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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 03:03

" L'amour donné un jour, c'est pour toujours qu'il est donné."
Christian Bobin...


L'amour donné n'a pas de contraire, il ne peut jamais être repris ni volé, dans le pire des cas peut-il n'être pas renouvelé...
La douceur de l'amour donné, est un acquis définitif bien qu'intangible, dont on peut mesurer par la trace qu'il laisse, l'importance relative des choses concrètes et matérielles... L'intensité ne survit peut-être pas à l'épreuve du temps, mais le souvenir de sa saveur oriente de façon certaine notre recherche affective permanente.
L'amour donné est un présent, jamais certain de son avenir, qui se déguste en l'instant et qui n'attend rien d'autre que cet arrêt temporaire de la temporalité...

L'amour donné ne se reprend pas, parce qu'il ne nous appartient plus, dès lors qu'on le laisse sortir de soi.
Appartient-il pour autant à celui qui le reçoit ?...
L'amour donné est-il véritablement don gratuit, ou partage narcissique de soi ?...
L'amour donné est-il donné pour être reçu, ou simple résultat d'une force émotionnelle qui le propulse hors de nous de façon involontaire?...
Fait-on le choix de donner l'amour, ou bien l'amour est-il dépossession de nos armures ?...

L'amour donné, l'amour reçu... doivent-ils être questionnés ou juste savourés comme des présents inespérés ?...
Que l'amour donné le soit par un élan fusionnel, compassionnel ou égocentrique, lui enlève-t-il quoi que ce soit de sa vérité ressentie, ou de sa légitimité ?...
L'amour ne peut pas être question, il doit rester émotion, parce que... qui dit question, cherche des réponses et des raisons, des explications et des conclusions, des points de vue et des débats...
Or, l'amour donné l'est dans sa spontanéité, non dans un bien fondé cartésien ou raisonnant...

On mesure rarement l'amour donné... ce n'est qu'à l'amour reçu qu'on appose cette mesure... Peut-on jamais avoir conscience de l'amour que l'on donne d'ailleurs ?...
L'amour ne se qualifie de don que par celui qui le reçoit, celui qui donne n'est pas conscient de "donner", puisqu'il est dans un cadre émotionnel d'extériorisation de quelque chose qui l'anime, sans analyser plus avant la nature de cette émotion extériorisée...
L'amour est pulsion, qu'il soit charnel ou spirituel, il est captation de soi par une émotion vécue sans chercher à la comprendre...

L'amour depuis toujours a fait couler des fleuves est des océans d'encre, pour le conter, pour l'expliquer et pour le faire vivre, mais en définitive, l'amour reste un phénomène émotionnel méconnu dans ses mécanismes, malgré toutes les avancées de la chimie et des neurosciences...
L'amour est sans explication, sans âge et sans normes, il préfigure l'émotion absolue qui dépasse tout entendement : il est ou il n'est pas, il brule comme il s'éteint, à la fois merveille et torture de l'âme humaine...

L'amour n'est souffrance que si on tente de le contraindre dans un cadre temporel qui ne peut pas lui convenir : comme toute émotion il est soumis à l'instant, et ne lui survit jamais. Sa chance est de pouvoir se renouveler, tout à la fois différent et similaire...

Donner, c'est donné...
Reprendre ça n'est pas voler, reprendre ça est impossible...
Aimer est un engagement sans retour possible :
On peut désaimer de l'avenir, mais jamais désaimer du passé ni être désaimé...
En cela, aimer n'est pas plus fort qu'être aimé... ...

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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 01:56

" Nous avons un monde pour chacun, mais nous n'avons pas un monde pour tous."
Antonio Porchia


L'universalité a ses limites... et la mondialisation n'y pourra rien changer...
Comment peut-on penser, sans être taxé d'utopisme exacerbé, qu'on pourra un jour vivre en paix et en harmonie dans un monde fait pour tous ?...

Nous régnons tous en maître sur "notre" monde, même quand on a l'impression de ne pas en tenir les rênes fermement... mais nous avons chacun des visions personnelles, même quand elles semblent prendre l'apparence de voeux universels souhaités...
Là où quelques uns cherchent l'équilibre, d'autres ont besoin de contrastes et de relief pour être motivés à poursuivre leur chemin...
Qu'est-ce que l'équilibre ?... Quand les "forces contraires" en présence se contrebalancent ?... Ou quand il n'existe plus aucun rapport de "force" ?...

