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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 23:33

 

" Les poches sous les yeux c'est franchement inutile : on ne peut rien mettre dedans ! "
Michèle Bernier

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 01:29

" Il est plus facile d'aimer les gens que de vive avec eux -- l'amour, c'est du rêve, la vie à deux, c'est du travail ! "
Barbet Schroeder


Pour faire un clin d'oeil... je crois que "les codes ont changé"...
On est devenus tellement exigeants face à la vie, et inversement aussi, que l'on n'est plus prêts à tous les compromis...
On ne veut plus risquer de passer à côté de soi... sans bien savoir toutefois ce que cela signifie...
On veut s'épanouir, se réaliser...
On veut la liberté et la compagnie, la vie à deux et l'indépendance...
Des contes de fées sans croire au merveilleux...
De l'amour pour toujours sans engagement pour demain...

La vie à deux n'implique pas systématiquement l'amour... ni l'amour, la vie à deux d'ailleurs...
Vivre quotidiennement aux côtés de quelqu'un sans tomber dans l'habitude établie, sans faire de concessions avec soi-même, sans jamais se poser de questions, sans jamais avoir envie d'un tête à tête solitaire avec son propre imaginaire...
Est-ce que ça existe ?...
Il faut sérieusement retrousser son cœur pour supporter tous les petits agacements de la vie commune, comme on retrousse ses manches pour être plus à l'aise aux durs labeurs...

"L'amour c'est du rêve"...
Non, l'amour n'est pas du rêve, il a une réalité que l'on ressent complètement, et ça le distingue du rêve.
On ne se réveille pas d'un amour... même si parfois on ouvre les yeux sur une réalité différente de celle à laquelle on croyait... Et on a toujours le choix de refermer les yeux, ou d'explorer la vie avec ce nouveau regard...

"La vie à deux, c'est du travail"...
Travail n'est pas le mot... La vie à deux, c'est surtout une foule de détails qui s'empilent les uns sur les autres. Plutôt que "travail", "œuvre" convient mieux...
Comme une œuvre dont on définit d'abord les grandes lignes, qu'ensuite on affine et peaufine... toujours à fleur de peau, avec son cœur comme moteur, ses rêves en bandoulière, et un fond de réalité en visière pour pas se laisser aveugler...

L'amour, c'est pas du rêve... c'est un rêve qu'on fait tous... en oubliant toujours qu'il n'est rien sans nous... que c'est notre volonté et notre implication qui lui donnent ses contours, ses espaces et ses magies... que nous "travaillons" à sa grandeur autant qu'à sa décadence par ce que nous faisons, disons, croyons, ressentons ou croyons ressentir...
Je n'ai aucune leçon, ni recette, ni conseil à donner... La seule conclusion à laquelle je suis arrivée, c'est qu'en amour, c'est chacun selon soi... et chacun pour soi, même quand on se tourne vers l'autre...

La vie en général, avec son lot de tracasserie et de fatigue, de contretemps et de doutes, de chaussettes sales et de factures à régler, n'est pas toujours un endroit idyllique dans lequel on a envie de s'abandonner...
Faire la part des choses, modérer ses humeurs, gérer ses priorités de vies, accepter sa responsabilité... sont des choses que l'on ne peut faire que soi-même...
Mêler amour et vie de tous les jours implique une ouverture double de soi : s'ouvrir soi-même à l'autre et accueillir aussi l'autre... Et pour faire un boulot pareil, il faut bien retrousser son cœur !...

La vie à deux ne va pas de soi...
Elle vient de soi et de l'autre, et va où les deux la mène en "doublé"...
Impossible de la jouer en "single", si on ne veut pas qu'elle se casse la gueule......

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 01:28

Extrait de :
" Petite philosophie pour ceux qui veulent atteindre le sommet de la montagne "
de Catherine Rambert


** Oser être seul contre tous...
" La sagesse consiste à exiger de soi davantage que des autres,
à prendre en charge ses désirs au lieu de se décharger sur autrui,
à écouter sa petite voix intérieure au lieu de se conformer à la masse,
à cheminer sur son propre chemin au lieu de suivre la route communément empruntée,
à vouloir aller plus haut quand d'autres préfèrent rester en bas.
La sagesse consiste aussi à avoir le courage d'être seul contre tous,
à la recherche de soi et de son propre épanouissement."


