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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 02:48

" L'homme qui n'a rien à perdre est le plus dangereux des adversaires."
Chris Carter



Devant un choix nous avons deux façons d'envisager ses conséquences...
La première consiste à décider quel est le bon choix à faire, c'est-à-dire celui qui nous mettra clairement dans la direction où l'on veut aller, et qui nous donne la possibilité de se sentir "gagnant". Un tel choix pourrait être qualifié de "bon choix" en comparaison d'un autre...
La deuxième consiste à décider quel est le meilleur choix à faire, et à se dire que, quelque soit le choix que l'on fera, on y gagnera nécessairement quelque chose, qu'il n'y a ni bon ni mauvais choix, mais seulement une décision à prendre pour suivre une des possibilités qui s'ouvre à nous...
Il va sans dire que la deuxième façon est la plus payante, car elle ne nous laisse rien à perdre, mais tout à gagner...

Savoir que l'on n'a rien à perdre, nous assure d'une force d'action et de décision décuplées...
Nous devenons moins sensibles aux circonstances et aux arguments qui semblent en apparence, nous être contraires, en faisant confiance à la vie...
Nous ne maîtrisons de toute façon, jamais les évènements, même si nous nous en berçons de l'illusion. De ce fait, les choix que nous faisons, nous ne les décidons jamais en connaissance totale de tous les éléments, une partie de la réalité à venir ne nous est jamais accessible...
Décider une bonne fois pour toutes, que nos choix sont porteurs d'enseignements quels qu'ils puissent être, nous libère de l'angoisse de l'erreur de jugement, et nous fait surmonter le vertige des conséquences possibles à chacun de nos choix.

Renforcés par la conviction que nous ne faisons pas d'erreurs dans nos choix, mais seulement que nous choisissons une possibilité parmi d'autres, nous n'avons plus rien à perdre, mais seulement à être vigilant aux opportunités qui ne manquent pas de se signifier...

Naviguer tel un paquebot insubmersible sur la mer de nos doutes... c'est s'offrir une belle croisière de vie, non ?... ...

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16 août 2008 6 16 /08 /août /2008 13:46

" Si vous apercevez un géant, regardez d'abord la position du soleil, et voyez si le géant n'est pas l'ombre d'un pygmée."
Novalis (...)



L'éclairage fait toute la différence...
Suivant le degré d'exposition à la lumière, les choses changent de dimensions... et les évènements aussi... Il ne faut pas négliger les sources lumineuses, elles sont facteur essentiel de découvertes et de prises de conscience.
Ainsi nous sommes parfois aveuglés par la violence de l'obscurité. Ce qui, à priori, peut passer pour un paradoxe, est pourtant une évidence absolue : c'est l'ombre qui nous cache la connaissance de la réalité...

Nous ne regardons pas toujours nos problèmes ou nos difficultés sous l'angle qu'il conviendrait d'adopter, et nous arrivons à transformer en montagnes, ce qui n'est jamais que de petits monticules non encore ameublis, sur notre route de fortune.
Certaines situations nous apparaissent comme de véritables casse-têtes, et nous nous torturons les neurones en tous sens, pour trouver des solutions, temporaires ou définitives, pour les résoudre...
Il est important de garder à l'esprit qu'on ne pourra pas résoudre les problèmes si on reste dans le même état d'esprit qu'au moment où ils nous sont apparus. Il faut chercher une nouvelle approche, car en répétant sans cesse les mêmes schémas, on ne peut résolument pas aboutir à des résultats autres, que ceux que l'on a toujours obtenus...

Nous sommes à certains moments plus fragiles, plus vulnérables qu'à d'autres...C'est dans ces moments-là que l'on confond facilement l'ombre des choses avec les choses elles-mêmes... Quand, au plus fort de la journée, l'ombre s'efface sous l'effet de la verticalité du soleil, nous sommes beaucoup moins enclins à prendre un pygmée pour un géant... et quand nous sommes intérieurement très forts et confiants, les tracas prennent une importance toute relative aussi...
Notre soleil intérieur donne la mesure aux évènements de notre vie...

