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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 01:31

" Se souvenir que dans certaines situations, il est "urgent" d'attendre."
Catherine Rambert


Parfois c'est dans l'instant qu'il faut agir et réagir... parfois il faut au contraire laisser au temps assez d'espace... L'urgence d'attendre est d'autant plus importante qu'on est sous le coup d'une émotion vive qui nous submerge, et qui nous empêche d'user de tout notre discernement pour embrasser tous les tenants et aboutissants d'une situation...
Les réactions à chaud ne sont pas toujours de la meilleure augure, elles découlent plus souvent du réflexe que de la réflexion... Si le réflexe avec ses parures de spontanéité peut être fort salutaire, il n'est pas toujours le plus diplomate, ni le mieux approprié pour les situations qui demandent d'être bien examinées...

L'urgence d'attendre est en général, dictée par la raison, qui veut tempérer les bouillonnements incontrôlables dont nous sommes le théâtre, quand des situations ou évènements bousculent nos schémas habituels ou prévisionnels... La raison est parfois bonne conseillère, mais il n'est pas aisé de s'y soumettre de bon gré...
L'urgence d'agir est nettement plus facile à trancher, dans la mesure où les possibilités ne se déclinent guère en terme de choix, mais plutôt en termes d'obligations... Actions ou obligations se confondent alors dans notre portefeuille existentiel, pour nous soumettre aux lois de la demande sans se soucier de celles de l'offre : on agit aussi vite qu'on le peut avec les moyens que l'on trouve...

Quand l'urgence d'attendre se fait entendre, il faut toute notre force de tempérance pour contenir ce qui de nous a pourtant tant besoin de sortir... et l'on n'y réussit pas toujours, même en toute conscience des risques encourus à devancer l'action ou la réaction qu'il aurait fallu laisser mûrir...
Les choix de l'instant ne sont pas toujours ceux du recul... Il peut être nécessaire de reculer de quelques pas pour avoir une vue d'ensemble élargie du panorama que l'on reçoit de bien trop près quand on reste centré sur un point de vue tout indiqué...
Le paysage devient plus vaste à mesure que l'on élargit le champ, là où le zoom nous avait conduit à ne focaliser que sur quelques détails, certes d'importance, mais non représentatifs de la totalité...

Attendre, ça n'est pas du temps perdu, ça n'est pas du temps de vie gaspillé... C'est une étape parfois nécessaire à la construction de nos actions futures, si on veut qu'elles aient un ancrage solide qu'on ne remettra pas en cause...
Attendre... comme une véritable épreuve de torture parfois, dont on se demande quand arrivera le moment libérateur qui nous permettra de sortir de cette réserve imposée, et qui fera jaillir cette espèce de sérénité apaisante et libératrice, dont l'emprisonnement en nos prisons mentales est source de dilemnes et de frustrations...

Attendre... jusqu'à ce que la paix vienne d'elle-même sans qu'on ait besoin de s' abaisser à la colère ou à l'indignation...
Attendre... jusqu'à ce que l'on ait pris la mesure de ce qui se joue dans ces décharges émotionnelles...
Attendre... pour mieux s'entendre, pour mieux comprendre, pour peut-être mieux se comprendre aussi...

L'urgence d'attendre ne va pas de soi...
Pour une fois, on ne s'y plaint pas de la brièveté du temps mais au contraire de ses longueurs...
Les ralentis sur images de cette urgence nous y sont insoutenables parfois...

Dure est la loi de l'équilibre quand il s'agit de nos émotions et de nos humeurs... ...

 

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 00:46

" Pas de questions, pas de mensonges."
Oliver Goldsmith


Toute question posée est la porte ouverte au mensonge, qu'on se la pose à soi-même ou qu'on la pose à quelqu'un d'autre...
Une question interpelle la vision personnelle que l'on a de la réalité ressentie des choses, et l'on scinde, consciemment ou inconsciemment d'emblée, ce qu'il est convenable de verbaliser et ce qu'on ne verbalise pas à mots découverts.
On peut avoir une exigence de vérité, on peut se targuer d'être aussi près de la réalité possible, on n'est toujours qu'à l'endroit où nous sommes : en chemin vers des réponses qui ne se découvrent qu'en suivant le parcours...

Toute question a plusieurs niveaux de réponses : on choisit celui ou ceux que l'on veut bien prendre en compte, suivant ceux qui nous arrangent, ceux dont on est conscients ou ceux que l'on veut bien regarder en face...
On dit parfois que ce sont les questions qui comptent, pas forcément les réponses... Peut-être... Quoique les réponses en apprennent beaucoup sur la façon dont on pose les questions ou qu'on les comprend...
Les réponses ne sont parfois pas attendues pour être entendues, comme on les souhaite ou comme on les projette. Chacun aime à voir ses conclusions personnelles mises en avant et cherchent dans les réponses des indices pouvant en valider le pressenti exigé...

