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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 01:48

" Chaque chose que vous ratez vous en fait réussir une autre."
Ralph Waldo Emerson


A tous ceux qui tentent de m'accuser de montrer un peu trop d'optimisme, je répondrai que l'optimisme n'a jamais tué personne... là où le pessimisme décime toute envie de vivre et de croire en soi...
De deux maux il faut toujours choisir le moindre, ma décision est prise, et elle est sans appel...

Oui... J'ai la puérilité de croire que tout ce que l'on rate nous donne la possibilité de réussir autre chose, que quand les évènements ne s'enchainent pas selon les prévisions que l'on en avait faites, cela ne signifie pas forcément que l'on est battus par un destin qui fait fi de nous... et que rien n'est jamais définitivement perdu tant qu'on a la volonté et le désir de continuer...

Oui... J'ai la même candeur qu'un enfant parfois à croire que tout finit toujours par s'arranger, et que si la vie n'est pas un conte de fées, elle peut cependant avoir un heureux dénouement... Tant qu'on n'a pas écrit la dernière page et fixé le dernier acte que l'on puisse y graver, on ne peut pas prononcer de conclusion...

Oui... Je crois en l'humain, naïvement je pense que l'on porte tous en nous, un terrain parfois rude d'accès, qui fait de nous des êtres sensibles au monde, que nous nous protégeons tous instinctivement ou par apprentissage... Naturellement on ne peut pas aimer tout le monde, mais on a tous au moins quelque chose d'aimable... sauf malformation congénitale de nos cellules sensibles...

Oui... Malgré le désordre ambiant j'ai foi en l'avenir... Nous vivons une époque charnière qui permet tout espoir, même si l'on a conscience que rien ne pourra continuer comme avant. C'est notre chance, notre "mission". Nous n'avons guère le droit à l'erreur si nous voulons voir nos enfants élever les leurs. Notre responsabilité au regard du passé est grande, mais elle est encore plus grande envers l'avenir...

Oui... Je crois au pouvoir de la pensée, qui conditionne nos actions... Et ceux qui ont envie de s'en moquer ont carte blanche pour le faire, loin de m'atteindre, cela renforce mes convictions... Plutôt que de perdre mon temps à juger de systèmes de pensées de mes pairs, je peaufine et explore le mien : on n'est jamais si bien jugés que par les résultats qu'on obtient...

Oui... Je me sens bien dans ma vie et dans ma peau, et cela n'inclut pas que tout soit exactement comme je le souhaiterai... mais juste que je ne focalise pas sur ce qui ne va pas, et que je fais avec ce qui va. On n'est jamais très réaliste quand on croit vivre des situations de fin du monde, parce qu'à la vérité, tout peut toujours être pire...

Oui... Je n'angoisse pas par anticipation des évènements ou des vérités qui ne sont pas parvenues à l'instant présent, parce que "la peur n'évite pas le danger", et que l'anxiété ne produit jamais de bonnes solutions aux défis que l'on projette. Au pied du mur, quand un chien enragé menace de nous croquer, on trouve toujours une solution pour le sauter... Pourquoi passer son temps à guetter un hypothétique chien enragé, qui peut-être ne menacera jamais de nous croquer ?...

Oui... Je pense que les échecs et les défaites sont des maux nécessaires, même si peu agréables. Ils nous apprennent qu'on est beaucoup plus forts qu'on ne le soupçonne, et que nous sommes notre meilleur (et parfois seul) allié sur lequel on peut s'appuyer fidèlement... et que nous possédons infiniment plus de ressources que nous croyons le savoir...

Oui... Tout ce que j'écris ici ne flirte pas avec la démagogie, mais bien avec ce que je suis...
Oui... J'écris des mots qui me ressemblent... ...

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 00:01

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617 -- L'instinct moral...

" La conscience ne trompe jamais : elle est à l'âme ce que l'instinct est au corps."
Jean-Jacques Rousseau


618 -- L'exigence bienveillante...

" Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner."
Antoine de Saint Exupéry


619 -- Le repos de l'action...

" Je continue à composer parce que ça me fatigue moins que de me reposer."
Mozart


620 -- Echappées sauvages... hors scène...

En vers mais pas contre tout...


621 -- Faire le tri...

" L'acte fondamental d'une vie est de décider ce qui est important et ce qui ne l'est pas."
Henry de Montherlant


622 -- Météo raisonnable...

