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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 00:49

" Dommage que ni les rires, ni les sourires, ni les pleurs ne s'écrivent. Ils sont la vie."
Clémence Desrochers


Les mots ont leur magie et leur pouvoir de transport en d'autres lieux, d'autres mondes, d'autres rêves, mais se heurtent à leurs propres limites quand il s'agit de nos transports humains... Comment écrire un fou rire ?... Comment écrire un sourire ?... Et comment remplir de mots le silence des larmes sans en corrompre le sens ?...

Nous percevons le monde avec nos sens, mais la sensualité, elle, n'est pas ce que nous percevons. La sensualité, c'est ce que nous faisons de ce que perçoivent nos sens...
Nous rions, nous sourions, nous pleurons, mais ce n'est pas le bruit de l'éclat, le rictus de la bouche ou la rivière qui se forme le plus important. Le plus important, c'est l'émotion en amont qui les a provoqué...

On lit beaucoup mieux les mots d'une personne de connaissance plutôt que ceux d'un anonyme, tout simplement parce qu'on peut poser sur ces mots, une voix, une intonation, des mimiques et des sensations éprouvées que l'on reconnait... On y trouve la place juste des silences et des pauses, des accents et des appuis de voix, des hésitations et des exclamations...
Les mots écrits noir sur blanc, qui n'ont qu'une typographie réglementée peuvent véhiculer toutefois des émotions aussi, quand ils appellent quelque chose en nous, parce qu'ils font résonner des choses qui nous parlent dans notre expérience personnelle... quand ils y arrivent... mais ils n'y parviennent pas toujours...
Ils n'y parviennent jamais tout à fait, parce qu'il y manque tous ces petits riens qui font qu'une communication devient humaine, vivante, émotionnelle et personnelle...

Il est peu courant de noter dans ses phrases, les gestes dont on accompagnerait les mots, les mouvements des yeux et de la tête, les expressions faciales et les changements de tons... Les smileys peuvent, parfois, tenter de pallier à ce manque de précision de l'écrit, mais ne sont jamais que des petits ronds jaunes rondouillards, qui prêtent plus à sourire qu'à ressentir...
Ils peuvent cependant préciser le sens des phrases à double sens, en indiquant une piste de lecture différente que celle que l'on suivrait sans leur présence...
Leur usage reste limité au cadre des échanges personnels, il ne viendrait à personne l'idée de les introduire dans les journaux et dans les livres théoriques...
Avec l'arrivée d'Internet et des messageries instantanées, on n'a pu que constater cet état de fait : le langage écrit a du mal à passer le cap de l'émotionnel, parce que décrire une émotion est beaucoup trop long alors qu'en communication orale, elle résulte de l'immédiateté et se définit par cela même...
L'émotion n'est pas réflexion ni explication, l'émotion est... ou n'est pas...

Ainsi l'écrit se trouve-t-il placé en dehors de la vie, par incapacité à la réduire en mots... Tout est langage, mais le langage écrit n'est pas ce "tout"...
Et même quand on les écris, ces rires, ces sourires, ces pleurs... l'écriture en déforme la consistance du fait de leur extraction du réel pour les graver sur un support. Ils sont la vie, oui... et la vie ne s'arrête pas, elle est rythme incessant dans lequel chaque élément s'insère dans une cadence, et qu'on ne peut pas examiner isolément sans en modifier la mélodie...
C'est peut-être dommage qu'on ne puisse pas écrire tout cela... mais peut-être pas après tout... Si le langage écrit était l'équivalent parfait de la communication orale, on réduirait la vie à des mots... Et les mots, aussi doux et caressants soient-ils ne peuvent pas fournir la même chaleur et la même énergie quand on les lit ou quand on les reçoit de visu par tous nos sens...

C'est peut-être dommage... mais c'est heureux, que les mots aient besoin de nous tout en entier pour se bien poser au creux de l'oreille...
Pourvu que ça dure !... ...

