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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 02:24

" Etre, c'est être libre d'avoir, libre du désir d'avoir, de quelque avoir qu'il s'agisse, matériel, mental, émotionnel, intellectuel, et même spirituel."
Arnaud Desjardins


Se sentir libre de soi n'accepte aucune contrainte dictée par l'extérieur, juste la contrainte des conséquences de ses choix... auxquelles naturellement personne ne peut échapper. La liberté n'est pas se soustraire à ses responsabilités.
Posséder son être, entier tout à soi, est l'expression de la liberté inconditionnelle... mais cette liberté-là est dure à gagner, car inévitablement la conscience morale que l'on a, inflige ses lignes de conduite et ses "cas d'école" qu'il faut gérer...
Se posséder soi-même sans se sentir prisonnier d'aucune autre réalité extérieure est un combat contre ses propres idées reçues, préjugés et autres chaines moralisantes.
Jusqu'où la liberté d'être soi peut-elle être respectueuse de celle d'autrui ?...

Etre libre du désir d'avoir inclut nécessairement le monde extérieur, puisque ce désir se projette sur l'extérieur...
De tous, le désir matériel est le plus simple à gérer parce qu'il n'est pas implicant dans nos sphères les plus personnelles.
Déjà le désir mental,intellectuel, ou même le désir spirituel font intervenir une représentation d'autrui.
Et pour ce qui est du désir émotionnel, il est carrément et directement lié aux interactions que l'on a avec les autres...
L'émotion est rarement chose que l'on ne partage qu'avec soi-même, puisque l'émotion est manifestation réactionnelle...

Pour autant que le sujet soit en discussion depuis des siècles, on n'a jamais très bien réussi à solder la question de savoir si l'on peut maitriser ses désirs, ou si ceux-ci nous conduisent malgré nous... avec ou sans lutte directe...
Les désirs ne sont pas expressions d'une volonté, mais constats de ce que certaines choses font naitre en nous des envies de possession que l'on ne peut raisonner...
Beaucoup de "sages" en sont arrivés à la conclusion, que bonheur et désirs étaient intimement liés, puisque le bonheur ne serait pas de pouvoir exaucer tous ses désirs, mais de ne plus désirer, d'arriver à trouver la sérénité mentale, qui nous fait nous satisfaire des choses comme elles sont dans le moment où elles sont, sans aucune projection de quoi que ce soit...

Il me semble toutefois que cette pensée est utopique dans la mesure où l'on ne projette pas de désirer les choses, mais que le désir nous saisit, et que nous devons avec cette irruption imprévue, composer et doser nos harmonies précaires...
Maitriser ses désirs, n'est pas juste le fait de distinguer ceux qui nous poussent plus loin pour ne pas rester en position stagnante et continuer à évoluer, de ceux qui nous invitent à mettre en danger l'équilibre déjà acquis...
Maitriser ses désirs contient l'idée de lutte entre ce que la raison, la morale, les convenances ou d'autres critères de référence que nous possédons tous en nous, nous soufflent, et ce que notre être intérieur exige, pour nous rendre la paix.

Pourtant, il ne peut y avoir de bonheur plein, entier et véritable, si l'on ne sent pas d'abord que tout notre être évolue parmi des choix dictés par ses seuls besoins, envies et désirs... Mais tracer des limites claires et complètement nettes, entre son "soi" et les autres, entre notre cadre émotionnel propre, et l'incidence de nos relations avec les autres sur ce cadre est tâche quasi impossible...
Nous sommes tous des individus libres et indépendants les uns des autres, mais nous évoluons tous dans des relations d'interdépendance également, parce que c'est la base même de notre humanité : pas juste des intellects composés de cellules et de molécules vivantes, mais bien un agrégat de matière et d'antimatière qui font de nous des êtres complexes, vivants et immatériels à la fois...

Plus on cherche à définir la liberté, et plus elle semble nous échapper... ...

