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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 00:21

" Je souhaite être tout ce que je suis capable de devenir."
Katherine Mansfield



Sait-on jamais de quoi nous sommes capables ?...
Entre l'idée que nous nous faisons de nous-mêmes, tant au niveau de nos possibilités qu'au niveau de nos limitations, et la réalité de nos réalisations, la vie creuse un fossé dont on ne peut jamais mesurer par avance, la profondeur ni l'étendue...

On se croit forts au labeur, à l'épreuve ou à la résistance, et puis des circonstances défavorables anéantissent parfois en moins de temps qu'il n'en faut pour le prévoir, les constructions échafaudées que l'on croyait solides...
On se croit incapables de réagir, jetés tout en bas de notre vie, sans plus aucun désir ni moyen d'action, et sur un coup de théâtre les engrenages se remettent à fonctionner, et nous repartons à neuf sur de nouvelles pistes...
On croit à des tas de choses qui n'ont aucun fondement réel, parce qu'on a besoin de s'appuyer, comme les marcheurs sur leurs bâtons, pour répartir l'effort, la charge et le poids de nos existences...

Tout ce à quoi nous pouvons nous raccrocher, c'est à la force de vie qui est en nous, à ce moteur intérieur que certains appellent l'intuition et qui nous guide vers ce que nous sommes, si nous voulons bien fermer notre raison, à tous les arguments relatifs de la vie...
Les arguments relatifs de la vie, ce sont toutes ces choses auxquelles on croit parce qu'on nous l'a enseigné, tous ces comportements qui trahissent notre vérité pour satisfaire les intérêts des autres, toute cette vie que l'on gâche à vouloir être ce que l'on n'est pas...

Nous portons tous nos propres potentialités, et le pouvoir de les développer. Nous ne pouvons pas tout faire, nous ne pouvons faire qu'avec ce que nous sommes. Et chacun est particulier et unique...
Il ne viendrait à personne l'idée d'apprendre à voler à un chaton orphelin, ou d'essayer de faire marcher un cul-de-jatte... Il en est de même pour notre vie, il y a des choses qu'il est vain de nous faire désirer ou miroiter, si cela n'a aucune résonance en nous...

Par contre quand nous sentons très forts ce qui nous fait vibrer, il est tout à fait contre nature de s'y opposer...
La vie n'est qu'une suite de choix, d'opportunités et de sensations. Choisissons opportunément ce qui nous rend la vie riche et légère au plan du sens que nous voulons lui donner, plutôt que de s'en remettre à des moules de vie difficiles à adapter à nos mesures...

Souhaiter, c'est déjà visualiser un rêve que l'on nourrit... et prier intérieurement pour qu'il se réalise...
C'est mettre de son côté le capital chance, qui soutiendra notre vœu...
Souhaitons... souhaitons... et réalisons ce qu'il en sera possible... ...

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 23:13

" Ne pas comprendre relève parfois du plus haut degré de compréhension."
Balthasar Gracian



Nous ne pouvons pas baser toute notre perception du monde et de la réalité sur la compréhension intellectuelle...
Accepter de reconnaître l'existence de la perception brute, intuitive et spontanée, c'est s'ouvrir à de nouveaux champs sensitifs...
Pouvoir éprouver le mystère des choses sans s'en ressentir faible, incapable ou dépassé est une expérience saine et propice à faire grandir notre capital sagesse...

D'abord, on ne comprend jamais vraiment tout...
Nous trouvons, ou recevons, des explications compréhensibles intellectuellement lorsqu'il s'agit de phénomènes explicables, le fonctionnement d'une machine, la logique observée de phénomènes naturels, un raisonnement rationnel, etc...

Mais certains domaines ne peuvent pas se plier à leur compréhension...
Prenons le champ des relations humaines et des sentiments. Nous pensons trop souvent comprendre, nous comprendre les uns les autres, alors que tout ce que nous faisons, c'est créer des explications possibles avec les éléments qui sont à notre disposition, pour interpréter selon ce que l'on pense être la probabilité la plus grande, les comportements, ressentis et pensées des autres...
Mais les preuves de cette vérité ne sont jamais que des conclusions personnelles...