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 02:42

" La solitude est à l'esprit ce que la diète est au corps, mortelle lorsqu'elle est trop longue, quoique nécessaire."
Vauvenargues


Finalement certains conseils de sécurité routière peuvent tout à fait s'appliquer à la conduite de nos vies. Il est préconisé de faire une pause toutes les deux heures quand on conduit... Sans se mettre entre parenthèses aussi fréquemment, il semble nécessaire de se retirer du mouvement de la vie à intervalles plus ou moins réguliers : la solitude en est le meilleur moyen...
Le calme de la solitude apaise les tensions. Nous n'avons pas tous les mêmes besoins, et il n'est donc pas possible de faire des prescriptions générales applicables à tous, mais je pense qu'en étant un peu attentifs, on peut cerner les doses qui nous conviennent...

La solitude permet de se reconnecter à sa propre personne, sans plus avoir à tenir compte de la vie autour de soi, et nous met en mode "pause" de toute sollicitation extérieure. Je ne sais pas si une solitude trop longue pourrait être mortelle, mais je suis sure qu'une carence trop importante me rendrait insupportable, voire invivable...
La bonne dose est difficile à évaluer... et surtout à établir...
Il y a des gens qui semblent redouter la solitude, ces moments de face à face avec soi faute d'interlocuteurs, et d'autres à l'inverse, qui semblent craindre le contact de leurs pairs, ces miroirs réfléchissants et parfois déformants de ce que l'on renvoie...
Savoir apprécier la solitude permet de mieux apprécier les autres pourtant. C'est quand on est dans la dépendance d'autrui que les relations sont boiteuses. Quand la rencontre avec l'autre ne vient pas de la nécessité mais du plaisir, elle est incontestablement plus épanouissante de part et d'autre...

Comme en voiture, il est important de respecter ses limites dans la conduite de sa vie... et si l'on ne prend pas le temps, de temps en temps, de regarder son compteur, on ne voit même pas qu'il est temps de ralentir, voire de s'arrêter...
Mais un peu comme le font certains limitateurs de vitesse, on a un corps qui fait sonner ses alarmes quand les courroies sont au bord de la rupture ou que la surchauffe menace les soupapes... On peut les entendre, ou les ignorer par habitude de les entendre résonner... jusqu'à ce que les courroies pètent vraiment ou que les soupapes explosent... et qu'on n'aie plus d'autre choix que de se garer sur le bas côté le temps de réparer les dégâts...
La solitude est réparatrice, elle retend les envies de vivre flétries par les moments de stress, et liposuce les idées parasites qui viennent se superposer sur nos vraies motivations... Elle nous redessine un sens réel à notre vie en nous offrant un réel instant de bien-être entièrement dédié à nous-mêmes...

La solitude n'est pas un mal nécessaire qui nous mettrait sur le banc de touche en attendant d'être appelé à nouveau à jouer sur le terrain de la vie... Elle n'est pas non plus temps mort orienté vers un retour à la vie réelle... Elle est vie et construction à part entière...
La solitude est une source de bienfait tant pour l'âme que pour le corps, elle est moment privilégié à passer en sa propre compagnie, et invite à rechercher en soi ses propres forces et richesses...
La solitude, c'est un peu comme une bonne douche chaude après l'effort physique, une façon d'évacuer les tensions et de se laver le cerveau de toutes les infos en trop qu'on reçoit en permanence... quand solitude rime aussi avec silence... évidemment... La solitude télévisuelle par exemple n'est pas solitude, mais isolement pitoyable de la vie sociale sans bénéfice aucun pour l'humain qui la subit...

Une bonne solitude... c'est comme un bon fou rire... on l'apprécie et on s'en souvient avec plaisir... ...

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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 00:21

" Il y a un lieu en moi où je vis toute seule. C'est là que se renouvellent les sources qui ne se tarissent jamais."
Pearl Buck


Oui... Il y a un lieu en moi où je vis toute seule... que rien ni personne ne peut, ni ne pourra jamais atteindre. Il n'est pas dicible avec des mots d'ici, parce qu'il n'est pas univers de mots ou de pensée, mais lieu plus globalisant, à la fois sensitif et sensuel, impalpable et réel...
Peut-être que la conscience où l'âme viennent de cet endroit-là, qui n'est ni matérialisable ni descriptible, il est fait de "sensations" qui n'émanent pas des cinq sens reconnus et nommés. On ne peut l'appréhender que de façon intuitive...
Il est ce qui nous habite à l'intérieur et qui n'est pas le fruit de réflexions ou de pensées que l'on peut traduire avec des mots. S'il ne peut être partagé, c'est parce qu'il ne peut pas être délimité précisément, ni par le langage ni par des gestes, ni par des actes dans son intégralité...