C'est à nous d'entretenir notre soleil, et de veiller à ce que sa position ne nous fasse pas apprécier la vie comme dans un théâtre d'ombres chinoises...
Il arrive parfois que le destin nous envoie quelques seaux d'eau, ou que les accidents du paysage nous brouillent l'étendue de vue que nous pourrions avoir, mais pas de panique : nous pouvons à tous moments réajuster nos lentilles et recadrer le panorama, pour accomoder notre vision sur des lieux plus éclairés.
Ce qui doit primer c'est notre certitude que les ombres sont mouvantes et ne restent jamais très longtemps aux mêmes places...

L'ombre peut tromper et compromettre nos perceptions... mais elle rafraîchit aussi, et nous permet de retrouver nos forces... pour autant qu'elle reste un cadre temporaire, évidemment... ...

 

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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 14:57

" L'art est fait pour troubler. La science rassure."
Georges Braque



La science nous a permis d'apprivoiser un monde de phénomènes. Elle a fait reculer la peur en éclairant des zones d'ombre qui limitaient notre esprit de conquistador. Elle a amélioré notre vie et notre confort, en nous montrant que nos capacités intellectuelles pouvaient venir à bout de beaucoup de "mystères" et d'interrogations, avec un peu de raisonnement et de réflexion approfondis...

L'art de tous temps, s'est opposé à la science, car sa compréhension et sa perception relèvent de la personnalité de chacun, on ne peut guère y asséner des raisonnements logiques et des conclusions précises...
Même si l'art arrive à être catégorisé, selon une classification des domaines dans lesquels il s'illustre le plus explicitement (musique, peinture, écriture, gestuel...), tout art contient en lui des composantes des autres domaines auxquels il n'est pas directement rattaché...
Et ce qui le rend perméable aux autres domaines, c'est la force de l'imaginaire...

Toute écriture chante et illustre...
Toute musique parle et image...
Toute peinture poétise et mime...
Tout art gestuel décrit et symbolise...
L'art est fait pour troubler nos réflexions sur le monde, et les personnifier de façon particulière...

La science nous a conduit, au travers des couloirs et des dédales de la rationalité, d'un monde sauvage et effrayant, à un monde "civilisé" et acceptablement compréhensible.

L'art nous transporte d'un monde établi et codifié, vers un monde sans logique ni limites...
Nous vivons dans le même monde, et pourtant... les paysages, les frontières et les conceptions de ces deux points de vue n'y ont guère de terrains communs...

Mais nous avons, tout à la fois, besoin d'être rassurés et besoin de rêver...
L'imagination est une bouffée de liberté à notre portée, qui nous permet de nous évader d'une réalité que l'on ne peut pas, elle, modifier...
La réalité est une composante constante avec laquelle il faut faire, l'imagination est une possibilité constante avec laquelle on peut lui survivre...

L'art permet d'exprimer par ses abstractions des univers que l'on ne peut pas explorer de façon tangible autrement. L'art ouvre les vannes d'univers qui se refusent à la science par leurs unicités.
Mais la science permet à l'art d'avancer et de se diffuser par des moyens qu'elle met à son service...
Ni contraires ni rivaux, la science et l'art sont des domaines complémentaires pour nous donner les moyens d'élargir nos visions du monde...

L'art interpelle, l'art trouble... mais les avancées de la science n'en sont pas loin non plus, quand ses progrès nous font lorgner vers une réalisation de l'imaginaire qui tend à faire peur, bien plus qu'à rassurer... ...

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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 14:31

" Parmi les cinq sens, la vue, l'ouïe et l'odorat connaissent moins d'interdits que le toucher et le goût."
Léonard de Vinci


Nos cinq sens seraient aussi victimes du principe d'inégalité, qui semble régner en maître...
Il est vrai que la vue, l'ouïe et l'odorat sont, non seulement des perceptions immédiates, mais surtout des perceptions non initiées consciemment et volontairement. On peut faire l'effort de regarder, de humer ou d'écouter, mais plus généralement nous en faisons l'expérience sans la solliciter...