" Il vaut mieux qu'il pleuve aujourd'hui plutôt qu'un jour où il fait beau."
Pierre Dac


623 -- La source secrète...

" Il y a un lieu en moi où je vis toute seule. C'est là que se renouvellent les sources qui ne se tarissent jamais."
Pearl Buck


624 -- A la bonne dose...

" La solitude est à l'esprit ce que la diète est au corps, mortelle lorsqu'elle est trop longue, quoique nécessaire."
Vauvenargues


625 -- L'utopie de l'encre émotionnel...

" Dommage que ni les rires, ni les sourires, ni les pleurs ne s'écrivent. Ils sont la vie."
Clémence Desrochers


626 -- Deux au singulier...

" En amour, quand deux yeux se rencontrent, ils se tutoient."
Alphonse Karr


627 -- Comme un trou de mémoire...

" Le bonheur, c'est d'avoir une bonne santé et une mauvaise mémoire."
Ingrid Bergman


628 -- A vos plumes !...

" Nous sommes tous les romanciers de notre vie."
Rosa Montero


629 -- Bilboquet sentimental...

En vers mais pas contre tout... 


630 -- Désirer...

" La seule vraie tristesse est l'absence de désirs."
Charles Ferdinand Ramuz


631 -- Cotation humaine...

" Notre valeur ne s'estime ni à nos dons naturels, ni à notre physique, mais bien à ce que nous saurons faire du potentiel que nous avons tous en nous."
Catherine Rambert


632 -- Ce qui existe...

" Les choses qu'on ne nomme pas, n'existent pas vraiment.'
Johanne Rigoulot


633 -- Mode Shopping...

" Les poches sous les yeux c'est franchement inutile : on ne peut rien mettre dedans !"
Michèle Bernier


634 -- Pour un moral d'alpiniste...

Extrait de " Petite philosophie pour ceux qui veulent atteindre le sommet de la montagne "
de Catherine Rambert


635 -- Retrousser son coeur...

" Il est plus facile d'aimer les gens que de vive avec eux -- l'amour, c'est du rêve, la vie à deux, c'est du travail !"
Barbet Schroeder


636 -- Lire dans le marre de la vie...

" On ne peut prévoir l'incidence qu'auront certains évènements dans le futur ; c'est après coup seulement qu'apparaissent les liens.
Vous pouvez seulement espérer qu'ils jouent un rôle dans votre avenir.
L'essentiel est de croire en quelque chose -- votre destin, votre vie, votre karma, peu importe.
"
Steve Jobs


637 -- Bonne nuit les petits bruits !...

" Le silence est pour les oreilles ce que la nuit est pour les yeux."
Pascal Quignard


638 -- Sans détour...

" Les compliments c'est bien beau, c'est bien agréable, mais on ne sait jamais si c'est sincère, tandis que les insultes : ça vient du cœur !"
Daniel Gagnon


639 -- Lapalissade Proustienne...

" Il est vraiment rare qu'on se quitte bien, car si on était bien, on ne se quitterait pas."
Marcel Proust


640 -- En avant toutes...

" Ne pas pouvoir revenir en arrière est une forme de progression."
Frédéric Dard


641 -- Tuer le dragon...

" Pour ravir un trésor, il a toujours fallu tuer le dragon qui le garde."
Jean Giraudoux


642 -- Make it yourself...

" Tous les gestes sont bons quand ils sont naturels. Ceux qu'on apprend sont toujours faux."
Sacha Guitry




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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 01:13

" Il faut faire confiance aux gens. A qui d'autre pourrions-nous faire confiance ?"
Jacques A. Bertrand


Les relations humaines ne sont jamais simples... et à vrai dire, je me demande bien pourquoi ...
La confiance donnée et accordée est la clef de voute de la couleur d'une relation. Il n'y a jamais d'éléments qui nous font accorder ou pas notre confiance. Nous n'accordons notre confiance que par décision. Cette décision peut se baser sur des éléments réels ou supposés, "prouvés" ou seulement ressentis...