Ce n'est ni un refuge ni un endroit que l'on garde secret volontairement, mais bien l'impossibilité de le verbaliser et de le décrire qui en fait un lieu où l'on vit seul. Il en transparait bien des bribes par ci par là, à travers la sensualité exprimable par le corps et les ressentis que l'on dégage, mais toujours de manière parcellaire...
Je pense que c'est dans cet endroit que loge notre "vérité", notre unicité et notre singularité. Le fait que l'on ne puisse pas le dire et l'analyser comme on peut le faire avec un concept, une idée, ou une sensation physique nous le rend souvent difficile d'accès même à nous-même...
Il n'est ni raisonné ni raisonnable, mais bien en dehors de toute intellectualité et de tout rapport physique. Il est le "je" et le "moi", la conscience du monde et le temps atemporel...

S'il n'est pas besoin de faire des efforts conscients pour l'atteindre, la solitude néanmoins lui est plus favorable que le brouhaha. Il me semble que ce que visent les pratiques méditatives, c'est bien de pénétrer cet endroit, cet aspect de notre être, d'établir ou de rétablir, une sorte de communication ou de connexion avec cette part de nous qui, bien que fondatrice est souvent négligée...
Si toutes les formes de spiritualité enjoignent à la réflexion, la méditation voire à la recherche d'un état de transes, ce n'est pas raison. Le but de commun est de sortir du système de pensée par l'intellectuel, pour fonctionner selon un mode plus réceptif et intuitif de perception immédiate et acceptée sans plus aucune résistance... et de laisser ainsi "entrer" et "sortir" cette connaissance du monde dont on ignore la provenance, pour la mettre à notre profit par un effort conscient d'acceptation et de non jugement...

Notre source secrète contient le même élixir de vie, que les sources que nous pouvons toucher du bout de nos doigts, et nous est aussi nécessaire que l'eau que l'on boit... simplement, on n'y prête pas attention...
Je suis convaincue que nos rêves aussi prennent leur naissance à cette source intérieure, ainsi que nos intuitions et nos "feeling"...
Le mot "sentiment" en français, n'exprime pas tout le sens que l'on met dans son homologue anglais. Les sentiments peuvent tout à fait être raisonnés, le feeling lui, relève plus de la sensation perçue sans qu'on puisse la décortiquer et l'expliquer rationnellement...

On peut se noyer dans un verre d'eau... mais jamais dans cette source...
On peut perdre pied dans la réalité... mais jamais dans cette source...
On peut s'empoisonner à une source polluée... mais jamais dans celle-ci...
C'est dans cette source secrète et infinie que se trouvent certainement les secrets du paradis... ...

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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 01:34

 " Il vaut mieux qu'il pleuve aujourd'hui plutôt qu'un jour où il fait beau."
Pierre Dac


On a beau dire ce qu'on veut : la météo influence nos humeurs... On n'aura pas les mêmes envies un jour de grand soleil ou un jour de pluie torrentielle, on n'aura pas les mêmes pensées qui nous viendront ni les mêmes ressentis des choses...
On a beau dire ce qu'on veut... nous sommes psychologiquement et physiquement dépendants de la lumière et de la chaleur du soleil, et l'on vit différemment selon le cycle des saisons.
On a beau dire ce qu'on veut : un rayon de soleil, ça change tout !...