Les questions que l'on se pose à soi-même et auxquelles on répond en toute "honnêteté" sont parfois les pires, surtout quand elles prêtent réponse supposée à autrui, qui n'y est pas sollicité... On a tous cette fâcheuse tendance à ne voir qu'un côté de la question : celui qui nous arrange !...
On fait mine de se poser des questions quand on a des conclusions à tirer et qu'il nous manque l'alibi de l'invitation à donner notre avis... On n'est jamais mieux servi que par soi-même : maxime parfaite qui s'applique tout à fait à ces mises au point personnelles qui ravinent notre champ de conscience...
Il faut dire qu'on s'en creuse des caniveaux et des ravines pour évacuer nos petits bobos et nos petites contrariétés : on peut y déverser le monde et s'y laver les mains et la conscience...

Oui... Pas de questions, pas de mensonges...
Le premier qui se tait est plus proche de la vérité que celui qui conjecture et décortique, s'octroyant toujours la part belle et l'évidence de point de vue...
Il y a des questions qui détruisent toute chance d'exister à la réalité, en la bétonnant sous des couches d'insignifiance qui la rendent méconnaissable... Des questions couvertes qui prennent froid à la moindre tentative de réponse...

Plus les réponses se structurent, plus elles s'éloignent de leur vérité...
En cherchant sans arrêt à préciser le détail, on perd de vue l'essentiel.
Les détails sont d'une importance capitale... encore faut-il qu'ils correspondent à une partie d'un tout, et non en une foule de pièces de puzzle hétéroclite que l'on met bout à bout pour faire croire qu'on a reconstitué à l'exact l'image de la vérité... Sorte de kaléidoscope qu'on essaie de faire passer pour une reproduction authentique... et qui n'a d'unité que notre faculté de faire des liens et d'amalgamer toutes sortes de matériaux hétéroclites, pour en tirer notre œuvre de pensée...

Toute question qui nécessite réflexion, est un montage de pensée propre à nous égarer......

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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 02:12

" Tous les gestes sont bons quand ils sont naturels. Ceux qu'on apprend sont toujours faux."
Sacha Guitry


Si le savoir faire se transmet et s'apprend, il est plus judicieux de ne faire confiance qu'à soi-même pour le savoir-être...
Les gestes de savoir-faire qu'on nous apprend et que l'on restitue à la perfection au point qu'on les croirait naturels, ne sont que la culture de gestes que l'on détenait en germe sans le savoir, et qui de ce fait, peuvent se révéler en pleine lumière. On n'apprend rien qui ne soit déjà dans notre nature... On révèle ce que l'on possède... ou pas...
Et le savoir-être fonctionne sur le même mode. Il peut être remodelé au contact des autres, mais seules les composantes qui nous sont propres et qui sont stimulées, viendront nous enrichir en tant que personnes. Les comportements d'apprentissage brut, calqués sur des composantes manquantes ou inadéquates à notre personnalité ne pourront venir y prendre place qu'en porte-à-faux de ce que nous sommes...

Tous les gestes sont bons quand ils sont naturels ne veut pas dire qu'ils sont justes, mais juste qu'ils sont vrais, de cette vérité qui nous est personnelle, de ce qui nous appartient sans qu'on imite, de ce qui émane de notre spontanéité et de notre regard sur la vie sans référence à aucune norme.
L'apprentissage est toujours assimilable à une sorte de "dressage"...
Apprendre à réfléchir, c'est dresser son esprit à ordonner ses pensées selon des directives qu'on lui donne...
Apprendre à parler, c'est organiser sa vision du monde selon un code linguistique transmis et dont on apprivoise les clés...
Apprendre à vivre en société, c'est assimiler les codes sociaux qui régissent les échanges humains selon des principes établis par d'autres que nous...
Apprendre à se taire, c'est refouler les mots qui surgissent sous l'effet des émotions qui nous habitent, pour éviter conflits, affrontements ou tensions...