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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 00:41

" La vie n'est ni longue ni courte ; elle a des longueurs."
Jules Renard


Il est en effet difficile d'apprécier la vie en terme de longueur, pour plusieurs raisons :
- on ne sait jamais au départ quel espace de temps nous est accordé
- les divers évènements qui la jalonnent distendent le temps réel
- les appréciations que l'on porte sont toujours et inévitablement personnelles
- on ne peut juger que sur le temps écoulé et jamais sur celui à venir
- on n'a bien souvent aucun recul ni aucune référence possible pour évaluer nos tempos

On ne se plaint des longueurs de la vie qu'en période d'insatisfaction, quand on est pleinement en possession de sa vie et bien dans son univers, on ne se pose jamais la question de trouver le temps long ou court : on vit et le reste n'a aucune espèce d'importance.
Quand on prend parfois le temps de s'arrêter, à postériori, tout a toujours passé très vite, même les périodes d'incertitude qui nous faisaient attendre avec impatience des lendemains qu'on espérait forcément plus adaptés à nos souhaits et à nos désirs.
Le temps à l'arrière semble n'avoir été qu'une poignée d'années, et on ne se rend pas compte que les prochaines à venir sont d'ores et déjà condamnées à y ressembler dès qu'elles auront amorcé le virage du présent, pour s'ancrer à hier...

Oui... Il y a des longueurs... Ces moments où l'on se sent en instance entre deux époques, entre deux instants, dont l'un est toujours trop long puisqu'il nous place dans l'attente du second... un peu comme si, sans être complètement en mode pause, on avait l'impression d'avancer au ralenti...
Les longueurs, c'est quand on sent qu'on n'est pas à plein régime, que des circonstances ou des évènements freinent notre développement, et que le principal facteur nécessaire à l'atteinte du plein régime est le temps qui passe... et la patience...
Les longueurs de la vie, c'est quand notre patience est mise à 'épreuve : rien n'est plus éprouvant que d'éprouver ses capacités d'attente...

Oui... Il y a aussi des périodes d'une rapidité incroyable, ces heures et ces jours qui s'empilent sans qu'on ne puisse saisir l'instant : à peine nés déjà disparus dans les trappes du temps, et aujourd'hui qui court vers son destin déjà tout tracé de passé en puissance...
Il y a ces moments que l'on voudrait garder, ou seulement faire durer... parce que le gout du sourire nous est agréable au coin du cœur, et que son parfum nous donne l'envie de respirer la vie à plein poumons...
Tous ces instants qui passent trop vite, où l'on découvre comme on aime être là, et qu'on accepte en bloc le bon et le moins bon, pour avoir le bonheur d'en connaitre encore, et encore, des qui y ressembleront...

La vie a ses dénivelés inégaux, ses côtes à vitesse réduite où l'on sue et transpire, et ses descentes enivrantes et vivifiantes... La vie n'est pas un "plat pays" qu'on traverse sans peine ni effort, à vitesse constante et égale...
La vie est une somme d'instants, avec des équations entre parenthèses, et des exposants variés qui changent toute la polarité... mais ce sont bien ces facteurs changeants et imprévisibles qui constituent la meilleure partie de sa définition...
Réjouissons-nous de ce que demain a fort peu de chance de ressembler à hier, plutôt que de le craindre...

La vie a ses longueurs certes... mais nous tenons le guidon et pouvons aussi changer les vitesses... ...

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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 23:22

" Celui qui n'a pas Noël dans le cœur ne le trouvera jamais au pied d'un arbre."
Roy Lemon Smith


Attention ! ... Attention !...

Dernier rappel : veuillez déchausser de toute urgence vos charentaises et autres mocassins divers... (si possible décrottés et désodorisés)... sans quoi le Père Noël risque d'être bien embêté pour déposer vos commandes...
Evidemment, comme chaque année, j'en entends déjà objecter que le Père Noël n'existe pas...
Comment ça, le père Noël n'existe pas ?...
Noël, on l'a dans le coeur et dans l'esprit, et sur ces deux terrains, on est totalement libres de faire pousser ce que l'on veut... même des pères Noël !...

J'ai été bien embêtée quand mes enfants m'ont posé la question, la fameuse question qui signe une part de magie en moins, une part d'enfance dont on pourrait se séparer... peut-être même qu'on commence à entrer dans l'âge adulte par ces fameuses révélations-là...
J'ai zigzagué sur le fil de mes mots dans les histoires et la magie de Noël...
J'ai expliqué l'esprit de Noël, dont le but n'est pas de recueillir un max de paquets au pied du sapin...
J'ai raconté le Père Noël et la préparation des cadeaux à laquelle tout le monde doit participer...
J'avais surement des guirlandes qui scintillaient au fond des yeux et du cœur, et l'envie que le Père Noël continue sa route sur l'histoire de sa légende...