D'ailleurs il est à noter que l'on considère qu'il fait "beau" quand on a une belle luminosité et une température plutôt clémente, et qu'il fait "moche" quand il pleut et qu'il fait froid !... Preuve que l'on peut peut-être s'accorder universellement sur quelques points...
Notre vie d'aujourd'hui, dans les sociétés industrialisées nous a un peu éloigné de l'importance de la météo. Il n'y va plus de notre survie quand les années sont "mauvaises", trop sèches, trop humides, trop froides ou trop caniculaires.
Nous avons parfois même du mal à comprendre les revendications de ceux qui constituent encore "le monde agricole", comme si désormais les fruits et les légumes poussaient directement dans les rayons des hypermarchés... et que l'invention de la climatisation réversible avait pour toujours fait avancer l'humanité dans un progrès acquis...

Pourtant on dirait bien que la terre menace de nous réveiller car ses alarmes sonnent de plus en plus fort... Nous continuons dans un demi sommeil, à rêver nos vies comme on les apprécie, dans un confort de progrès que nous risquons toutefois de payer très cher...
On peut parler autant qu'on veut de développement durable, mais notre façon de vivre, elle, ne peut plus être très durable si l'on ne change pas quelques façons de nous comporter... La météo s'affole, et nos conditions environnementales changent...
Le Ciel n'est pas contre nous, c'est nous qui le molestons...

Je ne veux pas tenir de discours moralisateur, mais nous devons prendre conscience que le soleil, le temps et ses intempéries, c'est notre vie : nous ne sommes que des êtres vivants comme les autres sur cette planète, et on aura l'air malin si tout se dérègle climatiquement... avec nos thérapies comportementales, nos miniaturisations informatiques et nos exigences sociales...
Nous avons besoin de la lumière du soleil pour réguler certains éléments chimiques que nous abritons en nos chairs, et qui contribuent à harmoniser toutes nos facultés. Nous ne sommes pas que des cerveaux capables de se mouvoir, nous sommes aussi des corps avec des besoins physiques et physiologiques... De la même façon, psychologiquement, nous savons tous qu'une baisse de luminosité entraine des symptômes dépressifs...

Alors oui, il vaut mieux qu'il pleuve aujourd'hui plutôt qu'un jour où il fait beau... parce qu'à cette saison, c'est plus facile à accepter... Quand enfin l'été pointe le bout de son nez, on a du mal à replonger dans la grisaille, ne serait-ce que pour une journée...
Et puis la pluie... est nécessaire si l'on ne veut pas habiter un désert...
A cette époque présente où l'on s'habitue de plus en plus à vivre dans l'immédiateté, le cycle des saisons nous parait "dépassé", témoin d'une époque révolu. Ce qu'on voudrait, c'est pouvoir commander sur E-Bay des jours de soleil à peine utilisés contre des jours moins beaux dont on ne veut plus... Mais personne n'a encore réussi à écrire un tel programme...
Bien qu'on sache déclencher les pluies et les avalanches à la demande, on n'arrive pas à faire briller de force le soleil...

Ma météo perso a émis un bulletin d'alerte récemment...
Si ça continue de neiger et de pleuvoir comme ça, sûr que je vais finir par songer sérieusement à l'hibernation... ...

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 00:52

" L'acte fondamental d'une vie est de décider ce qui est important et ce qui ne l'est pas."
Henry de Montherlant


Acte fondamental... mais pas toujours évident...
Dégager les priorités qui font aller de l'avant
De celles qui alourdissent le poids des ans...
Et du temps...

La vie, et son ressenti ne sont que décisions...
Malgré toutes nos impressions contraires...
Trop facile de penser que la vie peut nous jeter par terre
Et de se deresponsabiliser de cette façon...

Savoir ce qui est bon pour soi et l'accepter
Quoiqu'il puisse en coûter...
Equilibrer sa balance pour la faire pencher...
Du bon côté ...

Accepter que l'on n'a jamais tout...
Que l'on doit faire des choix...
Et que faire attention à soi...
N'est jamais du goût de tous...

Faire le choix de toujours se donner le choix...
De ne pas rester bloqué sur des vues figées...
Etre bien conscient que l'on ne vit qu'une fois...
Et comprendre qu'il faut en profiter...

Savoir accepter de déplaire aux autres
Pour rester digne de s'aimer soi-même...
Savoir s'aimer soi-même
Pour pouvoir donner aux autres...

On a tous la liberté de nos choix
Dans la limite du respect et de nos droits
Sachant que tout choix conditionnera
La vie qui en découlera...