Mais peut-on tout apprendre ?...
Peut-on apprendre à ressentir ?... A aimer ?... A sourire ?... A pleurer ?...
On peut apprendre la manigance, on peut apprendre l'hypocrisie, on peut apprendre à mentir ...
Mais peut-on apprendre la sincérité ?... la vérité ?... la spontanéité ?...
Toujours derrière ces questions s'agite l'ombre du débat séculaire de l'inné et de l'acquis, auquel chacun peut participer et développer ses positions, sans que jamais nous ne puissions être fixé sur ce qui nous est propre et ce qu'on nous inculque...
L'éducation est là dès notre première respiration, qu'elle soit comme une chappe qui se referme sur nous pour nous engloutir, un voile protecteur qui nous aide à nous épanouir, ou un tremplin pour grandir, elle ôte de toute façon toute possibilité de savoir ce que nous serions sans elle...

L'apprentissage n'est toutefois pas un "mal" nécessaire, il ouvre la route aux choix que l'on a à faire en proposant son panel d'expériences déjà tentées, que nous pouvons apprécier sur résultats et réflexion personnels...
L'apprentissage, nous y prenons tous une part active, puisqu'à notre tour nous transmettons nos "savoirs" par les comportements que nous adoptons et les points de vue que nous donnons en retour...
L'apprentissage est une formidable machine à se découvrir quand on l'étudie en tant qu'outil d'exploration possible, pas quand on le subit comme un outil de façonnage qui nous scalperait de notre libre arbitre ou de notre individualité...

Dans le doute, mieux vaut opter pour le naturel et se faire confiance à soi...
Personne ne peut savoir à notre place ce qi est bon pour nous, ou ce qui ne l'est pas... ...

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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 00:01

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643 -- Le premier qui dit...

" Pas de questions, pas de mensonges."
Olivier Goldsmith


644 -- Chaud devant !...

" Se souvenir que dans certaines situations, il est "urgent" d'attendre."
Catherine Rambert


645 -- " Si ça ne tenait qu'à moi..."

" Sache te redire sans cesse : il ne tient qu'à moi."
André Gide


646 -- Les risques encourus...

" Les gens sincères sont aimés, mais trompés."
Balthasar Gracian


647 -- Sur la terre comme au ciel...

" L'expression "mort naturelle" est charmante. Elle laisse supposer qu'il existe une mort surnaturelle, voire une mort contre nature."
Gabriel Matneff


648 -- Voyager léger...

" On vit très bien sans avenir."
Henri Calet


649 -- Le sablier inverse...

" Au fond, l'âge véritable, celui qui compte, ce n'est pas le nombre des années que nous avons vécues, c'est le nombre d'années qu'il nous reste à vivre."
Alfred Capus


650 -- Chance en semence...

" Je crois beaucoup à la chance. J'ai découvert que plus je travaille, plus je suis chanceux."
Thomas Jefferson


651 -- Les bonnes résolutions...

" Il y a une résolution que j'ai prise et que j'essaie toujours de garder : celle de m'élever au-dessus des petites choses."
John Burroughs


652 -- Le mépris de la bêtise...

" Les hommes déprécient ce qu'ils ne peuvent comprendre."
Goethe


653 -- Atmosphère ?...

" Atmosphère... Atmosphère ?... Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?..."
Arletty


654 -- La discrétion du coeur...

" L'amour véritable s'enveloppe toujours des mystères de la pudeur, même dans son expression, car il se prouve par lui-même ;
il ne sent pas la nécessité, comme l'amour faux, d'allumer un incendie.
"
Honoré de Balzac


655 -- La crédulité de facilité...

" Il mentait. Je le savais et je faisais semblant de le croire. Par paresse."
Jacques Chancel


656 -- Tu ne convoiteras point...

" Nous défendre quelque chose, c'est nous en donner envie."
Montaigne


657 -- Par delà les montagnes...

" Pour les endroits qui valent d'être vus, il n'y a pas de raccourcis."
Beverley Sills


658 -- Pouce !...

" Je ne veux pas changer la règle du jeu, je veux changer de jeu."
André Breton


659 -- Le justaucorps du réel...

" Le réel est étroit, le possible est immense."
Lamartine


660 -- Aux rayons X...

" C'était plus qu'un regard, c'était une visite médicale."
Alessandro Baricco


661 -- La nostalgie de l'infini...

" Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas des hommes pour aller chercher du bois, préparer des outils, répartir les tâches, alléger le travail...
mais enseigne aux gens la nostalgie de l'infini de la mer.
"
Antoine de Saint Exupéry


662 -- Les dessous du désir...

" Nos désirs sont les pressentiments des possibilités qui sont en nous."
Goethe


663 -- Pour un soir...

" On nous avait dit : "C'est pour un soir ! On est encore là vingt ans plus tard..."
Les Enfoirés


664 -- La vie à deux...