Le monde n'existe que par ce que nous en faisons, et en concevons comme possibilité d'évoluer...
Le monde n'est rien d'autre qu'un mot, qui nous permet de désigner tout ce qui nous est externe, et qu'on ne peut pas apprivoiser selon ses propres concepts, car il appartient à tous, à toutes les possibilités de conceptualisation...

Le monde est un puzzle humain et spirituel, dont chaque pièce à son échelle permet d'obtenir une image, au final cohérente, tout en n'étant isolément rien d'autre qu'un petit morceau de représentation...
Mais rassembler toutes les pièces pour obtenir cette image idéale que l'on souhaiterait contempler comme un tableau fini à accrocher sur les murs de l'humanité, est une tâche impossible... C'est Sysiphe roulant son rocher, bien que conscient de l'inutilité de la besogne...

Toutefois, cela ne signifie pas que nous ne pouvons rien apporter au monde... Chaque morceau de puzzle qui arrive à se loger, à la place qui semble lui être dévolue, apporte un peu plus de stabilité à l'image qui s'esquisse...
Trouver sa place en ce monde, c'est élargir le sien propre par la conscience d'une appartenance collective à un ensemble plus grand, qui par là, nous donne une légitimité d'être qui ne peut pas être contredite...

Le monde que nous nous représentons chacun souffre essentiellement d'un manque de lien avec LE monde. Nous sous estimons l'importance de chacune des pièces, c'est pourquoi nous restons tels des maillons brisés d'un collier, qui pourrait devenir parure nous mettant en valeur...

Oui, les mots sont faciles... Mais concrètement, comment ça se traduit ?...
- La première idée qui me vient, c'est qu'il n'est peut-être pas dans les pouvoirs de l'être humain de dépasser sa vision égocentrique de l'existence, et que de fait, un monde pour tous est irréalisable, puisque conditionnel à une vision élargie de l'humanité...
- La deuxième, c'est que chaque être est un monde spécifique, et que c'est par là-même qu'il est humain. De deux spécificités peut se dégager des champs communs permettant de mettre en oeuvre une culture commune, mais qu'en est-il de milliards de spécificités qui chercheraient à se rencontrer sur le même lopin ?...
- La troisième, c'est que un monde pour chacun n'est pas totalement incompatible avec un monde pour tous, si l'on décide de bannir toute normativité obligatoire et obligeante,mais qu'on se rassemble sur un terrain d'acceptation des différences comme un terreau fédérateur à des semences plus riches et plus variées...
- Enfin, que l'idée d'un monde pour tous, ne signifie pas un monde analogue pour tous dans sa représentation, mais juste un monde donnant à chacun une même valeur...

Et en guise de conclusion... Je sais bien que je n'ai pas le pouvoir de changer le monde... mais j'ai celui de me changer moi-même... si possible, en mieux... ...


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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 01:12

" La vie, on sait bien ce que c'est : un amalgame saugrenu de moments merveilleux et d'emmerdements."
Roger Martin du Gard


En ce nouvel an tout 9 qui vient de débuter, je vous souhaite à tous une bonne année...
Il est difficile de dire à l'avance ce que va nous réserver cette nouvelle cuvée, ni si elle nous apportera l'ivresse ou la nausée... Comme toutes les autres, elle nous donnera des opportunités pour évoluer, grandir, changer... que l'on saisira ou qui nous saisiront... Le calendrier n'a peut-être après tout, aucune autre finalité que celle de nous faire prendre conscience du "mouvement perpétuel", dans lequel nous inscrivons l'espace de nos vies...

L'année 2009 n'apportera rien de très neuf à part de nouveaux changements ... paradoxe du mouvement perpétuel, qui sans arrêt se renouvelle tout en suivant les mêmes rituels...
Les changements sont dans nos regards pas dans les évènements de la vie... On peut regarder d'un œil usé et blasé les nouveaux caps en train de se dessiner et y réagir comme des chars d'assauts blindés, indifférents à la nature du terrain traversé... ou bien s'émerveiller de ce que chaque jour qui se lève s'ouvre sur une scène de théâtre inédite, une "première" chaque jour réinventée... dans laquelle nous avons un rôle à jouer prévu...