La compréhension des choses nous est nécessaire, car elle rassure...
Elle nous donne l'illusion de pouvoir contrôler la vie. Puisque nous comprenons, nous savons... Mais, que savons-nous ?...
N'y a-t-il pas plus de joie à vivre dans une incompréhension radieuse qui nous fascine, qu'à la lumière d'une compréhension certes carrée mais qui nous limite ?...
Car la compréhension est beaucoup trop souvent par voie de conséquence, une sorte de conclusion à nos réflexions. Elle clôt par l'effacement de tous les doutes, les élucubrations imaginaires qui font que l'on s'interroge, elle ôte parfois aussi le plaisir de savourer la magie de la vie...

Comprendre n'est pas toujours souhaitable... Ressentir par contre est essentiel...
Comprendre fait de nous des êtres "raisonnants", pas toujours des êtres "pensants"...
La non compréhension des choses n'empêche en rien nos facultés de pensée... et enrichit inévitablement nos autres perceptions...

Comprendre qu'il n'y a parfois rien à comprendre est, en tous cas, gage de sérénité et de plaisir... ...

 

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 02:23

" Le bonheur, en partant, m'a dit qu'il reviendrait."
Jacques Prévert



Le bonheur, en partant, m'a dit qu'il reviendrait...
Que quand la colère hisserait le drapeau blanc, il comprendrait...
Le temps du pardon et du calme revenu, il saurait
Retrouver le chemin de la sérénité, de l'arc-en-ciel et de l'après...
Le bonheur, en partant, m'a promis de ne jamais m'abandonner
De ne pas oublier les doux moments partagés,
Et d'y écrire une suite en plusieurs volumes reliés,
Tous dédiés à la gloire du moment présent à respirer...

Le bonheur, en partant, m'a fait de grands signes de la main,
Comme des caresses pleines de promesses sur mes lendemains,
Il m'a adressé ses meilleurs vœux sur mon destin qui s'en vient,
Et je crois en lui bien plus qu'en tous les devins...
Le bonheur est un ange aux ailes fragiles, un colosse aux pieds d'argile,
Il a besoin d'air, de lumière, de liberté et d'une terre d'asile,
Je veux être son antre dès ses premiers babils,
Pour peu qu'il me le permette, le bonheur n'est jamais un projet futile...

Le bonheur, en partant, avait le cœur aussi serré que le mien,
Son sourire en bandoulière, il est parti vers d'autres chemins,
Rencontrer ses pairs au détour des larmes et des chagrins,
Que versent pour un rien, tous ces pauvres humains...
Le bonheur, est parti, missionnaire, rallier d'autres fidèles,
Il veut plaider sa cause et convertir tous les rebelles,
Leur montrer à eux aussi, combien la vie est belle,
Si on lui laisse assez de place pour l'orner de ses dentelles...

Le bonheur, en partant, m'a fait un clin d'œil,
Je sais qu'il reviendra, je ne porte pas son deuil,
Il ne fuit pas, il s'en va conquérant réparer d'autres écueils,
Pour me revenir encore plus grand, se reposer dans mes fauteuils...
Le bonheur, en partant, ne me quitte pas vraiment...
Je sais que même de loin, il éveille mes sentiments,
Il entend mes hésitations et m'oriente résolument et surement,
Le bonheur est une étoile qui me guide par tous les temps...

Le bonheur, en partant, laisse des empreintes si fort gravées,
Qu'on ne peut ni l'oublier ni le renier... juste l'envie, encore, de l'embrasser...

L.W.