La pire façon d'exister est bien de vivre dans un monde où tout n'est que méfiance et défiance, on y risque à tout moment la paranoïa chronique. Cette paranoïa est un bagne mental duquel il est très difficile de s'échapper, parce qu'elle jette sur le monde ses barbelés de haine et de peur...
Même si accorder sa confiance est une prise de risque, celui-ci n'est pas plus important que lorsqu'on joue à un jeu de hasard : on peut y perdre bien sûr... mais si on gagne, le lot en vaut la chandelle...

On passe sa vie à prendre des risques... ou alors on ne vit pas...
Ce n'est pas en gardant sa réserve qu'on peut construire une confiance, parfois il faut savoir faire le premier pas, et tendre la perche... même si à d'autres il peut s'avérer plus prudent et plus payant de ne pas saisir celle que l'on prétend nous tendre...
Mais en même temps, Jacques Bertrand a raison : si nous ne faisons pas confiance aux gens, à qui peut-on faire confiance ?...

On peut se faire confiance à soi... naturellement... mais on vit toujours parmi d'autres, dont on ne peut pas affirmer dans mentir, que leurs vies n'a aucun impact sur nous... Nous sommes tributaires des relation sociales, même si nous n'en entretenons pas de plus personnelles.
On peut faire confiance à LA vie... Et on se demande sur quoi se bas alors notre confiance... Sur nos espoirs ?... Sur nos illusions ?... Sur une conscience évoluée de ce que nous formons un tout qui a sa cohérence, même si on ne la comprend pas ?..
On peut faire confiance à la chance... On peut faire confiance à SA chance...

Mais le mieux c'est quand même de faire confiance à d'autres... comme nous... pour partager, échanger et traverser la vie comme on traverse un pays...
C'est toujours mieux quand on s'y sent accompagné et accompagnant...

Afficher sa confiance, c'est un peu comme agiter un drapeau blanc...
L'ennemi peut tirer s'il le souhaite et atteindra sa cible sans risque aucun... juste au prix de sa conscience... Il en va de même pour les esprits fourbes ou traitres...

Mais la confiance reste un bouclier efficace contre la morosité... satisfaction garantie... ...


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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 01:13

" La vie est toujours à un tournant décisif."
Irwin Edman


On s'imagine parfois en parlant de la vie, qu'elle s'articule autour de quelques moments clés, autour desquels notre destinée se décide et fait choix d'une direction qui conditionne tout jusqu'à la prochaine phase clé...
Mais c'est une vue un peu étriquée... Je pense plutôt comme Irwin Edman, que notre vie est toujours à un tournant décisif... seulement nous ne comprenons qu'on est dans le virage, que lorsque l'on se rend compte que ça fait un bon moment qu'on tourne le volant, et que la courbe continue toujours...
C'est d'ailleurs pour ça qu'on n'arrive pas toujours à son amorce avec la vitesse adéquate... et pas question de freiner une fois le virage commencé parce que , tout bon pilote vous le dira, il ne faut surtout pas freiner et tourner en même temps, sinon on risque le crash !...

Si l'on décide de considérer la vie sous cet angle, alors il faut prêter attention à tous ces petits "riens" de la vie que nous avons tendance à négliger. Il nous faut aussi être conscients de nos capacités de concentration et de notre respiration pour ne pas risquer de manquer d'air en restant en apnée...
Ceci dit les tournants en prendre ne sont pas toujours des passages dangereux, casse-gueule ou verglacés... Il y a des routes sinueuses magnifiques auxquelles on prend plaisir... parce qu'elles nous mènent à un endroit de rêve... ou parce que la vue y est imprenable...

Les tournants décisifs ont ceci de positif, c'est qu'ils nous placent devant des choix à faire ou des décisions à prendre. Nous y sommes donc totalement acteurs, engagés et responsables. Pouvoir expérimenter que notre vie nous appartient est quand même la meilleure chose qui puisse nous arriver : c'est quand on se sent impuissants qu'on a l'impression de perdre pied, pas quand les situations demandent une attention accrue ou une habileté extrême...

Dire que la vie est toujours à un tournant décisif n'est pas une formulation satisfaisante : la vie est une succession de décisions, et nos atouts devant les difficultés sont variables, ils "tournent" selon les problématiques...
Ce n'est pas la vie qui nous pose problème, c'est notre façon de l'envisager et les aspirations après lesquelles on court, parallèlement avec les moyens dont on dispose, au moment où les situations s'imposent...