Dans tous les cas, l'année 2009 occupera qu'on le veuille ou non, une partie de nos vies... et passera à la trappe du passé d'ici quelques mois... comme toutes les autres...
La question est de savoir si l'on veut qu'elle y passe comme toutes les autres, ou qu'on s'en souvienne mieux que les autres... Il s'agit donc d'une décision personnelle, qu'on pourrait même comptabiliser au nombre des bonnes résolutions habituelles qu'on prend en début d'année...
Cette notion de décision est très importante si l'on veut sentir la vie nous appartenir, ou au contraire la vie nous échapper en glissant sur le fil du temps, sans qu'on arrive à s'y accrocher suffisamment pour savoir qu'on l'a vécu du mieux qu'on a pu...

Pour ma part j'ai déjà décidé que 2009 serait l'année de bien des changements... commencés depuis 2007, première année décidée comme m'appartenant... La route est longue parfois mais jamais monotone quand on sait vers quel horizon on se dirige, et chaque pas qui se fait est un pas acquis, ancré dans une continuité qui nous rapproche de nos aspirations....
Le temps passe vite... évidemment, et on ne peut jamais prévoir quand se présenteront avec exactitude les échéances que l'on se fixe comme paliers de décompression, pour reprendre un peu sa respiration... mais ça n'est pas l'essentiel...
L'essentiel c'est de savoir qu'on avance, et qu'on avance en confiance, même si l'on n'est sûr de rien. Ce n'est pas la certitude d'atteindre ses objectifs qui compte, c'est la foi en la bonne direction que l'on suit, et la croyance que le temps est un allié plus qu'un ennemi...

Sans me prétendre douée de dons de voyance, je peux prédire que 2009 sera une année capitale, pour tous ceux qui croiront qu'elle est moment propice à les faire évoluer positivement, ou qu'elle sera une année "de merde" pour tous ceux qui auront envie de la teinter de catastrophisme "vingteurien" ou "négationniste.".. Cela n'émane pas de Madame Irma, voyante patentée, mais de la simple loi de l'attraction, qui fait que l'on attire ce que l'on visualise ou projette...
A partir de là, chacun choisit son camp... qu'on y croit ou qu'on n'y croit pas, qu'est-ce que cela coute d'essayer ?...

Roger Martin du Gard résume bien la situation je trouve... et, pour autant qu'on soit là encore pour quelques temps, et que des moments merveilleux continuent à exister, ça nous laisse de bien belles choses en perspective à recevoir, qui nous dédommagent bien de ces "emmerdements" qui font aussi de la vie une aventure humaine enrichissante, car les "épreuves" nous laissent rarement sans conclusions à tirer...

Que cette année dite "universelle" en numérologie, vous laisse en partant les meilleurs souvenirs de vie, sera le vœu le plus sincère que je formulerai...
Fasse que ces chiffres soit pour chacun ceux d'une euphorie réelle, l'année du neuf où on rit...
Peut-on souhaiter meilleur calendrier de projets ?......

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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 00:01

Cliquez pour dérouler les articles…

 

584 -- Bonne Année

" La vie, on sait bien ce que c'est : un amalgame saugrenu de moments merveilleux et d'emmerdements."
Roger Martin du Gard


585 -- Ce monde... qui est le nôtre...

" Nous avons un monde pour chacun, mais nous n'avons pas un monde pour tous."
Antonio Porchia


586 -- Donné c'est donné...

" L'amour donné un jour, c'est pour toujours qu'il est donné."
Christian Bobin


587 -- Contrefaçon existentielle...

" N'imitez rien ni personne. Un lion qui imite un lion devient un singe."
Victor Hugo


588 -- Les torts justifiants... et les autres...

" Les querelles ne dureraient pas longtemps, si le tort n'était que d'un côté."
François de la Rochefoucauld


589 -- Vivre dangereusement...

" Il est dangereux d'être sincère, à moins qu'on ne soit stupide aussi."
George Bernard Shaw


590 -- La platitude de la raison...

" Si la raison dominait sur la terre, il ne s'y passerait rien."
Bernard de Fontenelle


591 -- Profil public...

" Les autres ne cherchent pas plus loin que ce que vous leur donnez à voir. Mis à part ceux qui vous aiment."
Christine Orban


592 -- Toc Toc Toc...

" Le dernier homme sur la Terre était assis, tout seul, dans une pièce. Soudain, on frappa à la porte."
Frédéric Brown


593 -- L'étincelle magique...

" On ne doit jamais accorder sa confiance à quelqu'un qui ne sourit jamais."
Henri de Montherlant


594 -- Le sens en question... et en conscience...