Le toucher et le goût peuvent aussi apparaitre comme des perceptions spontanément éprouvées, mais sont plus souvent décidées par nos actes et nos actions.
Même si le toucher s'applique à notre corps tout entier, nous percevons beaucoup par nos mains, et nos mains ne sont pas des entités autonomes, mais bien à l'ordre de notre cerveau, elles n'ont pas la même liberté de mobilité que celle dont nos yeux, nos narines ou nos oreilles bénéficient. Leurs mouvements sont beaucoup plus sous contrôle, et sont de plus, moralement retenues par un ensemble de conventions et de convenance sociale, qui codifie leur autonomie...
Il en va de même pour le goût, largement développé par la bouche dans son ensemble. On ne peut pas toujours poser nos lèvres ou notre langue là où on le désirerait pour expérimenter un nouveau goût, ni décortiquer en bouche tout ce qu'il nous plairait d'aborder par ce point de "vue"...

Nous sommes donc la plupart du temps, amputés de deux de nos sens... Or, comme toutes les autres espèces vivantes, nous sommes avant tout des êtres sensuels, c'est-à-dire traduisant le monde par ce que nous renvoient nos cinq sens...
Nos sens sont les capteurs par lesquels nous nous forgeons une représentation du monde, ils nous interprètent la vie selon deux principes simples : le principe de plaisir et son corollaire le principe de déplaisir. Tout être vivant tend à privilégier le premier sur le second, et c'est de cela que se nourrit l'instinct de survie prioritairement...
Si nous mutilons deux de nos sens, alors nous nous coupons d'une part de la réalité, qui sert à fixer nos perceptions du monde. Nous ne voyons plus la réalité telle qu'elle nous est donnée, mais avec un filtre réducteur, qui nous en ôte une partie de la saveur...

Le fait que ce soit le toucher et le goût qui soient devenus les "parias" de nos sens, n'est pas simplement le fait du hasard, mais parce qu'ils sont les "sens physiques par excellence" dans l'expression de la sensualité. Nous n'avons guère d'exemples d'abus de vue, d'ouïe ou d'odorat rapportés, alors que les plaisirs du toucher et du goût donnent lieu à de nombreux abus et dépendances...
Nous ne pouvons nous passer d'aucun de nos sens, tous nous sont nécessaires pour un développement harmonieux, bien que nous puissions pallier à la défaillance d'un, en en développant plus intensément un ou des autres.
C'est le cas notamment des non-voyants qui ont, entre autre, un sens du toucher bien plus riche que le nôtre. Mais pallier à la défaillance et obéir à des règles et des interdits, ne relève pas du tout de la même gestion de frustration. Dans un cas, elle est vitale, enrichissante et nécessaire, là où dans l'autre, elle n'est que limitation, refoulement et obéissance. La logique de départ en est toute différente...

Le toucher et le goût touchent aussi plus spécifiquement à la liberté et à l'intégrité individuelle... En effet, être vu, entendu ou senti par nos semblables, même contre notre volonté, nous est beaucoup moins agressif que d'être touché ou goûté...
Imaginez que ces sens qui tombent sous le coup du tabou social, soient libérés de leurs codifications, et que chacun puisse exercer comme il le souhaite, toute cette part de sensorialité expérimentatrice...
Cela prête à sourire d'imaginer ce que cela pourrait donner... jusqu'à ce que, très vite, si réalité s'y ajoutait, nous retournions dans un monde bestial et menaçant...

Il n'est pas souhaitable que nous soyons des handicapés sensoriels et sensuels, mais il reste des limites du respect d'autrui, non ?... ...

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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 23:26

" Celui qui n'a pas le goût de l'absolu se contente d'une médiocrité tranquille."
Paul Cézanne



Je ne sais pas si le goût de l'absolu est inné ou s'il s'acquiert... Toujours ce débat qui fait rage entre l'inné et l'acquis, ce qui nous est particulier et ce que l'on nous enseigne jusque dans notre façon de ressentir les choses...