Vouloir généraliser la vie est toujours difficile à soutenir. Il n'y a que des cas particuliers exposés à des individus uniques... Comment peut-on croire, jamais, y apporter des affirmations universelles ?...
L'essentiel est de bien intégrer que nos vies ne sont qu'entre nos mains, même quand il nous semble que nos possibilités d'action et de réaction sont réduites. Il n'existe pas de situation devant lesquelles nous n'ayons rien à faire : même l'absence de réaction est une réaction...

Quand nous prenons les commandes de notre véhicule personnel, au sortir des transports en commun maternisés, nous ne savons guère manœuvrer le volant aisément, il nous faut de longues années d'apprentissage en conduite accompagnée pour obtenir la reconnaissance de nos capacités et l'aisance de conduite...
Puis nous devenons conducteurs, sans autre compte à rendre que le respect du code de conduite... dont nous adaptons nous-mêmes les modalités au gré de nos croyances et de nos compétences...
Pour que l'action soit bien menée, il faut en amont la concentration et la respiration qui régule le taux de stress et favorise la clarté de pensée...

Les tournants décisifs se négocient comme n'importe quel virage : évaluer la courbe, arriver à la bonne vitesse, et accélérer dans la corde pour lutter contre la force centrifuge qui pourrait nous faire dévier... Pas de quoi avoir le pouls qui s'accélère... Savoir que l'Esprit en nous veille, et que rien de définitivement mauvais ne saurait mettre en péril nos capacités...

Et puis les lignes droites au style autoroutier, c'est monotone et lassant, non ?... ...

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 00:07

" On s'accoutume à bien parler en lisant ceux qui ont bien écrit."
Voltaire


L'environnement participe de façon significative à la construction de tout individu, que l'on parle de l'environnement social, culturel ou même économique...
Nous sommes des éponges, nous absorbons le monde qui nous entoure et nous englobe...


Nous parlons avec le vocabulaire que nous engrangeons. Si la pauvreté lexicale devient une préoccupation certaine avec l'avènement de la culture tchat et SMS, il n'en reste pas moins que nous pouvons faire l'effort, personnellement, de développer notre niveau de langage en variant nos sources de lecture : "Télérama", "Gala" ou "Jours de France" ne peuvent pas être considérés comme des supports d'écriture suffisants pour nous enseigner les belles lettres, et t(p)rouvent vite leurs limites...

Le domaine de l'écrit devient un véritable terrain d'écueil. L'orthographe et la grammaire posent de plus en plus de problèmes aux jeunes générations, et leurs aptitudes rédactionnelles font peur... C'est dommage... et dommageable pour leur enrichissement personnel...
La lecture offre un panorama varié, on n'est pas forcément fan de littérature romanesque ou de "belles lettres", la philosophie, la sociologie, la psychologie, les sujets traitant du développement personnel, l'histoire, la géographie... ont tous divers degrés d'accessibilité parmi les ouvrages existants. Chacun peut trouver livre à son intérêt comme chaussure à son pied...

On objecte souvent que, dans nos vie super speed, on n'a plus le temps de lire...
Il est vrai que nos rythmes de vie sont quelquefois difficiles à soutenir, que la fatigue est le lot quotidien de beaucoup d'entre nous, mais... justement cette alternative récréative que peut nous donner la lecture vaut largement, en terme de détente, les programmes du cable ou les derniers jeux dispo sur la Wii...

Toute activité que l'on exerce sur une durée de façon concentrée, poursuit son cheminement en nous quelques temps après l'avoir arrêtée, c'est normal, nous ne sommes pas des robots avec des programmes qui s'enclencheraient ou cesseraient, selon qu'on tourne le bouton sur la position "On" ou la position "Off"...
Après avoir vu un film ou une émission, on y pense encore un peu après, les jeux vidéo mobilisent beaucoup de ressources longtemps après avoir éteint la console car les stimulations et la concentration ont été mises à rude épreuve.
Le "temps d'évacuation" est proportionnel à l'intensité de concentration mise en oeuvre... Il en est de même pour la lecture, les mots continuent leur route après qu'on ait refermé l'ouvrage consulté... et c'est ainsi qu'ils laissent se graver des empreintes qui marqueront et façonneront le cours de nos pensées...