" Nous sommes plus curieux du sens des rêves que des choses que nous voyons éveillés."
Diogène


595 -- L'arbre infini du doute...

" Au fond, on ne sait que lorsqu'on sait peu ; avec le savoir croit le doute."
Goethe


596 -- Conseil d'ami...

" Il voulait devenir écrivain. Un ami lui donna le conseil : "Tu t'installes à la terrasse d'un café et tu observes..." Il devint alcoolique."
Denis Langlois


597 -- Allo Maman Bobo...

" Le temps ferme toutes les blessures, même s'il ne nous épargne pas quelques cicatrices."
Marc Lévy


598 -- Les images de la vie...

" L'époque aime bien les substituts : on dit "malvoyant" au lieu d'aveugle, "interruption volontaire de grossesse" au lieu d'avortement, "longue et douloureuse maladie" en place de cancer et "troisième âge" plutôt que vieillesse."
Gilbert Cesbron


599 -- L'erreur du no-futur...

" On ne revient pas au passé, il faut continuer sa route."
Romain Rolland


600 -- Sic !...

" Tout a déjà été dit, mais comme personne n'écoute il faut sans cesse recommencer."

André Gide


601 -- Le pouvoir de pouvoir...

" C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser."
Montesquieu


602 -- Gagner sans KO... ni chaos...

" Contrairement à ce qu'impliquent la plupart de nos préjugés, gagner ne signifie pas nécessairement que quelqu'un d'autre doive perdre."

Stephen R. Covey


603 -- L'énergie visuelle...

" J'ai vu de la lumière dans ses yeux, alors je suis montée."
Michèle Anouf


604 -- Le sens différé...

" Il n'est pas nécessaire qu'un auteur comprenne ce qu'il écrit. Les critiques se chargeront de lui expliquer."
Antoine Prévost


605 -- En ces temps de restriction budgétaire...

" L'oubli économise la mémoire."
Jacques Perret


606 -- L'amour est un partage...

" Nous n'avions qu'une chose en commun : je l'aimais et il s'aimait."
Simone de Beauvoir


607 -- La méthode bordélique...

" L'ordre est le plaisir de la raison, mais le désordre est le délice de l'imagination."
Paul Claudel


608 -- De la réalité...

" On est volés à la Bourse, comme on est tués à la guerre, par des gens qu'on ne voit pas."
Alfred Capus


609 -- Libérer les anges...

" J'ai vu un ange dans le marbre et j'ai seulement ciselé jusqu'à l'en libérer."
Michel Ange


610 -- Graines d'avenir...

" Un optimiste, c'est un homme qui plante deux glands et qui s'achète un hamac."

Jean de Lattre de Tassigny


611 -- Le silence de l'harmonie...

" Apprends le silence et tu apprendras à entendre."
Franck Herbert


612 -- L'imprégnation lexicale...

" On s'accoutume à bien parler en lisant ceux qui ont bien écrit."
Voltaire


613 -- Concentration... Respiration... Action...

" La vie est toujours à un tournant décisif."

Irwin Edman


614 -- La confiance est un bouclier...

" La vie est toujours à un tournant décisif."
Jacques A. Bertrand


615 -- Défaite gagnante...

" Chaque chose que vous ratez vous en fait réussir une autre."
Ralph Waldo Emerson


616 -- Notre Père...

  En vers mais pas contre tout...




 

 

 

 

 

 

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Published by Lo - dans SOMMAIRE
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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 03:51

" J'ai passé une excellente soirée... mais ça n'était pas celle-ci."
Groucho Marx (en prenant congé)


Si la politesse est largement louée et appréciée, c'est qu'elle codifie et simplifie les rapports humains, en réduisant les tensions inévitables qui se jouent entre les personnes. Toutefois, il existe une sorte de politesse que je qualifierai d'insolente politesse, quand elle feint la courtoisie en dégainant les armes de l'ironie pour mieux se fondre dans l'équivoque...

L'insolente politesse, c'est celle qui nous fait mentir "en toute honnêteté", pour ne pas froisser l'autre ou ses intérêts propres.
C'est celle qui nous fait remercier chaudement un hôte que nous avons plus de plaisir à quitter qu'à honorer...
Celle qui nous fait rendre un sourire à cette personne dont la seule vue nous hérisse, mais que notre intérêt ou notre lâcheté nous enjoignent de ménager...
Celle qui taire nos propres opinions pour ne pas déranger ou heurter les esprits bien pensants, tout petits et étriqués, mais malgré tout, attachants bien que sans espoir de guérison...
Celle qui veille à ménager la susceptibilité d'autrui aux dépens de notre sincérité véritable...
Et tellement d'autres cas que chacun pourrait rapporter pour allonger ce court listing...