Le désir d'absolu naît d'un besoin de dépasser les limitations que l'on nous oppose à nos rêves...
L'absolu est un idéal, dont on sait bien qu'il ne peut pas être atteint, mais qui donne la force mentale de poursuivre son chemin jusqu'à s'en rapprocher au plus près de ce que l'on est capable d'en imaginer...
Il est une notion résolument nécessaire à quiconque veut aller plus loin que les apparences premières, qui bornent nos vies à des sommes de possibles... parce que tous les possibles imaginés ne le sont jamais que par nos esprits emprisonnés par la connaissance que nous avons des circonstances...
L'absolu nous ouvre les voies de l'impossible, de l'inatteignable et de tout son lot d'utopie débridée. Il nous fait tenir en équilibre au bord du précipice de l'infini...

L'absolu et l'infini nous sortent de la médiocrité, en nous permettant de ne jamais cesser notre quête de "perfection". Ils nous donnent à penser et à repenser le monde sous d'autres lumières. Aucune définition ne peut en être donnée : l'absolu est une notion personnelle tout en s'illustrant d'universalité...
L'absolu exalte notre soif de grandeur et de simplicité à la fois...
Grandeur parce que l'absolu est hors normes et simplicité parce qu'il est l'essence même d'une chose...
L'absolu porte en lui une noblesse d'idéal...

Avoir le goût de l'absolu, c'est interroger sans cesse sa conception de la vie et de ses envies, c'est chercher à faire coïncider ses intuitions et ses ressentis avec la vie qu'on expérimente, c'est refuser de consommer le menu de la vie qu'on nous présente, pour s'inventer à sa guise sa carte de conscience et de consistance... et se créer les saveurs et les couleurs qui font le mieux sourire nos existences...
Avoir le goût de l'absolu, c'est reconnaître que la vie ne s'arrête pas à ce que l'on sait déjà, mais que plus loin, encore et toujours, s'ouvrent des horizons féconds, et qu'il faut toujours laisser la porte ouverte à demain si l'on veut qu'aujourd'hui continue son chemin...
Avoir le goût de l'absolu nous fait toucher du bout de la pensée la notion d'éternité, parce qu'on sait que sa recherche est illimitée, dans le temps, dans l'espace, dans la connaissance et dans l'expérience...

Etre résolument tourné vers l'infini ne modifie en rien notre perception de la réalité, cela lui donne juste une autre dimension. La réalité est la base même d'après laquelle on peut projeter ses notions d'infini et d'absolu...
Vouloir trouver l'absolu des choses ne peut se faire qu'en ayant une solide expérience des différentes réalités et réalisations possibles de ces choses. C'est à partir de ces représentations que l'on peut élaborer des visions différentes...
Prenons par exemple l'amour, sujet qui passionne et fait toujours débattre, comment peut-on en vouloir l'absolu, si on n'en a jamais éprouvé aucune forme ?... Ce qu'on en imaginera d'absolu est peut-être juste un aspect que l'on n'aura pas encore éprouvé par soi-même, et qu'on pensera sublimer, alors même que l'on y sera seulement novice et inexpérimenté...

L'absolu n'est pas une utopie, dans la mesure où il nous enjoint à toujours chercher le meilleur de tout. Ne nous laissons pas berner par un conformisme rassurant qui veut que tout puisse être défini, la vie ne souffre aucun dogme quant à sa manière de la vivre, et mieux vaut se leurrer de ses propres illusions que de celles des autres...

Ceci dit... la médiocrité doit bien avoir son absolu, elle aussi... ...

 

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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 03:01

" Rêve ta vie en couleurs, c'est le secret du bonheur."
Walt Disney (Peter Pan)


Chaque vie peut être considérée comme une oeuvre personnelle, le tableau qu'on lègue à notre postérité... Pour peindre un beau tableau, rien ne vaut la couleur...
Les couleurs sont une approche de l'infini, car elles se déclinent sans limites, et se recréent en fonction de la lumière à laquelle elles sont exposées.
Pourquoi limiter nos palettes à celles que l'on connait déjà ?...

Quand on s'ouvre à l'avenir avec des dégradés de noir, de gris et de blanc, on réduit toutes les possibilités...
Quand on l'imagine paré de mille couleurs, même si nous n'arrivons pas à donner vie à certaines, la force de l'imagination les gardera en nous, comme un but à poursuivre...
En noir et blanc, c'est un peu comme imaginer sa vie comme sur les négatifs des pellicules.
On prend comme une réalité admise, que voir la vie au négatif, c'est être réaliste, et que la rêver toute illuminée d'étincelles et de dorures relève de l'utopie...
Mais en définitive, il n'y a aucun argument valable en un sens comme dans l'autre ...