Le langage est notre façon de transmettre et de recevoir le monde... Ne nous laissons pas déposséder de ce qui est à notre portée pour vivre dans un monde plus grand... Une richesse de vocabulaire permet d'affiner ses jugements, ses ressentis et ses perceptions, en affinant notre pensée conceptuelle...
Plus le cerveau est stimulé, plus il s'enrichit... Plus il parvient à développer de connexions neuronales, plus il se développe... Et il n'est pas question ici, d'addition mais de croissance exponentielle...

Si nous ne pouvons peut-être pas tous "écrire bien", c'est à la portée de chacun de "parler bien"... ...


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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 00:27

" Apprends le silence et tu apprendras à entendre."
Franck Herbert


C'est en apprivoisant son propre silence que l'on arrive à ouvrir plus largement son champ d'apprentissage. Tant que l'on passe le plus clair de son temps à focaliser sur ses paroles plutôt que sur son écoute, on est dans le "vouloir donner" plus que dans le "accepter de recevoir"...
Et la sagesse n'est qu'à quelques très rares exceptions près fruit d'un enseignement que l'on donnerait soi-même...
Le silence est aussi un bon moyen de traduire et de faire reconnaitre son humilité et son respect à la face du monde.
Le silence est une victoire sur son propre orgueil, en réussissant à imposer l'écoute qui permet à l'autre de se dire et de se signifier comme un autre égo aussi important que le nôtre particulier... plutôt qu'en étant narcissiquement flatté de l'écoute dont les autres témoignent à notre égard.

La flatterie narcissique de sa propre "grandeur" ne peut rien apporter. Il faut s'extérioriser de son petit monde personnel si 'lon veut goûter à des horizons plus élargis.
Le silence de la solitude est facile à apprivoiser, c'est le "silence social" qui demande plus d'efforts...
En effet, il est considéré comme "normal" de communiquer avec ses pairs, même si l'échange n'est pas hautement satisfaisant. La communication relationnelle s'appuie essentiellement sur le langage, le silence est vu comme une sorte d'échec de communication. On occulte complètement sa dimension de recentrage et de réflexion, d'apaisement et de gestion des tensions et des émotions.

Le silence nous apprend à aiguiser nos perceptions, et pas seulement nos perceptions auditives. Dans le silence on est plus attentif...
Le silence développe nos facultés de concentration et d'observation, notre capacité de réflexion et d'imagination, comme si nous avions sans arrêt besoin de remplir notre monde d'éléments témoins de vie...
Se revendiquer du silence, c'est un peu comme entrer dans un supermarché avec un caddie vide, une faim de trois jours et un budget restreint... On est forcés de prêter attention à la fois aux quantités et à la qualité des choses...

Le silence a une fonction d'évacuation...
Il permet de vider le brouhaha continuel dans lequel nous sommes immergés en cette ère de surconsommation médiatique et technologique.
Le cerveau humain est ainsi fait qu'il emmagasine à notre insu des tas d'informations, qui ne nous sont ni indispensables ni utilisables, juste qu'elles entrent en nous via notre perception multisensorielle, sans que l'on en ait conscience, et petit à petit elles prennent tellement d'espace qu'elles font disparaitre l'espace-réflexion individuel que chacun a en soi...
Le silence permet de reprendre contact avec cette espace-réflexion personnel, et d'ainsi réactiver notre fonctionnement individuel d'analyse des situations. Cette fonction est essentiel si l'on est à la recherche de l'harmonie intérieure, c'est-à-dire un moyen d'apprécier le monde et de s'y sentir partie nécessaire autant que les autres...

Le silence, non seulement recentre, mais nous donne une place pour vivre, une place à soi, sa place... parce qu'il réenclenche des processus de jugement et d'évaluation issus de nos ressentis et de nos perceptions immédiates, alors que le brouhaha de la vie nous en éloigne...
Il est plus que jamais nécessaire de redonner au silence la place qui lui revient, si l'on veut retrouver un monde acceptable pour vivre, un monde acceptable pour soi-même d'abord, et par conséquent un monde acceptable pour les autres...
En effet, si nous trouvons et nous prouvons cette "acceptabilité" à nous-mêmes, nous devenons plus efficace pour la transmettre aux autres...

Le silence est une source d'enseignement individuel tournée vers l'extérieur... ...