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 02:22

" Peut-être ne connaitrez-vous jamais le résultat de ce que vous avez fait, mais si vous ne faites rien, il n'y aura jamais de résultat."
Gandhi



On ne peut pas agir que pour obtenir des résultats gratifiants, le propre de l'action est de s'inscrire dans un mouvement, pour ne pas piétiner sa vie et la gaspiller, même si on ne mesure pas toujours concrètement ce qu'il advient de ces actions...

L'action est engagement, dans une direction, pas nécessairement dans l'optique de servir un objectif précis... Parfois le but ne se découvre qu'en chemin, soit qu'on se voilait le regard, soit que l'intuition a été première sur la réflexion...
Peu importe ce qui initie l'action ou l'engagement quand ceux-ci sont de toute manière orientés vers un mieux ou un meilleur, l'essentiel étant de ne pas s'arrêter, en croyant qu'on puisse un jour être arrivés...
La vie est un trampoline, sur lequel on rebondit... Mais si l'on n'accompagne pas l'appui de nos pieds sur la toile, on ne peut espérer aller très haut. Peu importe qu'on ne touche jamais le ciel, s'en rapprocher nous procure un sentiment de légèreté qui donne la force de persévérer...

Nous accomplissons sans nous en rendre compte plein de choses...
Il y a de nombreux résultats dont nous sommes le point de départ inconscient, mais comme nous les ignorons, nous ne nous les approprions jamais...
C'est le cas notamment de l'influence que nous avons sur d'autres personnes sans la vouloir ni la manipuler... Et nous recevons de même, des résultats initiés par d'autres...
La vie est une synergie, où le personnel et le tout forment un tissu très complexe...
Poules et œufs à la fois, nos relations aux autres sont souvent difficilement analysables dans ce qui revient à chacun pour les résultats constatés...

Il est faux de dire que si l'on ne fait rien, il n'y aura aucun résultat...
Il y a toujours un résultat, ou une conclusion transitoire possible. La conclusion de l'inaction sera de ne rien obtenir, et ce rien en signifie parfois autant que n'importe quel autre quelque chose...
Rien n'est pas à prendre à la légère, il témoignera ainsi d'une perte de temps... car il n'existe qu'une unité de mesure connue à notre existence, c'est le temps qui passe. Il n'est ni illimité ni remboursable si on ne l'a pas, peu ou mal utilisé...

Ne perdons pas notre temps à anticiper des résultats dont on ne peut pas tout prévoir,
Mais engageons-nous à agir au mieux, librement, gratuitement, pour servir la cause de la vie... ...

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 02:21

" Pour être un membre irréprochable dans une communauté de moutons, il faut avant toute chose, être soi-même un mouton."
Albert Einstein


Il n'est jamais facile de tenir son rôle à la perfection... Il y en a toujours pour faire des reproches ou pour critiquer, on sait toujours mieux à la place des autres ce que l'on ferait soi-même, c'est humain... quoique...

Ainsi donc se targuer d'être irréprochable, n'est pas forcément la meilleure éloge que l'on puisse se faire à soi-même non plus, il faut prendre en compte les références sur lesquelles on s'aligne pour spéculer de telles informations aussi...
Einstein résume bien ici un point de vue que j'approuve... et qui me déculpabilise largement, si jamais j'étais sur la voie de la culpabilisation, de ne pas être une personne irréprochable...

Marcher au rythme du troupeau, brouter l'herbe à l'endroit décidé, observer la règle sans se permettre d'exprimer aucune individualité, s'en remettre à un cerveau unique pour mener son chemin... que de contraintes pas toujours aisées à respecter...
L'individualisme est une philosophie qui parfois trouve aussi ses limites, mais qui a au moins le mérite de nous faire utiliser nos capacités de réflexion propre. D'autant plus qu'individualisme ne rime pas forcément avec égoïsme... tout comme humanisme ne rime pas forcément avec communautarisme...