Rêver sa vie en couleurs, ce n'est pas vivre hors de la réalité, c'est la projeter aussi belle qu'on aimerait la voir tout simplement...
Nous ne sommes pas différents du monde qui nous entoure, nous en faisons partie... Et partout où nous posons notre regard, la nature dévoile ses couleurs. Prenons modèle sur notre milieu, et acceptons pour une fois le mimétisme...
Rêver sa vie en couleurs, c'est faire chanter la beauté en célébrant un de nos sens les plus développés : la vue.

Imaginez la vie en noir et blanc !...
En cette période estivale, imaginez que vous arrivez au bord d'une mer gris clair, et que vous installez votre serviette sur un sable anthracite, pour vous exposer aux rayons d'un soleil blancheâtre...
Un vendeur de glaces vient à passer : vous hésitez entre un sorbet noir et une glace italienne bicolore gris souris et blanc sale...
Puis le soir s'avance, et un soleil sans éclat commence à disparaitre dans cette mer décolorée, avant que la noirceur totale ne vienne recouvrir la plage. Des néons pâles s'allument alors pour éclairer difficilement des ombres qui se traînent...
N'est-ce pas que ça donne envie de partir en vacances, hein ?...

Les couleurs donnent une autre dimension à la vie, et il en de même pour les rêves...
Il ne faut pas craindre d'oser rehausser les nuances : la seule chose qu'il faut véritablement craindre, c'est de ne pas oser inventer ses propres dégradés...
Rêvons, peignons nos envies comme des impressionnistes par petites touches subtiles, relevons les contours flous, et illuminons les zones d'ombre !...

Le bonheur n'est pas un secret... C'est une façon de regarder la vie... ...

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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 01:09

" L'amour humain ne se distingue du rut stupide des animaux que par deux fonctions divines : la caresse et le baiser."
Pierre Louÿs


Le temps de l'amour physique uniquement destiné à perpétuer la race, est dépassé depuis très longtemps, à l'exception de quelques irréductibles croyants peut-être...
L'amour physique dans nos sociétés modernes, se situe plus dans une perspective d'échange et de quête sensuelle orientées vers le principe de plaisir, que dans une logique de réponse à un instinct bestial de procréation initié par nos gènes...
Le sujet est discutable, certes, mais je n'entamerai pas ce débat là ce soir...

Le baiser est proprement humain...
Sa fonction n'est pas clairement établie, alors même qu'on sait qu'il tient une place importante dans l'amour.
Au niveau biochimique, on sait qu'il active la sécrétion d'hormones dites du plaisir, telle l'ocytocyne par exemple.
Au niveau psychologique, il est reconnaissance d'une intimité particulière avec une personne.
Au plan physique, il est capable d'activer l'érogénité d'autres parties du corps.
Quel est donc le lien secret entre le baiser et l'amour ?...

La caresse, elle, n'est pas le propre de l'homme, elle existe sous bien des formes dans le règne animal, et nous allons même jusqu'à parler de la caresse du vent ou d'un feuillage...
Toutefois les caresses dans l'amour humain sont parties intégrantes de l'acte amoureux comme le fait remarquer justement Pierre Louÿs.
Elles font appel à la sensualité, à l'exercice de tous nos sens, et s'englobent dans la sexualité, sans néanmoins s'y réduire...
Les caresses sont à l'amour, comme les ingrédients d'une recette : on ne fera évidemment pas de boeuf bourguignon sans boeuf, mais si on n'a que le boeuf, cela ne ressemblera guère à un boeuf bourguignon... On peut faire l'amour sans caresses, mais cela ne ressemble guère à de l'amour échangé...