" Le plus grand problème de la vie à deux, c'est d'avoir à partager sa solitude."
Laurence Witko


665 -- Focus Relax...

" Pour créer vous devez apaiser votre esprit. Celui-ci doit être calme pour que les idées puissent se connecter entre elles."
Eric Maisil


666 -- La suite demain...

" C'est une merveille d'ignorer l'avenir."
Marguerite Duras




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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 00:05

" Pour ravir un trésor, il a toujours fallu tuer le dragon qui le garde."
Jean Giraudoux


Et bien oui !... Ce n'est pas un secret : on n'a rien sans rien... même dans les contes de fées, alors c'est vous dire !... quand on existe dans la réalité !...
La différence entre les contes de fées et la réalité devient mince si on la considère de ce point de vue... sauf un détail peut-être : dans les contes de fées, le dragon ne gagne jamais, dans la réalité on ne vient pas toujours tous à bout du dragon...

Il est rare que les héros des contes de fées souhaitent ravir le trésor pour leur propre compte, c'est souvent au nom de l'amour qu'ils se battent...
Dans notre propre conte, peut-être serait-il judicieux de se poser la question : au nom de quoi veut-on vaincre notre dragon ?...
Quand on sait pourquoi on se bat, on se bat mieux...

Nos dragons peuvent revêtir tellement d'aspects : parfois nous avons même du mal à les identifier... Quelquefois ils ne sont même pas palpables, quelquefois ils ne sont même pas localisables... quelquefois même, ils sont en nous...
C'est toujours par amour, au sens large du terme, qu'on terrasse les dragons. Rien de grand ne peut se faire sans le coeur qui se joint à l'esprit : c'est parce que l'issue du combat est motivante qu'on y met tout ce qu'on a... un combat sans récompense attendue est un combat anodin... que seuls les compétiteurs compulsifs ont envie de gagner...
Sans enjeu de taille, pas de moyens démesurés employés...

Il arrive que l'on soit aveuglé par l'éclat d'or du trésor, et que l'on désire sa possession par pur et bas instinct vénal aussi... Mais ces trésors là se révèlent être de peu de valeur, même quand on parvient à les posséder de façon loyale, parce que posséder un trésor, sans personne pour le partager, c'est finalement posséder peu de choses...
Pour que la victoire ait le gout du plaisir, il faut que le fait de terrasser le dragon soit aussi important que le trésor lui-même, que ce soit la bataille gagnée qui nous importe plus que la main mise sur le jackpot...

Et puis il y a ces dragons que l'on abrite en nous, parfois même à notre insu... Ils sont de la pire espèce, car le combat est inégal, il nous faut nous battre contre une partie de nous-même, se faire sécession en quelque sorte, pour faire triompher la lumière de notre trésor, sans plus avoir à craindre l'ombre terrifiante du dragon qui nous menace...
Les manoeuvres d'approche sont plus délicates qu'avec un dragon identifié à l'extérieur...
Et puis les combats intérieurs, il arrive que cela nous déstabilise : être soi-même champ de bataille et combattant n'est pas une situation simple, il faut bien l'avouer...

Nos dragons sont effrayants parce qu'ils sont nés de la peur, et sont nourris par nos doutes et nos manques de confiance. Ils cachent notre lumière et défendent leur pitance, parce que si nous arrivons à trouver le courage de les défier, ils savent bien que plus rien ne pourra nous arrêter...
Vaincre son dragon demande le courage de croire en soi plus qu'en n'importe quoi d'autre... Si l'on acquiert cette foi, alors le reste de l'univers n'a plus qu'à bien se tenir...
Les combats les plus difficiles, c'est contre soi qu'on les livre, et on ne peut les livrer que seul...

On a tous nos trésors à trouver... sans carte, ni indications, ni boussole livrées...
Cherchez votre dragon et vous trouverez à coup sûr le vôtre... ...

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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 00:51

" Ne pas pouvoir revenir en arrière est une forme de progression."
Frédéric Dard


On prend toujours en compte l'idée de l'action dans la perspective du chemin que l'on a à faire, et jamais celle de la "rétroaction"... qui pourtant joue une part considérable dans nos vies...
Ce que j'appelle la rétroaction, ce sont toutes ces actions sur lesquelles on revient, par peur de ce à quoi elles pourraient donner naissance, et pas nécessairement dans un sens négatif.
Le changement, la nouveauté, l'inédit... parfois, nous laissent dans un tel brouillard sur notre vue à plus ou moins long terme, qu'on préfère tout stopper, plutôt que de continuer d'avancer à tâtons sur un chemin inconnu dont on découvre les reliefs au fur et à mesure...
Il faut savoir rebrousser chemin si la route que l'on suit nous met en danger, c'est sage... mais il faut aussi oser s'y confronter quand le danger est mesurable et l'enjeu au bout un désir vrai à portée de temps, de patience et de conduite...