Et puis, finalement... que le Père Noël existe ou pas, est une considération totalement accessoire. Il n'y a que les adultes qui croient vraiment que les enfants sont dupes de toutes les cachoteries qu'on leur fait à ce moment précis de l'année, de tous ces jouets qu'on achète pour des cousins, neveux ou autres connaissances, et qu'ils découvrent toutefois à l'identique, le lendemain de la grande attente de Noël..
Noël prend encore plus de valeur et de beauté une fois la révélation faite... parce qu'alors ce jour particulier devient véritablement moment de partage et d'échange...

La préparation de Noël fait partie de Noël : préparer le sapin, deviner les attentes de chacun, préparer son festin... et puis attendre...
L'attente est le concept central de cette période : attente dans les files des magasins, attente des congés obtenus, attente du grand soir, attente des invités, attente des cadeaux, attente du repas, attente... et pour la plupart, malgré l'impatience, on reste dans un esprit de joie, avec des sourires accrochés sur le bord de l'âme...

Noël est aussi une sorte de fête de la lumière : on illumine les intérieurs et les extérieurs... on rajoute sur le quotidien des décorations qui changent des couleurs habituelles dans lesquelles on évolue... ça nous réchauffe de l'intérieur aussi...

" Et alors ?... Il existe ou pas le Père Noël ?..."
"Il n'existe pas en tant que personne... mais on a tous quelque chose de Noël en nous !...
Et moi je continue à mettre mes chaussons sous le sapin de toute façon !... au moins je sais où ils sont ..."

"Noël... Cette jolie période de l'année où on ne songe plus au passé ni au futur, mais rien qu'aux présents ! "(Antoine Chuquet)


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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 23:22

" Dans ma pauvre vie si plate et si tranquille, les phrases sont des aventures."
Gustave Flaubert


Les phrases sont des aventures... elles conduisent toujours vers l'inconnu...
On ne sait pas avant le point final ce qui se déliera de mots, ce qui apparaitra comme sens arrêté... un instant, en suspens...
O phrases, qui suspendez l'histoire... faites-nous savourer ce voyage langagier, et donnez-nous à rêver, encore... et encore...

Les phrases sont des aventures, des infidélités à la réalité parfois, des liaisons visuelles ou auditives qui nous renversent l'imaginaire, et dans lesquelles on oublie, on s'oublie, et on se complait... tromperie au réel avec un arrière-gout exaltant de clandestine intimité partagée...
Les phrases sont des aventures, et l'on revêt des personnages comme des costumes d'apparat, qui nous donnent l'illusion de nous dédoubler à l'infini, d'être autre, tout en restant soi-même...

Phrases mutines, sauvages, libertaires et libertines, qui nous font voler jusqu'à des cieux d'oubli à en perdre la conscience de l'instant, à s'en enivrer loin de la platitude et du quotidien.
Oui ! Flaubert a raison, les phrases sont des vaisseaux en partance pour des destinations inconnues, que l'on embrasse du regard et qu'on ressent intensément quand elles nous kidnappent l'esprit tout en entier...
On se laisse prendre au jeu, on se laisse guider dans un mouvement d'oeillades en va et vient, dont on ne sait guère quand se révèlera l'issue, le point culminant, le pic de satisfaction...

Phrases qui se dessinent sans qu'on maitrise totalement le geste... qui s'écrivent fluidement d'un mouvement rapide, ou qui se dégustent tout doucement...
Phrases qui interpellent et font courir nos réflexions, par une main qui effleure, et qui effeuille un à un tous nos à-priori...
Phrases qui caressent nos idées dans le sens qui nous plait, ou bien qui brusquent nos pensées par d'inattendus développements...

Les phrases sont un refuge facile pour qui cherche à se construire un monde parallèle, qu'il posséderait et pourrait orchestrer en maître...
Les phrases paraissent parfois, avoir une existence propre et ne se servent des mains du transcripteur que pour se faire jour...
J'aime être à la fois les mains qui servent et les mains qui bâtissent, les mains qui frappent ce que dicte l'esprit, et l'esprit qui s'anime en voyant la liberté qui lui est donnée d'exprimer en direct, en automatique ce qui l'emplit sans qu'on ne puisse le voir, avant que n'apparaissent les mots tracés...