La vie est une addition de petits et de grands choix
Qui composent notre menu quotidien... et plus lointain...
Qui s'entrelacent sans fin...
N'en faisons pas tout un plat... mais prenons les mets de choix...

Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises décisions...
Juste des choix selon le cœur ou la raison...
En notre âme et conscience, nous choisissons...
En nos jours et nos nuits, nous les éprouvons...

Décider de l'importance des choses... c'est aussi relativiser... ...

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 00:17

Comment résister à ces appels du large,
Qui nous malmènent, qui nous attirent
Comment faire taire ces relents de désirs
Qui nous encouragent et nous découragent…
S’envoler tout la-haut, prendre les nuages dans ses bras
Et les serrer si fort… à en faire pleuvoir le bonheur
Virevolter dans l’herbe fraîche aux parfums ravageurs
Et sentir dans tout son corps s’évader nos élans d’apparat….

 

Et puis vivre à l’infini, de ce désir de se sentir exister
De sentir en soi, le sang couler comme un torrent sauvage
Indomptable et indompté, qui nous irrigue comme un doux breuvage
Faisant crier ses passions, et le plaisir fou de s’y consumer.

 

Pourquoi vouloir lutter contre ces envies sans retenue qui s’élancent
A chercher la sagesse, à se conformer aux images
On se prend pour des enfants sages
Et on vit des onirismes passionnées pour se venger de nos silences
Timide destinée qui se veut fidèle aux miroirs qui nous guident
Mais il faut assumer nos rêves et nos fantasmes délirants
Pour ne pas passer à côté de nos cris de vie d’à présent
Laisser libre cours à nos grandeurs torrides

 

Vivre à l’infini, de ce désir de se sentir exister
De sentir en soi le sang couler en un torrent violent
Eclaboussant tout sur son passage, rafraîchissant
Déployant ses perles éclatantes à l’air que l’on se donne à respirer

 

Réfréner ses échappées sauvages par peur d’un retour de réalité

Qui nous rejette, naufragés, sur des rivages inconnus
Brisés les grands rêves, détruit le navire et tout perdu
Jeté comme des détritus sur les côtes lointaines du rêve démesuré
Mais rien jamais n’est inutile, si le plaisir éphémère procuré
Nous a fait si bien grandir de l’intérieur, si bien réalisé
Peu importe les conclusions du grand naufrage orchestré
Si le voyage entrepris fut joyeux et coloré…

 

Vivre à l’infini, de ce désir de se sentir exister
De sentir en soi le sang couler en un torrent furieux
Charriant tous les sentiments dans un courant impétueux
Vivre à l’infini, tous ses jours heureux….

L.W. (oct 2001).... ...


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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 00:16

" Je continue à composer parce que ça me fatigue moins que de me reposer."
Mozart


Loin du fantasme de ne rien faire que l'on exprime parfois à l'oral, quand la fatigue nous menace de son ombre cannibale, l'inaction totale n'est pas nécessairement reposante...
Ce n'est pas l'inaction que l'on désire, c'est seulement un lâcher prise d'une réalité d'action, qui nous contraint plus qu'elle ne nous satisfait.
L'action plaisante ou gratifiante, même au prix de la fatigue, physique ou intellectuelle est, elle, facilement dépassable...

L'inaction n'est pas repos quand elle se teinte de pensées parasites qui gâchent la quiétude de l'oisiveté physique par une gymnastique cérébrale qui éreinte les neurones résistants.
L'inaction, vide et béante, qui ne s'assume que par l'impossibilité de mener à bien les actions dont on rêve, n'apporte guère plus de paix.
L'inaction n'est pas synonyme de repos, elle est juste proche d'un arrêt de jeu, d'une mi-temps, imposée ou demandée, avant la reprise du jeu...