Etre irréprochable ou ne pas l'être n'est jamais qu'un jugement de valeur formulé par d'autres à l'égard de comportements qu'ils approuvent ou désapprouvent selon les valeurs érigées en normes ou en dogmes...
Trouver soi-même sa propre charte de conduite est le meilleur moyen de s'affranchir de l'importance du jugement des autres, et permet de recevoir en toute quiétude tous les jugements de valeur blessants qu'on ne peut pas éviter, sans s'en sentir meurtri ou atteint dans son intégrité personnelle...

Le prix de la perfection est de toute façon bien trop élevé...
Visons seulement l'équilibre et le bien-être, c'est déjà un bon programme pour traverser la vie, non ?... ...

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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 00:43

" Les hommes sont les roturiers du mensonge, les femmes en sont l'aristocratie."
Hermant Abel



D'abord faudrait-il peut-être s'entendre sur ce qu'est le mensonge...
Par habitude et volonté d'accroître leur illusion de supériorité, les hommes aiment l'idée que les femmes mentent...
Dans ces idées préconçues sur "LES" hommes et "LES" femmes, on jette les règles d'un jeu de rivalité, qui n'a pourtant pas lieu d'être, mais dans lequel, il faut l'avouer certains et certaines croient qu'il faut en poursuivre ces règles idiotes, qui détermineraient notre appartenance à l'un ou l'autre des sexes...
Les femmes ne mentent pas plus (ni moins) que les hommes.
Nulle comparaison n'est possible dans l'approche de chacun du mensonge. Car ne nous leurrons pas, le mensonge est une réalité quotidienne : on ment parfois avec une bonne foi redoutable !... jusqu'à ce que l'on se rende compte de son erreur...

Dans le mensonge conscient, les hommes et les femmes n'occupent pas les mêmes terrains du mensonge, un peu comme dans la répartition des tâches domestiques... La comparaison est même idéale, dans la mesure où le partage des tâches équitablement est largement répandu selon les enquêtes et sondages, chacun pourra mesurer selon sa propre réalité, les dimensions que l'on peut ainsi s'octroyer chacun pour sa part de mensonge...
Les conceptions féminines et masculines du mensonge diffèrent, c'est pourquoi hommes et femmes ne peuvent pas se mettre d'accord sur qui ment le plus...
Enjoliver, travestir, masquer, inventer ou nier la vérité des choses... tous ces mots qui peuvent tomber sous la bannière du mensonge, ne portent pas en eux les mêmes enjeux...

Mentir, et savoir mentir sincèrement est un art... où peut-être les femmes excellent davantage que les hommes, parce qu'elles bénéficient de l'aide et de l'appui d'un argumentaire corporel dont peu d'hommes savent se protéger...
Les femmes disposent d'armes redoutables et de marges de manoeuvre bien plus vastes pour énoncer et faire admettre toutes les vérités qu'elles veulent faire reconnaître comme telles.
Le "sexe faible" n'admet sa faiblesse que dans cette appellation, dont tout le monde sait bien qu'elle est totalement mensongère...

Pourquoi s'en prendre aux femmes, et non à la naïveté et la faiblesse des hommes quand elles jouent aux limites de la vérité ?...
Les femmes sont-elles responsables, coupables du manque de discernement des hommes ?...
Les hommes n'abusent-ils pas aussi souvent de la faiblesse de coeur des femmes ?...
N'est-il pas un peu facile de considérer l'homme comme victime de l'indélicatesse des femmes, alors même que l'archétype sociétal repose sur la domination de la femme par l'homme ?...

Il y a des hommes et des femmes... mais avant de généraliser, il y a des individus, que l'on ne peut pas réduire à un genre... ...