Phrases magiques que l'on écrit tout bas, juste pour soi... et pourtant que l'on aime à partager pour unir, l'espace de quelques signes typographiques, deux intimités en une sorte de communion de mots et de concepts...
Phrases thérapeutiques qui exorcisent les maux en se jetant en pleine page, terrassant ainsi les mots qui blessent ou qui dérangent...
Phrases poétiques quand la frivolité et la sérénité s'allient pour donner le jour aux visions personnelles et aux ressentis immédiats...

Oui... Aventurez-moi !... Aventurez-moi encore !...
Jusqu'à ce que tout l'encre du monde soit sec... ...


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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 23:46

" Malheur à ceux qui se contentent de peu."
Henri Michaux

Rêver en grand est mal vu...
La culture judéo-chrétienne, largement délimitée par la religion, nous a habitué à l'idée que nous devons vivre une vie modeste, et ne rien convoiter, pour mériter la vie éternelle au Paradis. Il est bien vu de se faire humble et d'être un brin victime, parce qu'ainsi on pourra bénéficier d'un traitement de faveur quand on aura rendu les armes...
Mais est-ce bien raisonnable de fonctionner encore avec ce genre de schémas archaïques ?...

Il ne faut pas oublier qu'avant d'être conçu comme un instrument d'élévation spirituelle, la religion a surtout aidé à soumettre les peuples et à asseoir une domination, et une emprise sur eux, en vue d'assurer un ordre social, qui profitait à quelques uns avec le consentement de tous ainsi obtenu et maîtrisé...
La religion s'appuie pour une bonne part sur la peur, elle sème dans l'imaginaire des graines d'épouvante si l'on s'écarte de la morale qu'elle impose. Elle enseigne que l'être humain est par essence, redevable à son Dieu du fait même qu'il lui doit la vie, et qu'une fois celle-ci achevée, c'est encore devant Dieu que l'on fera les comptes.
La vie se résume donc à une sorte de libération conditionnelle entre deux entrevues avec Dieu... et cet espace-temps ne sert qu'à prouver qu'on est bien le sujet fidèle que Notre Père qui est aux Cieux est en droit d'exiger...

Mais si l'on fait l'effort de se projeter en dehors du caracan religieux qui sous-tend notre condition humaine, et que l'on raisonne le monde en terme d'unité, dont nous serions des maillons à l'image de tout ce qui vit sur cette terre : les données changent immédiatement de priorité, et le bien de tous devient le bien de chacun... et inversement...
En œuvrant pour son bien propre, on agit sur le bien de tous...
Ainsi posé, il parait tout à fait légitime de rêver en grand, et de chercher en tout le meilleur...

Se contenter de peu n'est pas acte d'humilité aussi admirable que l'on veut bien le présenter, se contenter de peu c'est aussi ne pas trouver le courage de vouloir être soi dans toutes les dimensions possibles...
L'être humain n'est pas fait pour être soumis à des idéologies lobotomisantes, il porte en lui une puissance d'action et de réalisation que seule, sa peur, l'empêche de mettre en œuvre...
Se contenter de peu, c'est faire insulte aux capacités que nous possédons, un peu comme si malgré le fait que l'ont ait un poste de télévision en couleurs, on réduisait ces dernières de façon à regarder le film en noir et blanc...
Pourquoi ?... Pour quelles (bonnes) raisons pourrait-on ainsi limiter ses capacités d'action, et en plus en tirer fierté ?...

J'ai beau chercher... Je n'en vois aucune... ...

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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 23:45

" On peut voir celui qui regarde, mais on ne peut pas entendre celui qui écoute."
Marcel Duchamp


Un paradoxe qui colle bien à l'époque que nous vivons : ce que l'on voit prime sur tout...
La vue est un des sens que nous utilisons et développons le plus. Pourtant, relationnellement parlant, il n'est pas du tout évident que ce soit sur ce sens qu'il faille s'appuyer pour établir le jugement le plus valable...
La vue peut être perçante certes, mais elle se limite aussi bien souvent, aux apparences, à ce qu'il est possible de percevoir. Les illusions d'optique son là pour nous montrer pourtant, combien nos sens peuvent nous induire en erreur...