La vie de temps en temps nous oblige à progresser sur la route en nous interdisant toute marche arrière possible... et c'est très bien comme ça... Elle ne nous oblige pas à continuer à avancer, mais il y a des actes ou actions sur lesquels on ne peut pas revenir, et cette interdiction nous contraint à progresser... encore... par la force des choses...
Ainsi cette forme de progression joue un peu le rôle de trampoline qui nous propulse, sans l'effet boomerang qui nous ramènerait là d'où l'on vient... Ce mécanisme qui nous fait revenir sans arrêt sur nos pas, nous fait vivre des vies de yoyo, fatigantes et improductives dont on a du mal à s'extraire, ballottés qu'on est entre les élans vers l'avant et les retours à un nouvel essai...

Parfois, on dirait que la vie, pour chacun de nous, comporte sa trame de mise à jour, qu'à un moment ou un autre, il faut bien qu'on remplisse... case après case... Tout le monde doit la remplir, et si on n'y arrive pas par soi-même, ces points de non retour nous forcent à considérer certaines cases comme remplies...
Ainsi notre canevas prend-il des couleurs au lieu de passer son temps à faire des essais de coloris sur lesquels on n'arrive pas à se décider... Devant une absence caractérisée de prise de décision demandée, la vie appose son propre avis, et nous devons passer à une autre case...

Le temps est beaucoup plus accessoire qu'on ne le croit... On a quelquefois droit à un seul essai, quelquefois des dizaines, quelquefois aucun... Il n'y a ni loi, ni règle ni jurisprudence, chaque vie est unique tant dans son déroulement que dans son fonctionnement...
Certaines rétroactions nous font reculer non pas du pas que l'on vient d'effectuer, mais de deux, dix, vingt ou cent... Il y a des cases plus maîtresses que d'autres, des cases à choix réduits et des cases bonus...
La vie est une gigantesque partie de Monopoly humain... un jeu de société où chaque joueur est à la fois responsable de ses décisions et conditionné par celles des autres...

Ne pas pouvoir revenir en arrière, parfois ça nous panique... comme un navire dont on préviendrait l'équipage que son port d'attache vient d'être rayé de la carte, et qui devra désormais s'amarrer à d'autres rives...
D'autres fois c'est un soulagement, comme un cap qui vient d'être passé après de nombreux essais, comme l'aboutissement d'un long combat mené, comme un soupir qui donne le temps de respirer après une belle envolée rythmique soutenue...
Toujours, c'est un point d'ancrage qui redonne des repères et des balises...

Savoir qu'il n'y a rien à quoi se raccrocher derrière, nous fait forcément regarder à l'avant... à moins de vouloir cultiver le culte masochiste d'un passé défunt qui ne reviendra plus......

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 23:58

" Il est vraiment rare qu'on se quitte bien, car si on était bien, on ne se quitterait pas."
Marcel Proust


C'est vrai qu'on dirait qu'il l'a piquée à Lapalisse celle-là... Mais il faut admettre qu'il n'a pas entièrement tort...
La principale raison que l'on constate lors des séparations est un désaccord... plus ou moins vaste sur la façon de vivre une vie à deux, et qui dit désaccord, dit débat, deux points de vue qui s'affrontent, chacun pensant évidemment détenir la vérité... Ce qui à vrai dire, n'est pas tout à fait faux : on a tous notre vérité... le problème c'est qu'elle nous est personnelle et qu'on ne peut pas y rallier tout le monde...
De ce fait, il est difficile de bien se quitter puisque chacun a et défend ses positions "légitimes"...

Se quitter est toujours une rupture sur l'échelle du temps, que l'on se quitte pour un moment ou pour la vie... On fige au passé une situation partagée, pour la glisser entre les parenthèses d'une vie qui s'autogère en toute indépendance...
Quand on se quitte pour un moment, on peut se quitter bien, puisqu'il n'y a pas de notion de durabilité sous entendue, mais se quitter pour toujours, c'est tourner une page sur laquelle on ne veut pas retourner écrire une suite...