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 19:06

" Tel livre où l'on n'aura rien trouvé d'utile, lu avec les yeux d'une expérience plus avancée, portera leçon."
Eugène Delacroix



Bien que les mots soient tous porteurs d'un sens qui leur a été rigoureusement attribué, nous ne lisons jamais exactement la même phrase, quand un laps de temps s'est écoulé entre les deux lectures.
En effet, chacun interprète les mots à sa façon, indépendamment du sens que l'auteur y a engagé au départ, parce que nous recevons les mots avec nos propres expériences de leurs définitions...
Le temps qui passe nous façonne sans cesse, nos pensées et nos conceptions s'ajustent à la vie qui nous est proposée, sans que l'on s'en rende toujours compte. Ces changements parfois imperceptibles se révèlent bien toutefois, quand on relit des ouvrages quelques années après. On parvient à mesurer de cette manière les écarts que la vie nous a fait creusé ou traversé...

Il y a des livres qui bouleversent nos idées et nous ouvrent à d'autres possibilités. La découverte de l'existence d'autres voies a parfois, besoin de temps pour se réaliser. Entre la découverte, l'expérimentation et l'expérience, il n'y a qu'une chose qui soit nécessaire : c'est le temps...
Certains ouvrages ne nous semblent pas éclairants, seulement intéressants, et puis... le chemin se faisant inconsciemment, un jour on les ouvre à nouveau, et relisons avec un oeil neuf... Les mots prennent alors sens et la compréhension dépasse la première impression que l'on avait pu en tirer... comme si une période de maturation avait été nécessaire pour nous y rendre réceptif...

En même temps, l'auteur qui rédige son ouvrage y inscrit une réflexion aboutie, c'est-à-dire une réflexion qu'il a laissée mûrir, qu'il a vu s'épanouir et se clarifier avant de pouvoir la mettre en mots.
Le lecteur reçoit le fruit de l'élaboration intellectuelle qui a eu lieu en amont, en quelques minutes de lecture. Or, il en a souvent fallu bien plus à l'auteur pour choisir ses mots, pour évaluer ceux qui se feront le plus explicites de sa pensée...
Le lecteur comme l'auteur, a besoin de temps pour élaborer sa propre compréhension des mots. La clarté immédiate est possible, mais pas toujours là... C'est le fait de planter les graines de ces mots dans son esprit qui initie le processus de réflexion, qui permettra d'aller ensuite plus loin...

On ressent souvent le besoin de relire un ouvrage qui nous a interpellé, comme une prescience qu'on n'y a pas cueilli tout ce que l'on pouvait y cueillir.
La première lecture est mue par la curiosité de la découverte, la seconde cherche un niveau de profondeur plus important, et nous rend plus attentif aux différents degrés de compréhension qui peuvent s'y trouver. On s'arrête plus aux détails parce que notre intérêt ne réside plus dans la même curiosité.
Plus encore, si l'on ressent le besoin d'une lecture plus approfondie, c'est qu'une réflexion a débuté, et donc un regard et une attention différente qui sont disponibles...

Mais ne misons pas tout sur la relecture, parfois même la deuxième fois, on n'y trouve rien... ...

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 00:41

" Les lettres anonymes ont le grand avantage qu'on n'est pas forcés d'y répondre."
Alexandre Dumas (fils)



Ce qui effraie souvent dans les lettres anonymes, c'est la part de voyeurisme qu'elles dévoilent...
Qu'elles nous soient douces ou désagréables, elles sont quelque part violation de notre intimité puisqu'elles nous font proies, non pas d'inconnus nécessairement, mais d'individus non identifiés... qui eux, nous connaissent...
Cette sensation, soudain, d'être épiés par des yeux qu'on n'imagine pas est très troublante et agressive.
On prend conscience du fait que la réalité que l'on perçoit n'est pas entière...

Les lettres anonymes nous mettent sous les yeux des mots qui percutent et qui perturbent nos ressentis immédiats.
Ne pouvant pas en identifier l'auteur, elles peuvent susciter un sentiment paranoïaque, ou titiller le Sherlock Holmes qui sommeille en nous
.

Plus généralement leurs mots tournent en boucle dans notre tête, afin d'y lire des indices nous permettant d'en comprendre le sens et la raison profonde au-delà du texte lu.