Le "farniente" n'est pas inaction par contre... Il est temps volontairement dédié au bien-être physique t émotionnel, et peut passer par l'inaction totale, sans en porter la charge négative...
"Qu'il est donc doux... de rester sans rien faire... Tandis que tout s'agite autour de soi... Touche à tout... sauf à la moustiquaire..."
Le farniente doit se pratiquer comme un art de vivre, comme un antidote serein à tout le stress urbain et mental qui fait pression sur notre capacité à apprécier la vie pour ce qu'elle est : des bouffées d'oxygène qui entrent et sortent de nos corps... et pour lesquelles, ce qu'on a encore de mieux à faire, c'est d'en profiter avant que ça ne s'arrête...

Ainsi les pratiques artistiques, nécessitant parfois de nombreuses heures de "travail", ne sont-elles pas ressenties comme contraignantes, car elles participent à nous libérer du cadre de réalité que trop souvent la vie tente de nous imposer... Sortes de lucarnes d'évasion, qu'on peut agrandir jusqu'à en faire de larges baies vitrées, suivant son investissement, son talent, et la foi que l'on a en ce qui nous porte...
Il existe une sorte d'action qui nous régénère bien plus que le repos, car elle nous vide de toutes les inutiles tensions que l'on subit, et nous remplit le temps et l'espace intérieur de paysages fantasmés et fantastiques, à nous en sentir devenir aussi légers que des bulles de savon qui s'envolent au gré des vent, sans résistance aux changements de direction...

Toutes les activités mettant en oeuvre notre créativité nous replace au centre même de notre monde, et nous distancie du jugement d'autrui. Cette distanciation facilite le lâcher prise, et cette relaxation activée est bien plus régénératrice que toute sieste prolongée...
Ce n'est pas le désoeuvrement qui peut nous donner l'énergie pour agir, pour commencer ou recommencer des tâches que l'on tente d'éviter, mais bien une remotivation valorisante, qui donne sens à nos existences...

Ceci dit... après une bonne composition, il était comme tout le monde Mozart, il devait bien aller aussi au dodo de temps à autre... ...

 

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 22:46

" Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner."
Saint Exupéry


Etre exigeant n'est ni une qualité ni un défaut dans l'absolu, mais une nécessité qui aiguillonne la motivation. Sans exigence, aussi minimale soit-elle, on n'avance guère. Le problème est de savoir doser, de trouver les limites, et d'admettre que l'exigence demande à être modulée et nuancée...
En effet, on ne peut pas demander à tous les mêmes choses, ce serait nier l'unicité et l'individualité de chacun... Si nous étions tous capables de faire, dire et penser en accord exact avec toutes les exigences auxquelles on se confronte dans une vie, cela reviendrait à avouer que l'on est tout interchangeables...

La modularité de l'exigence ne s'applique pas seulement aux autres... elle s'applique aussi à soi-même. Etre trop exigeant envers soi, constitue inévitablement une source de mécontentement, car si l'on ne peut pas atteindre les buts ou objectifs que l'on se fixe, on n'arrive pas à être pleinement satisfaits de soi ni à avoir une bonne estime...
Etre trop exigeant est souvent le défaut des "perfectionnistes"... pour lesquels rien n'est jamais assez bien, assez abouti pour mériter un bon point de contentement. Mais comme le dit le dicton "le mieux est l'ennemi du bien", il faut parfois aussi savoir apprécier modestement les résultats obtenus comme étant déjà une amorce de conclusion positive, même si des améliorations sont envisageables...
On peut toujours mieux faire... même quand on pense le contraire, le jugement restre rarement le même après quelques temps passés à contempler un résultat...

Exiger de chacun ce qu'il peut donner, c'est forcément s'orienter vers le meilleur que chacun puisse donner, puisqu'on prend en compte les moyens et les possibilités réelles, et non plus des points "absolus" de repère que l'on fixe au hasard de ses propres estimations...
Exiger de chacun ce qu'il peut donner, est aussi marque de de considération, puisqu'on accepte par là que l'autre a un potentiel exploitable et qu'on lui permet d'aller y puiser tout ce qu'il sera capable d'en ramener pour accéder à notre requête. Cette marque de confiance, car c'en est une, est plus motivante que l'exigence autoritaire qui place la barre si haut qu'elle en est décourageante avant même le premier essai...
Exiger de chacun ce qu'il peut donner, est une stratégie efficace pour obtenir ce que l'on demande, puisque cela implique de jauger autrui en fonction de ses capacités. Cette analyse préalable des "moyens" disponibles en fonction des situations et de spersonnes, est un gain de temps non négligeable...