On peut toutefois se quitter sans heurt, sans cri ni bruit, quand tout a été dit et compris de part et d'autre... en théorie, mais on n'a jamais tout dit, parce que la pensée sans cesse ramène de ses mémoires et de ses désirs de nouveaux ou d'anciens éléments qui nourrissent à foison les arguments de séparation qui nous donnent raison...
"Se quitter bien", c'est comme "ne plus aimer", ça n'a de sens que lexicalement... les faits avec leur charge émotionnelle empêchent la réalité de la chose...
On se quitte parce qu'il y a quelque chose qui ne va pas, et si tout allait bien, on ne se quitterait pas, ni dans les faits ni dans les pensées...
C'est d'abord dans la tête qu'on se quitte... avant même de le comprendre, de le raisonner et de se l'argumenter... On peut rester côte à côte en s'étant quittés depuis longtemps.

On a tort de penser qu'une rupture est un échec : une bonne rupture vaut mieux qu'un mauvais compagnonnage...
C'est un peu comme quand on tente de manger un bonbon au papier bruissant pendant un concert de musique sacrée par exemple : que vaut-il mieux ?...
Se battre quelques minutes, dont on a l'impression que ce sont des heures, avec ce papier qui crisse et qui résiste, qu'on déplie avec soin pour gêner le moins possible notre entourage, ou l'ouvrir d'un coup sec en quelques secondes ?...
Chacun fait ses choix selon ses capacités à supporter l'inconfort... ou à vouloir le limiter...

Parce que... ce qui pousse à se quitter c'est bien ça, l'inconfort de vie éprouvé... Quand on commence à préférer chez l'autre son absence à sa présence, il y a des questions qu'il est inutile de se poser, parce que les réponses sont déjà trop claires...
Si la décision est parfois difficile à prendre, ce n'est pas parce qu'on la considère comme un échec, mais plutôt parce qu'il s'agit d'un renoncement... et que ce renoncement implique qu'on remise une partie de sa vie dans le couloir des souvenirs sans avenir, des morceaux de vie classés sans suite, des histoires à archiver...
C'est cet abandon d'une partie de nous-même sur l'autel de la séparation qu'on reproche aussi à l'autre, qu'on l'admette ou qu'on le refuse...

Il est vraiment rare qu'on se quitte bien, parce qu'on déverse inconsciemment sur l'autre la responsabilité de ce renoncement, auquel on se "sent" obligé. On se "sent" obligé, dans le sens où l'on ressent que c'est notre seule porte de survie si l'on veut vivre conformément à ses attentes...
Cette sensation d'être arrivé au bout d'un parcours qui ne peut plus rien nous faire découvrir, comme un livre dont on a lu le dernier chapitre, résolu l'énigme, et dont on n'a plus rien à attendre... et qu'il nous faut refermer...
Se quitter "bien" est l'apanage de ceux qui manquent de courage pour aller vers demain, et qui font croire qu'il est bien plus sage, de s'accrocher aux ruines d'hier en entretenant l'illusion de faire e d'agir pour le mieux là où ils n'osent pas tourner complètement la page...

Si personne ne détient la vérité... force est de constater qu'on se raconte quand même plein de mensonges... ...

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 23:57

" Les compliments c'est bien beau, c'est bien agréable, mais on ne sait jamais si c'est sincère, tandis que les insultes : ça vient du cœur !"
Daniel Gagnon


C'est vrai... On ne sait jamais si les compliments sont sincères ou destinés à faire plaisir, voire à flatter notre égo... On ne sait pas toujours comment les interpréter, d'autant qu'on est toujours mauvais juge de soi-même...
Les insultes ont le mérite d'aller droit au but, dans l'instantanéité en tous cas... Elles sont photographies émotionnelles d'un instant précis de surpression, qui soudain explose en éclats de voix... car souvent les insultes proférées le sont sur un ton un peu au-dessus de la normale, des paroles emportées qui nous échappent...

Pourtant insultes comme compliments sincères proviennent de la même source : quelque chose qui nous touche et nous atteint...
Les insultes sont aussi salutaires à entendre que les compliments, quand elles sont le reflet d'une part de réalité ressentie par celui qui les assène. Il est tout aussi profitable de savoir ce qu'on nous trouve de positif que ce qu'on nous trouve de négatif : la critique peut être même beaucoup plus constructive que l'éloge...
L'éloge a tendance à nous masquer une part de la vérité parce qu'elle retient beaucoup plus notre attention que l'insulte sur notre "perfection", et l'insulte n'est pas inévitablement dévalorisante quand, infondée, elle nous pousse à rechercher la part de mensonge qui y est présente.
De la part de certaines personnes, l'insulte peut même faire office de compliment.
..


