sans pitié : jetons, jetons à tous vents ce que nous avons récolté aux quatre vents de notre éducation, défrichons ces herbes sauvages qui empêchent toute culture nourrissante, et attachons-nous à semer et à planter ce que nous avons envie ou besoin de voir pousser... même si nos goûts potagers et botaniques sortent de la tradition...

Rien ne pousse jamais sur un terrain infesté de plantes parasites et de nuisibles...
alors nettoyons notre jardin, pour y voir pousser notre jardin du bonheur...


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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 01:22

" Vous gagnez de la force, du courage et de la confiance avec toute expérience où vous vous arrêtez pour regarder la peur en face. Vous devez faire les choses que vous ne pensez pas pouvoir faire."
Eleanor Roosevelt



La peur est responsable du plus grand des génocides humains, elle tue en les empoisonnant des milliers d'individus, partout dans le monde, à tout instant et à toute heure...
Elle traque ses proies comme un prédateur affamé, et ne laisse aucun répit à ceux qui refusent de l'affronter.
Pas de combat loyal possible, c'est elle ou nous !...

La peur n'est pas une maladie incurable, ni un défaut ni une tare de naissance.
La peur est une attitude, un comportement contre lequel on peut se battre.
Elle ne prend sa source qu'à l'intérieur de nous, se nourrit et grandit de nos hésitations et de nos doutes, jusqu'à nous paralayser les moyens d'action, jusqu'a se croire, à jamais en sa terrible possession...
Elle agit, la traitresse, sans qu'on la voit venir, allant jusqu'à nous manipuler les hormones, pour nous rendre les mains moites ou pour que notre coeur se mette à trépigner dans son écrin...
Elle utilise tous les subterfuges, tous les stratagèmes, pour nous illusionner de son pouvoir...
Mais de pouvoir, elle n'en a en réalité qu'un : l'importance qu'on lui accorde...

L'être sans peur n'existe pas, la peur est une composante normale et permanente de tout être vivant. Mais sa réalité ne signifie pas qu'elle soit marionnettiste de nos vies, juste qu'elle nous donne le change dans les situations les plus difficiles que l'on a à affronter...

C'est toujours dans les situations que l'on appréhendait le plus, et dont on sort victorieux, qu'on éprouve le plus de joie et de fierté...
Aller par-delà la peur, dépasser ses frontières et découvrir ce nouvel eldorado de l'autre côté de son emprise, procure toujours une immense joie...
Non seulement on arrive là où on désirait ardemment aller, mais en plus, ce triomphe, cette victoire sur notre faiblesse, nous grandit le sentiment d'avoir mérité son dû...

Nous avons tous nos limites et nos limitations, certaines ne sont peut-être pas dépassables... en tous cas, dans un premier temps...
Mais se fixer des dépassements raisonnables, des dépassements atteignables en faisant un petit effort pour dompter ses craintes et ses angoisses, nous permet d'avancer sur le chemin de la confiance, à petits pas...
Chemin faisant, quand les barrières commencent à tomber, on se sent pousser les muscles du courage, on les sent gonfler sous la pression de notre volonté, et prêts à se mesurer à de nouveaux défis... toujours plus hauts... toujours plus beaux...

Imaginer la peur, comme un animal ou un monstre abominable et la dessiner sur son écran intérieur, définir ses couleurs, ses ombres, ses cris, sa démarche... la personnifier pour la sortir de son néant d'inconnu, c'est faire un pas vers sa défiance...
Ne dit-on pas que quand une personne nous impressionne, il faut l'imaginer dans une posture ou une situation embarrassante, pour amoindrir cet effet sur nous... en perdant une bonne dose de la prestance qu'on lui accorde...

La peur n'est pas une ennemie invincible...
Elle est au contraire la bienveillante opportunité qui nous est donnée, de nous surpasser et d'augmenter notre propre estime...

 

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