L'insolente politesse pourrait parfois se confondre avec une hypocrisie à peine déguisée, parce qu'elle devient "socialement" obligatoire, si l'on ne veut pas être dans l'obligation de s'exiler sur une île déserte... Pourtant, quoi que l'on puisse en dire, elle est un mal nécessaire...
Elle permet d'éviter les frictions sur des points de détail, qui malgré tout, ne sont pas d'une importance capitale. Elle est politesse aimable rendue contre service subi parfois...
Il est en effet difficile d'exprimer sa non satisfaction quand quelqu'un s'est "plié en quatre" pour nous faire plaisir ou nous rendre service, et que l'objectif n'est pas atteint. On ne peut pas toujours rejeter sur l'autre la faute de son déplaisir ou de son insatisfaction, c'est aussi assumer sa part de responsabilité que de rendre une politesse courtoise, même si le coeur n'y est pas...

En cette période festive, où les diners de réunion s'empilent les uns sur les autres, il n'est pas rare de constater que les débriefing privés ne correspondent pas toujours aux bilans faits lors des au revoir... On arrondit les angles en société, mais on note en privé les points trop saillants... C'est humain...
Mais il ne faut pas oublier néanmoins, que tout est relatif... et que notre vision des choses n'est jamais que ce qu'elle est : un point de vue parmi d'autres possibles...

L'insolente politesse est aussi celle qui masque à peine son ironie, ou qui cherche consciemment à blesser, en pleine possession du poids des mots prononcés.
Cette politesse-là est d'autant plus désagréable qu'elle agit comme une sorte de coup de matraque par derrière, une sorte de conclusion imprévue et ingrate... Elle est le fait d'individus n'ayant pour référence que leur propre nombril, et qui croient dur comme fer que l'on ne peut se référer qu'à leur jugement pour analyser une situation...
Cette politesse laisse désarmé celui qui la reçoit parce qu'elle surgit sans signe annonciateur...

Il n'est pas très utile de rajouter sur une insatisfaction personnelle, le désarroi d'autrui face à notre sentiment confus, c'est un réflexe aussi égocentrique que cruel.
Considérer que notre propre plaisir dépend d'autrui est une erreur de raisonnement, qui cause de nombreux conflits : nous sommes responsables de la façon dont nous vivons et ressentons les choses, et personne d'autre ne peut en endosser cette responsabilité-là, car nous avons toujours le choix de nos sensations...
Mais il est bien plus simple de reprocher à autrui ce qui nous revient de droit, plutôt que de reconnaître ses propres travers...

L'insolente politesse piétine toute notion de respect d'autrui : à n'utiliser qu'au cas pas cas... ...

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 03:50

" Tout est relatif, voilà la seule chose absolue."
Auguste Comte


Si l'on devait trouver un argument pour justifier qu'il ne faut rien prendre trop au sérieux, ce serait certainement celui-là !... parce que oui, tout est toujours relatif, et qui plus est, soumis au changement...
L'instabilité de la vie est une constante, nous vivons comme sur une balançoire nos existences, avec tantôt le vent en face, tantôt le vent dans le dos... sachant que nous ne sommes pas toutefois, comme ces feuilles mortes sans défense baladées au gré des courants, nous gardons une part de responsabilité tant dans le mouvement ascendant que dans le mouvement descendant...

Notre regard même sur les choses est relatif...
Certains jours nous trouveront fatigués, maussades ou défaitistes, et nos regards sur la vie se feront jour à travers ces meurtrières-là, lapidant tout rayon de soleil qui tenterait de modifier l'éclairage...
Ce qui n'empêchera pas d'avoir des lendemains plus cléments avec une température émotionnelle au-dessus des normales de raison, qui pourra alors changer tout le paysage, et jeter aux oubliettes la meurtrière trop petite par laquelle on guettait la vie...
Notre regard n'est pas un pilier d'appui solide pour établir des jugements définitifs, surtout quand il réduit son cadrage sur des détails ou des instants qui sont de toute manière voués à passer et donc, à disparaitre...