On ne peut pas feindre les insultes comme on peut feindre les compliments, c'est un fait.
Les insultes ça vient des tripes, sorte de réflexe de défense verbale quand on se sent agressé ou dépassé par notre impuissance ou par la connerie ambiante...
Les insultes sont rarement des paroles d'ancrage sur lesquelles on peut construire quelque chose, parce qu'expulsées avec trop de véhémence et de colère. La colère n'est jamais une base saine pour élaborer quoi que ce soit, et dans l'emportement du moment, les mots dépassent largement la pensée...
Les insultes peuvent causer des dommages irréparables, parce qu'un simple mouvement d'humeur ou un énervement passager ne peuvent pas à eux seuls justifier cette non prise en considération de la sensibilité de l'autre... Quoique parfois, la sensibilité de l'autre, franchement, on s'en fiche carrément, et on parle en plein accord avec ses pensées intimes, sans rien en regretter ni pendant ni après, ni plus tard ni jamais...

Les insultes ont le but de blesser, là où ça peut faire le plus mal, bien entendu... et à déstabiliser.
Elles visent toujours l'amour propre et l'estime personnelle. Elles atteignent leur but dans deux cas : quand elles décrivent quelque chose de vrai, ou quand elles émanent d'une personne "de confiance" émotionnelle...
Les compliments ont pour but d'être agréables, de faire entendre à l'autre une part de la valeur qu'on lui reconnait. Ils atteignent aussi l'amour propre et l'estime personnelle. On ne leur accorde pas toujours l'accueil qu'ils devraient avoir, pour deux raisons : soit parce qu'on doute de la sincérité de celui qui les exprime, soit parce qu'ils nous atteignent de façon trop personnelle et que cela nous met dans l'embarras...

Le yin et le yang de la parole humaine... en quelque sorte... ...

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 23:57

" Le silence est pour les oreilles ce que la nuit est pour les yeux."
Pascal Quignard


D'ailleurs silence et nuit vont si bien ensemble... comme si d'un commun accord, nos yeux et nos oreilles s'unissaient pour nous ressourcer en profondeur...

J'aimerais vous laisser lire sans bruit et dans le noir, les mots suivants que je n'écrirai pas, pour mieux vous laisser la force de les imaginer... dans le recueillement intime et enveloppant du silence de la nuit...
Tous ces mots silencieux qui nous traversent et nous envahissent quand toute parole et tout son se retire pour un temps de la vie, instant de magie, où seuls existent notre conscience d'être et notre besoin de disparaitre du mouvement perpétuel de l'existence.
C'est un moment de communion profond avec soi-même que ces instants de "vide" sonore et visuel quand on les emploie à rester éveillé à soi...

Au-delà des mots qui s'écrivent et se lisent, existe tout l'univers de ceux qui s'y connectent... par le biais des pensées fugaces qui s'accrochent aux sons, qui décrochent des sens, et qui stimulent nos sensations...
Et si vous fermez les yeux... à ce moment précis de la phrase non terminée... il vous est aisé d'y trouver une suite... qui ne sera ni meilleure ni moins bonne... ni plus vraie ni plus fausse... que celle que je serai tentée d'écrire. Elle sera votre suite donnée et vous appartiendra... issue de votre silence intérieur et de l'absence de stimulus typographié...

Le silence développe une autre facette de l'imagination, qui doit alors se nourrir de ce qu'elle a engrangé plutôt de ce qui l'interpelle ou la pousse à se développer...
Le silence nous permet de fermer les écoutilles à toute intrusion et de plonger dans les entrailles de nos océans secrets... notre monde du silence...
Les bruits n'y ont pas la même mesure possible en terme de décibels, pourtant ils n'ont pas tous la même fréquence, la même gravité et le même volume perçu...

Le silence de la nuit n'a pas la même teneur ni la même saveur que le silence du jour. Il semble faire naître un monde parallèle dans lequel on entend bien mieux ses propres dialogues intérieurs, qui ressortent tel un contrechant sur la partition que le monde joue soudain en sourdine...
On a besoin du silence comme on a besoin de l'obscurité... La vue est un de nos sens les plus utilisés et l'on en vient presque à atrophier les autres, ce qui est une erreur...
On a autant besoin de reposer nos oreilles que nos yeux, notre corps que notre pensée...
Nous sommes à l'image du monde, qui alterne le jour et la nuit, la lumière et l'obscurité, le chaud et le froid... Nous avons nous aussi besoin de vivre dans un cycle d'alternance, qui nous permet ainsi de laisser germer les graines de nos devenirs et de nos désirs...