** Les vertus du travail...
" Mieux vaut s'astreindre à un supplément de travail que de sombrer dans la routine.
Le travail engendre l'énergie, la créativité, la confiance en soi, l'enthousiasme.
La routine annihile l'élan, la spontanéité, l'audace et la vitalité.
Le travail augmente l'estime de soi, la joie de vivre et la persévérance.
La routine fait le lit de la passivité et du défaitisme, quand l'action porte les projets et les idées nouvelles.
La routine est une mort lente.
Alors, agissons !"


** Vérifier que l'on est à sa place...
" Lorsque nous sommes en situation d'échec,
lorsque nous avons le sentiment de ne plus progresser, voire de régresser,
il faut se demander si on n'est pas sclérosé par la lassitude des tâches cent fois répétées.

Parfois, il faut oser remettre en cause notre activité, notre entourage ou nous-même,
lorsque notre vie ne répond plus à nos attentes profondes.
Cesser ainsi d'écouter la voix de la raison lorsque notre petite voix intérieure nous signale que nous ne sommes plus à notre place.
Rien n'est immuable,
nous avons le droit de vouloir autre chose,
le droit de changer, le droit de respirer un autre air...
Ainsi va la vie."


** Sans effort rien ne dure...
"Rien n'est définitivement acquis.
S'en souvenir quand on se surprend à être trop satisfait de soi."


Avec le printemps qui commence à s'annoncer... ça me redonne des envies d'escalade tiens !... ...

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 01:28

" Les choses qu'on ne nomme pas, n'existent pas vraiment."
Johanne Rigoulot


Poser des mots sur les choses nous aide à en éclairer le sens... sauf quand les mots ne trouvent pas d'équivalent...
Est-ce quand on ne sait pas exprimer ce qu'on ressent, ce ressenti n'existe pas ?...
Est-ce que quand les choses n'ont pas de nom, elles n'existent pas ?...
Est-ce que les silences lourds sont dénués d'existence puisque sans sens exprimé ?...
Est-ce qu'exprimer des idées, des concepts, des rêves... en fait une réalité ?...
Est-ce que dire ses désirs, leur donne la place d'exister ?...

Les choses qu'on ne nomme pas, peuvent très bien exister... Elles n'ont pas la même réalité que celles qui se disent, mais sont aussi présentes en nous...
Elles ont peut-être l'aspect un peu confus de ce que l'on ne perçoit pas clairement, parce que non définissables en des termes aisément compréhensibles et donc propices à être partagées...
Ce que l'on ne nomme pas peut se ressentir parfois bien mieux que ce que l'on nomme, parce que les mots ne sont pas au service des sensations, mais seulement au service de représentations que l'on peut en faire...
Il y a tout un tas de sensations qui perdent une partie de leur puissance quand elles passent par l'expression qui nomme. Quand on cherche les sensations les plus intenses qu'on a vécu et qu'on veut les partager, on se rend bien compte de la pauvreté du langage par rapport à notre palette de sensations...

Ce que l'on ne nomme pas vraiment peut être naturellement un moyen de ne pas regarder la vie en face, et de vouloir fermer les yeux en taisant ses mots, comme si le silence pouvait diluer la vie, comme si le silence pouvait acheter une bonne conscience...
Mensonge par omission, œillères en bandoulière, prison de déni ou pacte d'hypocrisie, les choses qui se cachent ont bien des masques, pour déguiser nos troubles et nos hésitations...
Mais au fond de nous, on sait toujours, quand ce que l'on tait est manœuvre de diversion ou bien manque de mots à l'expression...

Le langage des mots n'est pas communication à lui tout seul. Nous sommes des êtres profondément "communiquants", et les mots ne sont qu'une part de nos capacités d'échange et de partage.
Tout ramener à des définitions, des vocables et des dialogues, nous ampute de ce que l'on a de plus grand : nos émotions...
L'émotion est une langue qui ne s'apprend pas, chacun traduit les siennes comme il peut et tente d'apprendre celles des autres. La tâche est difficile, peu de règles, rien que des cas particuliers, et pas de dico référencé pour nous aider à décoder...