On ne peut pas faire de théorie sur la relativité des choses de la vie, parce que de toute façon la réalité prouve toujours sa raison sur nos théories... Parfois nous avions bien raisonné et la théorie devient cas pratique, parfois nous n'avions pas pris en compte tous les paramètres pour que la théorie survive à l'épreuve de la vie...
Ainsi donc, vaut-il mieux ne pas trop gamberger sur des théories qui nous font perdre du temps, et s'appliquer à faire avec la vie, ce qui nous semble le plus juste et le plus agréable...
On ne pourra jamais vivre sa vie sur théorie de toute manière...

Le fait que tout soit relatif est finalement d'un positivisme à toute épreuve, puisque d'une situation donnée, on peut toujours se dire qu'elle n'est que passagère, qu'elle cessera, qu'elle évoluera, qu'elle ne restera pas figée dans le marbre de nos vies pour le restant des jours qu'il nous reste...
La relativité des choses est une chance à saisir pour supporter sans se laisser trop atteindre toutes nos baisses de régime, puisqu'elle inclut aussi le côté partial de notre ressenti et de notre jugement. Nous pouvons fort bien être dans l'erreur là où nous nous croyons en pleine raison, et inversement...
Le fait que tout soit relatif accentue encore l'idée qu'il faut vivre sa vie un jour à la fois, et que lorsqu'on éteint la lumière sur un jour qui s'achève, on laisse aussi cette part de réalité s'endormir sans savoir comment elle renaitra le lendemain...

Chaque jour est à construire avec ses empreintes d'hier certes, mais aussi avec toutes les nouvelles pierres qu'aujourd'hui nous permet de trouver sur le chemin...
Il y a des jours plus heureux que d'autres, il y a aussi des pierres d'appui de toutes tailles, celles qui ne nous servent pas au moment où on les trouve pourront servir à d'autres moments, suivant l'avancée de notre édifice...

Relativiser vaut mieux que théoriser... surtout si l'on veut vivre plutôt qu'exister... ...

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 03:50

"Les mots, il ne leur manque que la parole."
Pierre Dumayet


La parole et l'écrit sont deux univers très différents... Ecrire n'est pas synonyme de dire...
On peut bien sûr écrire comme on parlerait, mais la lecture est laissée libre d'interprétation par celui qui lit... Le sens peut survivre à la lecture, mais l'intonation, l'ironie, la tendresse, l'agressivité... toutes ces émotions qui demandent plus que des mots, ne se transmettent pas toujours à l'identique...
Il ne manque que la parole aux mots pour se transformer en message personnel... sinon ils restent des mots théoriques, qui se heurtent à la perfectibilité de la ponctuation, du phrasé et de la justesse de ton...
La parole est déjà parfois, sujette à équivoque... alors pour les mots écrits, comment peut-on même penser qu'ils arriveront avec tous leurs bagages de sens et de sensibilité ?...

Les mots sont nos univers : nous pensons en mots et communiquons en partie grâce à eux...
Ils sont parts de nous puisqu'ils sont notre réalité. Plus on possède de mots et plus le monde alentours est riche de dégradés... On peut nuancer son propos, lui donner des reliefs et des développements différents...
On a besoin d'un capital-mot important à faire fructifier, si l'on veut s'ouvrir de nouveaux horizons. Les mots sont les yeux et les oreilles de nos réflexions... Chaque nouveau domaine auquel on s'intéresse a son jargon et ses termes de référence : les apprivoiser nous donne les clés de la compréhension...

Toutefois, quand les mots se font personnels, quand ils sont écrits par des personne que l'on connait vraiment bien, on les entend plus qu'on ne les lit... parce qu'on sait alors où placer les accents, les silences et le langage paraverbal qui accompagnerait leur débit oral...
Les mots se font alors intimistes et doux au regard, parce qu'ils sortent de leur froideur généralisante pour s'adresser à nous...
Quand ils sont utilisés dans ces conditions, les mots écrits bénéficient d'encore plus de force que si on les entendait, parce qu'on peut se les laisser entendre autant de fois que l'on veut... ce qui dans une conversation est plutôt difficile...