Il y a des silences agréables et des silences pénibles toutefois...
Le silence de mon compteur de pages depuis quelques temps, dû à des travaux sur le blog mère de Yahoo 360° m'était désagréable, je me sentais toute seule sur mes pages...
Le silence de la vie qui s'endort sur la ville à l'inverse, est doux à l'oreille qui cherche le monde... par des bruits plus naturels que la cacophonie humaine masque en plein jour...
Le silence d'après le bruit est bien plus agréable en général, que le silence immense qui se poursuit à l'infini et tourne en boucle sur lui-même... quoique tout cela soit très relatif...

Ouvrez grand vos oreilles aux silences de la vie... Ils mettent à l'écoute de soi... rubrique tout aussi importante que l'actualité internationale ou les potins de quartier, non ?......

 

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 23:56

" On ne peut prévoir l'incidence qu'auront certains évènements dans le futur ; c'est après coup seulement qu'apparaissent les liens. Vous pouvez seulement espérer qu'ils jouent un rôle dans votre avenir. L'essentiel est de croire en quelque chose -- votre destin, votre vie, votre karma, peu importe."
Steve Jobs


On reste parfois pantois devant les évènements de la vie, les petits et les grands, ceux qui nous contrarient, ceux qui nous épatent, ceux qui nous laissent sans voix, ceux qu'on ne comprend pas...
Après, il y a deux façons de les gérer : soit on ne se pose pas de questions, et on attend de voir la suite pour juger et agir, soit on se torture le cerveau à essayer de répondre à ces interrogations sans réponse possible...
Et puis, le temps passe... et découvre ses intentions avec de nouveaux développements qui sont conséquences de ces évènements qu'on n'avait pas envisagé comme ils sont arrivés...
Souvent, quand on accepte les choses telles qu'elles sont, sans vouloir par un effort d'imagination dérisoire tenter de se travestir la réalité, on s'aperçoit qu'ils deviennent porteurs de sens...

Ce sont parfois des petits riens... des contretemps, des "hasards", des sortes de "miracles" qu'aucune préméditation n'aurait même su envisager. Tantôt négatifs de prime abord, tantôt positifs, il est bien difficile de juger sur l'instant... Seul le recul du temps dicte sa loi pour nous faire réaliser qu'ils sont à la source du futur.
J'ai pris depuis quelques temps déjà, le parti d'accepter les choses comme elles se présentent, en essayant de me distancier de l'impact possible imaginable quand je ne comprends pas immédiatement le pourquoi des évènements... Et force est de constater que le sens finit par apparaitre, généralement au positif...

Ainsi, je n'ai jamais l'impression de perdre pied dans la maitrise de ma vie, puisque je ne lutte pas contre le courant, je me laisse porter, et utilise ces aléas de transport comme un moyen comme un autre d'aller vers demain... et c'est bien moins fatiguant que de ramer à contre sens pour revenir là où on croit avoir loupé le bon cap à prendre...
De la même façon que l'on dit que la peur n'évite pas le danger, l'angoisse et l'inquiétude ne changent rien au devenir des situations... Quitte à devoir s'inquiéter, autant le faire quand la réalité nous y oblige, cela ne sert à rien d'anticiper... quelque chose qui peut-être n'arrivera jamais...

Dans le "marre" de la vie, ce qu'on lit surtout, c'est une non acceptation de la réalité, un désir de vouloir changer le présent comme le passé dans le but de s'envisager un futur sur mesure qui collerait à notre goût de l'aventure...
Le "marre" de la vie, comme pour le café, on le récolte sur des ruminations d'évènements déjà passés qui nous laissent comme un goût amer dans leur conclusion...
On peut, en mettant tout à plat sur la table, essayer d'y lire ce qui chez nous, ne va pas, pour en être arrivé là... et y voir l'avenir aussi si on décide de ne plus se référer aux pourquoi, pour saisir tous les "pourquoi pas" qui nous arrivent en tête, quand on imagine les possibles avenirs à venir...

Des anecdotes circonstancielles m'ayant empêché de faire telle ou telle action projetée, j'en ai plein... comme vous tous si vous y réfléchissez un peu...
Rien n'arrive par hasard, surtout pas les choses imprévues et imprévisibles... de toutes, ce sont bien les plus significatives...
Comme pour tricoter un pull... Il faut bien commencer par monter les mailles... Et bien la vie a besoin de monter nos mailles aussi de temps en temps, pour négocier les augmentations et les motifs... Des fois ça gêne aux entournures si on n'a pas monté assez de mailles...

Oui... L'essentiel c'est de croire, et peu importe en quoi...
Pour ne jamais baisser les bras, mieux vaut encore apprendre à ne pas les lever au ciel pour demander pourquoi... Juste accepter... ...

 

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