Il est vrai néanmoins, comme le fait remarquer Alexandre Dumas, qu'elles nous dispensent d'avoir à y répondre.
Mais justement, ce droit de réponse qui ne nous est pas accordé, peut être des plus frustrants...

On est là, impuissants lecteurs, d'une histoire qui prend pour cadre notre propre vie, et l'on ne peut rien faire d'autre que recevoir passivement des mots que l'on ne comprend pas toujours...

Suivant la teneur des lettres anonymes, cette frustration est plus ou moins importante...
Les déclarations d'amour anonymes laissent songeur ou font sourire, mais quand un vilain corbeau noir jette son fiel et son dévolu, sur une partie de notre vie, l'inquiétude supplante le sourire, parce qu'on n'en saisit pas toujours les desseins ultérieurs...

Et si l'on change d'angle de vue, et que l'on se met à la place de l'auteur anonyme...
Pourquoi écrit-on une lettre anonyme ?... Il n'est pas sûr que l'on en attende aucune réponse...
On peut en attendre une réponse qui ne soit pas écrite, une réponse qu'on "lira" dans le comportement du destinataire par exemple, parce qu'on n'écrit pas une lettre anonyme à quelqu'un qu'on ne connait pas du tout...
On peut écrire anonymement mais laisser des traces qui permettront de nous identifier aussi...
On peut aussi effectivement ne pas vouloir en recevoir réponse d'aucune manière, et les écrire uniquement pour soulager une confession, ou révéler que l'on a connaissances de certains faits...

Quoi qu'il en soit, les lettres anonymes sont rarement des lettres anodines......

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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 14:00

" L'idée du lendemain ne console d'aujourd'hui que ceux qui n'ont pas d'aujourd'hui."
Edmond Jaloux



Si remettre au lendemain ce que l'on peut faire le jour même n'est pas toujours une bonne philosophie, attendre demain pour espérer mieux vivre qu'aujourd'hui, en est inévitablement une mauvaise...
Le lendemain qui apportera plus qu'aujourd'hui est un leurre, quand on y projette son ennui ou son insatisfaction du moment présent. Espérer passivement en demain ne lui conférera aucune énergie supplémentaire...
Les lendemains qui chantent peuvent être parfois une réalité quand certaines tâches demandent du temps pour se réaliser, et que l'effort d'aujourd'hui a besoin de se poursuivre pour véritablement donner ses fruits, mais ils ne chanteront pas moins faux quand ils ne sont qu'illusion que le temps à lui seul, apporte ses améliorations...

L'idée du lendemain permet à certains de ne pas sombrer totalement dans leur immobilisme de vie, en permettant à l'inévitable avancée du temps de leur faire ressentir une idée de mouvement, de continuité, et donc de prolongation de la vie...
La vie qui s'ennuie voit sa perception du temps se distendre, et s'égrène en longs moments rythmés par des tâches de survie, qui n'apportent au final, pas grand chose à l'épanouissement de l'individu...
Le lendemain fait rester en vie ceux qui ne vivent pas dans le présent et leur offre un échappatoire à leur morosité. Le futur peut toujours être rêvé tant qu'on y met pas les pieds...

Quand aujourd'hui nous satisfait pleinement, nous n'avons pas de hâte à le voir s'achever. Il y a des journées qu'on aimerait prolonger à l'infini...
Le présent est un merveilleux instant, quand on le vit en prise directe, même dans les moments où il ne correspond pas tout à fait à ce que l'on en attendait. Pris dans le feu de la vie, on y oublie le décompte qui s'y joue, et on vit sans penser à cette épée de Damoclès, qui veille sur notre chronomètre individuel et personnel...
Aujourd'hui n'est jamais que la seule chose qui nous appartienne en propre, et sur laquelle on peut exercer une action... Aujourd'hui est la seule certitude de vie dont on dispose...