Il y a des phrases comme ça, qui semblent résumer à merveille des vérités satisfaisantes... et quand on les décortique, on voit bien que ce qu'elles nomment n'existent pas...
Alors, comment croire ensuite que le sens qu'elles donnent, est une vérité acceptable ?...

Existe toute chose que l'on sent exister...
Le reste n'est que rhétorique réductrice...
L'important c'est ce qu'on ressent, pas ce que l'on dit ressentir... ...

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 01:28

" Notre valeur ne s'estime ni à nos dons naturels, ni à notre physique, mais bien à ce que nous saurons faire du potentiel que nous avons tous en nous."
Catherine Rambert


On ne juge pas un peintre au nombre de tubes de peinture qu'il possède ni aux idées qu'il laisse germer dans son esprit, mais bien aux tableaux qu'il peint et qu'il expose aux regards...
On peut posséder beaucoup d'atouts, de compétences et de talents divers, tant qu'on les garde bien enfermés à l'intérieur de soi, ils ne représentent rien... C'est en les mettant à l'épreuve et en preuves qu'ils prennent leur véritable sens. Ainsi rien ne sert de se savoir potentiellement doué pour quoi que ce soit, si on ne fait rien de plus,que nourrir en soi, dans sa plus stricte intimité, des rêves dont on ne tente pas de les faire devenir réalité...

 

Notre valeur n'est reconnue par tous que par le jugements qui se superposent sur ce que l'on fait.
 On peut toutefois être conscient de posséder une valeur, c'est un préalable pour pouvoir l'exposer. En effet, on ne peut pas mettre en œuvre quelque chose dont on ignore l'existence. Quoique...

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 01:27

" La seule vraie tristesse est l'absence de désirs."
Charles Ferdinand Ramuz


Ce sont nos désirs, nos rêves,nos envies qui nous rendent vivants... parce qu'ils nous motivent, parce qu'ils nous donnent goût et foi en demain. Quand on poursuit un but, un objectif, le temps est un partenaire, une composante. Il n'est pas un obstacle, quand la motivation le talonne...
Mais quand on perd le désir, quand on n'a pas ou plus d'envies, le temps devient un espace infini et inutile qui s'étire devant nous sans qu'on sache quoi en faire...
Le regarder passer comme les vaches regardent passer les trains au bord des voies ferrées ?...
En mâchouillant notre vie à digérer, et en subissant les traites et les caprices du temps ?...
Quelle agonie !...

Tristesse est bien le mot juste pour définir cet état de l'être qui ne regarde plus vers l'avant. A quoi peut servir une vie qui ne sait pas à quoi se dédier, qui n'apprécie pas la vitalité qu'elle porte en elle ?...
La motivation est secondaire, parce qu'on ne peut se motiver qu'en fonction des désirs que l'on a... Sans désirs, sans point de focus, on ne peut pas trouver de force pour nous pousser, on peut même à l'inverse subir sa force d'inertie, qui fait sombrer plus avant encore dans la non-vie et la mélancolie...

Mais que peut-on bien faire pour faire naitre ou reparaitre des désirs que l'on ignore, que l'on n'arrive pas à définir, que l'on croit inexistants ?...

Il me semble que les deux points à considérer sont la confiance en soi et l'estime personnelle...
En effet, quand on développe un sentiment de confiance en soi, celui-ci inévitablement se reporte sur la vie, et permet de prendre les "risques" nécessaires pour atteindre ses buts.
L'estime de soi, quand elle trouve le juste milieu qui lui permet de reconnaitre sa valeur personnelle sans l'exagérer ni la rabaisser, permet un dialogue avec soi plus vrai et plus sincère, reposant sur des bases saines et constructives. On évalue bien les moyens dont on dispose, ses points forts et ses points faibles, et ce qui est bon et mauvais pour nous...
Quand on parvient à équilibrer ces deux points, on a déjà de meilleures bases pour gérer sa vie, ses envies et ses besoins...