A la différence du rut animal, l'amour humain n'est pas instinct et acceptation de cette nature, mais confiance et échange, qui se dispensent entre deux personnes, sans ressenti d'obligation de répondre à une nécessité vitale.
Confiance n'est pas ici employé dans le sens : avoir foi en la personne, mais au sens de confier, de donner, dans l'assurance d'être bien reçu, son corps et son intimité à l'autre...
On confie à l'autre la gestion de son propre plaisir en offrant, naturellement, la réciproque...
L'amour humain devient ainsi jeu interpersonnel, permettant à chaque participant d'être attentif à l'autre, tout en éveillant ses propres sens.

L'amour humain a évolué au cours des âges, et s'est probablement plus épanoui depuis que les femmes peuvent gérer leurs maternités. La révolution sexuelle des années 60 a été une étape décisive, pour que sexualité devienne synonyme de plaisir et non plus, de simple affaire de reproduction.
Les femmes ont maintenant la possibilité d'explorer ce domaine en toute liberté, et uniquement en vue de satisfaire le principe de plaisir, ce qui les place désormais à égalité avec les hommes devant la sexualité.
La conquête de la contraception pour les femmes a été aussi très bénéfique aux hommes, puisqu'elle leur a permis d'accéder à une sexualité plus fréquemment consentie et recherchée par leurs compagnes...

L'amour physique humain n'implique pas que des composantes purement mécaniques, il va bien au-delà... La sexualité s'épanouit (ou pas !) avec le temps, la connaissance et la confiance qu'entretiennent les partenaires : s'il n'était question que de physique, ces critères n'auraient aucune importance...

Imaginez, pour en évaluer l'importance, juste un instant, l'amour sans un baiser et sans une caresse... ...

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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 02:20

" Penser avec liberté, c'est n'avoir point les opinions du grand nombre."
Baron d'Holbach



Toute pensée nous appartient en propre, même quand elle se fait mimétisme de croyance. Nous sommes responsables de nos pensées et avons le pouvoir de les orienter comme il nous convient.
Nos pensées sont le dernier bastion de résistance contre toute oppression dont on pourrait être victimes : elles sont imprenables dans leur forteresse d'abstrait et d'abstraction...

Nous n'usons pas toujours suffisamment de cette liberté de penser dont nous bénéficions. Il nous semble parfois plus simple de se rallier à la pensée du plus grand nombre, pour ne pas risquer de nous sentir différents ou exclus...
Penser différemment n'est pas toujours très bien considéré, surtout lorsque cette pensée pose des questions qui dérangent dans les réponses qu'elles appellent.
Toutefois, avoir cette pensée autonome est d'une absolue nécessité dans un monde qui, plus que jamais, tend à niveler les êtres humains, pour qu'ils coïncident avec des systèmes de fonctionnement et d'économie, pas toujours compatibles avec une réalité humaniste...

Les opinions du plus grand nombre sont en général un ensemble d'idées admises, par la force du temps, comme une réalité évidente...
Le fait que des opinions soient partagées par un grand nombre de personnes, n'en prouvent aucunement la justesse ni la vérité... On se sent moins seuls dans l'erreur quand on s'y trouve nombreux, néanmoins cela ne transforme pas une erreur en vérité que d'être admise, partagée et colportée en masse...
Les opinions du plus grand nombre sont parfois adoptées, à défaut de posséder les siennes propres... Cela économise un effort de cogitation personnelle, et a en outre, l'avantage de permettre une identification à une communauté...

Penser avec liberté, c'est faire table rase de tout préjugé, de toute idée préconçue, et partant de rien, échafauder ses propres raisonnements et théories. C'est se laisser guider par le fil de sa pensée, dans la direction qu'elle prendra d'elle-même, sans chercher à se rapprocher de thèses connues...
Penser avec liberté, c'est accepter d'écouter ses ressentis, ses sensations, ses intuitions... C'est ne pas partir d'un point de vue extérieur, mais chercher en soi un fil d'Ariane à dérouler dans nos profondeurs, pour éclairer seul son chemin, selon un itinéraire non communiqué par avance...
Penser avec liberté, c'est découvrir la joie de comprendre et de se révéler assez grand tout seul, pour se guider vers sa propre connaissance... et une vraie reconnaissance d'un soi...