Si l'on a des exigences raisonnables, cela revient à poser des défis qui motivent... En revanche, si l'on a des exigences qui paraissent être irrecevables, elles seront vite écartées.
L'exigence doit être un guide, comme l'idéal, pas obligatoirement faite pour être atteinte, mais sommet vers lequel on grimpe...
Il n'est pas dit qu'on puisse obtenir tout ce que l'on peut exiger, mais il est certain que si l'on n'exige rien, on n'obtiendra pas grand chose... Comme la loi de l'offre et de la demande, que l'une ou l'autre manque, et l'équilibre est rompu...

Exiger de chacun ce qu'il peut donner nous garantit une approbation bien meilleure... chacun étant reconnu dans sa spécificité et sa richesse, son "utilité" et sa "richesse"...
Exiger tyranniquement ce que notre situation, notre position ou notre fonction nous permet, n'engage que notre autorité, et ne bénéficie d'aucun crédit par ceux qui la subissent... bien au contraire. Une exigence dont personne ne reconnait le bien fondé est vouée à être déçue...

L'exigence ne peut être un droit légitime que si elle s'appuie sur des réalités possibles...
Une exigence utopique, comme toute utopie, ne peut être atteinte... ...

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 22:31

" La conscience ne trompe jamais : elle est à l'âme ce que l'instinct est au corps."
Jean Jacques Rousseau


On a toujours au fond de soi, quelque chose qui nous approuve ou nous désapprouve dans les choix que l'on fait. Rien ne nous oblige à obéir à ces verdicts internes sur lesquels nous avons peu d'emprise, toutefois lorsqu'on est trop en désaccord avec cette espèce de voie de l'harmonie intérieure, le mal-être ou malaise ressenti est inévitable.
C'est peut-être même un des signes auxquels nous nous devons d'être le plus attentifs : quand une décision prise nous met mal à l'aise, elle est peut-être à revoir...

Oui, la conscience a quelque chose d'instinctif, car elle rend son verdict indépendamment de la réflexion souvent, comme si d'emblée elle possédait son système de valeurs particulier et unique... car il n'y a guère d'universalité de la conscience, même si sur quelques grands thèmes peut-être bien que toutes les consciences du monde se retrouvent...
La conscience n'est pas une entité autonome de l'être que l'on est, même si on peut se démarquer fortement des valeurs qu'elle nous enjoint de défendre à grand renfort de culpabilisation ou de doutes... Elle est fruit de l'apprentissage, de l'éducation et des composantes propres à chaque personnalité...


La conscience est une sorte de mécanisme de connaissance immédiat et indépendant, que l'on ne peut ni ignorer totalement, ni acheter...

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 01:48

Notre Père qui êtes aux Cieux...
Par quelle magie avez-vous réussi à vous installer ici... Par delà les nuages...
Vous dérobant ainsi à nos yeux inquisiteurs et curieux de votre image...
Est-ce pour mieux nous voir, ainsi juché sur votre piédestal cotonneux ?...
Est-ce pour mieux nous duper, de vos serments aventureux ?...

Qu'elles sont donc longues vos prières mon Dieu !...
Est-ce pour mieux nous maintenir dans la peur de votre divin châtiment ?...
Est-ce pour rivaliser d'immensité avec l'univers, sur la toile du firmament ?...
Par quel égocentrisme sectaire, vous donnez-vous ce droit,
De nous croire si petits, si facilement asservis à vos lois ?...

Qu'elle est donc lourde cette image de Dieu miséricordieux !...
Miséricorde et pitié pour ceux qui ont pêché... avec quelques conditions...
Car votre Paradis et son pendant maléfique d'enfer sont vos deux bâtons
Qui servent de carotte pour nous faire avancer, nous les petits pions,
Sur votre échiquier humain infatué de viles passions...