La tristesse est souvent occasionnée par la vulnérabilité que l'on ressent. Quand on donne trop d'importance à cette vulnérabilité, naturellement cela empiète sur nos désirs... On n'ose plus désirer, on considère nos désirs beaucoup trop grands, beaucoup trop difficiles à concrétiser... On rentre dans une spirale de l'"A quoi bon ?", et on doute du sens de la vie même...
Il n'y a que nos désirs pour nous rendre vivants... L'espoir est une illusion, un concept inventé pour nous dédouaner de nos paralysies d'action... L'espoir ne fait rien, seules nos actions et nos pensées peuvent nous aider à matérialiser un avenir radieux...

La tristesse est toutefois quelque chose de naturel et normal face à des évènements difficiles de la vie, qui nous déstabilisent. Quand la tristesse est cette émotion douloureuse ressentie faisant suite à des évènements qui nous malmènent affectivement, elle est simple expression de notre humanité...
C'est quand la tristesse n'est pas due à des passages momentanément périlleux, mais bien le fruit d'une absence de perspective, qu'elle atteint le summun de la désolation, parce qu'il n'y a pas l'attente que la mauvaise passe se termine : la vie est toute entière, un mauvais jeu de rôles dans lequel on n'arrive pas à se positionner...

La sagesse bouddhiste dit que le bonheur c'est de ne rien désirer...
A l'inverse, je pense que le désir c'est tout... Désirer, c'est se projeter vers un avenir... ...

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 01:26

" L'amitié et l'amour sont souvent à la merci des circonstances, des absences, de l'éloignement."
Alfred Mousseau


d'où nous venons... et là nous sommes conduits...
Là où nous nous trouvons... et là où l'on se fuit...
Là où nous allons... et plus loin vers l'horizon...

Les circonstances... Les absences...
Les périodes de convalescence... Et celles de seconde chance...
L'éloignement... désiré ou imposé...
Subi ou béni... physique ou émotionnel... réel ou supposé...
L'amour et l'amitié y disent parfois "merci!"...
Sauf quand on les y remercie...

Aimer au-delà du temps... en restant dans le présent...
Comme un rêve d'infini qui dérive de l'utopie...
Cartes en main coupées par des coups de destin...
Qui hachent les demains comme rien...
Qui gâchent et qui font des taches...
Sur nos attaches...

A la merci des circonstances...
Comme un couperet qui tombe sur nos présences...
Qui permet par nos absences...
Des retrouvailles de pleine puissance...
Quand la force des liens terrasse l'éloignement...
Quand le sentiment se renforce de loin...
On ne redoute pas ces moments...

Ce ne sont ni les circonstances, ni les absences...
Qui creusent des distances...
La présence, bien mieux y réussit
Quand l'usure des jours emprisonne nos vies...
Dans des scènes rejouées sans arrêt...
Des morceaux de quotidiens qui tuent le plaisir
Des remake à n'en plus finir...
Des fois... on n'le sent pas... des fois on l'sait...

Bilboquet sentimental...
Valse aux je t'aime qui se font la malle...
Et qui reviennent...
S'enchainer au bout de leurs ficelles humaines...
Se poser là comme un retour obligé...
Et se renvoient en l'air...
Et se refont l'amour ou la guerre...
Au gré des circonstances... et des proximités...

Dans le va et vient de la vie, on va et on vient nous aussi... évidemment...
Notre vie, nos sentiments ne peuvent vivre eux aussi, que dans le mouvement... ...


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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 01:03

" Nous sommes tous les romanciers de notre vie."
Rosa Montero


Naturellement qu'on écrit tous l'histoire de nos vies... et comme dans les romans, il y a aussi parfois des rebondissements, des personnages inattendus qui apparaissent et des hasards imprévisibles...
Nous écrivons notre vie chacun à notre façon. Certains fonceront tête baissée, et iront d'une seule lancée d'un bout à l'autre, d'autres devront réécrire plusieurs fois chaque page, raturer, recommencer, déchirer les chapitres mal menés et malmenés, d'autres encore commandés par une raison et une rigueur très forte feront de leur oeuvre une sorte de documentaire plutôt qu'un roman d'aventures...
Il n'y a jamais deux livres exactement pareils... ni deux auteurs... même en pastichant, même en imitant... Le toc n'aura jamais l'éclat de l'authentique, ni la copie celui du modèle...