On peut voir celui qui regarde, parce que l'action ainsi effectuée est elle-même visible. On peut suivre le regard de la personne, trouver le point qui fixe son attention...
Comment peut-on entendre celui qui écoute ?... Nos oreilles ne sont pas préparées à observer ce genre de phénomène, et puis entendre le silence, relève de la prouesse, puisque nous partons du principe que le silence est l'absence de bruit...
Néanmoins, au-delà d'un constat effectif possible, on peut très bien entendre celui qui écoute, en appréciant la concentration qu'il porte pour ce faire...

Il n'est pas tout à fait vrai de dire que l'on ne peut pas entendre celui qui écoute : on ne peut pas l'entendre par nos oreilles, mais on reçoit en retour l'attention qui est dédiée à cet acte.


Celui qui écoute peut très bien ne pas le faire en silence, celui qui écoute est celui qui entend les mots et tout ce qui n'est pas dit mais qui fait partie de la communication quand même...
Celui qui écoute n'est pas simple oreille tendue qui reçoit des ondes sonores : pour bien écouter, il faut aussi avoir une certaine capacité d'analyse, afin de décoder les modalités du langage...

Dans un environnement autre que relationnel, en milieu naturel ou dans les arts qui mettent à l'épreuve cette capacité auditive, celui qui écoute se met en position de receveur, de capteur...
En milieu naturel, écouter est une ouverture à l'unité de la nature, et met en œuvre d'autres sens à notre insu...
Dans le cadre relationnel, écouter est aussi se laisser envahir par les différentes sensations que provoquent le langage de l'autre, et qui inévitablement transpirent des mots...

Ne soyons pas comme Saint Thomas, et acceptons aussi de croire parfois sans preuves...
Ne dit-on pas : absence de preuve... ne vaut pas preuve d'absence... ...

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 23:14

" Dans le temps, même le futur était mieux."
Karl Valentin


Il n'y a guère qu'en conjugaison qu'on appelle le futur, futur simple... parce que même en l'examinant sous toutes les coutures, le futur parait s'annoncer compliqué...

Il n'y a là aucun pessimisme suggéré, juste des réalités à examiner et à prendre réellement en compte. On croit à tort, que le futur pourra changer de couleur par des mesures politiques ou économiques... mais, la seule façon de se dessiner un futur avec une vision et une ligne d'horizon moins réduites, c'est de changer par nous-mêmes, sans attendre que d'autres le fassent à notre place...
C'est par la conscientisation de nos responsabilités individuelles qu'on pourra avancer dans l'avenir, et non par des décrets et des lois...

Nous sommes aux portes de notre futur, et nous ne pouvons pas l'envisager comme nous l'avons toujours fait jusqu'à maintenant, des remises en question sont nécessaires, et ces questions-là, c'est à chacun de se les poser...

Nous venons de passer une époque où le "chacun pour soi" a régné en grand maître, faisant de quelques uns des "puissants" acquérant ainsi le privilège d'exploiter à la fois les autres et l'environnement. Toutefois l'individualisme a mené à des extrémités de l'absurdité dont nous commençons à entrevoir les conséquences...
Nous ne pouvons pas vivre comme des maillons isolés dans la grande chaine de la vie. Tout autour de nous est étroitement lié, seul l'homme s'est proclamé au-dessus de cette logique d'ensemble, et on voit bien où cela nous a mené...

Oui... Autrefois, le futur était mieux parce qu'il allait de soi, on ne se posait pas la question si oui ou non, demain ressemblerait à aujourd'hui, il était évident qu'il le serait... à quelques dégrés et gouttes de pluie près...
On ne demandait pas l'impossible au futur, on acceptait de vivre dans un monde qui lui-même était acceptable... Le progrès aidant, on est parvenu à un monde qui devient de plus en plus difficile et difficilement supportable... même pour lui-même...
Le progrès, en rendant certaines tâches plus simples nous a beaucoup compliqué la vie... il faut bien l'admettre !...

Nous ne changerons pas le passé, mais nous devons changer le présent si l'on veut autoriser le futur à se concrétiser.
Le passé est une histoire terminée sur laquelle il n'est pas question de revenir, mais le présent est en cours, avec toutes nos possibilités d'agir dessus... Il est temps de réagir si l'on ne veut pas définitivement changer le futur en un conditionnel imparfait...

La conjugaison est difficile à maitriser sans faire d'erreurs, mais tentons quand même...
Qui vivra verra... ...