Demain n'a aucune réalité, les seuls "demains " qui existent sont ceux qui se transforment en "aujourd'hui"...
Demain est un concept projectionnel, qui nous autorise à regarder au-delà de la vie, mais jamais une réalité palpable : demain se répète à l'infini chaque jour, sans que jamais on puisse l'atteindre dans son instant de vérité...
Demain est parfois une béquille qui permet de marcher dans le présent. Le temps guérit certains maux et certaines blessures, et nous rééduquons aujourd'hui en vue d'une guérison attendue dans l'un des demains qui viendra...

Ce sont tous les aujourd'hui que l'on sabote ou que l'on saborde, qui nous font apprécier demain... Il y a des jours comme ça, qui à peine commencés, s'avortent d'eux-mêmes au bonheur d'être, les demains nous donnent une autre chance de les apprécier...
Mais à trop vivre tournés vers demain, on court le risque de ne jamais vivre qu'en songes et en illusions, il faut veiller à équilibrer sa balance temporelle, et à ne pas charger d'avenir inutile, un présent qui pourrait très bien se vivre aussi en harmonie avec nos désirs...

Si on passe chaque aujourd'hui à prévivre demain... quand est-ce qu'on a le temps de vivre pour de vrai ?... ...

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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 02:49

" La grande faiblesse de la raison est qu'elle n'a de pouvoir que sur les gens raisonnables."
André Maurois



Raison est un mot très équivoque...
La raison, c'est ce qui tombe sous le coup du bon sens, ou de ce que la majorité pense, ou encore que la logique encense...
La raison est facilement assimilée au bien, sans forcément être du côté du bon...
Avoir raison n'est pas toujours en accord toutefois avec la Raison, et chacun a ses raisons de penser ce qu'il pense...
Bref, la raison qui se voudrait une sorte de chemin de droit, emprunte des chemins bien tortueux... voire torturants...

Les gens "raisonnables" ont-ils toujours raison ? ...
A-ton raison quand on tente de raisonner quelqu'un ? ...
Pour quelles raisons profondes doit-on, ou devrait-on, se rallier à la Raison ?...
La Raison peut-elle être unanimement et universellement définie ?...
Quels sont les rapports que nous entretenons avec la Raison et pour quelles raisons ?..

Comment définit-on quelqu'un de "raisonnable" ?...
Est-ce par les valeurs qu'il défend, transmet ou applique ?...
Pouvons-nous tous être des gens raisonnables ?.
..

Etre raisonnable est-il un apprentissage ou une disposition innée ?...
Est-ce qu'être raisonnable rend heureux ?...

On oppose la Raison à la Déraison, c'est-à-dire à la Folie...
N'y a-t-il aucun purgatoire, aucune frontière entre les deux ?...
Ne peut-on être que quelqu'un de raisonnable ou quelqu'un de fou ?...
Nous savons que l'imagination est plus importante que le savoir... la Raison se rapproche plus de la connaissance que de l'imagination... Quelles conclusions en tirer ?...

A quoi sert cette Raison, sinon à établir des patterns de jugement, susceptibles d'influencer nos actes et nos comportements selon des normes préétablies ?...
" Le coeur a ses raisons que la Raison ignore"... Peut-on avoir des raisons recevables sans succomber pourtant à la Raison ?...
" La Raison du plus fort est toujours la meilleure."... Qu'est-ce qui nous fait préférer la Raison à l'intuition qui peut nous habiter ?... Et pour quelles raisons ?...

La Raison est-elle une force qui nous fait traverser tous les champs de bataille de notre existence, ou bien au contraire une faiblesse qui nous fait abdiquer devant nos rêves ?...
Etre raisonnable est-il garant de bien-être,ou bien à l'inverse un état de l'être propice à créer des conflits frustrants et culpabilisants ?...
Est-ce par nature ou par obligation, que l'homme cherche à établir les fondements de la Raison ?...

Somme toute... Nous avons certainement tous nos raisons, de raisonner sur le mode de la raison et de la déraison... Et il n'est peut-être pas raisonnable de s'en poser autant de questions ... ...

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