Les mots ont la parole facile quand ils se savent à l'abri derrière des écrans ou des couvertures cartonnées, comme des entités redevenus sauvages dont on n'a rien à justifier du sens qui sera entendu... ils sont parfois fuite plus que réelle prise de position...
Les mots écrits sont parfois feintes de lâcheté... pour ne pas affronter la répartie de leur adresse, pour ne pas s'entendre les dire, pour ne pas les voir recevoir... Ecrire peut être beaucoup plus facile que dire, quand émotionnellement on sent bien que la charge est difficile à porter...
Les mots écrits peuvent aussi à l'nverse être courage, puisqu'ils laissent des traces qui pourront toujours s'exhiber, là où la paraole s'efface au vent qui passe dessus et la souffle en d'autres lieux...

Ce qui manque aux mots... parfois c'est simplement nous qui omettons de le chercher... Quand ils sont précis et bien cadrés par la précision des vocables et de la ponctuation, ils peuvent retranscrire avec exactitude la pensée qui les a échafaudé...
Il y a comme ça, des livres qui nous transportent sur leurs lignes, parce que les mots sont comme une histoire que l'on nous raconte, et que récit ou parole, la magie opère, et l'on oublie le support pour vivre l'histoire...

Et puis... les mots ont bien droit aussi à leur silence, non ?... ...

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 03:49

" Poser une question qui ne se pose pas est la plus sûre façon de prouver qu'elle se pose."
François Mitterrand


Qu'est-ce qu'une question qui ne se pose pas ?...
Une question dont la réponse semble évidente, et dont on ne voit pas l'utilité ?...
Une question qui remet en cause de façon gênante un système établi ?...
Une question qui peut être en elle-même gênante ou indiscrète ?...
Une question dont on appréhende la réponse ?...
Une question idiote ?...
Une question sans réponse possible ?...

Sur quels critères se base-ton pour dire qu'une question ne se pose pas ? ... Sur la nature de la question ou sur celle de la réponse pressentie ?...

Comme pour la vérité dont on ne sait pas toujours si elle est bonne à dire, toute question ne serait-elle pas bonne à être posée ?...
Que de questions...

Je partage l'opinion de François Mitterand, et pense que poser ces questions qui ne se posent pas, reste le meilleur moyen de prouver qu'elles se posent, même si leur effronterie ou la vague de malaise passager qu'elles peuvent susciter, sont des aspects à prendre en compte.
Si une question nous turlupine, pourquoi devrions-nous la taire ?...

Il est cependant, des questions dont on ne souhaite pas connaître la réponse, parce que le stade interrogatif, et le cortège de doutes qui l'escorte, nous rassure bien plus qu'une opinion tranchante et tranchée donnée en réplique...
A chacun de savoir s'il veut avoir réponse à ses questions, ou juste matière à alimenter son propre circuit d'interrogations...

La certitude peut être pire que le doute parfois......

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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 01:20

" Soyez toujours prêts à être surpris."
Swami Prajnanpad


L'effet de surprise s'annule par une planification trop rigoureuse de sa vie : il faut savoir baisser sa garde et laisser venir à soi l'inattendu et le hasard. C'est par ces chemins imprévus que le voyage devient route d'aventure propice à toutes les découvertes...
Quand on voyage selon un itinéraire rigide qui ne laisse aucune place aux escales sauvages, on se prive de la meilleure partie du voyage. En effet, les souvenirs qui nous marquent le plus sont souvent issus de circonstances inopinées qui nous conduisent à des expériences qu'on n'avait pas prévues...

Notre vie est un voyage entre deux points T. Nous sommes issus de l'inconnu, et traversons à l'aveuglette tout le territoire d'une vie jusqu'à une destination finale qui, bien que nommable, ne nous renseigne en rien sur sa nature réelle...
Pour pallier ce manque de connaissances, nous essayons de maitriser les évènements et les situations qu'il nous semble possible de contrôler. Or, se laisser conduire par les évènements imprévus, n'est pas laisser la vie nous conduire là où elle veut, mais seulement savoir saisir les opportunités qui apparaissent comme des bifurcations de parcours possibles, que cependant nous choisissons pleinement.

Il n'y a là rien d'irresponsable quand on choisit d'explorer un chemin différent plutôt que de suivre celui que nous pensions prendre au départ, bien au contraire nous nous laissons bien moins conduire par le "destin" en choisissant les routes que le hasard nous indique, qu'en se figeant sur des rails raisonnés et décidés sans les remettre en question.
Le destin n'est pas une écriture de nos vies prédéfinie par une entité supraterrestre, mais bien la réalisation de nos décisions et choix... A tout choix corresponde une réponse de la vie...