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 23:13

" Ce monde, vous savez ce monde de grandes personnes, je n'en suis pas !"
Katherine Mansfield


Faut dire qu'en règle générale, il n'est pas très séduisant le monde des grandes personnes, à se demander comment ça se fait que les enfants ont encore envie de grandir... Ceci dit, le monde actuel des enfants est-il mieux ?... Entre la peste et le choléra, quand il faut choisir, c'est cornélien aussi...

L'appellation de "grandes personnes" m'interpellera toujours...
Rappelez-vous dans votre jeune temps, ce que représentait ce concept...
Pour ma part, j'étais très perplexe sur le fait que les "grandes personnes" puissent être des êtres "supérieurs" et plus "matures". Je les observais en détail et écoutais avec beaucoup d'attention la "sériosité" de leurs propos. Malgré le fait que j'étais une "petite personne", ma conscience du monde valait bien la leur...
Néanmoins, j'ai grandi, jusqu'au jour où l'on m'a aussi admise dans le cercle "privilégié" des "grands"... Tu parles !...

On dirait que certains pensent vraiment qu'il y a un monde des "petits" et un monde des "grands"...
Quand j'appartenais au premier, je m'y sentais aussi inadaptée qu'en atteignant le second...
N'y aurait-il pas, comme dans les jeux vidéos, des mondes cachés ou secrets, où je pourrais trouver une place qui me convienne ?...

Les enfants croient que grandir leur permettra d'atteindre la liberté... c'est peut-être à cause de ce mensonge de base qu'on trouve tellement de gens aigris, mal dans leur peau ou dépressifs... parce que la liberté ne s'acquiert pas par l'ancienneté dûe à l'âge.
Le principal reproche qu'on peut faire aux grandes personnes c'est de se faire porte parole de nombreuses illusions en toute hyprocrisie... mais peut-être après tout, en sont-elles vraiment dupes...

Les "grandes personnes" ne sont pas fiables, elles oublient si vite les "petites personnes" qu'elles ont été. Elles s'immergent dans un univers trop sérieux et trop carré, et font mine de se préoccuper du monde qui les entoure, en ne mettant finalement au centre de leurs réflexions, que leur propre confort...
Je ne sais pas si je n'ai jamais grandi, ou bien si je n'ai jamais été "petite", mais quel que soit le cas, je n'ai pas vu de différence au passage d'un stade à l'autre. Je ne sais pas si c'est grave... ou pas... je porte le masque de l'adulte plaqué sur mon visage par le regard des autres, et je m'en sens quelquefois en imposture...

Le monde des grandes personnes nous oblige à adopter un ton et un air sérieux, qui nuisent à l'épanouissement de l'authenticité qu'on a en soi. On se plie aux règles du jeu, et on sent son "je" qui ploie, sous le poids des convenances... Peut-on vraiment dire qu'avec les années, on avance ?...

Décidément, ce monde des grandes personnes, je n'en suis pas, mais...
Ne dites rien, je voyage incognito......


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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 23:12

" Que d'autres se targuent des phrases qu'ils ont écrites, moi je suis fier de celles que j'ai lues."
Jorge Luis Borges


Les mots créent un paysage, et voyager avec les mots des autres, c'est découvrir de nouveaux panoramas... Naturellement, l'écriture est perpétuelle création, à moins de faire des lignes de punition répétitive, mais malgré tout, chacun porte en lui un univers de mots particuliers, qui malgré les mots qui changent, parlent avec les mêmes couleurs...
Il y a le vocabulaire employé d'une part, et la façon d'agencer les mots, il y a la plume et l'encre, il y a le support et les idées...
L'écriture est un terrain de l'infini : déjà tant de mots écrits, et pourtant toujours de nouveaux horizons qui se découvrent...

On ne saurait dissocier l'écriture de la lecture, et nombriliser autour de ses mots à soi, c'est vraiment restreindre ses possibilités d'écrire. Qui se contente de ses propres phrases est nécessairement voué à de dessécher...
Par les phrases que j'ai lues, que je lis et toutes celles que je lirai encore, je peux cheminer dans mes pensées à la recherche de mes propres croyances. Elles m'ouvrent à ma propre richesse, puisqu'elles me permettent de chercher au fond de moi les résonances qu'elles appellent, elles entrainent tout à la fois, ma réflexion et mes mots, mes représentations et mes réactions...