A partir du moment où on laisse la pensée se diriger librement, il est normal qu'elle ne corresponde pas à l'opinion du plus grand nombre... quoiqu'elle puisse éventuellement la rejoindre... Il existe quelques points de jugement qui arrivent presque à faire l'unanimité, même si des rajouts particuliers à chacun viennent s'y greffer...
Penser avec liberté, ce n'est pas vouloir s'opposer au plus grand nombre non plus... parce que si on part de ce postulat, la liberté de pensée est déjà limitée par la volonté de se démarquer...
Penser avec liberté, c'est s'autoriser à ne pas savoir par avance, où, quand et comment aboutira le processus de pensée que l'on accepte de laisser vagabonder, jusqu'à ce qu'une réponse,ou qu'un point de vue, s'impose comme une conclusion temporaire...

Penser avec liberté, c'est surtout, ne pas laisser les jugements d'autrui avoir une incidence sur ceux que nous pouvons élaborer par nous-mêmes... et ne pas, par faiblesse, par lâcheté ou par peur, laisser à quelqu'un d'autre le pouvoir d'orienter nos champs de réflexion...

Se forger ses opinions sur des bases éprouvées, plutôt que par ouï dire ou par résignation, est de plus, beaucoup plus gratifiant et convaincant, non ?... ...

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 02:29

" Les livres que tu as étudiés ne sont que les empreintes effacées des pas des sages du passé. Ces empreintes sont laissées par des chaussures, mais elles ne sont pas ces chaussures."
Tchouang Tseu



Les empreintes sont des indices de passage laissés au sol par les semelles de nos chaussures, et à moins de traverser des plaques de béton en cours de prise, elles sont vouées à s'effacer avec le temps...
Leurs contours ne sont pas toujours très nets, toutefois elles donnent des indications sur les directions empruntées, la façon de marcher ou encore le temps écoulé depuis qu'elles ont été laissées...
Leur degré de résistance dans le temps dépend de plusieurs facteurs, le support sur lequel elles se gravent ainsi que leur exposition aux intempéries, la corpulence de la personne qui les laisse, le temps qu'il fait, etc...

Les livres permettent de la même façon de laisser des traces... des traces d'une pensée, qui se cherche ou qui se pose en conclusion de cette recherche...
Tout comme nos empreintes de pas, les traces qu'ils laissent sont vouées à s'effacer avec le temps : avec le temps qui passe et qui les repousse sans arrêt plus loin dans le passé, et avec notre temps personnel à nous qui diminue leur impact sur nous avec de nouvelles connaissances et savoirs qui s'y superposent...
La longévité des traces laissées par nos lectures dépend aussi de plusieurs facteurs : la quantité et la fréquence de savoirs nouveaux que l'on acquiert, le degré "d'éclairage" que nous ont apporté ces lectures, l'appropriation qu'on en a faite, etc...

En effet, les traces laissées par les réflexions de "sages" du passé sont des pistes de réflexion, non des ports d'attache.
Elles permettent de nous signaler des points de départ vers des destinations dont on n'a pas nécessairement connaissance, mais auxquelles on ne peut prétendre qu'en y ajoutant notre propre réflexion...
Ce serait un peu trop facile de chausser comme ça, les mocassins des autres sans avoir besoin d'avancer ses pieds par soi-même.

Si l'idée semble séduisante, d'avancer sans cet effort de se mouvoir seul, elle se heurte très vite à l'inutilité d'être...
Ce sont nos réflexions et expériences éprouvées qui nous font acquérir notre "sagesse", les dires et actes des autres ne sont jamais que des évènements extérieurs, qu'on ne peut jamais décalquer sur nos propres circonstances...

L'être humain n'est pas une fabrication en série, même dans le cas de gémellités ou plus...
Nous avons physiquement tous notre ADN personnel, et il en va de même pour notre construction psychologique et spirituelle...
Nous ne pouvons pas vivre la vie de quelqu'un d'autre...
Nous avons tous nos circonstances, nos contraintes, nos désirs, nos motivations, notre chemin personnel. Inutile de chercher du prêt à vivre en croyant qu'il pourra nous aller à merveille.
Ce n'est qu'en étant et en faisant qu'on devient...
Qu'on devient quoi ?... Qu'on devient ce que l'on est... Et "être" n'est pas une tâche si facile...