Seigneur Dieu Tout Puissant, qui croyez tant à notre foi en vous...
Les temps ont changé, descendez un peu près de nous...
Il est loin le temps de la peur de vos colères, offertes à nos pénitences...
C'est à la sueur de notre front que nous gagnons notre pitance,
Mais ce n'est plus en votre nom que coule cette sueur de labeur !
Elle est sacrifiée au Dieu du pouvoir et de l'argent, nouveau mystificateur...

Vous avez demandé beaucoup à une humanité qui cherchait une aide éclairée
Vous avez profité de l'ignorance pour vous élever au-dessus de nous...
Vous avez eu les mots justes pour nous diriger dans la voie qui absout...
Nous permettant ainsi de pécher dans la limite de vos volontés.
Car votre adoration seule, était possible, dans cette vision d'amour du prochain,
Limitée par le cadre strict de vos idéaux de l'humain...

Mon Dieu qui êtes peut-être... encore aux Cieux...
Nous avons grandi nous aussi, après deux mille ans d'apprentissage...
Pardonnez-nous notre audace, comme nous vous pardonnons vos mensonges...
Et délivrez-nous de cette image d'omniscience qui vous colle au visage,
Car l'avenir n'est plus à notre soumission, et notre indépendance vous ronge...

Que votre volonté d'effacer de la terre les maux inutiles soit faite,
Par lss forces humaines qui, enfin, trouvent le moyen de joindre leurs fois...
Leurs fois en l'humanité intérieure qui brille au plus profond de soi,
Comme une mélodie du bonheur qui n'a plus besoin de votre entête
Car, pauvre Seigneur de Miséricorde, reconnaissez-le : vous avez échoué !
Votre terre ne ressemble à rien, et les peuples sont déchirés...

Que votre règne totalitaire s'efface derrière un brassage de croyances
Qui enrichit la communauté toute entière de sagesses diverses, véhiculées
Par des hommes de bien, qui longtemps ont médité la vie pour la cerner,
Et qui du fond de leurs prières humaines détournées de votre incohérence,
Ont fait jaillir des pensées enfin salvatrices, dans la liberté totale de se réaliser,
Soi-même, sans référence à d'occultes divinités...

Pardonnez-moi mon Dieu... de vous parler comme ça...
Mais rendez-vous compte... De nos jours, les miracles c'est terminé !
Vous avez l'air d'un camelot du Moyen-Age qui agite ses grelots désuets,
Pour nous vendre encore un peu de vos élixirs miraculeux et ingrats...
Vous avez eu votre heure de gloire, vous avez eu votre célébrité,
Et longtemps encore, dans les grimoires, on en entendra parler...

Cependant mon Dieu... Deux mille ans de show business, c'est déjà bien !
Ne soyez pas comme ces stars ridées, bégayantes, qui n'arrivent pas à nous quitter...
Cultivez vos souvenirs dans vos jardins d'Eden, et gardez le meilleur,
D'une histoire qui ne fut pas toujours sans reproches d'ailleurs...
Rien ne sert de vouloir accéder à l'immortalité absolue...
Vos brebis ne s'égarent plus, il n'y a plus à les ramener, elles sont... perdues...

Soyez donc philosophe mon Dieu... et résignez-vous...
Comme nous-mêmes, jadis, nous nous sommes résignés à vivre selon vous...
Mais désormais, chacun sa route, chacun ses idoles, chacun ses prières...
Des prières toute simples, que chacun invente pour servir son idéal personnel
Des prières qui ne sont destinées à personne, égoïstes et intemporelles
Des vœux d'avenir ou de réincarnation, loin de vos chimères...

Que notre destinée devienne jouet de nos décisions et de nos responsabilités
Que nos actes s'inscrivent dans une ligne de conduite qui soit dictée
Par nos sentiments propres et nos capacités à juger de la vérité,
Et qu'on oublie enfin que notre récompense doit sans cesse être différée,
Dans un monde inventé par vos soins, et dont on ne connait rien...
Nous avons grâce à vous, perdu deux mille ans à espérer le bonheur pour demain...

Il faut désormais rattraper tout ce temps perdu...
Il faut désormais que vous n'existiez plus...
Pas facile, je sais, pas facile...
Ainsi soit-il !...

L.W. ..... .....

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