Notre plume glisse sur les pages du temps, et l'histoire avance inexorablement... Au contraire des romanciers qui peuvent toujours, à tout instant, bazarder leur manuscrit et recommencer, nous n'avons pas toujours ce droit à l'erreur...
Sur quelques moments, sur quelques pages, nous avons parfois la possibilité de tout reprendre à zéro... mais la plupart du temps, il faut, avec le éléments en présence, continuer à composer...
L'écriture est quelquefois difficile, mais la page blanche n'existe pas, à moins d'un coma traumatique profond... même quand on a l'impression de piétiner, de stagner ou de s'enliser... la vie continue...

Les fautes de frappe, les fautes d'orthographe, les fautes de syntaxe... ça fait partie de l'acte d'écrire. A la relecture on les repère souvent mieux qu'en premier jet... et dans la vie, ça se traduit par des contretemps, des bavures et des éclaboussures... Mais on peut toujours guérir de ses ratures et de ses blessures...

Le romancier maitrise bien ses personnages... en revanche, quand ils 'agit de nos vies, il arrive fréquemment que l'on n'ait pas l'impression que la situation est sous notre contrôle...
Alors, me direz-vous, est-on vraiment dans la peau de ce romancier, ou sommes-nous seulement personnages d'une histoire qui s'auto-écrit avec, plus ou moins, notre consentement et notre aimable participation?...
La question reste ouverte, je n'ai pas de réponse à fournir... seulement un point de vue, qui ne s'appuie sur rien de concret...

Nous pouvons maitriser le personnage que nous sommes d'une manière tout à fait simple : il suffit d'être soi...
A force de jouer notre propre rôle, on finit par devenir héros de sa propre vie... parce qu'on se sent plus en prise avec le réel quand on est dans l'acceptation plutôt que dans la composition... On devient alors vraiment vivant, plutôt qu'acteur de vie, engagé dans un rôle à temps partiel de son existence, quand les besoins situationnels ou relationnels le demandent...

La réalité dépasse souvent la fiction, et ce que nous écrivons du roman de notre vie tombe parfois à plat, parce que des évènements imprévus font rebondir l'histoire...
C'est la vraie magie de la vie : qu'elle ne soit jamais tout à fait conforme à ce que l'on s'en prédit...
L'effet de surprise est notre meilleur allié pour ne jamais s'ennuyer, et pour continuer à maintenir en éveil notre capacité à imaginer... parce que sans imagination, aucun romancier ne pourra signer un bon livre...


A vos plumes !... Prêts ?... Vivez !!!... ...

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 20:28

" Le bonheur, c'est d'avoir une bonne santé et une mauvaise mémoire."
Ingrid Bergman


Si la mémoire est intellectuellement une qualité très appréciée, point trop n'en faut pour traverser la vie dans la plus grande sérénité...
En effet, il est des passages difficiles à négocier, des déceptions et des souvenirs qu'il vaut mieux reléguer à leur état naturel, c'est-à-dire au mode passé, achevé, et ne plus y revenir...
La vie s'en porte beaucoup mieux de toute manière à vivre au présent, qu'à regarder derrière... Qui plus est le temps déforme et distend tout, à trop ressasser on se fabrique un passé qui n'a, en réalité, jamais existé...

Oui, le bonheur c'est d'abord la santé...
Bien sûr que ça fait sourire quand on est enfant, quand on est jeune et vaillant, d'entendre ces paroles, qui ont l'air d'aller de soi, mais qui sorties de la bouche de plus anciens, font l'effet d'un trésor inestimable...
Oui, la santé c'est tout...
Parce que sans la santé on en peut rien envisager, trop occupés à pallier à ses peurs et ses douleurs. Si l'on ne sait pas quel prix a notre vie, l'épreuve de la maladie nous aide à mieux l'évaluer... D'autant que l'état de souffrance est l'état qui nous est le plus intolérable, et devant lequel nous avons le moins de résistance...

La mémoire est un muscle à entrainer au bonheur... Il faut apprendre à se souvenir du meilleur, et à formater le disque des images douloureuses. Au moins on fait de la place pour amasser encore des tas de souvenirs à venir...
A quoi cela peut-il bien servir de se remémorer des moments que l'on n'aimerait pas revivre ?... Puisqu'on a passé ces caps de désespérance, pourquoi les maintenir en demi-vie sur le fil de notre histoire ?... Ce ne sont pas eux qui nous font avancer puisqu'ils nous enlisent dans la mélancolie, le ressentiment ou autre sentiment négatif...