L'étude est une chose importante dans le développement spirituel d'une personne, mais ne peut être une fin en soi... Si l'on n'ajoute pas sa réflexion à la connaissance, celle-ci ne nous gratifie que de peu de valeur ajoutée...

Et puis... il faut bien le reconnaître, c'est toujours dans nos pantoufles personnelles qu'on est le plus à l'aise, non ?... ...

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 02:29

Extrait de " Eloge de la simplicité " de Dominique Loreau



" Dans notre culture, il est plus acceptable d'être gentil et hypocrite que direct et honnête. Si dire non est un problème, votre objectif devrait être de savoir dire non à quelqu'un pour pouvoir dire oui à vous-même.

Après tout, si vous refusez d'aller à une fête entre amis, celui qui vous a invité n'ira pas se jeter du haut d'une falaise parce que vous n'avez pas accepté son invitation. Et si vous vous sentez moralement obligé d'accepter, alors osez faire une proposition du genre : "D'accord, je suis libre vendredi mais jusqu'à 20 h seulement." Une explication simple avec le moins de détails possible est la meilleure façon de refuser.
Entrainez-vous à dire : "Je suis désolé, je n'ai pas le temps pour le moment, mais je te rappellerai quand mon emploi du temps me le permettra." Ne changez pas vos projets pour accommoder les autres. Ne vous souciez pas de ce qu'ils pensent ou de ce qu'ils disent de vous. Vous n'en serez que plus libre.

Quand vous compromettez vos rêves et vos propres valeurs pour quelqu'un d'autre, vous perdez un peu de vous-même, un peu de votre force. Plus vous compromettez votre authenticité, moins vous serez fort. Laissez derrière vous tout ce qui n'est pas enrichissant et coupez les liens avec les croyances, les valeurs et les obligations qui ont été les vôtres dans une période de votre vie mais qui ne correspondent plus à ceque vous êtes maintenant.

Ne soyez pas la personne qu'on s'attend à ce que vous soyez, mais la personne que vous, vous voulez être. Sachez avec précision et fermeté ce que vous voulez et ce que vous ne voulez pas dans votre vie. soyez indépendant.
Il faut avoir le courage de dire non en souriant sans s'excuser. Rien ni personne ne possède le moindre pouvoir sur nous car nous sommes les seuls à gérer notre pensée. Si nous ne parvenons pas à la rendre harmonieuse et équilibrée, il en ira de même pour notre vie.

Donner, recevoir... Simplifiez vos rapports avec les autres et revenez à un comportement plus naturel. Ne vous sentez pas embarrassé de recevoir. quand vous savez, au fond de votre coeur, que vous n'abusez pas de la générosité d'autrui, acceptez avec simplicité ce qu'il vous offre.

Mais vous, ne donnez pas trop. Offrir est un acte que l'on accomplit trop souvent pour se faire plaisir à soi-même. Même si l'on croit n'attendre rien en retour, il reste toujours une pointe de dépit si le destinataire de votre cadeau ne vous remercie pas ou s'il réagit d'une manière différente de celle selon laquelle, vous, vous auriez réagi.

Evitez à tout prix les rapports d'argent avec vos amis si vous ne voulez pas vous brouiller ; ne parlez pas de vos problèmes. Donner trop de conseils "gratuits" n'est pas très bon non plus, car ce que l'on donne pour rien n'a pas de valeur. Si vous aidez trop les autres, ils n'apprendront jamais. La seule chose de valeur que vous puissiez leur offrir est une attitude de contrôle de vous-même et de discipline : du calme, de la présence, de l'écoute et de la bienveillance. Donnez-leur l'assurance qu'ils peuvent compter sur vous, la force de votre présence et de votre endurance. Ayez pour vous le calme venant de cette conviction que tout ce dont vous avez besoin, vous pouvez l'obtenir par vous-même.

Nous donnons trop souvent en excès. Mais c'est la plupart du temps pour obtenir l'amour ou l'amitié,par peur de ne pas être aimé simplement pour ce que nous sommes."

Un livre d'une ... simplicité... exemplaire, mais qui vaut plus que bien des prises de tête......

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