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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 23:55

" Un optimiste, c'est un homme qui plante deux glands et qui s'achète un hamac."
Jean de Lattre de Tassigny


L'avenir n'est jamais que la récolte du moment présent, une fois qu'il sera échu... Il n'est pas plus utopique de le projeter grandement positif que grandement négatif, alors à choisir autant vivre dans l'idée d'une récolte fructueuse plutôt que dans la crainte d'une disette...
La programmation positive de nos attentes entraine une confiance, qui sert bien plus notre motivation et nos entreprises, que les doutes ou les réserves que l'on émet sur les jours futurs...
Ce qui serait idiot c'est de s'acheter un hamac en attendant de trouver les deux arbres idéalement placés pour le recevoir. La poursuite d'un idéal comme base de vie est toujours dangereuse, quand on s'en remet à la bénédiction de la providence pour nous permettre d'atteindre cet idéal, sans œuvrer activement à cette fin.
Planter deux glands, c'est aider la providence à se mettre à notre service...

Nous plantons tous des glands, parfois avec des buts conscients, parfois un peu à l'aveugle, parfois sans le savoir...
Certains les regardent grandir en gardant leur hamac sous le coude, d'autres attendent de voir les arbres pour savoir quelles ressources nouvelles vont pouvoir être exploitées... d'autres encore plantent des glands comme les écureuils enterrent leurs réserves de nourriture avant l'hiver, sans se rappeler ni où ni pourquoi ils le font ni la majesté d'un chêne une fois qu'il sera complètement développé...

Nous amalgamons souvent avec ironie, "optimisme" et "illusion", comme s'il était puéril, naïf ou idiot de penser au bon côté des choses... et que prévoir une issue plus défaitiste, plus négative, serait la logique normale que la pensée devrait avoir...
Mais... Pourquoi ?...
Quand on est dans l'expectative d'un dénouement, qu'il s'agisse de n'importe quoi, quand nous n'avons pas en main et en tête les éléments pour en présager l'issue... Pourquoi devrait-on trouver plus raisonnable de cautionner cette tendance ?...
"Parce que c'est mieux d'être agréablement surpris que de se prendre une claque !..."
Je suis d'accord sur le principe de "l'action-réaction", mais pas sur la logique de prévisualisation...

Une bonne surprise est indéniablement plus réjouissante qu'une mauvaise, mais la loi de l'attraction fait que l'attente d'un résultat positif aura plus de chance de nous aider à saisir la moindre opportunité, d'être attentif à tout ce qui nous rapprochera de notre but quand on le considère comme un acquis presque certain, et à l'inverse elle activera notre reconnaissance et notre recherche de signes susceptibles de nous indiquer que nos projets auront des difficultés à aboutir si notre tendance est à la défaite annoncée...

La confiance en soi que suscite l'optimisme est une arme bien plus efficace pour se défendre de toutes les petites attaques de la vie, que la défiance permanente vis-à-vis de l'hostilité du monde à notre égard.
Le monde n'est mauvais que par et pour ceux qui le projettent ainsi...
Pour les autres, il est constamment source d'émerveillement et de plaisir à savoir reconnaître et apprécier...

On peut parcourir la planète entière, les lieux, les gens et les climats ne sont pas responsables de l'appréciation qu'on a du monde... Il n'est que le reflet de notre monde intérieur... ...

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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 23:32

" J'ai vu un ange dans le marbre et j'ai seulement ciselé jusqu'à l'en libérer."
Michel Ange


L'intuition est une faculté de l'esprit sur laquelle on ne peut apposer aucune explication, et dont on ne sait si on doit la classer parmi les fonctions évoluées de notre cerveau, ou parmi les fonctions instinctives... Elle nous pose question, et parfois dilemmes...
Tout ce sur quoi l'on s'accorde, c'est que l'intuition est une sorte de perception immédiate, qui résulte d'un travail inconscient de l'esprit, et qui peut s'appliquer à des situations en cours comme à des situations futures ou passées. On impute quelquefois à l'intuition des fonctions de prédiction par des sortes de "vision" ou de perceptions sensitives qui nous motivent à choisir telle direction ou telle autre...
L'intuition fascine autant qu'elle effraie, et garde tout son mystère malgré les progrès de la science...