Et puis, il faut savoir reconnaitre les beaux mots et les mettre en valeur. Le langage crée le monde dans lequel nous vivons, puisqu'il permet de véhiculer des idées, des rêves et des connaissances. L'écriture est l'accès facilité au langage global, au langage qui s'adresse à tous... à tous ceux qui voudront s'y arrêter.
La force de l'écrit sur l'oral est sa capacité de diffusion sans dilution par des récits trop imprécis ou inexacts. Le support écrit permet de consigner avec fidélité ses pensées, et même de les éclaircir. C'est souvent en écrivant que l'on se rend compte de la clarté ou au contraire, de l'obscurité de ses propos...

Les belles phrases que j'ai lues, oui, moi aussi j'en suis fière, parce que je sais bien que derrière les mots, il y a une personne qui les a d'abord pensé, puis mises en forme et enfin, offertes aux autres. Il y a une part de don dans l'écriture parce que l'acte d'écrire est un acte bien plus intime qu'on ne croit, cette impudeur à exposer au regard d'autrui le secret de ses réflexions, de son imagination, de ses fantasmes et de ses doutes.
Si l'on ne saura jamais vraiment quel est le but au final, de ce besoin de soumettre ses mots aux autres, l'essentiel est qu'ils permettent par petites touches enfoncées ça et là, de faire circuler les ondes de la pensée, afin qu'en se mêlant et en s'amalgamant, elles aident à faire changer le monde. Toute écriture est engagée... y compris les contes de fées.
Que l'écriture se targue de morale ou seulement de création, elle ne laisse jamais indifférente si l'auteur s'y est investi en tant que personne...

Des phrases qui nous ont marqué, on en a tous...
Du proverbe aux légendes familiales qui raccrochent au passé,
De la maxime morale au slogan publicitaire surdiffusé,
Les mots sont partout... et nous habitent tous... ...

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 23:12

" Il faut embrasser beaucoup de grenouilles avant de trouver un prince."
Sagesse populaire...


Malheureusement ce n'est pas en embrassant beaucoup de grenouilles qu'on peut trouver un prince !... Le nombre n'a rien à voir avec l'affaire. C'est comme s'asseoir devant une machine à sous, et croire qu'à force d'actionner la manette, on tirera forcément le jackpot !.. La logique de l'aléatoire ne supporte aucune règle ni aucune loi, et les princes emprisonnés dans des grenouilles n'y échappent pas.

La légende dit que cette phrase était inscrite sur un des coussins du lit de Lady Diana... ça donne à réfléchir avant de se mettre à embrasser des grenouilles !...
La quête du prince charmant est soi-disant l'une des raisons principales au nombre croissant de femmes célibataires... parce qu'en vérité, ce qu'on oublie de nous préciser dans les contes de fées, c'est la suite après "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants...", et du coup, les petites filles grandissent dans ce rêve de vie idéale, jusqu'à ce qu'elles trouvent leur "prince", qu'elles se marient, qu'elles aient des enfants, et qu'elles découvrent la suite de l'histoire que contenaient tous les points de suspension restés en suspens au gré de leur imagination...

Le prince charmant, finalement, qu'est-ce que ça veut dire ?...
Qu'il arrive sur son cheval blanc, avec son langage d'un autre siècle, et son romantisme défraichi et niais ?... On a beau avoir l'esprit fleur bleue, ça va quelques jours, quelques temps mais les yeux remis en face des trous, et de retour à la réalité, on finit par le trouver "charmant" certes, mais un peu couillon aussi...

Le problème des femmes actuellement, c'est qu'elles veulent tout et aussi son contraire. Elles cherchent le prince charmant, en sachant pertinemment qu'il n'existe pas.
Certaines tendent alors à dépoussiérer et réactualiser leurs critères de sélection, afin de se donner une chance de ne pas rester pacsées avec leur solitude.
D'autres ont du mal à lâcher du lest sur leurs idéaux de petite fille arriérée.
Et les dernières embrassent tous les crapauds du coin sans sélection aucune... pensant qu'elles feront avec ce qu'elles trouveront, et que bien habillé et rasé de près, ce sera mieux que rien...

Le baiser du crapaud... Test de sélection ou espoir fiévreux ?...
Il faut quand même être bien désespérée pour tenter l'expérience... ...


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