Etre prêt à être surpris, c'est ne pas avoir d'idées trop arrêtées sur notre vision de demain... c'est accepter de résoudre l'équation de la vie même quand elle comporte plusieurs inconnues... et que le calcul peut sembler de prime abord fastidieux ou impossible, mais d'être persuadé quand même, que si cette équation nous est soumise, c'est qu'elle possède une solution...

Etre prêt à être surpris, c'est ne pas s'attendre au résultat avant de mettre en oeuvre une action parce que ça n'est pas toujours la conclusion qui est la plus importante si le développement nous permet de soulever des points essentiels... Une conclusion n'est qu'une synthèse personnalisée d'un développement étayé d'arguments après tout...

Etre prêt à être surpris, c'est donner à la vie toutes les chances de nous montrer sa richesse et sa beauté, tout ce que l'on est incapable de penser ou d'imaginer par soi-même, et qui toutefois existe... et peut valoir le coup...

Etre prêt à être surpris... Y a-t-il d'autre façon de bien vivre sa vie ?... ...

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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 22:00

" L'herbe est toujours plus verte chez les autres... jusqu'à ce qu'on découvre que c'est du gazon artificiel."
Jacques Salomé


En ces périodes de festivités où les familles se rassemblent, s'évitent, ou se supportent, on a parfois tendance à se laisser berner par la joie des retrouvailles constatées chez les autres, qui ne trouvent pas toujours un écho aussi serein dans nos propres foyers... parce que, cessons de nous aveugler, chaque famille a ses problèmes, ses dysfonctionnements, ses rivalités et ses hypocrisies : la famille idéale, modèle téléfilm américain peace and love est une image très utopique...
Ceci étant dit, comme en tout, il y a des degrés et des exceptions prêtes à essayer de confirmer la règle...
Renaud l'a très bien résumé en quelques mots, il y a déjà pas mal de temps : "On choisit ses copains mais rarement sa famille..."

Mais le constat de Jaques Salomé ne s'arrête pas au cercle familial, on peut l'étendre à la vie sentimentale, au travail et même à sa propre personne. L'antidote à ce constat est certainement de ne se fier à aucune normalisation possible de ce que doit être la vie, et tous les aspects qu'elle comporte, parce que chaque existence a ses couleurs et ses contraintes, ses hauts et ses bas, ses qualités et ses défauts, et toute comparaison ne peut être que partielle.
On ne peut pas comparer sa vie dans toutes ses manifestations, en considérant chacun des domaines isolément : notre vie est un tout qui n'est pas décomposable en items de satisfaction sur lesquels on pourrait déposer des jugements indépendants...

L'herbe semble toujours plus verte chez le voisin, parce qu'on la voit de loin, on ne s'y penche pas en détail sur chaque brin qui la compose, et on n'en voit qu'un vague rendu...
Nous avons tous tendance à masquer ce qui cloche le plus dans nos vies, par pudeur ou par complexe, et ce qu'on donne à voir de loin ne correspond pas toujours à la réalité.
Nous préférons nous illustrer par ce qui nous flatte plutôt que par ce qui nous blesse ou nous entrave, comme un costume de protection à l'inquisition pas toujours bien intentionnée de ceux qui cherchent à en inspecter la teneur réelle...
Et puis... même si l'herbe est réellement plus verte chez le voisin, ou qu'elle ne l'est qu'artificiellement, qu'est-ce que ça nous apporte concrètement de le savoir ?...

Quand chacun de nous cessera de chercher la comparaison, mais s'appliquera à utiliser toutes ses ressources pour vivre le mieux possible à son propre compte, on se rapprochera sans aucun doute d'une sérénité respectueuse et porteuse d'avenir social plus épanouissant !...
L'essentiel est de prodiguer tous les soins que l'on peut à entretenir l'herbe de son propre jardin, et de ne pas se référer à des modèles dont au final, on ne sait pas grand chose...

L'herbe pour pousser convenablement a autant besoin de pluie que de soleil : l'un comme l'autre en excès lui sont fatals... Nos vies sont à son image... et celles de nos voisins aussi... à moins naturellement, d'avoir recours aux progrès technologiques matériels, et de se satisfaire d'un gazon artificiel, qui bien entendu, restera vert plus longtemps sans grand effort d'entretien, jusqu'à ce que la putréfaction l'emporte et qu'il faille entièrement le changer...

Mais quelle fleur sauvage voudrait bien venir égayer de son charme un gazon artificiel ?... ...

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