Les artistes sont souvent pris pour de grands intuitifs du fait de l'orientation un peu "visionnaire" de leurs oeuvres. Ainsi Michel Ange qui déclare voir cet ange là où personne d'autre ne saurait l'imaginer...
L'intuition demande avant tout de grandes capacités de "communion" avec le monde alentours, c'est-à-dire d'être prêt à s'ouvrir au monde pour le recevoir... tenir ses sens en alerte et être attentif à ce qu'ils nous renvoient...
L'intuition n'est pas le privilège de quelques uns, nous avons tous dans notre cerveau droit, une zone dédiée à sa cause, mais rien ni personne ne peut nous obliger à la mobiliser. L'intuition résulte aussi d'une démarche volontaire de se mettre à l'écoute de ses ressentis... et de leur faire confiance...

Pourquoi après tout croyons-nous plus aisément ce qui découle de raisonnements logiques, que ce qui émane de sensations immédiates non assujetties à la raison ?...
Pourquoi cette domination de la raison sur nos vies ?...
Ce n'est pas avec la raison, que les mots qu'on écrit prennent la force du lyrisme ni la beauté de la poésie...
Ce n'est pas avec la raison non plus qu'on aime et qu'on déteste...
Ce n'est certainement pas avec la raison qu'on trouve le bonheur partout où il se dissimule...
La raison est l'outil cognitif central de nos vies, mais on a besoin de multiples outils pour se bricoler une existence sur mesure : se contenter seulement de la raison nous limitera inévitablement dans sa construction...

L'intuition nous guide vers ce qui est bon pour nous, comme un savoir ancestral ou prémonitoire qui serait enregistré dans la mémoire de nos cellules, et qui saurait se mettre en mouvement dans les moments où il nous sentirait branlant sur nos raisons d'agir ou de ne pas agir selon ce qui nous convient le mieux...
L'intuition, certains l'appellent même notre ange gardien, Dieu, l'Esprit en nous...
Mais qu'importe le nom qu'on peut lui accoler, l'essentiel est de lui faire confiance, pour lui permettre de s'échapper de nos carcans intellectuels...
Ne soyons pas de marbre devant ses chuchotements... car Michel Ange ne peut pas satisfaire tout le monde...

N'avons-nous pas, nous-mêmes, tous un ange en nous à libérer ?... ...

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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 01:17

" On est volés à la Bourse, comme on est tués à la guerre, par des gens qu'on ne voit pas."
Alfred Capus


Nous vivons dans le réel incontestablement... pourtant nos vies sont régies par des tas d'abstractions. Nous jouons avec des concepts et des mots , des idées et des prévisions, comme si elles avaient une réelle existence... Mais quand on y pense, tout cela frôle le non-sens...

L'argent par exemple, devient de plus en plus immatériel.
Nous recevons un salaire en échange d'un travail, dont on ne voit pas la couleur, hormis des chiffres sur nos relevés de compte. Nous payons de l'index la plupart de nos achats, par quatre chiffres tapés sur un boitier... et dont parfois nous avons du mal à nous représenter les sommes ainsi dépensées. Nous griffonnons notre signature sur des bouts de papier prédécoupés et en échange nous obtenons des biens tangibles ou des "privilèges" comme allumer la lumière ou vivre quelque part...
Nous parlons beaucoup d'argent, nous gérons de l'argent, nous "plaçons" de l'argent, nous comptons de l'argent... et tout cela sans toucher à un seul billet ou pièce de monnaie...

Tout cet argent en circulation, que nous ne voyons pas beaucoup "circuler, fait tenir debout "l'économie"... Tout un monde !...
En raison de la "crise" actuelle, nous devons être prudents dans notre gestion financière... Cette "crise" devient comme une chose ayant existence propre, comme un vilain monstre sorti du néant, venu nous déstabiliser... Attention, on ne sait pas de quoi la "bête" est capable...
Mais elle n'est pas sortie du néant, cette crise, elle est seulement la conséquence d'un système absurde, dont les bases vacillent parce qu'il ne repose sur aucune réalité capable de le soutenir.
La Bourse est une invention à la fois géniale et diabolique, puisqu'elle permet à partir de pas grand chose de faire beaucoup d'argent, en organisant des jeux de passe-passe, où le plus fin stratège pourra s'en tirer à bon compte, sans trop d'investissement ni d'effort à fournir...
On y brasse beaucoup plus de vent que d'argent...

