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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 00:41



" Nous sommes dans un désert : personne ne comprend personne."

Gustave Flaubert (... panorama...)



Flaubert fait là un bien triste constat... Pourtant, force est de constater qu'il n'a pas... tout à fait tort. Malgré toute l'empathie et la compréhension dont on peut faire preuve, nous ne pouvons jamais comprendre l'autre dans sa totalité. Nous sommes tous constitués de deux personnages, l'un dicible, et l'autre qu'aucun mot ne peut traduire... c'est notre façon d'appréhender le monde, de le ressentir, de le traduire à notre entendement...

Toutes les sensations et perceptions n'ont pas la même aptitude à être partagées. Certaines viennent de très loin, si loin, que peut-être même leurs racines sont à rechercher plus loin que nos premières respirations à la vie.... sorte d'empreintes cérébrales de naissance... dont nous n'avons pas complètement conscience, des sentiments que l'on peine à décrypter, à comprendre, des valises intemporelles qui se greffent sur nos existences...

Les couloirs du temps m'ont toujours apparu être comme un grand mystère insondable de part la continuité que j'y vois... sorte de roue du temps qui nous fait tourner en rond dans un dédale d'existences qui s'entremêlent et s'entrecroisent, dont nous sommes à la fois acteurs et spectateurs... La théorie de la roue du temps me fascine depuis toujours, et m'attire beaucoup plus que la linéarité du temps que l'on prend habituellement en compte...
Néanmoins, je ne l'associe pas à la notion de karma, qui implique une suite logique, une continuité, des apprentissages à valider... La théorie de la réincarnation trouve rapidement des limites, c'est pourquoi la notion de karma ne m'attire guère. Alors que dans la conception circulaire du temps, on peut trouver matière à expliquer bien des phénomènes de "déjà vus" ou d'intuitions, ou encore de "reconnaissances"...

Nous vivons dans un désert surpeuplé... cela peut sembler être une contradiction absolue, pourtant, il s'agit d'un constat que l'on peut faire quotidiennement...
On peut y objecter que nous sommes responsables du désert qui nous entoure... peut-être, mais peut-être pas complètement non plus...
Plus les techniques de communication évoluent, plus les gens s'éloignent de la simplicité et de la vérité, plus le sentiment d'être seul augmente... Encore une contradiction...

"La solitude ne vient pas de l'extérieur..." bien sûr... Nous instaurons nous-mêmes les limites au-delà desquelles personne ne peut pénétrer notre univers intérieur. Et inversement, tout rapprochement vers l'autre que nous entreprenons se heurte aux limites que l'autre a établi entre lui-même et le monde. Ainsi se créent l'impossibilité de se comprendre...

Le désert, ça me fait toujours penser à la route 66, mythique par excellence... et je vois nos vies qui se suivent, se croisent et parfois se télescopent sur notre propre route 66, qui file au milieu du désert entre poussières d'asphalte et sable chaud, entre vapeurs d'essence et musiques qui swinguent...

Le rêve est-il au bout du mythe... ou bien n'y a-t-il rien d'autre qu'une traversée sauvage, dont on sort rarement indemnes ?...


Et quand on tombe en panne d'essence... sur la route 66...
Dieu qu'elle est longue la distance parfois jusqu'à la prochaine station... ...

 

 

 

 

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