Il y a quand même des questions qui se posent...
Est-ce qu'oublier c'est pardonner ?...
Peut-on pardonner vraiment sans le désir d'oublier ?...
Est-ce qu'on peut vivre sans pardonner ?...
Est-ce qu'on peut vivre sans rien oublier ?...
Est-ce qu'on peut faire confiance à l'exactitude de la mémoire ?...

Il y a des vérités et des mensonges qui s'autoreversent avec de nouveaux éclairages ou de nouveaux éléments que la vie nous apporte petit à petit, tout doucement...
Notre compréhension des choses change et se patine avec le temps qui avance... et nos jugements, nos connaissances et nos ressentis aussi...
A quoi doit-on faire confiance : à son jugement de l'instant ou à la réflexion des années ?...
Les souvenirs ne peuvent pas être des bornes d'appui...

Les trous de mémoire ne changent rien à l'histoire, c'est sûr...
Mais ça n'apporte rien à l'histoire de vouloir conserver le manuscrit avec ses ratures... ...

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 02:00

" En amour, quand deux yeux se rencontrent, ils se tutoient."
Alphonse Karr


La conversation peut bien aller là où les mots la mènent, quand deux regards s'accrochent l'âme, les mots sont sans importance...
Deux conversations parallèles se tissent, l'une pleine de mots sensés et polis, l'autre plus décousue qui se joue de face et de profil sur le fil des regards...
Quand les yeux, tout à la fois, se cherchent et se fuient, se toisent et se sourient, les paroles s'envolent aussi légères que des bulles de savon soufflées par des voix qui n'y pensent même pas...

Les yeux se tutoient au premier regard, quand le cœur se prend les sentiments dans l'éclat d'une iris. Les yeux offrent ce bouquet de charme, aussi bien aux messiers qu'aux dames, et chacun à sa façon, l'accepte ou le refuse poliment, suivant qu'on ait l'humeur joueuse ou plus bêcheuse...
Oui, les yeux se tutoient en amour, dès le premier regard, même s'ils n'espèrent rien. C'est comme un geste de reconnaissance de l'autre, tout naturellement...
Nos sens ont la politesse de la décence, mais ne connaissent rien aux subtilités de la langue, qui codifie les relations selon des degrés trop compliqués pour l'immédiateté de la perception...

On peut manier la parole avec habileté, et savoir jouer des mots comme on joue d'un instrument. On peut mentir, tromper, illusionner... plaider une vérité déformée, embellir la réalité, trahir sa pensée et manipuler l'autre à qui mieux mieux... Mais on ne peut pas déformer son regard, on ne peut pas tricher avec la lumière que les yeux projettent... ou pas...
Le coup de foudre passe toujours par le regard, et à moins de garder les yeux toujours fermés, personne ne peut y échapper...
L'amour passe par le regard, non pas parce qu'il s 'attache aux apparences seules, mais bien parce qu'il ne peut pas mentir quand il exporte vers l'autre les sentiments intérieurs qui le portent...

La profondeur et la beauté d'un regard n'ont que très peu à voir avec la forme et la couleur des yeux. C'est connu, les yeux sont les fenêtres de l'âme...
On ne peut pas lire les regards comme on lirait dans un livre, on ne peut même pas deviner précisément ce qui s'y joue, on ne peut que ressentir... Ressentir quand ils aimantent ou quand ils distancient, quand ils établissent une connexion directe entre les personnes ou au contraire quand dressent des barrières repoussantes...
Il y a des regards qu'on a envie de fuir et d'autres auxquels on ne peut pas se soustraire, poussé par l'envie de s'y plonger, coeur ouvert et défenses baissées...

Le langage des yeux ignore la demi teinte si on lui laisse la liberté de se conduire à sa guise... et se joue des convenances quand il s'autorise à ne rien retenir des frémissements d'émois et d'émotions qui nous habitent...
Les yeux amoureux savent sourire sans raison quand ils se découvrent en reflet, et s'échangent des mots doux, lèvres closes et rêves grand ouverts...

Le regard qui tue, quoi... Dans un regard qui tutoie... Et qui demande "Qui es-tu, toi ?"... ...

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