La guerre est un concept très particulier aussi... C'est une métaphore assez explicite pour montrer jusqu'où peut aller l'aliénation d'une population. On ne s'y bat pas pour son propre compte, seulement au nom d'une nation, d'un Dieu ou d'une conviction qu'on nous aura soufflé à l'oreille. Comment peut-on faire lever ainsi des milliers de haine ?...
L'ennemi qu'on a en face est souvent dans le même cas, machine à tuer par obéissance à l'ordre donné, libre arbitre mis de côté...
On y tue et on s'y fait tuer beaucoup plus qu'on ne la "gagne"...

Le bonheur n'échappe pas à cette "dématérialité" de la vie...
On s'engage à la poursuite d'un inconnu total, sans beaucoup d'indices pour suivre son chemin. On cherche des routes qui n'ont jamais été construites ni même tracées pour rejoindre au bout de soi-même, un peu plus d'harmonie...
La matérialisation du bonheur ne se constate que par des sentiments positifs eux-même difficilement palpables...
A sa recherche on y perd son temps beaucoup plus qu'on ne l'apprécie...

Et quand on rêve un peu trop fort, un peu trop haut et que quelqu'un l'entend, on nous assène l'implacable "Sois réaliste !" "Rends toi compte des choses réelles !.." ... Et on reste un peu perplexe devant la logique de ce genre de paroles...
Etre réaliste, c'est admettre que "l'économie" régit nos vies, que la "crise" est un ennemi à combattre, et qu'au bout on trouvera le "bonheur"... C'est si simple une fois qu'on nous explique... A se demander pourquoi des fois on se sent largués par "la" vie...

"LA vie" ?... La mienne ?... La vôtre ?... La nôtre ?... A qui appartient alors ce concept ?... ...

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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 01:19

" L'ordre est le plaisir de la raison, mais le désordre est le délice de l'imagination."
Paul Claudel


L'ordre apaise l'esprit, parce qu'il a une logique, explicable et compréhensible... Le désordre, lui, est le résultat d'un ordonnancement différent des choses... mais n'a pas moins de légitimité que l'ordre, si l'on y réfléchit bien...
L'ordre est commandé par la raison, parce qu'impliquant un effort d'organisation de l'espace ou du temps... Le désordre est fils de liberté et d'individualité...
L'ordre est conservateur, souvent résistant à l'innovation sans tout remettre en question... Le désordre est changement perpétuel...
L'ordre sécurise, rassure, donne des repères clairs et nets... Le désordre rend nécessaire une réflexion différente, et des compétences d'adaptation toujous en éveil...

Si l'on ne suivait le cours de ses pensées que de façon ordonnée, on tournerait en rond les mêmes idées, selon le même programme... C'est quand on les laisse vagabonder et partir tous azimuts qu'on a vraiment l'impression de se servir correctement de nos facultés intellectuelles...
Suivre un ordre, une méthode n'est qu'affaire d'attention...

On ne crée rien dans l'ordre, au sens où la créativité puisse s'exercer, parce que l'ordre implique une notion de continu, de continuité... et donc de résultats attendus...
Si l'on connait le résultat avant d'entreprendre, forcément qu'on élague pas mal de possibilités autres...
C'est dans le désordre de ses pensées que l'on se découvre... C'est dans le désordre de sa vie qu'on se révèle... Le désordre est propice à initier la découverte...
L'imagination aime à voguer vers l'inconnu...

La méthode bordélique a aussi ses risques et ses failles. On ne peut pas lâcher tout contrôle sur la vie...
On peut lâcher prise sur ce que l'on ne peut pas changer, mais un peu d'ordre est nécessaire pour ne pas sombrer dans une confusion dangereuse, qui peut faire perdre aussi tous nos repères...
La méthode bordélique, pour être productive, doit être "ordonnée", canalisée, pour éviter aussi de se sentir trop marginalisé... et appliquée essentiellement aux sphères les plus personnelles de sa vie, afin de tirer profit de ses capacités de découverte...
De plus, la méthode bordélique ne résiste pas à l'épreuve de la matérialité. Dans l'espace le désordre peut vite devenir ingérable... et improductif, alors qu'en conceptuel et intellectuel, il peut aider à développer de grandes idées... qui se présentent d'elles-mêmes à l'esprit sans qu'on tente de les chercher de façon raisonnée et rationnelle...

Mais... ne jamais oublier que l'imagination est toujours plus forte que le savoir... ...

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